Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

1ères Assises Nationales des Monnaies Locales complémentaires


La Monnaie Locale Complémentaire l’Abeille en Lot et Garonne et le Réseau National des Monnaies Locales Complémentaires organisent les 1ères Assises Nationales des Monnaies Locales Complémentaires en France. 47 monnaies locales sont invitées à ces 1ères Assises.

Le programme des rencontres et des assises

Les 7èmes rencontres des MLC ont lieu le samedi 18 mai 2013 : elles sont plutôt destinées aux porteurs de projets de MLC et elles sont organisées comme les 6 rencontres précédentes. Elles finissent par la conférence de Jean-Michel Servet, le soir, qui sera ouverte à tous.
Les 1ères Assises des MLC ont lieu le dimanche 19 et le lundi 20 mai 2013 ; elles sont composées de tables rondes, d’ateliers et de conférences.

Sur cette page, vous trouverez :

  • le programme général sous la forme du dépliant (PDF du recto et PDF du verso)
  • une description plus précise de l’organisation des 3 journées
  • un tableau des ateliers du samedi au lundi

Le programme complet de ces 3 journées qui se tiendront à Villeneuve sur Lot au lycée l’Oustal les 18/19 et 20 mai 2013.

Ces 3 jours sont ouvert au public et l’entrée est libre et gratuite.

afficheASSISES_internet

 

Monnaies locales complémentaires

Liens:

30 avril 2013 Posted by | ECONOMIE LOCALE, résilience | , , , | Laisser un commentaire

La réalité de l’élection locale


Notre dame des landes et la disparition du pétrole bon marché

23 juillet 2011 Posted by | résilience, TRANSPORTS, webTV | | Un commentaire

La permaculture à Cuba : exemple de conversion en culture urbaine biologique


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L’association France Amérique Latine Bordeaux (FAL33) mène en partenariat avec une Fondation cubaine [1] un projet de solidarité internationale pour la mise en place de la permaculture sur le plateau de Bellamar, à Matanzas. Dans le cadre de ce projet, FAL33 a le plaisir d’accueillir du 1er juillet au 15 juillet deux permaculteurs de la FANJ pour renforcer les échanges sur la permaculture et la diffusion de connaissances en Aquitaine.

Ces évènements sont dans le calendrier des Estivales de la Permaculture

Nous vous invitons à participer aux plusieurs activités mise en place lors du séjour de Maria Caridad Cruz et Roberto Sanchez, permaculteurs et formateurs de la FANJ, en Aquitaine :

Conférence « Permaculture cubaine : développement durable face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et culturels ».

Le 2 juillet à partir de 11h30 à Barsac : Cette conférence se tiendra dans le cadre du Festival cubain Duende Cubano (www.duendecubano.eu). Entrée libre pour cette conférence.

L’association France Amérique Latine Bordeaux (FAL33) mène en partenariat avec une Fondation cubaine [1] un projet de solidarité internationale pour la mise en place de la permaculture sur le plateau de Bellamar, à Matanzas. Dans le cadre de ce projet, FAL33 a le plaisir d’accueillir du 1er juillet au 15 juillet deux permaculteurs de la FANJ pour renforcer les échanges sur la permaculture et la diffusion de connaissances en Aquitaine.Ces évènements sont dans le calendrier des Estivales de la Permaculture

Nous vous invitons à participer aux plusieurs activités mise en place lors du séjour de Maria Caridad Cruz et Roberto Sanchez, permaculteurs et formateurs de la FANJ, en Aquitaine :

Conférence « Permaculture cubaine : développement durable face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et culturels ».

Le 2 juillet à partir de 11h30 à Barsac : Cette conférence se tiendra dans le cadre du Festival cubain Duende Cubano (www.duendecubano.eu).

Entrée libre pour cette conférence.

source: fal33

18 juin 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, résilience, SANTE, webTV | , , , , , , | Laisser un commentaire

Gaz de schiste : Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France



Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France

Si les médias focalisent depuis quelques jours sur la contestation qui accompagne la délivrance en mars 2010 de permis d’exploration de gaz de schiste à Montélimar (26), à Villeneuve-de-Berg (07) et sur le secteur de Nant à Alès (30), ce n’est pas 3 mais plus de 50 permis de recherche qui ont été accordés aux compagnies pétrolières et gazières en France ces dernières années. Ces permis ne concernent pas nécessairement des gaz de schiste, seuls les 3 incriminés ont été délivrés pour ce type de recherche, mais d’une manière plus globale la recherche « d’hydrocarbures liquides ou gazeux », « simplement, commente Adeline Mathien, chargée de mission pour l’énergie chez France nature environnement, s’il y avait du pétrole on le saurait, selon toute vraisemblance c’est bien du gaz que recherchent les industriels ».
Outre la zone qui s’étend de Valence à Montpellier, d’autres secteurs sont aussi concernés en Languedoc-Roussillon, en PACA, en Midi-Pyrénées, en Aquitaine, en Rhône Alpes, en Champagne Ardennes, dans le Nord et en région parisienne (voir carte de la Direction générale énergie et climat). Dans un communiqué publié le 17 janvier, FNE faisait part de sa « stupéfaction » après avoir découvert « le très grand nombre de permis exclusifs de recherche pour des hydrocarbures non conventionnels, en particulier les gaz de schiste, délivrés par le précédent ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo sur des superficies considérables, sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations ».

La saisine de la Commission nationale du débat public

Selon l’association, cette démarche entre « en contradiction avec la convention d’Aarhus » qui « porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement ». Le ministère de l’écologie assure de son côté que comme le prévoit le code minier et le code de l’environnement les mises en exploitation feraient l’objet d’enquêtes publiques Par ailleurs, alors que le ministère affirme que « ce qui se passe au Canada ou aux USA n’est pas du tout notre modèle » et qu’il faudra trouver des modes d’exploitation respectueux de l’environnement, Adeline Mathien souligne « qu’il n’en existe pas d’autre que celle de la fracturation hydraulique ».
Selon elle, au-delà des risques de pollution de la nappe, cette méthode présente aussi le désavantage d’être fortement émettrice de gaz à effet de serre, « bien plus que celle liée à l’exploitation du charbon » affirme-t-elle. FNE, qui regroupe 3 000 associations de défense de l’environnement en France, demande à Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre de l’écologie et du développement durable, de saisir la Commission nationale du débat public « avant toute décision d’exploitation et de prendre un moratoire pour les autorisations déjà délivrées ».

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voir la carte du gaz de schiste Sud Ouest: ici

10 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, Non classé, résilience, SANTE | , , | Laisser un commentaire

Pas de béton, des jardins !


photo: brassicanigra.org

 Le texte qui suit a été écrit par R. Vaneigem en soutien à la lutte locale d’un collectif spontané de Turin qui a transformé des terrains laissés dans une triste situation d’abandon en une joyeuse fête des Jardins Potagers de Mirafiori.

Ces terres, entourant l’ancienne gare de chemin de fer délaissée par l’incurie du profit, ont retrouvé les couleurs de la vie, mais cela ne plait pas – et pour cause – aux marchands de mort du capitalisme. Ainsi cette lutte continue, sous la menace d’une intervention policière vouée à la défense, aussi symbolique que musclée, d’une propriété privée de tout et, notamment, désormais,  privée de sens.

La terre appartient à qui la rend meilleure

Si une municipalité se montrait soucieuse du bien-être des citoyens, dont elle sollicite les suffrages et qu’elle est donc censée servir et représenter, elle entreprendrait de transformer partout les terrains vagues et les bâtiments inoccupés ou parasitaires en jardins, en potagers, en vergers. Alors que l’appauvrissement progresse et, avec lui, la violence inhérente à la misère et au désespoir, quoi de plus simple, de moins coûteux et de plus efficace que d’encourager la population à cultiver des lopins de terre et à améliorer ainsi ses moyens de  subsistance ?

Une communauté résolue à multiplier les arbres fruitiers, les fleurs et les légumes n’est-elle pas le meilleur garant d’une solidarité capable de désamorcer la délinquance que les pouvoirs dits « publics » affirment si souvent redouter ? Cette façon d’aérer, d’égayer et de nourrir les villes devrait être le cheval de bataille de tout homme politique sincèrement préoccupé par le bien-être de ceux qu’il appelle ses administrés. Une telle mesure n’a en soi rien de révolutionnaire, elle s’inscrit seulement dans un plan de réformes capables de prendre en compte les intérêts de la population.

Mais l’Etat et les pouvoirs régionaux montrent par leur cynisme et leur incompétence qu’ils se moquent des citoyens. Ils sont à la botte du marché mondial, des puissances de l’argent, des hommes d’affaires, des mafias locales et internationales. La corruption n’en finit pas de ronger un système de représentation factice où droite et gauche sont désormais interchangeables parce que les élus ne représentent plus que leurs intérêts personnels, conjugués aux intérêts du marché mondial. Nos démocraties parlementaires sont devenues des démocraties véreuses gouvernées par les banques.

Or cette planète partout dévastée par la cupidité, stérilisée par le profit, bétonnée par le calcul égoïste et absurde, c’est à nous qu’il appartient d’en revendiquer la propriété collective. C’est à nous de l’arracher aux multinationales, qui la condamnent à dépérir pour en tirer un ultime bénéfice et l’investir sottement dans une bulle spéculative vouée à imploser.

Se réapproprier l’eau, fertiliser le sol, recourir aux énergies renouvelables et gratuites, instaurer l’autogestion généralisée, voilà les seuls moyens de sauver la société du désastre dont la menace cet argent fou qui tourne en rond en s’épuisant et en épuisant ce qui subsiste de vivant en nous et autour de nous. Ne s’agit-il pas de remettre sur ses pieds un monde à l’envers dont les aberrations oppriment et crétinisent ?

Comment tolérer que la servilité des médias accrédite cet incroyable tour de passe-passe où l’on voit le parasitisme des mafias financières et de l’Etat escroc dénoncer comme parasites les victimes de ses malversations ? Ainsi, les parasites ne seraient pas les puissances bancaires qui ferment les entreprises pour enrichir leurs actionnaires mais bien les chômeurs, les déshérités, les malades, les exilés, les exclus, les bénéficiaires des acquis sociaux pour lesquels le prolétariat s’est battu si longtemps : retraites, allocations de chômage, sécurité sociale, bourses d’études, aides à la création.

Un système de profit semant partout la misère et la ruine pointe comme responsables du malaise psychologique et social ceux qui en pâtissent le plus. La conscience est-elle si avilie et l’intelligence si abâtardie que l’énormité d’un tel mensonge passe pour un état de fait auquel il faut se résigner ?

Allons-nous continuer à nous laisser expulser de la vie comme de cette terre qui doit appartenir à qui la rend meilleure ? Dans une époque où le retour du bouc émissaire permet aux politiciens de tourner contre le tsigane, le juif, l’arabe, l’homosexuel, l’étranger, l’en-dehors la colère suscitée par la dictature des puissances financières, notre résolution de créer collectivement des espaces et du temps  affranchis du quadrillage policier de la marchandise doit rester notre objectif prioritaire, parce que de tels lieux d’activité restaurent à la fois et la solidarité et la gratuité, toutes deux incompatibles avec la dictature de l’argent et du pouvoir.

C’est au départ d’initiatives apparemment anodines que la lutte se généralisera peu à peu. En Grèce, les conducteurs de voiture refusent les péages (on lève la barrière et on passe) et les parcmètres, que l’on rend inutilisables. L’argument juridique revendique pour le réseau autoroutier le caractère d’un bien public sur lequel les entreprises privées n’ont aucun droit de prélever un tribut. C’est un exemple qui mériterait de s’étendre au refus de payer les transports publics et d’acquitter les taxes ou impôts, qui servent désormais à nourrir les malversations de la finance internationale et les marchés de l’endettement lucratif.

La seule arme absolue capable d’éradiquer l’économie marchande, c’est la gratuité de la vie, une vie qui a la faculté de se propager par effet de résonance. Voilà ce que le chaos organisé par les multinationales tente à tout prix de dissimuler aux individus et aux collectivités en propageant la morbidité, le désespoir, la haine, l’autodestruction. La confusion émotionnelle, attisée par les derniers prédateurs, pousse aveuglément une communauté contre une autre, déchaîne l’agressivité des individus. C’est une peste qui n’est ni noire, ni brune, ni rouge mais multicolore car, de droite comme de gauche, les manipulateurs populistes en propagent le virus afin de s’arroger un pouvoir de guérisseur et de purificateur. Mais cette maladie du ressentiment qui ronge la société ronge aussi de l’intérieur leurs sottes prétentions spectaculaires

Même les policiers n’ignorent plus à quel point la construction de grands ensembles et de parkings a constitué des milieux criminogènes. Qu’ils tentent aujourd’hui de décourager la pacifique initiative qui veut rendre son humanité au paysage urbain, et ils seront demain confrontés au pire : aux émeutes de la faim, de l’ennui, du désespoir, au pillage des supermarchés, à la folie agressive, à la guerre de tous contre tous ! Eux qui sont guettés de plus en plus par le malaise général, comment pourraient-ils l’ignorer ?

Le projet «  Pas de béton, des jardins ! » est un cri de résistance joyeuse qui va se répandre partout et éradiquer peu à peu cette haine née de la frustration et du sentiment d’être exclu de sa propre vie. Nous voulons retrouver le charme de l’errance urbaine, le mariage de l’utile et de la beauté, l’ensoleillement d’une culture maraîchère où puissent fleurir aussi les œuvres d’art que tant d’artistes anonymes n’ont jamais eu l’occasion de livrer au regard des autres. Nous voulons disposer librement de zones de création, de rêverie, de poésie ; ou, nous avons un droit imprescriptible à la jouissance de lieux où la vie se restaure pour partir à l’assaut d’un monde principalement gouverné par la mort.

Nous n’avons pas besoin d’armes mais nous saurons montrer que les armes de l’argent, de la corruption et du pouvoir ne l’emporteront pas sur nous.

La conquête de la terre par la volonté de vivre souveraine implique seulement une mobilisation collective, passionnelle et consciente, qui a besoin, non de violence aveugle, mais d’une fermeté résolue à « passer outre » à toute mesure coercitive et à briser tout ce qui tenterait de l’entraver. La désobéissance civile ne progressera que là où nous construirons les conditions d’une vie meilleure.

Raoul Vaneigem, le 20 janvier 2011

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10 mai 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, Désobéissance civile, DECROISSANCE, résilience | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nucléaire : EDF a falsifié des données sismiques pour économiser sur la sûreté


Les données sont accablantes pour 32 des 58 réacteurs français

Les données sont accablantes pour 32 des 58 réacteurs français. 

En 2003 (la situation est restée la même depuis), EDF a falsifié des données sismiques afin de s’éviter des travaux onéreux… et pourtant indispensables pour la sûreté des centrales nucléaires. Par un courrier du 17 juin 2003, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a couvert EDF en lui donnant raison contre l’avis des experts de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), tenus au silence. Les données sont accablantes et concernent 32 des 58 réacteurs français.
- Chinon (Indre et Loire) : EDF a baissé d’office la valeur de l’intensité des séismes de référence. Il s’agit là d’une falsification aussi incroyable que grossière.

- Belleville (Cher) : EDF s’est autorisée à prendre comme référence un séisme datant de 1079 pour lequel il existe très peu de données, écartant le séisme de référence (de 1933) qui impliquait des mesures plus contraignantes.

- Blayais (Gironde) : les chiffres d’EDF sont trois fois moins contraignants que ceux de l’IRSN. Or André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire donne raisons à EDF sans se justifier. Idem pour Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher)

- Plus généralement, EDF a redéfini à sa manière les zones sismiques afin de ne pas avoir à tenir compte de certains séismes. Les centrales de Dampierre (Loiret), Bugey (Ain), Fessenheim (Haut-Rhin), Civaux (Vienne), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube) et Chooz (Ardennes) également mises en cause.

Ironie de l’Histoire, au moment où cette affaire a été étouffée par l’Autorité de sûreté française (en 2003), 15 réacteurs nucléaires japonais étaient fermés administrativement suite à la falsification par l’électricien TEPCO (propriétaire des réacteurs actuellement en perdition à Fukushima) de documents concernant la sûreté.

L’inspection des réacteurs nucléaires français, annoncée par le Premier ministre François Fillon, est une opération de contre-feux dont le résultat est connu à l’avance : l’Autorité de sûreté nucléaire va expliquer que les réacteurs français sont parfaitement sûrs et que la population française peut avoir confiance.

Il s’agit d’une véritable tromperie

En réalité, tout réacteur nucléaire a vocation à causer une catastrophe. La réaction nucléaire dans un coeur de réacteur est une opération terriblement dangereuse qui est censée être contrôlée et refroidie par des systèmes complexes qui, l’actualité le montre, peuvent être mis à mal par des scénarios imprévus. Qui plus est, les centrales nucléaires françaises sont vieillissantes et donc de plus en plus dangereuses. L’Allemagne vient de décider de fermer immédiatement 7 réacteurs, cela prouve que des décisions immédiates peuvent être prises. Il est irresponsable de demander une sortie du nucléaire en 20 ou pire en 30 ans : le parc nucléaire français a été construit à marche forcée en moins de 10 ans, il est donc possible de faire le chemin inverse en moins de 10 ans. Par ailleurs, il y a de quoi s’interroger sur la position de certaines personnalités comme Nicolas Hulot, dont la fondation est largement subventionnée par EDF, qui demande « un débat sur le nucléaire » au lieu de revendiquer la fermeture la plus rapide possible des réacteurs nucléaires français. Il n’y a pas eu de référendum pour imposer le nucléaire en France, pourquoi en faudrait-il un pour prendre acte de la catastrophe en cours au Japon et décider de sortir du nucléaire ? Pourtant, les réacteurs nucléaires français arrivent à 30 ans d’âge, la durée de vie prévue à l’origine. EDF se prépare à investir 35 milliards d’euros pour rénover ces réacteurs : il faut d’urgence stopper ce processus et reverser ces sommes dans les programmes alternatifs. Chacun doit comprendre que tout a changé sur la question du nucléaire : il n’est plus temps de polémiquer sur le prix de l’électricité nucléaire ou sur la supposée indépendance énergétique. Il n’est plus temps de se demander s’il est possible de sortir du nucléaire : c’est possible mais surtout c’est indispensable… et en toute urgence. C’est à la population de signifier aux dirigeants français, aveugles et sourds, et aux ridicules « écologistes cathodiques » (Hulot, Arthus-Bertrand) qu’ils doivent cesser leurs manoeuvres dilatoires : il faut décider immédiatement de s’engager dans la sortie du nucléaire, fermer dans les jours qui viennent les réacteurs les plus vieux , et programmer la fermeture rapide des autres, par exemple losrqu’ils arrivent à 30 ans d’âge, c’est à dire leur durée de vie prévue à l’origine.

La fusion du coeur est le plus grave accident qui puisse arriver dans une centrale nucléaire. Il est désormais probable que c’est un véritable Tchernobyl qui a lieu… pour le moment à l’intérieur de l’enceinte de confinement (une grosse cloche de béton qui recouvre le réacteur). Le nuage radioactif est donc actuellement retenu mais la fusion fait monter la pression, ce qui menace de faire voler en éclat l’enceinte de confinement : ce serait alors un nouveau Tchernobyl.

Pour plus d’informations : http://observ.nucleaire.free.fr/falsification.htm

21 mars 2011 Posted by | ENERGIE, résilience, SANTE | , , , , | Un commentaire

Dette écologique et émissions de CO2 dans le monde


De Anne-Sophie • 26 février 2011 •

3 cartes pour y voir plus clair

Toute la difficulté des négociations internationales sur le climat repose en partie sur la façon dont on regarde l’impact de chaque pays sur le changement climatique mondial. Mais au-delà du climat se pose aussi la question de la raréfaction des ressources naturelles et de la capacité de chaque pays à assurer ses propres besoins. Autant de paramètres qui rendent difficile la compréhension globale du dérèglement planétaire. Heureusement, certaines cartes et infographies nous aident à mieux nous y retrouver.

L’impact de chaque pays sur le changement climatique

Le site internet Miller-McCune a réalisé une jolie infographie comparant les émissions totales de CO2 par pays avec les émissions de CO2 par habitant de chaque pays (cliquez sur l’image pour l’agrandir.)

Deux remarques peuvent être faites: afin que les niveaux de gaz à effet de serre se stabilisent, il est indispensable que les plus gros émetteurs de CO2 au monde (Chine, Etats-Unis, Inde, Japon, Tussie, Union Européenne) réduisent leurs émissions (cf. le pied gauche.) Mais il est évident que d’autres nations dont le taux d’émissions par tête est élevé doivent aussi apporter leur pierre à un édifice qui nous concerne tous (cf. empreinte de droite.) Intéressant de voir que Libye et Suède ont le même impact CO2 par habitant par exemple, ou de relativiser l’impact des chinois par rapport au Danemark… vous ne trouvez pas ?

La dette écologique: biocapacité – empreinte écologique < 0

Si on élargit le spectre d’analyse se pose la question de la dette écologique des pays (une notion plus souvent valorisée dans le monde anglo-saxon qu’en France, où les approches restent très CO2 centrées.)

L’humanité utilise actuellement l’équivalent d’une planète et demie pour répondre à nos besoins : dit plus simplement, cela signifie que la Planète a besoin de 17 mois pour régénérer ce que nous utilisons en un an (chiffres du Global Footprint Network 2010).

Pour calculer la dette écologique, on compare la biocapacité d’un pays (sa capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur) avec son empreinte écologique (mesure des surfaces biologiquement productives de terre et d´eau nécessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur).

Les deux cartes interactives ci-dessous peuvent vous aider à comprendre quelle est la situation de chaque pays dans le monde en terme de dette écologique.

La première a été  créée par ChartsBin. En cliquant ci-dessous, vous accéderez à une version interactive qui vous permet, en survolant chaque contrée avec votre souris, de voir quelle est la situation par ressource renouvelable.

Our Planet in Ecological Debt

La seconde a été réalisée par Jacob Houtman et présente les mêmes données avec un système de cercles. Vous pouvez sur celle-ci vous amuser à comparer les dettes de deux pays (cliquez sur la carte pour accéder à la version interactive.)

Alors, n’est-ce pas plus facile de comprendre certains enjeux de cette manière ?

++ A noter: le site GoodPlanet.info, en France, propose des cartes interactives fort bien réalisées pour comprendre l’évolution des différentes composantes environnementales dans le monde.

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source:www.ecoloinfo.com

28 février 2011 Posted by | ENERGIE, résilience | , , , , | Laisser un commentaire

In Transition


‘In Transition’ est le premier film sur le mouvement des territoires en transition fait par ceux qui en sont à l’ origine.

Le mouvement des territoires en transition est l’organisation  des communautés qui , dans le monde entier, se préparent au « pic oil », la fin du pétrole bon marché, et aux changements climatiques avec créativité, imagination et humour. Ces mouvements entreprennent de ré-organiser leurs communes et leurs économies locales. Ce film présente l’histoire de ces hommes et femmes qui préfigurent les organisations futures, dans lesquelles, les citoyens auront repris en main l’économie et la politique locale…

20 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, résilience, webTV | , , | Laisser un commentaire

économie naturelle et économie d’argent


Aristote montre avec Les économiques et l’Éthique à Nicomaque la différence fondamentale entre l’économique et la chrématistique.

La chrématistique (de khréma, la richesse, la possession) est l’art de s’enrichir, d’acquérir des richesses.

Selon Aristote, l’accumulation de la monnaie pour la monnaie est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s’y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l’accumulation de richesses. Le commerce substitue l’argent aux biens ; l’usure crée de l’argent à partir de l’argent ; le marchand ne produit rien : tous sont condamnables d’un point de vue philosophique. Bien qu’Aristote traite de la chrématistique comme ensemble de ruses et de stratégies d’acquisition des richesses pour permettre un accroissement du pouvoir politique, il la condamnera toujours en tant que tel.

Au contraire, l’agriculture et le « métier » permettant de fonder une économie naturelle où les échanges et la monnaie servent uniquement à satisfaire les besoins de chacun, ce qu’il valorise. Aristote garde toujours le souci d’agir conformément à la nature. Celle-ci fournit « la terre, la mer et le reste » : l’économique est ainsi l’art d’administrer, d’utiliser les ressources naturelles, totalement à l’opposé de l’art d’acquérir et de posséder. Y est incluse l’idée d’un rapport de réciprocité : Aristote ne sépare pas l’économique du social, établissant l’échange comme un « retour sur équivalence » ; on comprend donc qu’il condamne la chrématistique, qui substitue l’objet à la relation sociale puis l’argent à l’objet.

De fait, l’échange, basé sur la monnaie, est toujours envisagé chez Aristote comme permettant de renforcer le lien social : il établit son inexistence dans la tribu (où seul le troc existe) et son apparition avec la cité, c’est-à-dire la société.

Car s’il n’y avait pas d’échanges, il ne saurait y avoir de vie sociale ;
il n’y aurait pas davantage d’échange sans égalité,
ni d’égalité sans commune mesure.

Ainsi, l’apport d’Aristote est tout d’abord une distinction fondamentale qu’il établit entre économie naturelle (économique) et économie d’argent (chrématistique) ; de là une réflexion fine sur le rôle de l’échange dans le lien social. Un autre résultat original et remarquable des réflexions d’Aristote est la différenciation qu’il fait entre valeur subjective et valeur commerciale d’un bien, que l’on peut facilement rapprocher des notions de valeur d’usage et de valeur d’échange qui apparaîtront chez Adam Smith au XVIIIe siècle. On trouve ainsi dans l’éthique à Nicomaque des concepts comme les quatre causes (cause matérielle, cause formelle, cause efficiente, cause finale), qui sont, pour certaines de ces causes, des esquisses des notions de valeur d’échange et de valeur d’usage utilisées dans les théories économiques modernes.

source: wikipedia

15 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, résilience | , , , | Laisser un commentaire

Le prix du pétrole va flamber.


 

Qui a le pétrole?

« La consommation des grands pays émergents est en train d’exploser à cause de leur passage rapide à la civilisation de l’automobile. La part laissée aux pays autres dans ce marché qui se rétrécit va donc être de plus en plus restreinte. S’il n’y a pas une réduction volontaire et rapide de la consommation de pétrole des pays développés, son prix va flamber, et avec lui celui des autres énergies : »

Bernard Durand – 14 février 2011

Résumé : Parce que les actuels pays exportateurs de pétrole vont produire de moins en moins, mais aussi consommer une part de plus en plus grande de leur production, les quantités disponibles sur le marché international vont décroître plus vite que la production mondiale, malgré l’apparition de nouveaux pays exportateurs comme le Brésil ou le Kazaksthan.

La consommation des grands pays émergents, en particulier de la Chine et de l’Inde, est en train d’exploser à cause de leur passage rapide à la civilisation de l’automobile. La part laissée aux pays autres que la « Chindia » dans ce marché qui se rétrécit va donc être de plus en plus restreinte.

S’il n’y a pas une réduction volontaire, rapide et menée intelligemment de la consommation de pétrole des pays développés, son prix va flamber, et avec lui celui des autres énergies : le niveau de vie et la croissance de ces pays en seront très compromis.

Les pays européens sont beaucoup trop dépendants du pétrole et n’ont guère de ressources propres. Ils seraient bien inspirés de réduire dès maintenant et massivement cette dépendance. La feuille de route approximative est la suivante : une réduction de la consommation d’un tiers d’ici 15 ans, de 50 % d’ici 25 ans, et de 60 % d’ici 35 ans.

En Europe, les deux secteurs les plus consommateurs sont le résidentiel tertiaire, avec le chauffage (15%), et les transports, avec les carburants (65%). On décrit pour ces secteurs une association de mesures à court et à moyen terme, qui devraient permettre de tenir à peu près les premières étapes de cette feuille de route :
– Dans le secteur résidentiel-tertiaire, pour le moyen terme un programme massif d’isolation du bâti ancien, et pour le court terme un programme de relevage très rapide des chaudières à fuel par d’autres moyens de chauffage, utilisant les énergies renouvelables plutôt que le gaz. Car celui-ci sera en voie de raréfaction d’ici 20 à 30 ans, comme c’est le cas aujourd’hui du pétrole.
– Dans le secteur des transports, pour le moyen terme le passage progressif aux véhicules électriques et hybrides rechargeables, utilisant autant que possible une électricité décarbonée, accompagné d’une politique favorisant la réduction des distances parcourues, les transports en commun et les déplacements doux, et pour le court terme un programme massif de réduction de consommation des véhicules à moteur thermique, par l’accélération de la mise en œuvre des progrès technologiques déjà réalisés par les constructeurs, mais aussi en encourageant fortement un effort « citoyen » de réduction des vitesses, d’écoconduite et de choix de véhicules peu consommateurs.

Pour garantir ce court et ce moyen terme il reste cependant indispensable d’avoir l’adhésion des consommateurs, et que d’autres ensembles géopolitiques très gaspilleurs, en particulier l’Amérique du Nord et les pays du Moyen-Orient, fassent dans le même temps des efforts analogues. Le long terme restera malgré cela bien incertain.

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l’article intégral:sur reporterre.net

14 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

« La faim du pétrole »


Conférence gesticulée sur l’énergie  par Anthony Brault de la SCOP Le pavé

 

 

 

 

11 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, webTV | , , | Laisser un commentaire

L’ère de l’après-pétrole


Documentaire de la chaîne parlementaire :

L’ère de l’après-pétrole (2009) :

11 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, webTV | , | Laisser un commentaire

habitat en terre crue


Depuis onze millénaires, l’humanité fait preuve d’une étonnante capacité à bâtir en terre crue, depuis les simples habitations jusqu’aux palais et aux villes entières. Aujourd’hui, dans des contextes et des territoires très variés, ce matériau de construction reste toujours le plus utilisé puisqu’un tiers de la population mondiale vit dans un habitat en pisé, briques d’adobe, torchis, bauge ou blocs comprimés. Modestes ou monumentales, ces architectures sont présentes dans 190 pays : elles témoignent d’une qualité de vie au quotidien et d’innovations techniques qui mêlent étroitement savoir-faire et audace, art et virtuosité. Alors que ces constructions sont régulièrement découvertes ou redécouvertes par les professionnels et le grand public, certains les refusent, les détruisent, voire les interdisent au nom de nouvelles normes de construction pour l’habitat d’aujourd’hui et de demain. Il existe pourtant de multiples réalisations architecturales contemporaines en terre, généralement bâties de façon solidaire, qui sont exemplaires, innovantes et belles. Bien qu’elles répondent complètement à ce que nous souhaitons pour notre temps et pour les générations futures, elles sont aujourd’hui souvent négligées, dévalorisées ou ignorées.

10 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, LOGEMENT, résilience, webTV | , , , | Un commentaire

Vers un municipalisme libertaire


Murray Bookchin

 

« Une société écologique suppose la fin de la hiérarchie et de la domination sur toutes ses formes. » Murray Bookchin

Contribution de la CEN aux journées de Mars du MOC

Nos sociétés «développées » fonctionnent sur deux mythes qui s’essoufflent et sont au bord de l’asphyxie : celui du progrès industriel, né avec la machine à vapeur au milieu du XVIII siècle, dont l’extension était sensée capable de résoudre tous les maux de nos sociétés (énergie, chômage, besoins…), et celui de la démocratie représentative, né avec la révolution française, et continuant à cultiver l’illusion du  « pouvoir du peuple ». Pourtant, force est de constater que de plus en plus de science cohabite avec l’absence majeure de solutions aux maux de notre temps (fin des énergies, des métaux, pollutions diverses, réchauffement, catastrophes « naturelles »…), de même que la démocratie représentative installée et vénérée ne représente plus que l’impuissance du citoyen au quotidien et l’impuissance des états élus face aux forces des « marchés ». De ces deux constats, l’histoire nous invite à inventer, voire réinventer d’autres  solutions, si l’on veut que l’homme puisse continuer à habiter cette planète.

1 – LE PROGRÈS, UN PREMIER MYTHE QUI S’EFFONDRE

Face aux problèmes sociaux majeurs auxquels les sociétés techniques sont confrontées (environnement, chômage, pollution, délinquance…) les sociétés techniques répondent toujours par « plus de la même chose », dans une fuite sans fin et dans un productivisme effréné, comme si tout problème social de quelque nature que ce soit avait une solution mécanique, évitant aux hommes de se poser la question du « pourquoi ?».

Mais, d’une part, toute « avancée » technique recèle au moins une face cachée, à savoir : les nano-technologies présentées comme pouvant guérir, ont pour corrolaire les puces que chaque individu portera sous la peau demain « pour sa santé », comme on nous invite à le faire pour tous les animaux aujourd’hui. Le téléphone portable, concentré d’intelligence et de technologie, provoque des lésions au cerveau, et on l’interdit dans l’enceinte les écoles. Le plastique allège le poids des bouteilles, mais il diffuse des substances cancérigènes et on le retouve au milieu de l’océan pacifique, dans le ventre des poissons.  Les effets secondaires, cachés, dissimulés, provoquent de nouveaux problèmes, dont on attend de nouveau une solution technique dans une spirale sans fin. Mais il y a pire. Le gigantisme de certaines technologies (nucléaire, grande distribution, avions…), oblige, dans le même temps à mettre en place un contrôle total des individus : fichage, caméras de surveillance, contrôles quotidiens, pour le bien être des citoyens bien évidemment, qui peu à peu s’habitue à vivre dans un environnement de plus en plus totalitaire. L’URSS n’était qu’en avance d’une génération  dans cette compétition là.

D’autre part, le « progrès » est d’abord et avant tout dans la recherche des profits qu’il peut occasionner. Le progrès chimique est privilégié au progrès biologique dans l’agriculture, au détriment des sols et de la terre nourricière, parce qu’il est plus facile de vendre des pesticides que de cultiver des coccinelles. L’efficience énergétique qui permet d’aller dans le sens de la conscience écologique sociale (ex : les voitures consomment moins), permet également d’en mettre deux fois plus sur le marché, selon le « paradoxe de Jevons » constaté aux XIX siècle.

Enfin, on ignore, tout au long de la chaîne de production, qui s’est internationalisée, toutes les souffrances occasionnées : la misère dans les pays où l’on extrait les métaux, la corruption des dirigeants, les guerres occasionnées (Afghanistan pour le gaz, Irak pour le pétrole, demain les guerres pour l’eau).

Le progrès technique, synonyme de mieux vivre pour quelques uns, est un  gouffre de misère, d’exploitation et de souffrance pour la plupart. Notre mode de vie repose sur un capital non renouvelable et bientôt dilapidé, et la croissance sans fin scie la branche de la vie sur laquelle nous sommes assis : augmentation de l’effet de serre, dérèglementation du climat qui provoque de plus en plus de catastrophes, disparition des espèces, tonnes de déchets, pollutions gigantesques, marées noires…L’empreinte écologique, nouvel indice de mesure de notre rapacité sur terre, nous indique que si tous vivaient comme nous, la disparition serait pour bientôt. Pourtant, gauche comme droite nous invitent toujours à communier dans ce mythe, comme dans celui de la « démocratie ».

2 – LA DEMOCRATIE REPRESENTATIVE, UN SECOND MYTHE QUI S’EFFONDRE

Car, quand on parle de démocratie, il n’en est qu’une invoquée, la représentative, celle qui nous invite à élire nos représentants. Mais le non français au traité de constitution européenne a obligé le gouvernement à passer outre le vote du peuple et à faire voter par le parlement un ersatz reprenant les principales dispositions de celui-ci. Droite et gauche l’ont voté, montrant par là-même les limites de la démocratie représentative, dès lors qu’une caste d’élus (terminologie empruntée au religieux) s’arroge le droit de dire le droit au nom du peuple. L’impuissance du citoyen face au délire technologique se double de son impuissance caractérisée dans le champ démocratique. Il a le droit de vote tous les cinq ans pour telle ou telle élection, à la condition  expresse, maintenant, que son vote corresponde à ce qu’on attend de lui. Si tel n’est pas le cas, alors on passe en force, ou on le fait revoter pour qu’il vote dans le bon sens, après lui avoir donné quelques hochets supplémentaires. Le vote n’est plus l’expression du peuple mais la soumission du peuple au bon vouloir des élites. C’est un vote bureaucratique.

Le pouvoir technologique, à son tour, présente un inconvénient majeur pour la démocratie : celui qui fait que le technicien, l’ingénieur, le banquier, possède le pouvoir bien avant le politique. Les récents évènements en sont une démonstration flagrante : soumission totale des états aux diktats des marchés, c’est à dire des investisseurs, c’est à dire des multinationales, c’est à dire des floppées de mathématiciens qui mettent à jour des « produits financiers » nouveaux dans la guerre sans merci qu’ils se livrent, à tel point qu’ils sont capables de mettre sur la paille des milliers de personnes (des centaines de milliers de gens ont perdu leur maison, récupérées par les banques, dans la faillite des « subprimes » aux USA, sans révolte aucune), et qu’ils s’attaquent maintenant aux états, l’Islande dans un premier temps, puis la Grèce aujourd’hui, et demain le Portugal et l’Espagne en ligne de mire. Et les états, c’est à dire la démocratie représentée, assistent impuissants au démantèlement de leur socle social, quand ils ne se mettent pas à aller dans le sens que les marchés attendent d’eux, preuve supplémentaire que l’état n’est que l’agent principal du capital, dont il se sert quand il en a besoin, et dont il se passe quand il n’en a plus besoin.

La liste est longue des atteintes à la démocratie réelle, perpétrée par la démocratie représentative : élections à plusieurs niveaux (sénat, communautés de communes), impuissance du parlement face à l’exécutif, qui produit de nos jours la majorité des lois, plus celles de la commission européenne, non élue elle. A quoi on peut ajouter le financement occulte des partis, les collusions avérées entre grandes entreprises et élus, etc. Tout ceci sous le discours généreux du « pouvoir du peuple » et du « devoir du citoyen ». Pouvoir de se passer les menottes, et devoir de se taire sont plus proches de la réalité. Le citoyen vote tous les 5 ans, les marchés tous les jours. Tout ceci inclut la relativisation de notre démocratie représentative, seulement « interne », parce que l’agrément apporté à quelques uns au long des siècles et des luttes s’est toujours accompagné de l’exploitation vile des autres pays et des autres cultures, et que cela continue sous des dehors beaucoup plus difficiles à discerner : ce sont bien des démocraties élues qui continuent le massacre des indiens commencé par les rois il y a cinq siècles, qui ont continué et augmenté le commerce du « bois d’ébène », qui nous ont donné deux guerres mondiales, et qui s’arrogent le droit d’attaquer d’autres pays pour des raisons économiques et sous des prétextes fallacieux !

3 – EBAUCHES DE SOLUTIONS

31 – Refonder les valeurs

L’écologie sociale  cherche à faire du sens. Faire du sens, c’est faire que les hommes vivent en actes, dans les valeurs auxquels ils adhèrent, la liberté, la solidarité, les droits de l’homme, leur action sur le monde, et s’en servent de levier afin de transformer, dans une éthique de respect des hommes et des cultures, de ce qui existe et vit, à la fois leur propre rapport au monde, et ce qu’il y a d’intolérable dans leur propre culture. Le sens avant le politique, le politique avant le pouvoir, le pouvoir avant le technique. C’est exactement l’inverse de ce que nous vivons actuellement, où les politiques se sont placés sous l’égide des techniques, en ayant perdu le pouvoir et le sens. Au schéma « technique-pouvoir-politique-perte de sens », il convient de substituer le schéma « sens-politique-pouvoir-technique ». Ce faisant, c’est un renversement total de notre façon d’être et de penser le monde qu’il nous faut opérer.

Mais s’emparer de ce qui nous regarde nous oblige à mettre en avant relativité, incertitude, probabilité. Le regard que nous portons sur le monde n’est que le notre, et nous savons qu’il est partiel, partial, orienté, fragmentaire. Pour avancer, nous ne pouvons que le mesurer à d’autres, à ceux qui vivent différemment l’appréhension du temps, à ceux qui pensent que l’asservissement à la technique n’est pas fatal, que l’aménagement de l’ordre n’est pas immuable, que progrès, retard, modernité ne sont que des données relatives. L’écologie sociale, émergence d’une nouvelle pensée au sein du vivant, est  la naissance de la conscience que l’homme est une partie du tout, dernier maillon le plus complexe d’une chaîne évolutive que les hasards ont conduit à le faire s’interroger sur sa condition. Cette conscience est née des différents rapports au monde selon les différents lieux d’existence, et les cultures de ces différents rapports. Ce n’est pas le retour à la nature qui est programmé, c’est le retour de la nature dans notre réflexion sur l’homme.

De tous temps l’homme est écologique et il le sait. Vivant d’abord dans une dépendance totale à l’égard de la nature, son expérience et son observation lui font lire celle-ci de plus en plus efficacement. Mais cette conscience d’appartenir à un tout s’estompe en même temps que le progrès technique lui apprend à dépendre de moins en moins de cette nature, distanciation du sujet à l’objet. Cet affranchissement des conditions de sa survie immédiate l’amène à en ignorer totalement les conditions de sa dépendance. La nature étant croit-il domptée, sa domesticité ne lui pose plus de problème. L’écologie sociale est le retour conscient entre ce sujet et cet objet, la partie et le tout, dans une interdépendance conflictuelle sur le long terme, avec les connaissances spécifiques que l’homme a accumulées dans sa distanciation.

L’écologie sociale met le doigt sur l’incapacité actuelle des sociétés technologiques à remettre en cause leurs fondements idéologiques. La pensée dominante du salut par la croissance est une pensée rassurante, quand bien même on peut constater quotidiennement ses déboires. Mais elle provoque toujours, cependant, le sentiment que demain sera mieux qu’aujourd’hui, continuation de son propre imaginaire dans un monde qu’elle détruit pourtant. La pensée écologique, au contraire est une pensée dérangeante. Elle provoque la remise en cause d’un mode de production chez les personnes qui en vivent, elle provoque la mise en garde du lendemain par l’intermédiaire de catastrophes qu’on prépare, la peur du chaos.

Que la naissance politique des mouvements écologiques concorde historiquement avec la fin des idéologies de gauche et leur asservissement à la pensée unique du marché n’est pas le fait du hasard, mais bien la nécessité de dépassement d’un mythe séculaire qui à échoué. L’écologie sociale n’est pas la gauche, n’est pas à gauche, en ce sens qu’elle dépasse la gauche de multiples façons: en plongeant ses racines plus profond (instauration du rapport homme-nature), pour monter sa tête plus haut (refus de la violence comme principe fondateur d’une humanité nouvelle). C’est en effet la gauche et son paradigme (pour simplifier, la lutte des classes) qui est « mathématiquement » sous ensemble du « paradigme écologique » et non l’inverse. Pourquoi ? Parce que l’écologie pose plus de questions, élargit le champ conceptuel, le champ de la pensée, tout en apportant des réponses différentes et nouvelles, projetant ainsi l’homme dans une autre sphère de compréhension et d’interprétation du monde. Donc, toute politique qui tendrait à faire de l’écologie une nouvelle composante de la gauche ne pourrait être que réductrice de ce qu’elle est. Dépasser ne veut pourtant pas dire nier. Si l’écologie sociale transcende les clivages historiques de droite et de gauche, elle ne les fait pas disparaître. Droite et gauche ont inventé la démocratie telle que nous la connaissons, républicaine et inachevée. Elles ont fait progresser la connaissance, y compris au prix des pires mutilations culturelles. Mais la complexité du monde moderne ne se résoudra pas dans l’affrontement de deux classes qui s’affrontent, même si cet affrontement constitue toujours une donnée fondamentale de compréhension. Mais tout comme l’idéologie du marché n’est porteuse d’un quelconque avenir vivable pour la multitude, celle de la gauche a aussi vécu en tant qu’utopie, en tant que solution globale aux problèmes de notre temps. Ce n’est pas aux mouvements écologiques d’aller à la gauche, c’est à la gauche d’aller à l’écologie, et, à sa suite, à la société toute entière. Il n’y a pas d’autre alternative, sous peine d’implosion généralisée, sociale, économique, écologique, sous peine de guerres multiples.

Qu’est-ce qui différencie l’écologie sociale de la pensée politique actuelle et donc aussi de la gauche, et quelles sont donc les valeurs véhiculées ? Il y en a de multiples, et l’on ne peut qu’être étonnés, parfois, de leur relation au naturalisme qu’elles pourfendent souvent :  ainsi la notion de non-violence éminemment culturelle, opposée à la notion de défense de territoire, de la pensée unique,  éminemment naturaliste, elle ! A laquelle nous ajouterons les notions de coopération, (culturelle, sociale, économique, éminemment humaines) opposées aux notions de compétition (économique, sociale, individuelle, éminemment naturelles encore, et darwinistes même!). Ensuite, celle d’éthique, de respect, de défense (de l’autre, des cultures, des minorités, des faibles, éminemment construites), face aux notions de domination et de rapports de forces (éminemment proches de la prédation animale !). Ensuite, nous opposons  au néo-libéralisme, au laisser-faire, à la fable du renard libre dans le poulailler libre, la notion d’éco-developpement, de nouveau rapport entre l’homme et la nature à élaborer, qui fait appel à des critères absents de nos sociétés actuelles, et qui intègre les notions de long terme (cycles biologiques, climatiques, droit des générations futures) face à celle de court terme (le marché, l’élection prochaine, « après nous le déluge »). Celles encore de ressources limitées face à l’expansionnisme sans freins, de décroissance face à la croissance. Ensuite, la nécessaire introduction du vivant dans notre réflexion sur l’homme, face à son déni dans la pensée unique (la machine, rien que la machine, et peu importe les forêts brûlées, la disparition de la biodiversité, les cycles naturels…). Enfin, la réintroduction de la rareté, non pas au sens économique et libéral (tout ce qui est rare est cher, donc recherché), mais dans le sens de bien commun (tout ce qui est rare doit être préservé : eau pure, air, paysages, pétrole…). Ceci inclut dans notre nouvelle façon de fonctionner le primat de l’être sur l’avoir, du développement politique, au sens éthymologique, sur l’économique, de l’émancipation sur la docilisation, de l’égalité sur la hiérarchie. Cela inclut encore la nécessaire notion de solidarité planétaire, tout d’abord parce que d’une certaine façon, face aux problèmes écologiques majeurs, nous n’avons pas le choix, et qu’étant donné ce facteur, nous avons dès lors le choix : soit de coopérer à grande échelle, soit de nous détruire mutuellement. Globalement, on pourrait dire qu »au « tout est possible » proné par les « forces de progrès », on pourrait substituer le « tout n’est pas permis » de « l’écologie politique ». Au réformisme aujourd’hui sans espoir du système libéral prôné par la droite productiviste et par la gauche sociale-démocrate, nous en appelons à une véritable révolution des valeurs, des comportements et des mentalités, projet sous-tendu par la mise sur pied du paradigme de l’écologie sociale, dont les deux principaux vecteurs sont démocratie territoriale directe et démocratie écologique.

32 – Démocratie territoriale directe

L’objet est la refondation de la démocratie, qui, au moment où les problèmes sont mondiaux, ne doit plus être cantonnée entre les mains de quelques uns mais de tous. Quand les démocraties représentatives font la preuve de leur impuissance face aux multinationales, quand les partis font la preuve de leur impuissance au quotidien, il importe de trouver les moyens de rendre l’homme, c’est à dire tous les hommes, responsables. Ceci ne peut se faire que par une descente du pouvoir institutionnel au niveau du citoyen. L’histoire est riche de démocraties territoriales, à des degrés divers. Grèce antique, révolution française, cités-républiques italiennes, commune de Paris, communautés anarchistes espagnoles…A la confiscation des pouvoirs locaux par le pouvoir central doit répondre la mise sur pied de pouvoirs locaux face au pouvoir central. Il nous faut recréer des communes politiques où le pouvoir est exercé par le citoyen dans des assemblées démocratiques, des communes autogérées où la culture politique s’enracine dans la vie quotidienne spécifique, une politique organique où les individus, au quotidien, pensent, réfléchissent, organisent, créent, structurent leur propre environnement et leur rapport aux autres. Une politique locale où tous les grands problèmes internationaux sont évoqués, débattus, où l’écologie du quotidien est déterminée par les personnes, où les principaux problèmes non résolus par des décennies de pouvoir central restent en l’état : mal logement, restaus du coeur, énergie, industrie locale…A un processus occasionnel (campagne électorale, vote) doit se substituer un processus permanent de saisissement par les personnes de leurs propres problèmes : travail, emploi, garde des enfants, nourriture, transport, et des moyens d’y répondre, mais aussi fête de quartier, type d’école, jardins partagés… Seules de petites entités comme les communes sont à même d’y pourvoir. Aussi proposons nous de regrouper, sur tout le territoire, les communes trop petites jusqu’à en faire de entités de quatre ou cinq mille personnes, de la même façon que nous proposons  de scinder les grandes métropoles en petites entités de même taille. Il va de soi qu’un tel processus est tendanciel et doit tenir compte de la géographie, des habitudes, des bassins d’emploi, des traditions…Cela veut dire aussi doter ces entités de tous les pouvoirs administratifs actuellement dévolus aux diverses autres instances (région, département, communautés), mais aussi des pouvoirs régaliens (justice, police), cela veut dire les doter de budgets conséquents pratiquement identiques en tous points du territoire. Comment cela se peut-il est la première question mise au débat.

33 – Ecologie sociale

En outre, au primat de l’économique qui régit actuellement toutes les relations sociales doit se substituer le primat de l’écologie, entendu au sens large. A partir du moment où la commune pose comme principe qu’elle débat de tout, la nécessaire transformation économique dans un sens de moindre prédation, de diminution de l’empreinte écologique, doit primer sur tout. Cela veut dire l’intervention dans toute entité économique constituée qui ne respecte pas les normes et règlements édictés (pollution et droit du travail), cela veut dire la constitution de coopératives municipales qui seront des leviers d’intervention de la politique municipale, cela veut dire la constitution de banques municipales, de monnaies locales, autres moyens d’appliquer la politique locale. Cela veut dire aussi que des métiers complètement à l’abandon à l’heure actuelle retrouveront une pérennité essentielle (paysan), tandis que d’autres péricliteront inévitablement (publicitaire) devant la mise sur pied de politiques essentielles. Cela veut dire que des secteurs aujourd’hui complètement abandonnés (chaussure, textile…) pourront renaître à part entière du moment que les citoyens, conscients et des dégats environnementaux, et des dégats sociaux occasionnés par le libre échange, recommenceront à se nourrir, à se vétir, à se chausser localement. Cela veut dire passer de l’organisation verticale de la société (hiérarchie de l’administration et des partis) à une organisation horizontale de commissions et d’assemblées régulières, autonome (autos-nomos, qui se donne ses propres lois). Cela veut dire remettre l’économie à sa place, juste aux côtés des autres approches : sociale, écologique, politique, ethnologique, philosophique, artistique…

La décolonisation de l’imaginaire, au moment où le consumérisme, vilipendé depuis 68, constitue néanmoins le quotidien intégral, donc la bataille d’idées, au sens gramscien, est sans doute le premier chantier auquel se confronter. La NEP, nouvelle éducation populaire (donc pas celle, ministérielle, de la jeunesse et des sports), et les mouvements divers de la décroissance, sont sans doute les fers de lances de cette nouvelle pensée qui remet l’homme au centre en lieu et place de  l’économique, depuis la démission radicale des écologistes ralliés au capitalisme vert. Le vivre ensemble, le politique, c’est à dire la démocratie au quotidien, tel est selon nous le sujet principal auquel s’attaquer en premier lieu. L’indignation ne suffit pas, elle n’est que le premier pas. Les tunisiens nous montrent que les fers sont dans nos têtes, dans notre soumission quotidienne. Faisons les sauter, et le monde sera à nous.

5 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, Notre démocratie, résilience | , , , , , , | 13 commentaires

Le pétrole français: danger des schistes bitumineux.


Les schistes bitumineux, ou Shale oil en anglais (à ne pas confondre avec les Oil shale alias le kérogène contenu dans la roche même), sont contenus dans des couches épaisses d’argile dans lesquelles des intercalations fines contiennent du sable qui enferme du pétrole dans ses pores. Les conditions d’écoulement sont très difficiles car la perméabilité est très faible.

Aujourd’hui, c’est cette substance sur laquelle les énergéticiens parient : cette substance, il faut aller la chercher à 2500 m de profondeur en fissurant la roche dans laquelle elle est emprisonnée, ceci en injectant de l’eau à très haute pression et des produits chimiques.

© Greenpeace / Oliver Strewe 

L’extraction et la production d’un tel pétrole nécessite des quantités faramineuses d’énergie, d’immenses infrastructures et génère énormément d’émissions de gaz à effet de serre, le tout à l’image de la désastreuse exploitation des sables bitumineux par exemple au Canada. Sans parler des risques de pollutions des nappes phréatiques…

Aberration énergétique, climatique et environnementale, les schistes bitumineux, avec les sables bitumineux, sont les pétroles le plus chers, les plus sales, les plus polluants qui soient.

L’exploitation de ces schistes bitumineux est extrêmement coûteuse. Mais les pétroliers, opérateurs ou prospecteurs parient sur un prix du baril toujours plus élevé pour rentabiliser leurs investissements.

La France au cœur de cette course effrénée aux schistes

La France est fortement concernée par ces projets : des schistes bitumineux sont notamment présents en Ile de France, en Picardie et en Champagne-Ardenne. En décembre 2010, les réserves étaient évaluées, par le ministère de l’énergie (désormais de retour dans le giron de Bercy et donc des finances), à près de 65 milliards de barils.

Si le gouvernement français donne son feu vert à toutes les demandes de permis d’exploration en cours à ce jour, ce sont plus de 65 000 km² qui pourraient faire l’objet de prospections, de schistes bitumineux et de gaz de schistes.

Les schistes superstars : outre les schistes bitumineux, des projets d’exploitation de gaz de schistes sont en cours. Les gaz de schiste sont au gaz ce que les sables et schistes bitumineux sont au pétrole. Ainsi pour extraire le gaz de la roche, de grandes quantités d’eau, de composants chimiques et de sable, doivent être injectées pour disloquer la roche et libérer ainsi le gaz. C’est la « fracturation hydraulique ». En cas de fuite, ces produits chimiques peuvent s’infiltrer, notamment dans les nappes phréatiques souterraines.

En France, on trouve des gaz de schistes notamment dans le sud-est de la France, où ceux-ci forment un grand V de Mende à Valence en passant par Montpellier. En décembre 2010, les réserves étaient évaluées, par le ministère de l’énergie, à près de 2000 milliards de m3.
Des permis ont été attribués à l’Américain Schuepbach Energy pour le permis de Nant (Hérault, Aveyron, Gard) et à Total pour celui de Montélimar (Drôme).

voir l’enquête du site Owni sur le sujet.

Parmi les acteurs des schistes bitumineux on trouve Vermilion, une entreprise canadienne déjà présente pour l’extraction de pétrole conventionnel dans le Bassin parisien, premier producteur de pétrole en France. On trouve également Toreador Resources Corporation et Hess Oil France. Le vice-président de Toréador n’est autre que Julien Balkany, le demi-frère de Patrick Balkany, député maire de Levallois-Perret. Toréador extrait déjà du pétrole conventionnel dans le bassin parisien.

Voir la Revue du Web du pétrole du 7 janvier

Pour quoi cette quête absurde de l’or noir ?

Les pétroles conventionnels –facilement exploitables- se raréfient et les compagnies pétrolières se positionnent sur les projets les plus fous pour s’assurer de garder leur part du gâteau. Ils maintiennent la planète sous haute dépendance en prolongeant notre addiction avec un pétrole plus cher, plus polluant, plus risqué : sables bitumineux, offshore profond, schistes bitumineux : des projets de prospection, voire d’exploitation sont en cours un peu partout dans le monde.

Les gouvernements du monde entier sont aujourd’hui à la croisée des chemins : ils doivent choisir entre la recherche de pétrole à tout prix, symbole d’une véritable fuite en avant, et le développement massif des économies d’énergie et des filières renouvelables.

Les meilleurs investissements en termes de sécurité énergétique sont ceux qui réduisent la demande et la dépendance au pétrole. Il est du devoir des États de s’atteler à cette tâche titanesque qui est de penser et d’organiser dès aujourd’hui notre nécessaire sortie du pétrole.

source:greenpeace

23 janvier 2011 Posted by | DECROISSANCE, résilience | , , , , , | 3 commentaires

La lettre de nouvelles de l’association S!lence



Février en transition !

Organisons, organisez une soirée sur la transition au mois de février 2011 en lien avec Silence.

Le mouvement des villes et des territoires en transition vers l’après-pétrole, d’origine anglo-saxonne, est en train de se répandre comme une traînée de poudre en France. Pas une semaine sans que nous apprenions la naissance d’un nouveau groupe de transition.

Couverture du Manuel de Transistion - Rob HopkinsSilence a co-publié cet automne le Manuel de transition de la dépendance au pétrole à la résilience locale de Rob Hopkins qui connaît un succès important.
Alors que se précisent le pic de production pétrolière et le réchauffement climatique, ce livre explique les étapes à suivre pour faire passer les idées, mettre en place des groupes d’actions autour d e la question de la résilience locale.
Vous trouverez le dossier de presse qui en présente le contenu en cliquant sur le lien.

Déjà trois dossiers récents de la revue ont été consacrés à ce thème, et le récit de la première expérience française de transition sera au menu de Silence de janvier 2011.

Aussi Silence lance, au mois de février 2011, une série de rencontres autour de la transition.

Quatre groupes locaux ou partenaires de Silence organisent une soirée :

  • Seine-et-Marne : le dimanche 6 février à 14h30, au foyer des Anciens Justes à Tournan-en-Brie, avec Marianne Grange, présidente de l’association Sucy en transition, 2° initiative française de transition.
  • Lot-et-Garonne : le lundi 7 février
  • Ariège : le vendredi 11 février
  • Besançon : le jeudi 17 février (sous réserve)

La plupart des lieux et intervenant-e-s sont encore à confirmer. Plus d’informations dans le Silence de février.

Ces soirées seront l’occasion d’une projection du film « In transition 1.0″ et d’un débat avec des acteurs de la transition.

Rejoignez-nous, participez-vous aussi à ce mois de la transition et plus généralement à ce mouvement !

Et pourquoi ne pas en profiter pour créer un groupe local de Silence ?

Contactez-nous pour l’organisation et l’annonce de votre soirée sur la transition dans votre région, pour l’envoi du film et la commande du Manuel de transition !

Pour faire paraître l’annonce de votre soirée dans les pages de Silence, il est indispensable de nous fournir tous les renseignements d’ici le mercredi 5 janvier 2011 à midi.


20 décembre 2010 Posted by | DECROISSANCE, résilience | | Laisser un commentaire

communiqué de l’association antinucléaire Tchernoblaye


Éolien : l’Espagne bat des records
… et l’Aquitaine reste à zéro !

L’association antinucléaire Tchernoblaye se félicite des performances exceptionnelles des éoliennes en Espagne qui, le week-end dernier, ont dépassé par moment 50% de la production nationale d’électricité. Tchernoblaye fustige d’autant plus la dramatique faiblesse de la Région Aquitaine, une des dernières en France à afficher… zéro éolienne !

Les performances de l’Espagne sont en augmentation continuelle et la question de l’intermittence de la production éolienne est en passe d’être réglée : dans les périodes de fort vent, une partie de l’électricité sert à « turbiner » de l’eau dans des bassins de retenue en altitude, qui permettent une production électrique lorsque le vent ne souffle pas.

Pendant que l’Espagne prouve qu’il est possible de produire une électricité propre, permettant à la fois de lutter contre le changement climatique et de se passer du nucléaire (le gouvernement Zapatero a décider de fermer les centrales nucléaires espagnoles l’une après l’autre et de ne pas en construire de nouvelles), la région Aquitaine, pourtant aux premières loges pour s’inspirer des performances espagnoles, présente toujours une production éolienne égale à zéro.

Il apparaît clairement que M Rousset préfère soutenir le lobby nucléaire (avec le laser mégajoule, dont le but est de mettre au point une nouvelle génération de bombes atomiques) et le lobby routier (avec le construction insensée de l’autoroute Langon-Pau) et se contente de belle paroles concernant les énergies renouvelables.

Il faut d’ailleurs noter que le soutien de M Rousset aux industriels de la voiture électrique se fait sans programme associé de développement des énergies renouvelables, ce qui signifie clairement que, pour M Rousset, les batteries des voitures électriques doivent être rechargées avec l’électricité nucléaire, une des plus polluantes qui soit.

15 décembre 2010 Posted by | ENERGIE, résilience | , | Laisser un commentaire

Dernières nouvelles du pic pétrolier


By pierre, de transition France

L’Agence Internationale de l’Energie, un organisme de l’OCDE basé à Paris, vient de publier son rapport annuel « Perspectives énergétiques mondiales 2010″ (Résumé en français téléchargeable sur le site de l’agence : ici). 

Dans ce rapport, l’Agence utilise pour la première fois l’expression « pic pétrolier » et annonce que le pic de production du pétrole conventionnel est passé en 2006.

Son scénario de l’évolution énergétique mondiale est résumé dans le graphique suivant :

L’ Agence prévoit un pic de production tous pétroles confondus (incluant le gaz naturel liquéfié) en 2035.  La croissance de la production montrée sur le graphique  correspond a un rythme de croissance annuelle de 1,5 % en moyenne. Or, le rythme de croissance de la demande est actuellement plus proche de 2,5 %, tiré par la Chine et l’Inde. L’AIE espère que le développement des énergies renouvelable et du nucléaire ainsi que l’amélioration des performances énergétiques de ces pays permettront de fournir la différence de 1 %. Mais l’Agence souligne que ce développement est à l’heure actuelle beaucoup trop lent.
La production maximale atteinte en 2035 est de 99 millions de barils par jours (mb/d), soit une baisse par rapport a l’estimation de 2005 (120 mb/d) et celle de 2009 (105 mb/d). De fait, l’Agence n’a cessé de revoir ses estimations a la baisse.

En analysant de plus près le graphique on constate :

– la baisse très rapide de la production de pétrole conventionnel après 2010 ( 4 à 6 % par an) ;

–  une compensation partielle de cette baisse par la mise en exploitation de gisements connus mais non encore exploités (en gris) ;

– une augmentation de la production de gaz naturel liquéfies (en violet) ;

– une augmentation de la production de pétroles non conventionnels (en jaune) : sables et schistes bitumineux, pétrole lourd du Venezuela, pétroles profonds sous la mer. Une remarque important s’impose : bien que les réserves de pétroles non conventionnels soient plusieurs fois plus élevées que celles de pétrole conventionnelle, la production reste remarquablement modeste. Pourquoi ? Parce que ce sont des pétroles très complexes et très coûteux à extraire, avec un retour sur investissement plus faible, et des émissions de CO2 très élevées à la production. Le rythme technique d’extraction est donc inférieur à celui du pétrole conventionnel.

– enfin, la bande bleu clair correspond à des gisements de pétrole non encore découverts. On ignore donc complètement à ce jour si la production pourra atteindre les niveaux espérés sur le graphique, car le rythme des découvertes de pétrole a tellement baissé depuis la fin des années 70 que les ingénieurs ne voient pas bien par quel miracle les découvertes actuelles suffiront à remplir la bande bleu clair.

Pour finir, l’AIE précise que ce scénario pourra marcher s’il n’y a pas d’ici 2035 de crise économique ou financière qui ralentira les investissement pétroliers, et si la situation politique dans plusieurs pays, notamment l’Irak, se stabilisera afin que ces pays puissent produire à plein rendement.

La somme des conditions optimistes pour arriver à équilibrer ce scénario le rend très incertain. Dans tous les cas, il signifie une énergie et des carburants beaucoup plus chers. Dans son langage diplomatique, l’Agence nous fait comprendre que la fête est finie.

14 décembre 2010 Posted by | DECROISSANCE, résilience, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

   

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