Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

AlterTour 2013


Aquitaine Décroissance soutient la 6ème édition de l’AlterTour qui se déroulera du 18 juillet au 20 août 2013.

L’AlterTour est une manifestation cycliste organisée en France depuis 2008 par l’association AlterCampagne.

Cet alter-Tour de France, pour une planète non dopée, est un relais cycliste familial et sans compétition qui parcourt les routes de France chaque été à la rencontre d’initiatives alternatives : agricoles, sociales, énergétiques, économiques, solidaires etc.

Il passera cette année par le Loiret, la Nièvre, l’Yonne, la Côte d’Or, la Saône-et-Loire, le Jura et le Doubs.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 juin 2013 sur le site internet de l’AlterTour : http://www.altertour.net

Aux Grands Projets Inutiles et Imposés s’opposent une multitude d’Alternatives concrètes qui construisent une société plus solidaire, écologiquement et socialement durable. Ce sont ces Petits Projets Grandement Utiles que l’AlterTour soutient d’année en année en leur rendant visite à vélo.

Venez pédaler, goûter à l’autogestion, partager une belle tranche de vie collective dans la simplicité volontaire ! L’AlterTour est un relais solidaire ouvert à tous sans exigence de performance ou de durée (inscriptions à la journée).

L’AlterTour résiste à l’esprit de compétition qui conduit à toutes sortes de dopage :
– dans le sport où la santé passe après les bénéfices de la société du spectacle ;
– dans l’agriculture industrielle, où pesticides et OGM portent atteinte aux paysans et à la biodiversité au seul profit d’une poignée de multinationales ;
– dans l’économie de marché, où subprimes et paradis fiscaux amplifient les inégalités ;
– dans la société de consommation, du greenwashing et de l’obsolescence programmée où l’offre conditionne la demande à grand renfort de publicité.

Faites connaître l’AlterTour

En transférant ce message dans vos réseaux.

En pièce jointe vous trouverez également l’affiche imprimable que vous pouvez la diffuser lors de vos manifestations, dans vos réseaux locaux et également auprès des AMAP, Biocoop, vélocistes, groupes de cyclistes, randonneurs, affichage municipal, commerçants etc.

Le numéro de juin 2013 de la revue S!lence consacré aux grands projets inutiles contiendra le recueil d’Alternatives de l’AlterTour et les coordonnées de tous les accueillants.


Mathieu Fromont
Coordinateur de l’AlterTour
altertour@gmail.com
Réseau REPAS: http://www.reseaurepas.free.fr/

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28 mai 2013 Posted by | DECROISSANCE, TRANSPORTS | , , , | 7 commentaires

Mobilité, Technique et Développement


Un séminaire d’histoire de la mobilité s’est tenu le 5 avril 2012 à Paris sur le  thème « mobilité et démocratie »,

Timothée Duverger de l’Université Bordeaux III et Bruno Clémentin du journal La Décroissance sont intervenus sur le sujet « Mobilité, technique et développement ».

Voici la vidéo de la conférence, en deux parties.

Première Partie: Histoire du développement des sociétés et de leur mobilité

Conférence Mobilité, Technique et Développement… par Master_HCEAI

Deuxième partie: Déconstruire la critique écologique de l’automobilisme.

7 avril 2013 Posted by | DECROISSANCE, TRANSPORTS | , , , | 2 commentaires

Un AlterTour de France pour une planète sans dopage


La 5ème édition de l’AlterTour se déroulera du 11 juillet au 19 août 2012 dans le grand Sud-Ouest. Il s’élancera de Foix et reliera Castres, Rodez, Périgueux, Bordeaux, Toulouse, Auch et Pau.

L’AlterTour est ouvert aux personnes qui aiment le vélo, sans exigence de performance. En relais solidaire, les altercyclistes voyagent ensemble à la rencontre d’Alternatives. C’est un tour « à la carte », en autogestion pour celles et ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective dans la simplicité volontaire, découvrir des terroirs préservés, avoir une activité physique source de santé, et dire ensemble : « Nous voulons un monde sans dopages, plus équitable et plus juste ».

L’AlterTour résiste à l’esprit de compétition qui conduit aux dopages sous toutes ses formes :
dans le sport où la santé passe après les bénéfice$ de la société du spectacle.
dans l’agriculture industrielle, où agrotoxiques et OGM portent atteinte aux paysans et à la biodiversité aux bénéfices d’une poignée de multinationales.
dans l’économie de marché, où sub-primes et autres paradis fiscaux amplifient les inégalités.
dans la société de consommation, du greenwashing et de l’obsolescence programmée où l’offre conditionne la demande à grand renfort de publicité.

Oui, une autre FAIM du monde est possible, car “le monde est assez grand pour satisfaire les besoins de tous, mais il sera toujours trop petit pour satisfaire l’avidité de quelques uns” ; nous devons “Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre” (Gandhi).

Les inscriptions sont ouvertes sur notre site internet jusqu’au 15 juin 2012.

Mathieu Fromont

http://www.altertour.net

Reportage de la Télé Libre sur l’AlterTour 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=FH1rIWTPptU&list=UUlu3x-HNbVLYta5eyHQfwWQ&index=5&feature=plcp

Chaine de l’AlterTour : http://www.youtube.com/watch?v=NC-yp1ti5x4&list=PL306FB4A2164C5919&feature=plpp_play_all

25 mai 2012 Posted by | DECROISSANCE, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

La réalité de l’élection locale


Notre dame des landes et la disparition du pétrole bon marché

23 juillet 2011 Posted by | résilience, TRANSPORTS, webTV | | Un commentaire

Le prix du pétrole va flamber.


 

Qui a le pétrole?

« La consommation des grands pays émergents est en train d’exploser à cause de leur passage rapide à la civilisation de l’automobile. La part laissée aux pays autres dans ce marché qui se rétrécit va donc être de plus en plus restreinte. S’il n’y a pas une réduction volontaire et rapide de la consommation de pétrole des pays développés, son prix va flamber, et avec lui celui des autres énergies : »

Bernard Durand – 14 février 2011

Résumé : Parce que les actuels pays exportateurs de pétrole vont produire de moins en moins, mais aussi consommer une part de plus en plus grande de leur production, les quantités disponibles sur le marché international vont décroître plus vite que la production mondiale, malgré l’apparition de nouveaux pays exportateurs comme le Brésil ou le Kazaksthan.

La consommation des grands pays émergents, en particulier de la Chine et de l’Inde, est en train d’exploser à cause de leur passage rapide à la civilisation de l’automobile. La part laissée aux pays autres que la « Chindia » dans ce marché qui se rétrécit va donc être de plus en plus restreinte.

S’il n’y a pas une réduction volontaire, rapide et menée intelligemment de la consommation de pétrole des pays développés, son prix va flamber, et avec lui celui des autres énergies : le niveau de vie et la croissance de ces pays en seront très compromis.

Les pays européens sont beaucoup trop dépendants du pétrole et n’ont guère de ressources propres. Ils seraient bien inspirés de réduire dès maintenant et massivement cette dépendance. La feuille de route approximative est la suivante : une réduction de la consommation d’un tiers d’ici 15 ans, de 50 % d’ici 25 ans, et de 60 % d’ici 35 ans.

En Europe, les deux secteurs les plus consommateurs sont le résidentiel tertiaire, avec le chauffage (15%), et les transports, avec les carburants (65%). On décrit pour ces secteurs une association de mesures à court et à moyen terme, qui devraient permettre de tenir à peu près les premières étapes de cette feuille de route :
– Dans le secteur résidentiel-tertiaire, pour le moyen terme un programme massif d’isolation du bâti ancien, et pour le court terme un programme de relevage très rapide des chaudières à fuel par d’autres moyens de chauffage, utilisant les énergies renouvelables plutôt que le gaz. Car celui-ci sera en voie de raréfaction d’ici 20 à 30 ans, comme c’est le cas aujourd’hui du pétrole.
– Dans le secteur des transports, pour le moyen terme le passage progressif aux véhicules électriques et hybrides rechargeables, utilisant autant que possible une électricité décarbonée, accompagné d’une politique favorisant la réduction des distances parcourues, les transports en commun et les déplacements doux, et pour le court terme un programme massif de réduction de consommation des véhicules à moteur thermique, par l’accélération de la mise en œuvre des progrès technologiques déjà réalisés par les constructeurs, mais aussi en encourageant fortement un effort « citoyen » de réduction des vitesses, d’écoconduite et de choix de véhicules peu consommateurs.

Pour garantir ce court et ce moyen terme il reste cependant indispensable d’avoir l’adhésion des consommateurs, et que d’autres ensembles géopolitiques très gaspilleurs, en particulier l’Amérique du Nord et les pays du Moyen-Orient, fassent dans le même temps des efforts analogues. Le long terme restera malgré cela bien incertain.

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l’article intégral:sur reporterre.net

14 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

les transports en commun gratuits, une utopie ?


la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne  a mis en en place il y a deux ans un service de transports en commun totalement gratuit . Une fréquentation record et un service apprécié par les usagers.  Les résultats d’une enquête sociologique qui tente de mesurer l’impact qualitatif du passage à la gratuité, pour savoir ce que les habitants en pensent vraiment. Car en dehors de l’aspect écologique, la gratuité aurait un impact non négligeable sur la vie sociale.

Mais d’autres villes moyennes ont un système de transports en commun gratuit; comme Colomiers (près de Toulouse) pionnière dans les années 70, puis Compiègne (Oise), plus récemment, Vitré (Ille-et-Vilaine), Châteauroux et Issoudun (Indre), Mayenne (Mayenne), Gap (Hautes-Alpes), Bar-le-Duc (Meuse), Cluses (Haute-Savoie)

A Aubagne, au bout de seulement 6 mois, le système de comptage automatique des passagers attestait d’une hausse de 70% de voyageurs transportés en plus sur les lignes régulières.

Ce projet, intitulé « Liberté, égalité, gratuité », a été mis en place dans le cadre d’un travail important de concertation avec la population. Il a eu un impact très positif au niveau du lien social et de la mobilité. Il a généré une réappropriation du centre ville par des personnes habitant la périphérie (femmes avec enfants, personnes âgées…) et pour qui le coût d’un abonnement représentait une somme trop élevée à payer en une fois en début de mois. Les commerces du centre ville sont beaucoup plus fréquentés, de même que le parc ou la piscine. Les transports collectifs deviennent eux-mêmes des lieux de socialisation, d’échange, de rencontre…

« On pense souvent que ce qui est gratuit n’a pas de valeur, remarque le sociologue Alain Mergier. Or, pour les habitants que nous avons interviewés, la gratuité produit un effet de valorisation des transports en commun et du territoire de l’agglomération. » Désenclavement des villages, stimulation des activités marchandes et non marchandes, présence de piétons dans les centres-villes: le sociologue évoque la mise en place d’un cercle vertueux. Comme les transports sont gratuits, on les prend plus, ce qui permet de réanimer le territoire, en invitant les habitants à se mélanger plus souvent. Ainsi, 80% des usagers considèrent que la gratuité a rendu l’utilisation des bus plus conviviale.

Les plus satisfaits sont les jeunes utilisateurs, qui représentent près de 32% des nouveaux usagers. « Ils ont l’impression que cette mesure a été prise pour eux et que c’est un cadeau qui a un impact immédiat en termes financiers et en termes d’autonomie », juge le sociologue. Une solution à la question des incivilités dans les transports, qui font régulièrement la une des médias? Même si aucun chiffre ne peut pour l’instant l’attester, aucune augmentation des incivilités ne semble avoir été constatée et les conducteurs de bus se diraient « soulagés ». Par ailleurs, les élus peuvent se réjouir: l’enquête révèle que le choix de passer à la gratuité est vu comme une manifestation de « courage politique », avec une sensation de « savoir où va l’argent public »

La question de la gratuité

Ainsi, 67% des interviewés estiment que la gratuité est possible grâce à la bonne gestion de l’agglomération et à l’accroissement des ressources provenant des entreprises. Du côté des élus, on assure d’ailleurs que la mesure n’a pas eu d’impact sur l’imposition des contribuables, le passage à la gratuité étant en partie financé par le versement transport entreprise. Certes, les entreprises de plus de dix salariés ont du faire face à une forte augmentation de cette taxe,  une hausse qui accompagne en fait l’évolution démographique de l’agglomération, qui a récemment dépassé les 100 000 habitants. « Mais celle-ci est compensée par une baisse de la taxe professionnelle », nuance Alain Belviso.

L’impact écologique.

A priori, on pourrait déjà noter une réduction du trafic automobile, car 18% des personnes interrogées expliquent qu’elles n’auraient pas pris le bus s’il n’était pas gratuit, et parmi elles, 63% auraient utilisé un moyen de transport « polluant ».

La gratuité en chiffres:

  • 2 968 650 voyageurs transportés entre le 15 mai 2009 et le 31 mars 2010
  • + 90% de fréquentation au premier trimestre 2010 (par rapport au premier trimestre 2009)
  • 88% des usagers satisfaits de la gratuité des transports
  • 20% de nouveaux passagers
  • 18% des usagers n’auraient pas pris le bus s’il n’était pas gratuit, 63 % choisissent d’abandonner un véhicule plus polluant
  • 12 millions d’euros consacrés aux transports en commun dans le budget de la CPAE, contre 10 millions avant la gratuité
  • 5 millions d’euros de taxe « Versement transport » prélevée sur les entreprises de plus de 10 salariés, contre 2 millions avant la gratuité

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10 février 2011 Posted by | Non classé, TRANSPORTS, webTV | , , , , | 2 commentaires

Dernières nouvelles du pic pétrolier


By pierre, de transition France

L’Agence Internationale de l’Energie, un organisme de l’OCDE basé à Paris, vient de publier son rapport annuel « Perspectives énergétiques mondiales 2010″ (Résumé en français téléchargeable sur le site de l’agence : ici). 

Dans ce rapport, l’Agence utilise pour la première fois l’expression « pic pétrolier » et annonce que le pic de production du pétrole conventionnel est passé en 2006.

Son scénario de l’évolution énergétique mondiale est résumé dans le graphique suivant :

L’ Agence prévoit un pic de production tous pétroles confondus (incluant le gaz naturel liquéfié) en 2035.  La croissance de la production montrée sur le graphique  correspond a un rythme de croissance annuelle de 1,5 % en moyenne. Or, le rythme de croissance de la demande est actuellement plus proche de 2,5 %, tiré par la Chine et l’Inde. L’AIE espère que le développement des énergies renouvelable et du nucléaire ainsi que l’amélioration des performances énergétiques de ces pays permettront de fournir la différence de 1 %. Mais l’Agence souligne que ce développement est à l’heure actuelle beaucoup trop lent.
La production maximale atteinte en 2035 est de 99 millions de barils par jours (mb/d), soit une baisse par rapport a l’estimation de 2005 (120 mb/d) et celle de 2009 (105 mb/d). De fait, l’Agence n’a cessé de revoir ses estimations a la baisse.

En analysant de plus près le graphique on constate :

– la baisse très rapide de la production de pétrole conventionnel après 2010 ( 4 à 6 % par an) ;

–  une compensation partielle de cette baisse par la mise en exploitation de gisements connus mais non encore exploités (en gris) ;

– une augmentation de la production de gaz naturel liquéfies (en violet) ;

– une augmentation de la production de pétroles non conventionnels (en jaune) : sables et schistes bitumineux, pétrole lourd du Venezuela, pétroles profonds sous la mer. Une remarque important s’impose : bien que les réserves de pétroles non conventionnels soient plusieurs fois plus élevées que celles de pétrole conventionnelle, la production reste remarquablement modeste. Pourquoi ? Parce que ce sont des pétroles très complexes et très coûteux à extraire, avec un retour sur investissement plus faible, et des émissions de CO2 très élevées à la production. Le rythme technique d’extraction est donc inférieur à celui du pétrole conventionnel.

– enfin, la bande bleu clair correspond à des gisements de pétrole non encore découverts. On ignore donc complètement à ce jour si la production pourra atteindre les niveaux espérés sur le graphique, car le rythme des découvertes de pétrole a tellement baissé depuis la fin des années 70 que les ingénieurs ne voient pas bien par quel miracle les découvertes actuelles suffiront à remplir la bande bleu clair.

Pour finir, l’AIE précise que ce scénario pourra marcher s’il n’y a pas d’ici 2035 de crise économique ou financière qui ralentira les investissement pétroliers, et si la situation politique dans plusieurs pays, notamment l’Irak, se stabilisera afin que ces pays puissent produire à plein rendement.

La somme des conditions optimistes pour arriver à équilibrer ce scénario le rend très incertain. Dans tous les cas, il signifie une énergie et des carburants beaucoup plus chers. Dans son langage diplomatique, l’Agence nous fait comprendre que la fête est finie.

14 décembre 2010 Posted by | DECROISSANCE, résilience, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

Illichville ou l’utopie urbaine anti-voitures


Topographie d’une ville sans voitures

 

Au cours de l’histoire de l’urbanisme, les utopies urbaines ou villes idéales ont été nombreuses, depuis les projets des socialistes français dits « utopiques » au 19ème siècle (Saint-Simon, Cabet, Fourrier, Considérant) jusqu’aux théoriciens anglo-saxons (Owen, Henry George, Ruskin, Morris, etc.).

Tous ces projets avaient pour socle commun le refus de la dégradation urbaine liée à l’industrialisation, la pollution et la pauvreté endémique engendrées par la révolution industrielle au 19ème siècle. Parmi ces « villes idéales », on trouve le meilleur (les cités-jardins, les aspects hygiénistes, la solidarité des habitants, etc.) et le pire (les aspects militaristes ou même sectaires de certaines communautés).

Tous ces projets avaient pour socle commun le refus de la dégradation urbaine liée à l’industrialisation, la pollution et la pauvreté endémique engendrées par la révolution industrielle au 19ème siècle. Parmi ces « villes idéales », on trouve le meilleur (les cités-jardins, les aspects hygiénistes, la solidarité des habitants, etc.) et le pire (les aspects militaristes ou même sectaires de certaines communautés).

La plupart de ces projets urbains ont été conçus avant l’avènement de la civilisation automobile; ils ne se conçoivent donc pas en opposition avec l’automobile mais, cherchent à proposer un nouveau modèle de ville, en général plus proche de la nature et caractérisé par ce que l’on peut appeler une certaine forme de « désurbanisation ». Certains projets prévoient malgré tout la séparation des circulations, telle l’Icarie de Cabet qui interdit la circulation des carrioles et des chevaux à l’intérieur de la cité.

Beaucoup de ces projets urbains ne sont restés que des utopies urbaines, mais certaines villes idéales ont été quand même réalisées, particulièrement aux Etats-Unis à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle. La plupart de ces expériences urbanistiques sont restées malgré tout des échecs, mais elles ont eu une influence considérable sur de nombreux architectes et urbanistes du 20ème siècle.

Avec la fin du pétrole et l’augmentation continue du coût de l’énergie, le mode de vie périurbain actuel avec ses lotissements, ses autoroutes et ses hypermarchés sera bientôt à l’agonie. Comme le mode de vie périurbain est l’apanage des classes moyennes, qui sont les classes sociales qui votent massivement, une crise politique majeure est à prévoir quand tous les lotissements pavillonnaires n’auront plus d’autre avenir que de devenir les bidonvilles du futur.

C’est donc dans cette perspective historique que prend naissance le projet d’Illichville, du nom d’Ivan Illich, l’auteur d’ »Energie et équité« . A la différence des précédentes utopies urbaines, ce projet est récent puisqu’il date de la fin du 20ème siècle et il se conçoit résolument en opposition avec la « ville-automobile » américaine dont le modèle tentaculaire est Los Angeles. Il s’agit en outre d’un projet urbain à forte connotation écologiste.

Pourquoi une ville sans voitures?

La première chose que l’on peut constater en regardant une image d’Illichville est l’absence des voitures, des routes, des places de stationnement ou de toute autre forme de parking pour l’automobile. Il s’agit d’une ville compacte de vingt à trente mille personnes, qui peut donc être facilement traversée à pied ou en bicyclette. La dimension compacte d’Illichville permet à ses résidants l’accès facile aux arrangements urbains et ruraux.

Pour enpêcher les voitures d’entrer dans Illichville, la ville est entourée par une ceinture verte se composant de trois anneaux. L’anneau intérieur est composé de jardins, de vergers, de vignes et de champs qui fournissent la majorité de la nourriture d’Illichville. Au-delà de la ceinture agricole se trouvent les champs et les prés qui fournissent la fibre pour l’habillement. L’anneau externe est composé de prairies et de la forêt qui constituent une récréation et un refuge de la ville.

Les ceintures vertes permettent de décourager les personnes circulants en voiture et leur imposent de garer leur voiture sur les périphéries de la ville et de marcher ensuite à l’intérieur de la cité. Pour éviter de créer des problèmes de stationnement et de congestion en périphérie, les visiteurs d’Illichville sont invités à voyager par tramway ou train jusqu’à Illichville.

Sur quel modèle économique fonctionne Illichville?

La ville fonctionne en grande partie sur l’auto-production agricole et artisanale. Elle suppose un refus de la société de consommation actuelle et de sa panoplie de produits plus ou moins inutiles. La publicité pour les multinationales y est interdite. Certains produits extérieurs étant malgré tout nécessaires (les pneus de vélo par exemple), une économie d’échange est prévue: les produits artisanaux créés à Illichville peuvent être vendus et surtout, le tourisme est encouragé (tourisme de curiosité pour la ville et tourisme de « repos thérapeuthique » pour les étrangers stressés par leur mode de vie urbain. Sans automobiles, les visiteurs peuvent marcher et faire de la bicyclette partout. Ils respirent l’air pur sans pollution automobile, boivent de l’eau propre et mangent de la nourriture fraîche et organique.

Illichville et la fin de l’ »économie du suicide »

Face au futur incertain lié à la diminution des combustibles fossiles et des autres ressources non-renouvelables, Illichville sera donc préparée pour se fonder entièrement sur ses ressources propres. Si Illichville se trouve reliée par chemin de fer à d’autres villes soutenables, la ville pourrait survivre longtemps dans le futur.

Illichville est pour l’instant une utopie urbaine créée par des artistes américains soucieux de développement durable. Une ville qui aurait le meilleur de la vie rurale et urbaine. Une ville basée sur la marche à pied, le vélo et les transports en commun. Une ville qui propose de fait un modèle de décroissance basé sur le refus de la société de consommation et de la société de l’automobile. Une ville qui refuse le stress urbain, la pollution automobile, la déshumanisation des villes et un modèle de société basé sur le pillage des ressources naturelles. Une ville qui ne veut pas enseigner à ses enfants que le seul espoir de survie pour l’espèce humaine soit la colonisation d’autres planètes.

Si cette utopie urbaine doit se réaliser un jour, espérons qu’elle gardera le meilleur des expériences historiques passées et qu’elle évitera le pire, pour le bien de ses habitants et pour le bien de la planète.

Librement traduit et adapté par Marcel Robert à partir du site internet d’Illichville:
http://www.roadkillbill.com/I-home.html

http://carfree.free.fr/index.php/2008/02/02/illichville-la-ville-sans-voitures/

18 novembre 2010 Posted by | Notre démocratie, TRANSPORTS | , , , , | 4 commentaires

Transports


  • Multiplier les circuits courts pour favoriser l’activité locale et limiter la consommation de pétrole liée aux transports. (AMAP, filière bois énergie …), amplifier les relocalisations économiques.
  • Se déplacer autrement : auto-partage, transports en commun, transformation de routes en vélo-routes.

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18 novembre 2010 Posted by | TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

   

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