Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

La crise symptome d’un manque de démocratie directe.



Préoccupé de ce qu’il estime être des dérives de nos sociétés, Jacques Testart s’affirme le défenseur têtu d’une science contenue dans les limites de la dignité humaine et de la démocratie réelle1.

Jacques Testart est chroniqueur du journal La Décroissance2 ainsi que du journal Le Sarkophage. Il a soutenu José Bové lors de l’élection présidentielle de 2007.

Il est le fondateur et le président d’honneur de la Fédération des biologistes de la fécondation et de la conservation de l’œuf (BLEFCO). Il est également fondateur ancien administrateur du Groupe d’étude de la FIV en France (GEFF) et du dossier national informatisé (FIVNAT). Il est membre de la Commission nationale de médecine et biologie de la reproduction (CNMBR) 1988-2000 et membre du Conseil pour les droits des générations futures 1993-1995. Il devient président de la Commission française du développement durable (CFDD) entre 1999 et 2003 et membre du Conseil d’évaluation et de prospective de la Commission des affaires étrangères et du plan du Sénat (depuis 2003).

Jacques Testart est aussi administrateur de Inf’OGM et président de l’association Fondation Sciences Citoyennes3, et est membre du Conseil scientifique d’Attac. Il est également très critique envers les OGM.

Jacques Testart se pose en ennemi du libéralisme économique4. Il soutient que l’eugénisme est au service du libéralisme5 et que le scientisme est l’allié naturel de ce dernier. Jacques Testart appelle à une « science citoyenne », indiquant qu’il faut « refonder notre système de recherche autour d’un nouveau contrat entre science et société, de nouvelles missions et orientations de la recherche et d’une alliance forte entre les acteurs de la recherche publique et la société civile, porteuse d’intérêts non marchands »6.

Jacques Testart a écrit plusieurs ouvrages de vulgarisation et de réflexion (voir « Ouvrages » ci-dessous) où les propositions techniques de la biomédecine sont analysées et critiquées, ainsi que de très nombreux articles dans la presse où il expose ses prises de positions scientifiques et éthiques. Il se définit lui-même comme un critique de science, expliquant que « comme le critique d’art ou le critique littéraire, le critique de science, qui n’est absolument pas un ennemi des sciences, s’autorise à porter des jugements plutôt qu’applaudir religieusement toutes les productions de laboratoire »7.

29 novembre 2012 Posted by | DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

La suspension du maïs OGM MON 810:une mesure d’urgence


La Cour de justice européenne a demandé à la France de revoir sa copie sur la suspension de culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto, estimant que cette décision remontant à 2008 n’avait pas été prise de façon satisfaisante sur le plan juridique.

La justice européenne note que Paris était en droit d’adopter « des mesures d’urgence » pour suspendre la mise en culture de cet OGM controversé mais souligne que cette procédure est soumise à des règles précises et contraignantes.

Le Conseil d’État français devra se prononcer sur la légalité ou non de la décision des autorités françaises de suspendre la mise en culture de l’OGM MON 810 à la lumière de l’arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ).

La France a suspendu en février 2008 la mise en culture de l?OGM MON 810 sur le territoire national en recourant à une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne et en invoquant des « risques sérieux pour l?environnement ».

Or, note la CEJ, « un État membre (de l’UE) ne peut recourir à la clause de sauvegarde pour adopter des mesures suspendant puis interdisant provisoirement l’utilisation ou la mise sur le marché d’un OGM tel que le maïs MON 810 ».

En revanche, ajoute l’arrêt, des « mesures d’urgence » peuvent être adoptées.

La France a donc été invitée par la Cour de justice européenne à revoir sa copie sur sa décision de 2008 concernant la suspension de culture du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto. Pour la Cour, les « mesures d’urgence » pour suspendre la mise en culture de cet OGM controversé n’ont pas totalement respecté les règles précises et contraignantes en vigueur.

Avec cet arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ), le Conseil d’État français devra se prononcer sur la légalité ou non de la décision des autorités françaises de suspendre la mise en culture de l’OGM MON 810, car la CEJ répondait à une demande du Conseil d’État en France, saisi de plusieurs recours introduits par le géant américain Monsanto, l’Association générale des producteurs de maïs et par plusieurs producteurs de semences.

Pour cette suspension, la France avait eu recours à une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne et avait invoqué des « risques sérieux pour l’environnement ». La CEJ indique dans son arrêt qu’un « Etat membre (de l’UE) ne peut recourir à la clause de sauvegarde pour adopter des mesures suspendant puis interdisant provisoirement l’utilisation ou la mise sur le marché d’un OGM tel que le maïs MON 810 », mais elle précise que des « mesures d’urgence » peuvent, elles, être adoptées.

Ces mesures d’urgence doivent faire l’objet par le pays qui les prend d’une information officielle de la Commission Européenne sur la nécessité de les prendre. Si la Commission ne prend pas de mesures, l’État doit alors l’informer « immédiatement » de la teneur des mesures conservatoires qu’il a adoptées. Cette information doit intervenir « au plus tard de manière concomitante à l’adoption des mesures d’urgence », précise la Cour. Outre l’urgence, les États sont dans l’obligation d’établir l’existence d’une situation susceptible de présenter un risque important « mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », souligne également la Cour. L’évaluation des risques doit être « aussi complète que possible », insiste le tribunal.

Rappelons que 6 autre pays (Allemagne, Hongrie, Grèce, Luxembourg, Autriche et Bulgarie) ont comme la France suspendu la culture du maïs de Monsanto sur leur territoire, et que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a été désavoué de manière cinglante en fédérant contre lui 22 des 27 des États lorsqu’il a voulu contraindre en mars 2009 les pays à lever leur interdiction de culture. Aujourd’hui, 2 OGM sont cultivés dans l’UE : le maïs MON 810 en Espagne, au Portugal, en République tchèque et en Slovaquie, et la pomme de terre OGM Amflora développée par le groupe allemand BASF, en Allemagne et en Suède, mais 15 autres plantes OGM, pour la plupart des maïs génétiquement modifiés, ont demandé une autorisation de culture.

24 septembre 2011 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , | Laisser un commentaire

Discussion avec Claude Bourguignon


Baraka production: http://www.barakalesite.com
http://www.legrandsoir.info/semences-l-invisible-guerre.html

23 juillet 2011 Posted by | Agriculture vivrière, webTV | , , , | Un commentaire

L’administration anti-démocratique et le culte du secret en France


En toute illégalité , l’administration française et son habitude du secret. La rétention d’information un bel exemple du fonctionnement de « leur démocratie ».

http://video.google.com/videoplay?docid=-3254185983575893901#

Top Documentaire Français Lundi Investigation Administration Française by http://www.tvzaz.com

26 avril 2011 Posted by | webTV | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Consommer sans OGM, une troisième région se lance


Face à une inquiétude croissante des consommateurs (1) et aux réticences de certains agriculteurs qui souhaitent échapper au monopole des firmes agricoles (2), de nombreuses associations œuvrent à une meilleure transparence de l’introduction d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l’alimentation, humaine comme animale. Aussi, dans la suite des deux premiers sites Internet « Consommer sans OGM en Bretagne » (3) et « Consommer sans OGM en Pays de la Loire » (4), respectivement fonctionnels depuis trois et deux ans, le site web « Consommer sans OGM en Normandie » (5) vient de voir le jour. A l’instar de ses prédécesseurs, celui-ci propose un recensement des producteurs non OGM sur le territoire normand, permettant ainsi au consommateur de choisir des produits exempts d’OGM.
Avec le soutien de l’association bretonne « Cohérence pour un développement durable et solidaire », la FRCIVAM (6) de Basse Normandie et les Défis Ruraux (7) ont souhaité créé un site Internet diffusant directement aux consommateurs des données claires et précises, promouvant « un répertoire des achats sans OGM ». Cette création web s’adresse également aux producteurs, en mettant en avant des démarches de production autonomes et respectueuses de l’environnement. Est notamment proposé le remplacement du soja OGM par du colza produit en local.

Parallèlement, l’association Inf’OGM, « veille d’information citoyenne », a lancé un moteur de recherche sur Internet (8) car grâce auquel le public peut suivre n’importe quel dossier de n’importe quelle plante génétiquement modifiée (PGM), déposé dans l’Union européenne en vue d’une commercialisation. Il est également possible d’y rechercher une ou plusieurs plantes, une ou plusieurs entreprises, un ou plusieurs types d’autorisations (Culture, Alimentation animale…), un ou plusieurs types d’état d’autorisation (Autorisé, en attente, expiré, en cours de renouvellement…), en fonction de la procédure suivie. A l’heure actuelle, 39 plantes génétiquement modifiées sont autorisées commercialement dans l’UE, tous types d’autorisation confondus, et  66 sont en attente d’autorisation.

Cécile Cassier

1- Selon l’Eurobaromètre, 70 % des Européens sont contre les OGM.
2- Cette crainte de dépendance des agriculteurs aux firmes agricoles s’expliquent par le fait que les semences font l’objet de brevets et ne peuvent être ressemées.
3- www.consommersansogmenbretagne.org
4-  www.consommersansogmenpaysdelaloire.org
5- www.consommersansogmennormandie.org
6- Fédération Nationale des Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural
7- Les Défis Ruraux et la FRCIVAM de Basse Normandie sont tous deux membres du réseau CIVAM, Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural. IL s’agit de groupes d’agriculteurs et de ruraux qui se rassemblent autour d’une idée, d’un projet.
8- www.infogm.org/spip.php?rubrique445

http://www.actualites-news-environnement.com/ACTU.php

16 décembre 2010 Posted by | Non classé | , | Laisser un commentaire

   

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