Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

La grève des électeurs


 
mirbeaug,

Octave Mirbeau 1888.

Une chose m’étonne prodigieusement ‹j’oserai dire qu’elle me stupéfie) c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.
Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l’attendons.

Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes; je comprends tout.
Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel, parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin !

 

Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer ‹ô folie admirable et déconcertante) des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait. Mais les autres ?

Ah! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floquet fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi et Pierre Alype également. »
Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ? Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le saoule ?

A quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus ?…
Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baïhaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.
Et c’est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.

Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires: la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et donner l’autre ?
Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours.
Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.

Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour deux sous, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes; si tu lisais parfois, au coin de ton feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance.
Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là sont la douleur, la haine et le meurtre.
Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas, d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne vas pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien.
Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.

11 décembre 2015 Posted by | Désobéissance civile | , , | Laisser un commentaire

A propos du vote obligatoire (par Jean Petit)


Le 15 avril dernier, Monsieur Claude Bartolone, président « socialiste » de l’Assemblée Nationale révélait à la presse le rapport, commandité par le président Hollande, « Engagement citoyen et appartenance républicaine »1. Parmi les éléments de proposition figure la possibilité de rendre le vote obligatoire à toutes les élections.

Et pour cause, les faits sont là : 56,5 % d’abstention aux Européennes de mai 2014, 53,64 % aux élections régionales de mars 2010, 39 % d’abstention encore aux municipales de 2014. Seule l’élection présidentielle de 2012 tire son épingle du jeu avec un taux d’abstention à 20 %. Précisons que ces chiffres ne prennent pas en compte les personnes non-inscrites sur les listes électorales, qui représentent 7 % du corps électoral potentiel.

Autrement dit, la légitimité des « représentants » est très faible.

Le modèle représentatif menace de s’écrouler définitivement, et par là même, les pouvoirs et les positions dominantes des élus actuellement en place.

Face à ce désaveu, certains dirigeants préfèrent stigmatiser une partie de la population pour son manque supposé de « conscience citoyenne », plutôt que se remettre en cause. Car la disgrâce électorale est la conséquence logique d’un système au service des puissances financières, bien plus que de l’intérêt général.

Ainsi, pour prendre quelques exemples, François Hollande se fait élire pour combattre la finance puis il conduit une politique exactement inverse ; le résultat du référendum sur le TCE (2005) a été piétiné sous la présidence Sarkozy ; l’Union Européenne autorise l’importation et la commercialisation de 19 OGM tandis que les populations y sont hostiles ; le gouvernement met en place un système de surveillance généralisé tandis qu’il peine à tenir ses promesses de campagne, comme la fermeture de Fessenheim. Pour reprendre les mots de Claude Bartolone, « la démocratie, ça s’entretient ».

En outre, le comportement du président et de son premier ministre sont un appel permanent à l’abstention. Après plusieurs défaites électorales très lourdes, ils répètent à l’envie qu’ils ne changeront pas de politique. Dès lors, à quoi bon aller voter, si cela ne change rien. Pourquoi prendre la peine de se déplacer pour exprimer son désaccord sachant, par avance, qu’il ne sera pas entendu. Il faut donc s’armer d’une bonne dose de cynisme et de mépris pour faire la morale au bon peuple pour son manque de « conscience civique ».

Pour « refonder le lien civique », il existe de nombreuses possibilités qui, curieusement, ne sont pas évoquées dans le rapport Bartolone. Que l’on pense à la révocabilité des mandats, procédure permettant de défaire un élu conduisant une politique inverse à celle qui l’a porté aux responsabilités. Pourquoi, par ailleurs, ne pas interdire le cumul des mandats ? En 2008, d’après le New York Times, 85 % des parlementaires français exerçaient un second mandat électif, contre moins de 20 % en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni2. Cela créerait des espaces et permettrait à de nombreux citoyens de s’investir dans les affaires publiques. On pourrait également instaurer le vote à la proportionnelle intégrale. Ainsi, les différents conseils représentatifs seraient fidèles aux choix réels de l’électorat. Mais ces hypothèses supposent que les élus en poste votent des lois qui restreignent leur pouvoir. On mesure ici les limites de la démocratie « représentative ».

le problème n’est pas de relégitimer les institutions existantes, mais de les modifier.

La proposition du vote obligatoire vise, précisément, à masquer ces limites en opérant une mystification. Car derrière les notions qui rassemblent une grande partie de l’opinion (« engagement citoyen », « appartenance républicaine », « civisme », « démocratie », etc.), le rapport Bartolone ambitionne de redonner de la légitimité aux élus. Or, le problème n’est pas de relégitimer les institutions existantes, mais de les modifier. Il faut instaurer des dispositifs de médiation permettant au peuple d’exercer réellement sa souveraineté, sur le plan local comme national. En définitive, la volonté de rendre le vote obligatoire traduit le souhait des dirigeants de mener les mêmes « réformes » libérales et productivistes avec, en plus, la bénédiction artificielle de la population.

2 mai 2015 Posted by | Notre démocratie | , , , | 3 commentaires

Nous sommes à un tournant de notre histoire politique.


La contestation de la démocratie représentative .

Les dictatures du « socialisme réel » se sont effondrées et à leur suite les mouvements sociaux-démocrates. Seule la loi de l’argent régente le monde, l’exploite et le détruit.

La mort de la sociale démocratie

La sociale démocratie, qui entendait donner à l’économie de marché capitaliste un visage humain, est fondée depuis la fin de la deuxième guerre sur un État providence fort, l’ instauration du plein emploi, et une juste répartition des revenus.

Aujourd’hui , elle accepte l’affaiblissement de cet état providence et renonce au plein emploi.

Cette option sociale démocrate , a disparu et la classe moyenne qui était son terreau s’appauvrit.

Elle laisse la place à ce que nous appellerons désormais le social-libéralisme.

Que se soit le PS ou les verts, la « gauche » est désormais libérale et ne remet pas en cause l’économie de marché (capitaliste ou socialiste) avec son corolaire: la croissance économique comme mesure du « progrès ». Au besoin de démocratie réelle elle répond démocratie participative, c’est vraiment gentil de se dire que le peuple devrait « participer » à la démocratie, mais c’est aussi un syllogisme. Dans une démocratie le peuple ne « participe » pas pour le cautionner au pouvoir d’une « élite », le peuple exerce le pouvoir, politique mais aussi économique.

L’agonie du système représentatif

Le système de représentation montre ces limites :

le président actuel, élu avec moins de 41% de la population en droit de voter (le corps électoral) est totalement discrédité par la vague d’ abstention.

Ce système montre chaque jour la corruption, les conflits d’intérêts, le cynisme (realpolitik), la professionnalisation des représentants, la personnification du pouvoir, le mensonge et le mépris pour le peuple traité comme un enfant mineur et incapable de se diriger lui-même, de faire lui-même les choix vitaux pour sa survie. (l’exemple du nucléaire est éclairant).

Les crises que nous subissons sont dues à un manque de démocratie.

Quelle démocratie réelle accepterait que ces membres meurent de froid devant un logement vide.

Quelle démocratie réelle accepterait de laisser aux banquiers le pouvoir de créer l’argent.

quelle démocratie réelle accepterait l’installation de centrales nucléaires, la vente de nourriture empoisonnée, la destruction des écosystèmes et de la biodiversité…

Ces crises multifactorielles ne sont pas des crises pour tout le monde. Elles sont les conséquences de la confiscation du pouvoir par quelques uns pour leur plus grand profit.

La population aspire à la démocratie réelle.

Avec 20% de participation au vote, moins de dix millions d’électeurs, les responsables politiques pensent-ils toujours être légitimes?

Ou remettraient-ils en cause le peuple lui-même ?

Sire le peuple ne vote plus ! Changez le peuple !

Le peuple ne demande pas la parole il réclame le pouvoir:

  • Par l’usage de référendums d’initiative populaire
  • Par la création d’une assemblée constituante composée de citoyens tirés au sort
  • Par l’usage du mandat impératif (et donc l’abrogation de l’art. 27 de la constitution)
  • Par la révocabilité de ses représentants
  • Par l’Interdiction de deux mandats consécutifs
  • Par la création d’assemblées populaires dotées du pouvoir législatif

L’abstention : le meilleur choix

Non les abstentionnistes ne sont pas dépolitisés bien au contraire, ils refusent de participer à ce jeu de dupe électoral, et exigent que les vrais chiffres de l’abstention soient pris en compte.

Face au désengagement de l’État, nombreux sont ceux qui ont choisi d’agir au lieu d’élire. Les services publics disparaissent et sont pris en main par les gens eux-mêmes.

En France on crée 190 associations par jour et il en existe aujourd’hui plus d’un million…

Alors la population n’est pas prête pour la démocratie ou ce sont nos dirigeants qui s’accrochent aux privilèges que leur confère ce système oligarchique ?

Il est certain qu’aucun ne remettra en cause sa « représentativité » mais nous , nous continuerons à le faire en nous libérant de cette tutelle qui ne fait que nous asservir aux intérêts particuliers, à nous mener à l’abattoir et à détruire notre environnement…

W.A.D

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1 avril 2011 Posted by | Notre démocratie | , , , , , , , , | 8 commentaires

MANIFESTE DES VINGT-CINQ MILLIONS DE « FAINÉANTS».


Les chiffres ramenés à l’ENSEMBLE de la population : FRANCE * 65 millions de français * 21 millions non inscrits sur les listes électorales * 44 millions d’électeurs, parmi lesquels : * 19 millions ont voté aux cantonales 2011 divisées selon les partis et votes blancs ou annulés * 25 millions se sont ABSTENUS.

Forts de cette majorité, nous ABSTENTIONNISTES REVENDIQUONS la modification du processus électoral démocratique par la prise en compte des abstentions, bulletins blancs et des nuls – les trois représentants une expression citoyenne au même titre qu’un vote d’idéal politique. Le fait de s’obstiner à n’en tenir aucun compte est, par essence même, un concept anti-démocratique. Forts de cette MAJORITÉ, nous revendiquons l’invalidité et l’annulation de ces cantonales 2011 ainsi que celles de toute élection future présentant des taux où seule une minorité de la population citoyenne globale du pays s’est exprimée et serait reconnue comme choix pour tous. Aujourd’hui, nos concitoyens votants ainsi que les politiques de tous partis, peuvent nous juger fainéants, antidémocratiques, désintéressés de la politique, etc. FAUX !

Nous ne votons pas, car nous NE VOULONS PLUS ÊTRE REPRÉSENTES PAR LES POLITIQUES ACTUELS, NI PAR LEURS PARTIS car ils ne représentent pas nos envies de société (voter serait les cautionner) et les combattrons. Nous ne votons pas, car nous ne voulons plus enrichir des élus, ou pseudo-élites qui en retour nous appauvrissent et les combattrons.

Nous ne votons pas, car nous ne voulons pas que nos acquis sociaux soient détruits au profit de quelques-uns .

Nous ne votons pas, car nous ne voulons pas des LOIS PSEUDO-SECURITAIRES anticonstitutionnelles pour la plupart qui nous privent chaque jour davantage de nos LIBERTÉS et combattrons pour leur ABROGATION .

Nous ne votons pas, car nous ne voulons pas que nos institutions soient gérées telles des sociétés et soumises à la rentabilité AU DÉTRIMENT DE L HUMAIN, et combattrons en ce sens.

Nous ne votons pas, car nous ne voulons plus de ce CAPITAL TOUT PUISSANT, de ce système boursier, de cette économie de marché, de ces grands patrons RICHISSIMES et de leurs actionnaires INHUMAINS, de ces BANQUES, qui chaque jour nous appauvrissent.

NOUS OUVRIERS qui produisons les richesses du pays dont les salaires ne nous permettent plus de vivre ou de nous loger, NOUS gens qui dormons dans la rue ,NOUS PAYSANS qui sommes traits plus que nos animaux, Nous cadres et classe moyenne qui assistons à la paupérisation de nos conditions….

Nous ne voulons plus de ces différences sociales, nous ne voulons plus de ça ET DE BIEN D’AUTRES CHOSES ENCORE…NOUS NE VOTERONS PLUS ET NOMBRE DE GENS NOUS REJOIGNENT CHAQUE JOUR , DORS ET DÉJÀ VOUS N’ÊTES PLUS LES ÉLUS DU PEUPLE ET N’AVEZ DONC AUCUNE LEGITIMITE A OCCUPER VOS POSTES , vous qui feignez de ne pas nous entendre, nous vous le ferons désormais comprendre « par » les urnes. Nous ne cautionnerons plus un système qui n’est qu’un simulacre de démocratie !

Envoyé le 31/03/2011 à 5:58 par Leslie

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31 mars 2011 Posted by | Notre démocratie | , , , , , | 10 commentaires

Cantonales 2011 : un viol électoral


Les cantonales 2011 : un viol électoral.

Le taux d’abstention qui augmente régulièrement explose aujourd’hui, mais les politiciens continuent l’air de rien à nous jouer l’air de l’épouvantail d’extrême droite plutôt que de remettre en question leur propre pratique de la démocratie et de la politique.

Comment continuer à se proclamer représentant du peuple quand on est élu avec une minorité de voix ?

On trouve ainsi des « élus » avec 10 % des électeurs inscrits !

On note seulement 20 % de votants en Seine Saint-Denis !

Et encore faudrait-il prendre en compte les non inscrits en droit de voter.

Selon plusieurs études de l’Insee, en y ajoutant les personnes qui ignorent qu’elles sont inscrites sur les listes électorales, environ 4,9 millions de Français ne sont pas inscrits ou croient ne pas l’être (données 2004), chiffre qui varie entre 10 % et 13,3 % du corps électoral sur les neuf dernières années. En France, le corps électoral comprend 44,5 millions d’électeurs pour 62 millions de Français ; il y aurait 45 millions d’électeurs potentiels, c’est-à-dire les Français majeurs non privés du droit de vote.

Il faut également prendre en compte les SDF, les gens du voyage ou les personnes en détention qui sont visées par des textes particuliers.

Désenchantement ?

On entend de ci- de là que les électeurs sont désenchantés. Cette « démocratie » représentative nécessiterait-elle un enchantement ? Les médias sous contrôle de grands groupes privés ne sont-ils plus aussi efficaces ?

Le problème ne vient pas des électeurs mais du système même de représentativité.

Ce système étant par lui -même un système oligarchique grâce auquel la majorité s’en remet à ces représentants sans obligation de résultats ni contrôle d ‘aucune sorte. Ce système est donc loin de la démocratie au sens premier, le pouvoir du peuple. En étudiant l’histoire de la démocratie, et de la démocratie athénienne en particulier , on constate que le premier objectif était justement d’éviter un système oligarchique d’où la mise au point de systèmes comme le tirage au sort des représentants et le mandat impératif.

Le mandat impératif ?

Le mandat impératif est le pouvoir délégué à un individu ou une organisation élu(e) en vue de mener une action définie dans la durée et dans la tâche, selon des modalités précises auxquelles il ne peut déroger.

Il s’oppose au mandat représentatif.

L’actuelle constitution française indique dans son article 27, relatif aux membres du Parlement, que « tout mandat impératif est nul ».

Il est donc constitutionnellement admis que les élus n’ont aucun compte à rendre à leurs électeurs sur les décisions et les réalisations qu’ils mettront en œuvre. C’est ainsi que les décisions primordiales telles que la répartition des ressources publiques, l’utilisation du nucléaire, la privatisation des services publics, les déclarations de guerre, l’allongement des temps de cotisation ou de travail… sont prises par des « représentants » à l’encontre de la volonté du peuple lui-même.

La démocratie représentative : un échec et un danger pour la vie

Quelle leçon tirer de l’augmentation constante de l’abstention?

Dans la mesure où un système politique strictement représentatif pérennise et légitime une vision de la société construite exclusivement sur la délégation totale de pouvoir, la hiérarchie, la domination, et l’exploitation du peuple : l’abstention est de fait un choix politique.

Il convient donc de changer de système et de réinventer une démocratie réelle dans laquelle les décisions seraient bien prise et leurs applications contrôlées par les citoyens.

Mais comment gouverner un grand pays sans élections représentatives ?

Il convient de renverser ce questionnement : les grands pays, ou unions ont précisément été créés en vue de concentrer le pouvoir aux mains de quelques uns. De cette concentration s’en est suivies toutes les crises majeures que nous subissons : crise sociale , crise écologique, crise économique… ce qui est bon pour une poignée de décideurs ne l’est pas pour la grande majorité du peuple.

Ces crises viennent d’un manque de démocratie.

Engageons-nous dans la voix de la démocratie directe, réelle, auto gestionnaire. Et sortons au plus vite de ces pratiques électorales obsolètes , abusives et non-participatives.

Quelle démocratie réelle donnerait ainsi le droit aux banque de créer artificiellement de la monnaie, quelle démocratie réelle installerait des réacteurs nucléaires meurtriers, quelle démocratie réelle laisserait les plus démunis mourir de faim et de froid?

Il est urgent pour l’Homme et pour son environnement que chaque citoyen prenne réellement part aux décisions politiques et économiques. La « démocratie représentative » et la loi du marché nous détruisent et détruisent la planète.

Continuons à refuser ces élections qui nous proposent de designer le chef , parmi ces incompétents gestionnaires de l’économie de marché et qui aura toute puissance sur nos vies et toutes celles de la planète. Continuons à mettre en place, localement les solutions que nous avons, quitte à désobéir à cette oligarchie qui usurpe sa soi-disante représentativité, et qui n’a plus aucune légitimité.

A bas la « représentative » et vive la démocratie locale et directe !

Aquitaine Décroissance

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28 mars 2011 Posted by | Notre démocratie | , , , , , , | 6 commentaires

   

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