Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

Réussir ses semis comme un pro (pdf)


E-Book « Réussis ses semis comme un pro ! » – Editions : De Vecchi

semons !

semons !

Tous les jardiniers, aguerris ou amateurs, le disent : faire ses propres semis procure une satisfaction intense, mais c’est un art délicat.
Aldo Colombo, horticulteur passionné, vous guidera dans l’apprentissage, si technique, de l’ensemencement.
Il procède, étape par étape : comment choisir les graines, quand et comment opérer, quelle partie de la plante prélever, quel mélange terreux préparer pour l’enracinement, quels soins apporter aux semis…
Et, parce que faire des semis c’est aussi connaître les plantes et leur classification et choisir parmi les différentes techniques de multiplication, l’auteur aborde ces points incontournables de façon claire et pédagogique.
Pratique et technique, ce manuel, qui vous apprendra les termes spécifiques, vous accompagnera tout au long de cette phase si réjouissante du jardinage où l’on observe s’épanouir jour après jour le fruit de son travail.

Réussir_ses_Semis_Comme_Un_Pro.pdf

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Articles liés:

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-Le Manuel des jardiniers sans moyens

-Produire ses propres semences

-Introduction à la permaculture pour les agriculteurs

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-Le compost des templiers

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19 avril 2015 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ebook | , , | 10 commentaires

#ZAd d’Agen c’est parti !


#ZAd d’Agen c’est parti !

Suite à l’appel d’un paysan d’Agen pour empêcher la destruction de 600 hectares de terres agricoles

Joseph Bonotto et Jean-Christophe Robert
décembre 2014
Près d’Agen, la municipalité de Sainte-Colombe-en-Bruilhois veut créer une nouvelle zone d’activité économique en bordure de la Garonne. Un bétonnage insensé qui détruirait 600 hectares de terres agricoles. Un paysan, qui risque d’être exproprié, appelle à la création d’une ZAD sur son terrain le 13 décembre, pour résister à ce projet.
Lot en Action

Lot en Action


« Bonsoir la famille ça y c’est parti. Nous sommes là déterminés. Nous avançons dans notre occupation. Un premier tipi monté, des réunions, la presse s’est fendue d’un déplacement. Il fait froid mais il ne pleut pas c’est déjà ça. J’ai les pieds au chaud grâce à ma bouillotte ça fait du bien. Je vous poste des photos demain, là c’est dodo pour moi. Free hugs à vous ZAD PARTOUT! ! »

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La municipalité de Sainte-Colombe-en-Bruilhois (à dix kilomètres d’Agen) a décidé de créer une nouvelle zone d’activité économique en bordure de la Garonne. Cette zone va s’étaler sur 280 hectares de terres agricoles pour y implanter des entrepôts et des parkings.
Il faut également y rajouter 300 hectares d’infrastructures : ronds-points, rocades, échangeur d’autoroute, pont sur la Garonne, gare TGVsur la future ligne Bordeaux-Toulouse. Tout cela menace donc de détruire près de 600 hectares de terres alluviales de première catégorie situées en bordure de la Garonne sur une nappe d’eau qui a une valeur inestimable pour l’agriculture locale.
Logique suicidaire
Ce carnage est totalement délirant ! D’un côté, on construit des barrages surdimensionnés pour irriguer des zones naturellement adaptées à une agriculture pluviale. De l’autre, on bétonne des zones fertiles riches en eau et propices à l’irrigation. Cette logique de gaspillage foncier est tout simplement suicidaire dans un contexte de dérèglement climatique qui limite progressivement notre capacité de production alimentaire.
Cela provoque par ailleurs toujours plus d’inondations meurtrières par imperméabilisation de nos sols en limitant le renouvellement de nos nappes phréatiques au passage.
zad partout

zad partout

Dialogue de sourds
Tous ces grands projets inutiles pèsent également très lourd sur nos finances publiques de plus en plus précaires. Pour couronner le tout, ces grands aménagements, ces pôles d’activités, ces zones commerciales ne créent pas d’emplois nouveaux mais ne font que déplacer ces derniers en aggravant ainsi le trafic routier. Pire, ils provoquent même des disparitions nettes d’emplois dans certains secteurs d’activités (le commerce de détail notamment).
Concernant le développement économiques du pays d’Agen, d’autres solutions existent. Aucune des 29 zones d’activité du département ne sont actuellement saturées. De nombreux espaces vides et de nombreux locaux inutilisés sont ainsi disponibles à proximité.
C’est notamment le cas à l’Agropole-Estillac située à quelques kilomètres de Sainte-Colombe-en-Bruilhois. Ces solutions ont été proposées aux élus de l’Agglomération Agenaise mais ces derniers ne veulent rien entendre face aux enjeux politiques locaux qu’ils poursuivent.
Pour lutter contre cette aberration et contre les expropriations qui s’annoncent à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, les habitants et les agriculteurs de la vallée se sont regroupés pour créer l’association TGV BA (Très Grande Vigilance du Bruilhois et de l’Agenais). Toutes les démarches et les recours qu’ils ont lancés jusque là n’ont servi à rien vu le dialogue de sourds qui règne avec les élus locaux.
13 décembre : création d’une ZAD*
Joseph Bonotto et son fils, qui cultivent une dizaine d’hectare de la commune depuis près de trente ans, risquent d’être expropriés de leurs terres à tout moment. Avec l’association TGV BA et l’association Filière Paysanne, ils proposent de créer une nouvelle ZAD au milieu de leurs champs afin de les occuper et de les cultiver de façon collective, légale et pacifique. Leur but commun est de montrer la volonté partagée de préserver cette vallée fertile.
Un premier rassemblement pour organiser la création de cette ZAD aura lieu sur place le samedi 13 décembre. L’accueil aura lieu le matin (à partir de 10h) et l’échange commencera vers midi autour d’un casse-croute partagé. Toutes les personnes qui sont intéressées par cette première rencontre sont les bienvenues (hébergement possible dans la grange de la ferme vendredi et samedi soir / prévoir le duvet).
* ZAD : « zone d’aménagement différé » pour les urbanistes ou « zone à défendre » pour le mouvement populaire de préservation des espaces naturels et agricoles.

Pour tout renseignement, vous pouvez joindre :
. Joseph Bonotto de l’association « Très Grande Vigilance du Bruilhois et de l’Agenais » : joseph.bonotto@orange.fr
. Jean-Christophe Robert de l’association « Filière Paysanne » : filiere.paysanne@gmail.com

14 décembre 2014 Posted by | Agriculture vivrière, Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

Nouvelle spéciale de Kokopelli : Avaaz, bas les masques !


ATTENTION : Kokopelli dénonce la campagne frauduleuse d’AVAAZ concernant une prétendue « bourse aux graines » mondiale
Cher(e)s ami(e)s de Kokopelli,
L’organisation américaine AVAAZ a lancé il y a quelques jours une nouvelle campagne de levée de fonds, intitulée « La meilleure manière d’arrêter Monsanto », et diffusée largement sur Internet et par mail, visant supposément à créer le « tout premier eBay pour semences à but non lucratif ».

L’association KOKOPELLI n’est absolument pas à l’origine de cette campagne et ne connaît aucune organisation française ou européenne qui y participerait.

De plus, le courriel faisant la promotion de cette campagne prétend que « une coalition de 20 groupes et personnalités de l’agriculture durable tels que le Center for Food Safety et l’activiste Vandana Shiva sont prêts à lancer le projet. » Nous ne connaissons pas ces groupes, qui ne sont pas nommés, mais nous avons contacté Vandana Shiva à ce sujet et elle nous a répondu ceci : “I am not involved in this initiative, have never been contacted or consulted about it.” (je ne suis pas engagée dans cette initiative, et n’ai jamais été contactée ou consultée à son sujet) !!! Elle a également manifesté son indignation face à la récupération de ses nom et notoriété sur son blog SeedFreedom.

Si, sur ce blog, l’organisation américaine Center for Food Safety endosse ces manœuvres grotesques et parle « d’erreur » et de « malentendu », nous n’y croyons pas du tout. De quel type d’erreur peut-il s’agir lorsqu’il est question de lancer une campagne mondiale, dans 17 langues, pour récolter plusieurs centaines de milliers de dollars, voire des millions – car les sommes globales récoltées sont soigneusement occultées, mais ce sont déjà plus de 55.000 personnes qui ont donné – ?
Nous remarquons, de plus, que le texte de présentation de la campagne est très mal rédigé ; que ses termes sont particulièrement évasifs ; qu’il n’existe aucun site Internet relatif au projet évoqué ; que les “fermiers” et “organisations” partenaires ne sont pas nommés ; que les éventuels fournisseurs et bénéficiaires des semences ne sont pas identifiés ; que les actions projetées ne tiennent aucun compte des contraintes réglementaires qui nous obèrent depuis 60 ans, etc.
Tout cela n’est pas sérieux, et il semble donc que cette campagne soit une nouvelle imposture de l’organisation AVAAZ – dont nous-même, et d’autres, avons déjà dénoncé le caractère plus que douteux par le passé – destinée seulement à récolter des fonds auprès d’internautes généreux mais bien trop crédules.
Nous demandons donc le retrait immédiat de cette campagne – ou bien le détail exact et complet du projet évoqué dans celle-ci, s’il existe – et la transparence la plus totale sur l’utilisation des sommes récoltées, ou leur restitution aux donateurs trompés !
Nous vous recommandons donc la plus grande prudence vis-à-vis de cette campagne, et, de manière générale, vis-à-vis de l’organisation AVAAZ, et vous invitons à faire circuler ce message au plus grand nombre de destinataires possible.
L’équipe de Kokopelli – le 16 juillet 2014.

source: https://kokopelli-semences.fr

17 juillet 2014 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE | , , | 2 commentaires

Les 12 meilleurs PDF et Ebook gratuits sur le potager


 

 

N.B: ADecroissance n’héberge pas ces fichiers.

Si un lien ne fonctionne pas, merci de nous le dire afin que nous puissions le réactualiser. Bon jardinage!

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19 mai 2014 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ebook | , , , , , | 72 commentaires

Open Source Seeds Licence : une licence pour libérer les semences


Les principes de l’Open Source s’étaient déjà propagés à des domaines relativement éloignés du logiciel, comme celui de l’Open Hardware ou de l’Open Design. Mais le projet Open Source Seeds propose un modèle de contrat pour placer des graines sous licence libre.

A première vue, l’idée peut paraître assez incongrue, car on voit assez mal ce que les semences peuvent avoir en commun avec les logiciels et pourquoi elles auraient besoin des licences libres. Mais il faut savoir que les variétés végétales peuvent faire l’objet de droits de propriété intellectuelle, que ce soit par le biais de Certificats d’obtention végétale (COV) en Europe ou de brevets aux Etats-Unis. Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) peuvent également être protégés par des brevets, déposés par de grandes firmes comme Monsanto, dont les agissements soulèvent de plus en plus d’inquiétudes et protestations.

Une forme de copyleft « vert » est-il possible pour que les graines demeurent des biens communs ? La question mérite d’être posée !

Lutter contre l’appropriation des semences

Face à ces formes d’appropriation du vivant par la propriété intellectuelle, il existe tout un mouvement qui se bat pour que les semences demeurent « libres ». Des producteurs indépendants comme le Réseau Semences paysannes, Kokopelli ou Semailles préservent des variétés anciennes ou rares de graines, afin de favoriser la biodiversité. Mais le contexte juridique dans lequel ils oeuvrent est difficile, comme l’explique très bien cet article du site Ecoconso :

Depuis plusieurs décennies, il est obligatoire qu’une semence soit inscrite dans un catalogue officiel – européen ou national – avant d’être mise sur le marché.

L’inscription est liée à des conditions bien précises :

  • pour être inscrite, une semence doit entre autres répondre aux critères « DHS » : distinction, homogénéité, stabilité. En d’autres mots : une variété doit être facilement identifiable et bien distincte de celles déjà inscrites dans le catalogue, tous les individus doivent présenter les mêmes caractéristiques prévisibles et la variété doit rester stable dans le temps, année après année.
  • l’inscription au catalogue est payante.

Cette législation, qui avait pour but au départ de protéger l’agriculteur contre des fraudes, a un impact énorme sur la pérennité des semences de variétés locales et traditionnelles. Car il est impossible, pour la plupart des semences transmises de génération en génération, de paysan en paysan, de répondre à des critères conçus pour des variétés produites en laboratoire à partir d’un patrimoine génétique très restreint et testées dans des conditions contrôlées.

L’agriculteur, ici ou ailleurs, doit payer chaque année pour acheter ses semences et ne peut ressemer à partir de sa production ni développer son propre patrimoine de semences, qui seraient pourtant plus adaptées aux conditions locales et qui garderaient leur capacité de s’adapter plus facilement aux conditions climatiques changeantes, aux nouveaux ravageurs…

Pour ne s’être pas pliée à cette réglementation, l’association Kokopelli a été poursuivie en justice et lourdement condamnée en 2012. Cela ne l’empêche pas de continuer à dénoncer en des termes très durs l’instrumentalisation qui a été faite du Catalogue des variétés et du droit d’obtention végétale dans le sens des intérêts des grands semenciers :

les tarifs d’inscription au Catalogue sont prohibitifs (500 €en moyenne pour chaque variété, sans compter les droits annuels à payer pour les différents types d’examens obligatoires). En définitive, ce catalogue, initialement facultatif et ouvert à toutes les semences, est devenu, par une dérive administrative totalitaire, le pré carré exclusif des créations variétales issues de la recherche agronomique et protégées par un droit de propriété intellectuelle […] C’est ainsi que le catalogue est devenu un outil de promotion de ce droit de propriété particulier, et qu’il s’est progressivement fermé aux variétés, non appropriées, appartenant au domaine public.

Les semences comme biens communs ?

Il existe donc bien d’un côté des semences « propriétaires », sur lesquelles pèsent des droits de propriété intellectuelle et de l’autre des semences « libres », que l’on peut encore considérer comme des biens communs :

Les semences peuvent-elles être une marchandise comme une autre ? Est-ce acceptable qu’une petite dizaine de gros semenciers détienne plus de 80 % du patrimoine des semences, pourtant patiemment amélioré pendant des siècles par des générations de paysans ? Ne s’agit-il pas d’un patrimoine de l’humanité, d’un bien commun et collectif auquel tout un chacun devrait avoir accès ?

Il y a quelques semaines, un tribunal américain a pourtant estimé qu’un petit agriculteur américain s’était rendu coupable de contrefaçon en replantant d’une année sur l’autre les graines produites par des plats de soja brevetés par Monsanto. Cette firme a construit son business model en utilisant la propriété intellectuelle pour retirer ce droit élémentaire aux paysans, les forçant à acheter ses graines et ses herbicides chaque année.

Face à cette dérive propriétaire, certains comme l’indienne Vandana Shiva propose d’appliquer les principes de l’Open Source aux semences, en reliant cette problématique à celle des biens communs et à la préservation des Savoirs traditionnels :

D’autres, comme David Bollier, proposent d’aller plus loin encore en mettant en place un Copyleft pour les semences, comme il en existe un pour les logiciels :

Il existe un mouvement qui progresse parmi certains cercles d’agriculteurs pour créer un équivalent du copyleft pour les semences, de manière à ce que ces agriculteurs puissent produire des cultures open-source. Cette démarche sera peut-être la seule solution : développer un agriculture alternative en open source, bénéficiant de protections juridiques que le partage puisse continuer. Une manière de hacker la loi, comme l’a fait la General Public Licence avec les logiciels libres.

Une licence pour placer les graines sous copyleft

Pour concrétiser ces visions, l’initiative Open Source Seeds propose sur son site la première version d’une licence adaptant d’une manière originale les principes des licences libres aux semences, et notamment le fameux « partage à l’identique » (Share Alike) qui est le propre du copyleft

Voici une traduction en français que je propose de cette licence :

Open Source seed licence version 0.1

Vous êtes libres de :

Partager : partager, distribuer et donner ces semences
Remixer : cultiver ces semences
Faire un usage commercial de ces semences

Selon les conditions suivantes :

Attribution : Vous devez inclure une copie imprimée de cette licence lorsque vous partagez ces semences ou ds graines issues de ces semences (progeny of these seeds).

Pas de modification génétique : Vous n’êtes pas autorisé à procéder à des modifications génétiques en laboratoire de ces semences ou de graines issues de ces semences.

Partage à l’identique : Si vous recevez ces semences ou des graines issues de ces semences, suite à un don ou à un achat, vous acceptez en conséquence d’être lié par ces conditions.

Si vous récoltez à n’importe quel moment de l’année plus de 500 grammes de graines issues de ces semences, vous devez en mettre à disposition gratuitement au moins 10 grammes via le site www.open-seeds.org (les frais de port restant à la charge des demandeurs). Vous devez également enregistrer et publier les informations liées à votre pratique de culture, ainsi que les lieux dans lesquels ces semences ont été cultivées.

Si vous récoltez à n’importe quel moment de l’année plus de 100 kilos de graines issues de ces semences, vous devez en mettre à disposition gratuitement au moins 500 grammes via le site www.open-seeds.org (les frais de port restant à la charge des demandeurs). Vous devez également enregistrer et publier les informations liées à votre pratique de culture, ainsi que les lieux dans lesquels ces semences ont été cultivées.

Si vous cultivez ces semences, vous devez distribuer les semences des générations suivantes selon les termes de cette licence.

On relèvera l’effort intéressant pour adapter aux semences des notions comme celles de paternité, d’oeuvres dérivées ou de partage à l’identique.

Je trouve également très pertinent le fait de ranger dans les conditions imposées au titre du partage à l’identique le fait de devoir publier les informations liées à la culture des semences. De la même manière que les développeurs produisent de la documentation ou des manuels pour accompagner leurs logiciels, les agriculteurs Open Source devront documenter leur pratique et partager le fruit de leur expérience avec le reste de la communauté.

On voit d’ailleurs déjà une telle logique à l’oeuvre dans certains projets liés aux semences. Le projet Urbsly par exemple, actuellement en recherche de fonds par crowdfunding, propose de lutter contre l’appropriation des semences par de grosses entreprises utilisant des brevets, en créant un « Open Seed Data Catalog », qui recensera les variétés produites par des producteurs indépendants, ainsi que les données utiles aux agriculteurs pour choisir les graines les mieux appropriées à leurs cultures. Le projet vise aussi à publier en Open Access le séquençage génétique des variétés, afin d’empêcher le dépôt de brevets par de grandes marques. Cette approche est intéressante, car elle montre les ponts qui peuvent exister entre Biens communs de la nature et Biens communs de la connaissance, à travers l’Open Data et l’Open Access.

Retrouver des pratiques ancestrales de partage

Mettre en place des licences libres pour les semences risque d’être plus complexe que pour les logiciels. En effet, la législation en vigueur reconnaît un droit d’auteur aux créateurs de logiciels, qui peuvent ainsi « retourner » la logique du copyright grâce aux licences libres pour mettre leur propriété en partage.

Avec les semences, les choses sont plus complexes, car le régime spécial de propriété qui porte sur les variétés végétales est beaucoup plus adapté aux semences « propriétaires » qu’à celles des producteurs indépendants. Il en résulte que l’Open Source Seeds Licence pourrait manquer de base légale, comme l’explique les porteurs du projet qui sont conscients de cette faiblesse :

Il n’est pas certain que les conditions imposées par la licence puissent avoir une valeur juridique les rendant opposables. Il est possible qu’elles doivent être plutôt regardées comme un code de bonnes pratiques à respecter sur une base volontaire.

Les lois qui ont instauré un droit de propriété intellectuelle sur les semences sont très différentes de celles qui concernent les logiciels. Un des points essentiels à propos des droits de propriété intellectuelle sur les semences réside dans les critères deDdistinction, Homogénéité et Stabilité (DHS) qui sont nécessaires pour pouvoir bénéficier de la protection. C’est de cette manière que ces droits fonctionnent partout dans le monde, parce qu’une variété doit être suffisamment stable pour pouvoir être reconnue comme une variété. Mais les variétés les plus intéressantes pour la biodiversité sont généralement trop instables pour respecter ces critères. Or c’est précisément leur « instabilité » qui leur permet de s’adapter aux différentes conditions de culture.

On en arrive à ce paradoxe que l’absence de droit de propriété, qui est pourtant à la « racine » du problème de l’appropriation du vivant, pose ici difficulté puisque la licence libre en a quand même besoin pour être valide juridiquement. Pendant ce temps, les licences attachées aux semences produites par Monsanto peuvent s’appliquer devant les tribunaux, avec les conséquences désastreuses que l’on sait…

Il faudra suivre le développement de ces licences libres appliquées aux semences, car il s’agit d’une des pistes pour préserver des pratiques ancestrales de partage de graines, remontant sans doute à des millénaires et qui se réactivent aujourd’hui avec des associations comme Graines de troc.

Le compte Twitter d’André Le Nôtre (@Lenostre) signalait par exemple ces jours derniers que des pratiques d’échanges de plants rares existaient entre jardiniers au 17ème siècle, dont on retrouve la trace dans cet ouvrage.

« J’ay veu que quelques jardiniers curieux se fréquentoient les uns les autres amiablement, & faisoient recherche de ce qu’ils pouvoient avoir en leurs jardins, pour voir s’ils avoient quelques espèces de fleurs ou de fruicts que l’un ou l’autre n’eust point, afin de s’en entre-accommoder. C’est ce qu’il faut que les jardiniers de présent fassent, & qu’ils prennent la peine, & ne soient paresseux d’aller où ils sont advertis qu’il aura esté fait quelque beau jardin, pour voir s’il y a quelque chose de beau dont ils n’en ayent point la cognoissance, mesme, qu’il en demande au jardinier, peut-estre celuy qui demandera, aura aussy quelque fleur que l’autre n’aura point, & par ainsi feront eschange amiablement l’un à l’autre, de telle sorte que l’un et l’autre en seront fort contens. […] feu mon père avoit une quantité de fleurs de toutes sortes, c’est qu’il faisoit comme j’ay dit cy-dessus, il prenoit la peine & le plaisir en mesme temps d’aller voir les jardins qui estoient en réputation, et s’il se présentoit quelque fleur devant ses yeux dont il n’en avoit point, il en demandoit hardiment au jardinier, en luy offrant de luy en donner d’autres qu’il recognoissoit que le jardinier n’avoit pas aussi, par ce moyen ils s’accommodoient ensemble » Claude Mollet, Le théâtre des plans et jardinages, 1652, p. 185-187.

Merci à André @LeNostre pour la transcription !

Regard d’un bibliothécaire sur le droit d’auteur, le droit de l’information, le droit de l’internet et des nouvelles technologies, le droit de la culture, les libertés numériques et bien plus encore !

contact : calimaq at gmail.com
licence CC by

URL: http://scinfolex.wordpress.com/

Via un article de , publié le 5 mai 2013
©© a-brest, article sous licence creative common info

23 mai 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE | , , , , , | 6 commentaires

Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris.


Un guide écrit en 1845 de la main des maraichers qui travaillaient au alentour de Paris.

Ce guide a inspiré certains maraichers comme  Eliot Colleman ce maraicher, inventeur est l’un des pionniers du maraîchage bio aux USA.

En 45 ans de recherches il a créé un modèle de maraîchage très intensif sur buttes plates et mis au point des outils spécifiques.

Ce guide a inspiré aussi le maraicher parisien Louis Savier.

Une époque où l’agriculture n’était ni bio ni chimique.

A lire et à diffuser : 

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Merci aux paysans sans frontière pour l’archive.

 

15 avril 2013 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ebook | , , , , , , | 6 commentaires

Le Manuel des jardiniers sans moyens


Le Manuel des jardiniers sans moyens part de la conviction que tout le monde peut jardiner, malgré l’absence d’expérience, de terrain ou de moyens financiers.

Cet ouvrage est complet : Absolument tout du strict nécessaire pour se lancer dans la production de ses propres légumes, sans argent, sans expérience et sans complexe.

(téléchargement gratuit en pdf ):

Lien 2 si le lien précédent ne fonctionne pas

jardin

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Produire ses propres semences

Introduction à la permaculture pour les agriculteurs

-Le compost des templiers

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source: http://terredopale.fr

18 mars 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ebook, ECONOMIE LOCALE | , , , , , | 10 commentaires

17 Avril : Journée internationale des luttes paysannes


Résistez à la commercialisation de la nature – Stop aux accaparements de terres!

Appel à la mobilisation.

Communiqué de La Via campesina
 

Les graves crises environnementales, économiques et sociales actuelles, contre toute attente, n’ont pas conduit la plus part des élites nationales et internationales à un changement radical de direction. Bien au contraire, nous observons que l’offensive s’accentue de la part des superpuissances économiques pour s’accaparer les terres et toutes les ressources encore disponibles, dans le but de faire du profit. La terre est devenue une marchandise comme une autre qui fait l’objet d’échanges spéculatifs, de même que l’eau, les semences etc. Cette hyper commercialisation des biens communs conduit à des expropriations en masse des personnes qui vivent simplement de la terre. Les paysans et paysannes en sont particulièrement affectés.

Au même moment, la résistance se manifeste partout. Dans le monde entier, des communautés urbaines et rurales, touchées par la même vague de privatisation et de destruction de la vie, résistent aux entreprises multinationales qui imposent la règle du profit au détriment des besoins et des droits des populations. Le mouvement de résistance contre les OGM a récemment mené à des victoires : des projets de cultures agro-écologiques durables ont été développés dans des villes et dans les zones rurales pour l’alimentation des populations locales.  Des milliers de personnes ont protesté contre l’absurdité de certains « projets de développement » destructeurs comme des mines, des aéroports, des centres commerciaux ou des plantations industrielles. Des paysans et paysannes, et des groupes de la société civile se sont opposés  à l’accaparement des terres partout…

Le mouvement international La Via Campesina défend et répand les pratiques et les politiques de souveraineté alimentaire dans le monde depuis 20 ans. Pour le lancement des 20 années de luttes à venir, nous appelons à une journée de mobilisation massive le 17 Avril, journée Internationale des Luttes Paysannes, pour reprendre possession de notre système alimentaire qui, de plus en plus, est pris en otage par les multinationales. Nous invitons tout le monde à organiser des activités, des manifestations, des expositions, des actions directes, des débats, des projections de film, des marchés paysans etc., dans votre village, école, lieu de travail, quartier, organisation, communauté…

Ou que vous soyez, rejoignez cette célébration collective le 17 Avril !

  • Informez nous de votre projet en envoyant un e-mail àviacampesina@viacampesina.org
  • Inscrivez-vous à notre liste spéciale de contacts e-mail en envoyant un e-mail blanc à via.17april-subscribe@viacampesina.net
  • Envoyez nous des reportages, des images et des vidéos de votre action ! Nous les publierons sur la nouvelle chaîne Via Campesina TV.
  • Nous publierons une carte des actions menées à travers le monde, sur http://www.viacampesina.org
  • Rejoignez notre évènement Facebook

13 mars 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Désobéissance civile, ECONOMIE LOCALE | | 2 commentaires

Camarades de la Zone À Défendre (ZAD)


la zad de Notre Dame des Landes

Communiqué de Enric Duran aux Camarades de la Zone À Défendre ( #ZAD )

Je vous écris à titre personnel, en tant que membre de la Coopérative Intégrale Catalane et du groupe instigateur de l’appel pour la Révolution Intégrale.

Comme vous le savez, à la suite de la diffusion publique de mon action de désobéissance face à la justice et du récent appel à la Révolution Intégrale (http://www.integrarevolucio.net) nous avons repris contact avec des personnes actives sur la ZAD.

“Nous suivons avec beaucoup de respect et d’intérêt la lutte pour la défense et la préservation du bocage nantais, face à ce monumental aéroport que ceux-d’en-haut veulent imposer coûte que coûte.”

De notre côté, nous avons débuté et renforcé un processus accéléré de construction d’une autre société au travers de notre démarche de Coopérative Intégrale; une structure dans laquelle il est possible de vivre dans le respect du bien commun. Vous pouvez découvrir plus en détail l’évolution du projet des Coopératives Intégrales en suivant ce lien :

http://enricduran.cat/es/el-tiempo-del-si/

Depuis l’été dernier, nous travaillons à générer une proposition d’espace politique et idéologique international avec des camarades issus d’autres collectifs. Il s’agirait aussi d’un espace de soutien mutuel et de solidarité entre les mouvements d’auto-organisation provenant de la base. Nous croyons que le concept de Révolution Intégrale pourrait convenir à cette tâche, même si le plus important est d’avoir en commun ces fondements que nous partageons.

Quand nous avons appris la date de mon procès – c’est à dire très récemment – il nous a paru important de créer la connexion entre ma réponse face à l’autoritarisme judiciaire, et cet appel. Cette dernière semaine, nous avons donc fait coïncider ces deux informations; elles représentent toutes deux l’amorce d’un tournant important dans notre action.

Mardi dernier, je ne me suis pas présenté à la farce judiciaire orchestrée en mon honneur.

On requiert contre moi huit ans de prison pour m’être rapproprié une petite partie du patrimoine collectif que la banque a volé au peuple. Plus d’information sur ce sujet : http://7seizh.info/2013/02/13/catalogne-desobeissance-civile-pour-enric-duran-le-robin-des-banques-catalan/

Étant donné que nous n’accordons aucun crédit au système judiciaire de l’État – comme au reste des institutions représentant le pouvoir – nous persisterons sur cette voie [de désobéissance] jusqu’à ce qu’on laisse nos camarades en paix, tout en continuant à construire une autre société, à partir de la rébellion.

Je crois comprendre que nous sommes en phase: Vous avez généré une importante expérience d’auto-organisation et d’autonomie et, comme la nôtre, votre réalité est en train de se transformer grâce au temps de création collective que vous vivez au quotidien.

Résistance et autonomie ; désobéissance et autogestion, sont deux dimensions d’un même chemin vers le monde que nous voulons.

Les zapatistes, dont notre action s’inspire beaucoup, ont récemment formulé un appel à cet objectif constructif que de plus en plus de mouvements à travers le monde considèrent comme une manière de faire la révolution ; ils l’ont appellé “El Tiempo del Si”, “Le Temps du Oui”. Votre lutte fait aussi partie des éléments importants de cet appel à la Révolution Intégrale; elle force le respect.

Nous pensons que votre participation sera importante pour impulser ce processus de rencontre pour la Révolution Intégrale, tant à l’échelle la plus locale que dans l’ensemble de l’Europe et du monde.

Votre lutte est notre lutte : notre autonomie est la vôtre.

Enric Duran

15/ 02/2013

http://enricduran.cat/es/carta-de-enric-duran-a-la-zone-a-defendre-zad-2/

Català, Castellano

24 février 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , , | 2 commentaires

« Les enjeux des sols et de la terre arable »


terre-arable.jpeg

Ce film d’animation (en français) raconte la réalité des ressources en terre arable du monde entier.

Il couvre les questions de la dégradation des sols, de l’urbanisation, de l’accaparement des terres et leur surexploitation.

Le film offre des options pour rendre la façon dont nous gérons nos sols plus durable.

Pour plus d’informations visitez www.globalsoilweek.org

31 janvier 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , , | 12 commentaires

Produire ses propres semences


Il existe plusieurs méthodes pour produire ses propres semences. La plus simple, ou quand on connaît un jardinier, est de garder les graines des légumes qu’on récolte soi-même – quand on jardine – ou qu’on a achetés ou que quelqu’un nous a donnés.

On peut ainsi récolter :

  • en laissant monter en graines : des radis, des navets…
  • à la condition de les laisser bien mûrir : des graines de tomate, de concombre, de courge, courgette, choux, melon, pastèque, phacélie, moutarde blanche ou jaune (ces trois derniers sont très bons pour comme engrais vert)… Bref, tous les fruits et légumes contenant des graines.
  • en sélectionnant des plants : des pommes de terre. On gardera des petites pommes de terre d’environ 3 cm de diamètre, au frais et à l’abri de la lumière.

Récolter des graines

Toutes les plantes ne produisent pas de graines (ou en produisent peu et/ou très peu fertiles). Les graines ne donnent pas toutes des sujets similaires à leurs parents. Ce sont les hasards de la génétique mais lorsque la génétique a été forcée comme dans le cas des hybrides (F1), les semences donneront des plantes très éloignées de la plante-mère, rarement intéressantes qui plus est… D’autres plantes ont une tendance compulsive à l’hybridation naturelle et le résultat n’est pas toujours bienvenu non plus. C’est particulièrement le cas des cucurbitacées. Moyennant quelques précautions, il est possible d’empêcher cette hybridation.

Qui dit récolte dit contenant. Les enveloppes sont une bonne solution. Il vaut mieux éviter les contenants étanches car les graines sont rarement complètement sèches et le peu d’humidité qu’elles contiennent suffira à faire moisir la récolte. Ne surtout pas ranger les enveloppes de graines dans un meuble en aggloméré, celui-ci dégage du formol pouvant inhiber le pouvoir germinatif de la graine.Enfin, il vaut mieux noter quelques indications bien utiles plus tard : la date et le lieu de la récolte, si possible le nom de la fleur (ou à défaut, une description détaillée, et si possible en prendre une photo) ainsi que certaines indications pour sa future culture (lieux très humides, très secs, etc.) Un paquet de graines sans indications ne sera jamais ressemé, inutile de récolter dans ces conditions…

Les plantes potagères

Avant toute chose, pour récolter des semences potagères, il faut cultiver des variétés non-hybrides. Les semences des hybrides F1 sont désespérantes .

Ensuite, il faut distinguer les annuelles des bisanuelles. Beaucoup de légumes sont récoltés dans leur première année et ne fleuriront que la deuxième année. Cela implique d’isoler dans un coin de potager les « porteurs de semence ».

a. légumes à floraison dans l’année

Toutes les salades, les chou-fleurs et brocolis, la claytone de Cuba, le pourpier, la ficoïde, l’arroche, l’épinard, le tétragone, etc., « montent en graines » pour peu qu’on les laisse faire… Tous les légumes-fruits donnent également une semence dans l’année : tomates, potirons, piments, aubergines, poivrons, pois, haricots, fèves, cornichons, concombres, courgettes, potirons,…

Pour les premiers, soyez vigilants car si vous laissez passer la récolte, les semis spontanés envahiront les planches et les alentours (l’arroche est une grande spécialiste de la colonisation). Pour les seconds, prenons d’abord les fruits qu’on consomment mûrs : tomates, poivrons, potirons… Pour ceux-là, il suffit de récolter les graines à l’épluchage. Un petit truc pour la tomate (valable aussi pour les poivrons et piments) : rincer les graines dans une passoire puis les étaler sur un papier essuie-tout en les espaçant bien. Laisser sécher à l’air libre, puis détacher le premier feuillet, le plier et le ranger soigneusement pour les semis de printemps. Vous venez de fabriquer un tapis de graines 😉 Une autre technique consiste à enterrer une tomate mûre dans un pot de terreau bien sec, de stocker le tout à la cave et de le ressortir au printemps pour commencer à l’arroser. Le taux de germination est excellent mais il faut s’attendre à devoir énormément éclaircir (une tomate produit énormément de graines!)

Les tomates s’hybrident rarement naturellement. Le fait de récolter ses propres graines permet de sélectionner des plantes bien adaptées au terrain et au climat. La résistance des plants est déjà bien améliorée après 3 ans de culture.

Pour les fruits récoltés avant maturité, il faut sélectionner les porte-semences et les laisser mûrir. Concombres, cornichons et courgettes deviennent énormes, jaunes avec une peau coriace (et l’automne est largement arrivé). Si les premiers gels menacent, les fruits seront rentrés à l’abri et achèveront de mûrir sur l’appui de fenêtre.

Ces plantes ont en plus la désagréable habitude de s’hybrider entre elles (ainsi que les potirons, potimarrons, citrouilles, pâtissons, coloquintes). Pour pouvoir récolter des graines non-hybridées, cela demande un peu de soin et de technique. Tout d’abord, repérer une fleur femelle prête à s’ouvrir (au petit matin, c’est un sport pour lève-tôt). Les fleurs femelles ont un renflement sphérique sous la corolle, contrairement aux fleurs mâles. Dès qu’elle commence à s’entrouvrir, se munir d’un pinceau, prendre le pollen d’une fleur mâle voisine et venir en badigeonner le pistil. Ligaturer immédiatement la fleur avec un élastique. Pour plus de sûreté, on peut ajouter un cornet de papier soigneusement lié à la base de la fleur. Le but est d’éviter au moindre butineur de s’égarer par là… Marquer de manière durable la fleur car la récolte n’aura lieu qu’en automne!

Viennent enfin les légumineuses, pois, fèves et haricots. Ceux-ci sont souvent récoltés en vert, c’est-à-dire avant la maturité des graines. Pour avoir de bonnes semences, attendre que les cosses soient devenues parcheminées. L’été touchera alors à sa fin…

b. légumes à floraison bisannuelle

Radis, navets, choux, oignons, ails, poireaux, scorsonères, carottes, panais… Pour ceux-là, il sera nécessaire de leur trouver un coin de planche où ils pourront produire tranquillement leurs graines.

Les fruitiers

Peu de fruitiers peuvent se reproduire par semis. D’abord parce que la plupart sont des hybrides et ne donnent pas de rejetons fidèles mais en plus, ils sont aussi généralement greffés. Et souvent, c’est le porte-greffe qui apporte la vigueur, la résistance aux maladies, l’adaptation au climat ou au terrain…

Il y a heureusement quelques exceptions à cette limitation frustrante. Parmi les fruits à noyaux, les mirabelles et certaines prunes, les pêches et les brugnons donnent souvent des arbres fruitiers corrects. Plus la variété est de type sauvage ou ancienne, plus les chances de succès augmentent. Essayez donc la mirabelle de Nancy, la reine-claude crottée, le myrobolan… Pour les pêches, brugnons et même abricots, le mieux est de planter plusieurs noyaux et de ne conserver que les sujets qui fructifient bien. Et si vous ne savez que faire des « mauvais » sujets, pourquoi ne pas les utiliser comme porte-greffe? C’est ainsi que faisait les anciens jardiniers…

Les fruits à pépins ne donnent généralement pas de bons résultats, à l’exception du néflier (arbre proche du type sauvage), du cognassier et de la mandarine chinoise ou japonaise (de toutes petites mandarines à saveur douce).

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les petits fruitiers tels que groseilles, cassis, myrtilles, framboises ou fraises ne donnent que très rarement un bon résultat. En réalité, ils sont issus d’une très longue sélection et le type sauvage (celui qui risque de ressortir) portent des fruits plus petits, moins juteux, moins goûteux… Quand aux fraises, elles sont par essence des hybrides.

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source: wikibooks.org/wiki/Jardinage/Produire_ses_semences

Voir également:

Le Manuel des jardiniers sans moyens

Semeur (wiki) pour échanger ses graines et une jeune pousse : grainesdetroc  

26 juillet 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE | , , , , , | 10 commentaires

Communiqué de Dominique Guillet, directeur de Kokopelli


Les Pétitions : les psychopathes prédateurs s’en torchent leur barbecul

Suite au jugement scandaleux de la Cour Européenne de Justice — qui prouve une fois de plus que ces institutions Européennes sont complètement corrompues et à la botte des banskters, du Cartel de la Chimie, des multinationales biocidaires et autres marionnettes politiques — certains amis de Kokopelli ont pensé qu’il était adéquat de relancer des énièmes pétitions pour la défense des semences libres.

Qu’il soit, donc, bien clair que l’Association Kokopelli ne cautionne, en aucune manière, la pétition lancée par Cyberacteurs et, cent mille fois moins, celle lancée par Avaaz. J’ai déjà exprimé — dans l’un de mes articles sur l’arnaque du réchauffement climatique anthropique — ce que je pensais de cette organisation bien ancrée dans la mouvance de l’opposition contrôlée et créée par Ricken Patel qui fut consultant pour l’ONU, la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill Gates…

N’est-il pas évident, après tant d’années de lutte, que les pétitions, les psychopathes prédateurs s’en torchent leur barbecul sur leurs pelouses transgéniques ?

Le jugement de la Cour Européenne de Justice est totalement en phase avec les délires génocidaires de la clique criminelle du complexe militaro-industriel qui ruine les peuples par des dettes nationales générées ex-nihilo, fomente des guerres « libératrices », détruit l’intégralité de la biosphère et assassine l’humanité.

Vandana Shiva — qui sera présente lors de notre Festival Kokopelli/Pachamama au Pérou — a récemment évoqué l’offensive généralisée des multinationales de l’agro-chimie dans les pays dits « émergents ». Aux USA, Monsanto et les multinationales biotechs, tentent de faire passer, au Congrès, un décret qui les mettrait au-dessus de toutes les lois. Quant à l’Europe, elle continue de se transformer en poubelle cancérigène sous l’assaut de l’agriculture toxique et du Cartel Nucléaire.

Et pour ne pas évoquer un sujet tabou — la contamination radioactive de toute la chaine alimentaire planétaire — une première ferme bio, en Oregon, selon l’expert nucléaire Arnie Gundersen, a fermé ses portes en raison de la contamination radioactive de ses sols. Et le Japon se meurt inexorablement de Fukushima, l’oubliée des médias à la solde de la mafia. Tout comme les citoyens de la côte ouest US, tout comme les peuples de la planète…, mourront inexorablement de Fukushima le jour où son réacteur 4 s’effondrera.

Très chères Amies et Amis de Kokopelli et de la Vie, pensez-vous vraiment que nous allons neutraliser les criminels psychopathes et prédateurs avec de mignonnettes pétitions ?

Les Peuples de cette belle Planète, notre Terre-Mère, apprendront-ils un jour qu’une société qui ne peut pas discerner et éliminer, par tous les moyens possibles, la psychopathie, en son sein, n’est tout simplement pas digne de survivre ?

Il est vrai que la Rage monte, que certains Peuples se réveillent (en Islande, les banquiers mafieux sont en prison) mais il ne reste que peu de temps. L’Humanité est dans une situation critique de légitime défense car les psychopathes dégénérés ont déclaré la guerre à la Vie — une guerre totale et terminale — et ils iront jusqu’au bout de leur démence meurtrière.

Quant à Kokopelli, ce n’est ni la Cour Européenne de Justice, ni le GNIS, ni Baumaux, ni la clique génocidaire qui s’est donné comme mission d’éradiquer la Vie de notre belle Planète, qui nous empêcheront de continuer notre travail de protection de la biodiversité alimentaire : un travail de 20 années dans le non-respect total de leur illégalité mortifère.

 

Dominique Guillet. Le 22 juillet 2012.

23 juillet 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Désobéissance civile | , , | 13 commentaires

 » La démocratie de la terre  » Vandana Shiva


« Aujourd’hui, la démocratie est moribonde »

Vandana Shiva est docteur en philosophie de l’Université de Western Ontario en 1978. Elle est l’une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la défense de l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion des multinationales agro-alimentaires et aux effets pervers du génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, c’est-à-dire l’appropriation par les firmes agro-chimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences.

Vandana Shiva est à l’origine de la démocratie de la terre. Elle dirige la Fondation de recherches pour les sciences, la technologie et l’écologie. Parmi ses nombreux livres, mentionnons, traduits en français, La guerre de l’eau (Parangon), Le terrorisme alimentaire (Fayard) et La biopiraterie ou le pillage de la nature et de la connaissance (Alias etc.). Elle est également rédactrice en chef adjointe de la revue The Ecologist. Vandana Shiva a dit lors d’un interview :

« Aujourd’hui, la démocratie est moribonde. La démocratie est censée être le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Pourtant, des millions de gens ont beau manifester contre la guerre, tous les gouvernements des pays riches envoient des troupes en Irak et en Afghanistan. À travers le monde, les gens disent : « Empêchez les grandes banques de continuer à voler notre argent », mais les gouvernements se bornent à renflouer les banques, et les gens se retrouvent plus vulnérables encore. Quand des entreprises influencent chaque décision gouvernementale, quand des lobbyistes se substituent au peuple, on obtient un gouvernement des entreprises par les entreprises et pour les entreprises, et le peuple est réduit au rang de quantité négligeable. C’est cette menace qui pèse sur la démocratie. Voilà pourquoi nous devons réinventer la démocratie, et promouvoir ce que j’ai appelé la « démocratie de la Terre ».

La globalisation a changé la donne. L’agriculture s’est retrouvée exposée à l’avidité mondiale, à l’avidité de l’industrie agroalimentaire mondiale. Des multinationales comme Monsanto ont eu toute liberté de vendre des semences OGM brevetées aux agriculteurs indiens, et parallèlement des multinationales comme Cargill ont pu faire du dumping sur le marché indien, et réduire le prix du pétrole, du coton, entre autres.

La main mise de Monsanto sur les semences a de nombreuses conséquences. Les semences, qui étaient autrefois gratuites, ou que les fermiers payaient 5 ou 6 roupies le kilo (env. 0,12 €), leur coûtent maintenant 1 800 roupies les 450 grammes, ce qui revient à environ 3 600 roupies le kilo (env. 58€). Sur ces 1 800 roupies, Monsanto récupère 1 200 roupies de royalties (1). Le coton transgénique, appelé « coton BT », est censé résister aux parasites, mais comme cette technologie est violente et peu fiable, elle perturbe les mécanismes de défense propres à la plante, qui se retrouve menacée par d’autres parasites. Quant au parasite ciblé, le ver de la capsule, il a maintenant développé une résistance. En fait, les attaques parasitaires augmentent. D’après notre étude, on utilise 13 fois plus de pesticides dans les plantations de coton OGM. Le coût élevé des semences et l’emploi accru de pesticides ont provoqué l’endettement des fermiers. Ils ne se sont pas endettés auprès du gouvernement ou des banques, mais auprès des agents des multinationales. Quand ces agents viennent prendre procession de leurs terres, les fermiers boivent du pesticide pour mettre fin à leurs jours, parce que pour eux, la terre est une mère. Aucun fermier ne peut imaginer vivre sans la terre. Le jour où on vient leur confisquer leur terre à cause des dettes qu’ils sont incapables de payer, les fermiers se suppriment. Voilà l’histoire du suicide des fermiers indiens. 200 000 fermiers indiens se sont suicidés. Si l’on établit la carte des États et régions où se produisent les suicides, et la carte des régions où Monsanto vend son coton BT, on obtient la même carte. Même si Monsanto refuse d’admettre ce lien, les faits sont là, sur le terrain.

En 1984, les événements m’ont poussée à m’intéresser à l’agriculture. Dans l’État du Punjab, la Révolution verte était censée avoir été vecteur de prospérité et de paix. C’est sur ces valeurs que Norman Borlaug, son investigateur, avait reçu le prix Nobel de la paix [en 1970]. Au lieu de ça, le Punjab était déchiré par la violence. En 1984, il y a eu 30 000 morts et notre Premier ministre, Indira Gandhi, a été assassinée. Je me suis donc demandé pourquoi ce déchaînement de violence avait remplacé la paix attendue. Cette année-là, au mois de décembre, 3 000 innocents qui dormaient dans les bidonvilles de Bhopal, ont été tué par une fuite de gaz dans une usine de pesticides, propriété de Union Carbide, et maintenant de Dow Chemical. Il y a eu des milliers d’estropiés et des enfants sont nés infirmes. Je me suis alors interrogée sur l’agriculture : pourquoi ressemblait-elle à une guerre ? J’ai écrit mon livre La violence de la Révolution verte après une étude complète sur le sujet, ce qui m’a valu d’être invitée à des conférences bien que n’étant pas agronome.

En 1987, une conférence a réuni les grands noms de l’industrie : BASF, Bayer, Ciba et Sandoz [en 1996, la société Sandoz a fusionné avec Ciba-Geigy pour former Novartis]. Ils ont exposé leurs projets d’avenir : cinq multinationales contrôleraient l’alimentation et la santé, la moindre semence serait brevetée et génétiquement modifiée. Je me suis dit : « Ce contrôle de la vie sur Terre est une dictature. Que puis-je faire ? »

Navdanya est un mouvement que j’ai initié en 1987. Ça veut dire « 9 semences », c’est symbole de diversité, mais ça signifie aussi « le nouveau don ». Les semences sont au cœur même du travail de Navdanya, parce que c’est ce qui manquait aux fermiers. S’ils ont leurs propres semences, les fermiers ne s’endettent pas, parce qu’ils n’ont ni semences, ni pesticides à acheter. Nous avons donc créé des banques de semences, et nous avons aidé les fermiers à renouer avec l’agriculture biologique, et à trouver des débouchés équitables pour leur coton. La combinaison de ces trois éléments : les semences, l’agriculture biologique et le commerce équitable, permettent aux fermiers de gagner dix fois plus que ceux qui cultivent du coton BT. Notre action a porté ses fruits.
Les grandes fermes à soja et à maïs des États-Unis passent pour les formes d’agriculture les plus productives que l’humanité ait jamais inventées. Mais il n’est pas très intelligent d’insuffler dix unités d’énergie dans un système pour produire une seule unité de nourriture, ce n’est pas viable. En revanche, si on mise sur la biodiversité et ses effets induits, on peut produire quatre à dix fois plus que ces exploitations industrielles américaines qui sont exportées à travers le monde comme un modèle d’agriculture de pointe. On ne peut pas raisonner en terme de rendements. Bien sûr la monoculture qui se concentre sur une seule donnée aura une production supérieure, et la biodiversité produira moins de cette denrée donnée. Mais la biodiversité produit plus de nourriture à l’hectare que la monoculture. Nous avons des centaines de données chiffrées qui prouvent que les polycultures biologiques ont une productivité beaucoup plus élevée en terme de production de nourriture par hectare.

La société actuelle a été construite sur l’idée que la nature est morte (sans vie, inerte), d’où cette profonde crise de survie. Mais la nature n’est pas morte, elle est bien vivante dans toute sa diversité. Prenez une poignée de terre : elle contient des millions et des milliards d’organismes qui travaillent à rendre le sol fertile. Un sol vivant, voilà ce qui nous donne de la nourriture, et non pas les toxiques produits par des usines explosives [en France, l’usine chimique de fertilisants AZF a explosé à Toulouse le 21 septembre 2011, tuant 30 personnes] , pas le phosphate dont nos réserves ne sauraient excéder vingt ans, pas les combustibles fossiles déjà utilisés en quantité excessive ! Les turricules (ou excréments) de vers de terre apportent sept fois plus d’azote que les sols classiques, onze fois plus de potassium, cinq fois plus de phosphate. Un ver de terre qui, selon Darwin, est l’espèce la plus miraculeuse dont l’humanité ait jamais dépendu, est plus efficace que toutes les usines d’engrais du monde. Tâchons d’en prendre conscience. C’est formidable. Les pollinisateurs reviennent, les oiseaux aussi. Nous produisons davantage de nourriture sans utiliser de pesticides, et nous utilisons 70% moins d’eau qu’à nos débuts, parce que le sol fertilisé par les vers de terre agit comme un réservoir dans lequel l’eau est retenue.

Les réserves de semences peuvent être réduites à néant en une seule saison. Dans les régions où les fermiers se suicident, il ne reste plus de semence, ni de semence de coton, ni d’aucune culture vivrière, parce que Monsanto a lancé un programme de remplacement : on encourage les fermiers à livrer leurs stocks, Monsanto leur distribue même de l’argent contre leurs semences. Alors, les fermiers se disent : « Je leur vends les miennes, et je récupère les leurs. » Tous les fermiers, les uns après les autres, et au bout du compte, plus personne n’en a. En une saison, il y a pénurie de semences. En vingt ans, les réserves mondiales seront réduites à néant. Chacun aura beau être libre de faire ce qu’il veut, il n’y aura plus de semences. C’est pour ça qu’il faut interdire le brevetage des semences. L’humanité, dans sa grande majorité, n’a aucune envie de poursuivre sur cette voie de destruction de notre avenir. On force les gens à s’engager dans ce projet d’anéantissement pour servir la cupidité à court terme d’une toute petite minorité.

En premier lieu, l’humanité doit reconquérir sa capacité à concevoir la liberté, sa capacité à exercer une démocratie véritable et profonde. Ensuite, l’humanité doit aussi prendre conscience que l’être humain ne peut sûrement pas être sur Terre pour s’enrichir et faire des profits. Préserver la vie, la vie de notre espèce, la vie de la planète, l’écosystème qui permet toute vie sur Terre, voilà l’objectif suprême qui doit guider notre action. »

Vandana Shiva

1) Le salaire minimum indien est de 2€/jour, mais les agriculteurs gagnent moins.

Source :
http://www.maicha.free.fr/wordpress/?p=138

21 mai 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, Notre démocratie | , , , , , , , , , | Un commentaire

Déclaration des organisations africaines présentes au forum alternatif mondial de l’eau


Nous, organisations africaines ayant participé au Forum Alternatif Mondial de l’Eau à Marseille du 14 au 17 mars 2012,

  • Considérant les pressions toujours accrues des multinationales sur les ressources en eau en Afrique,
  • Considérant la privatisation des régies publiques et des sociétés de distribution d’eau en Afrique,
  • Considérant les multiples atteintes aux droits des peuples africains à l’accès à l’eau potable,
  • Considérant les luttes menées notamment au Maroc, au Ghana, au Kenya pour la défense du droit d’accès à l’eau et à l’assainissement par les mouvements sociaux et les syndicats,
  • Considérant les conséquences des diverses pollutions des ressources en eau en Afrique après un siècle d’extractivisme et d’exploitation minière anarchique sur le continent,
  • Considérant la virulente attaque du capitalisme mondialisé contre les terres et les ressources en eau partout en Afrique qui constitue une véritable recolonisation du continent,
  • Considérant les luttes des paysans africains contre l’accaparement des terres, des forêts, et des ressources en eau (cas symbolique de Ben S’mim au Maroc),
  • Considérant les souffrances des femmes et des jeunes filles africaines pour assurer à leurs familles l’accès à une eau saine,
  • Considérant les dommages causés par les barrages existant sur les fleuves Nil, Congo et autres fleuves africains,
  • Vues les victoires éclatantes des mobilisations populaires des peuples au Maghreb pour la démocratie et l’accès à l’eau pour tous,
  • Nous saluons la reconnaissance par les Nations Unies du droit à l’eau comme un droit universel.

Nous appelons à ce que :

  • Le droit à l’eau soit reconnu dans la charte africaine des droits humains
  • Des politiques publiques soient développées pour éviter que les têtes des femmes et des enfants ne servent de tuyaux d’adduction d’eau
    Nous exigeons :
  • La fin des privatisations des régies publiques et des sociétés de distribution d’eau en Afrique
  • La reconnaissance de la dette écologique due par les multinationales après des siècles d’exploitation des ressources minières en Afrique
  • La participation des usagers, de la société civile et particulièrement des femmes dans la gestion des ressources en eau en Afrique
  • La fin des prêts de la Banque mondiale et des banques de développement pour les projets d’adduction d’eau en Afrique et l’augmentation des aides publiques sans conditionnalités pour la mise en œuvre de ces projets,
  • La fin de la construction des barrages sur les fleuves d’Afrique et le dédommagement de toutes les populations africaines ayant souffert des projets de barrages,
  • Davantage de financement pour le développement des toilettes sèches et des structures d’assainissement en Afrique
  • Nous appelons les organisations et réseaux de la société civile en Afrique à s’unir pour que l’eau soit à jamais mise hors des marchés financiers et qu’elle ne soit plus source de profit.

EAU SOURCE DE VIE PAS DE PROFIT

Fait à Marseille le 17 mars 2012

Organisations signataires
1- ATTAC/CADTM – TOGO
2- ACME MAROC
3- COMITE MALIEN POUR LA DEFENSE DE L’EAU
4- LAAWOL DIAM LA VOIE DE LA PAIX – SENEGAL
5- ENDA RUP – SENEGAL
6- VISIONS SOLIDAIRES – TOGO
7- ONG EL WAFA – MAURITANIE
8- SYNDICAT AUTONOME DES TRAVAILLEURS DE LA SENEGALAISE DES EAUX
9- PUBLIC SERVICE INTERNATIONAL – AFRIQUE
10- ONG MARS -TOGO
11- ASSOCIATION SONG-TAABA (ASFUD) – BURKINA FASO
12- AGDF – MALI
13- DSF FEGUI – MALI
14- MIKA KAYES – MALI
15- ASSOCIATION POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT – SENEGAL
16- CONGO ACTION – RD CONGO
17- ONG RAYOUWAN – MATA – NIGER
18- ASSOCIATION PANAFRICANISTE DES DROITS CIVIQUES DES FEMMES
19- TUICO- SYNDICAT DES TRAVAILLEURS – TANZANIE
20- WETUM – SYNDICAT DES TRAVAILLEURS – MALAWI
21- VILLAGES DURABLES – RD CONGO
22- RESEAU EAU HYGIENE ET ASSAINISSEMENT (REHA)- RD CONGO
23- HESHIMA
24- PLANETE AFRIQUE – GABON / REPUBLIQUE CENTRALE AFRICAINE.
25- ZANZIBAR WATER AUTHORITY – TANZANIE
26- ASSOCIATION METOKA – BENIN

23 mars 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, ECONOMIE LOCALE | | Laisser un commentaire

Introduction à la permaculture pour les agriculteurs


par Dominique Kuster /imago.hautetfort

25 février 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , | 2 commentaires

La fermeture de la centrale du Blayais: catastrophe ou nécessité économique pour l’Aquitaine?


les vignes du futur?

Alors que le vin de Bordeaux fait sa réputation dans le monde, la centrale nucléaire de Blaye continue à être une centrale à haut risque (-zone inondable , voir l’accident de 1999) qui (comme toutes les centrales nucléaires) rejette de fortes doses de radioactivité dans son environnement et dans la Garonne. Par ailleurs, il est scandaleux que la région soit parmi les seules à ne pas être impliquée dans le développement des énergies renouvelable avec… zéro éolien!!

Les rejets radioactifs et chimiques de la centrale nucléaire du Blayais

Rejets radioactifs :  voir étude Criirad  ICI

Rejets chimiques : voir tableau ci-dessous

Attention :

Ne pas se laisser tromper par les quantités annuelles autorisées (qui sont gigantesques) :
l’information à retenir est qu’une centrale nucléaire rejette continuellement dans son
environnement d’immenses quantités de produits chimiques (en plus des produits radiocatifs)

…………………………………

Articles liés:

2 janvier 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, ENERGIE | , , , , , | 3 commentaires

Discussion avec Claude Bourguignon


Baraka production: http://www.barakalesite.com
http://www.legrandsoir.info/semences-l-invisible-guerre.html

23 juillet 2011 Posted by | Agriculture vivrière, webTV | , , , | Un commentaire

Utilisation massive des pesticides de plus en plus dramatique.


L »utilisation massive des pesticides, insecticides et autres produits chimiques est de plus en plus dramatique en France.

C’est ce que révèle un rapport de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) publié le 14 mars 2011, où les chercheurs indiquent que «le sang des Français contiendrait trois fois plus de certains pesticides que celui des Américains ou des Allemands…»

L’étude a été menée en 2006-2007 dans le cadre du programme national Nutrition-santé (PNNS). Elle entendait «mesurer les concentrations de plusieurs polluants de l’environnement (42 au total) dans le sang, les cheveux et l’urine de 3.100 personnes.

Au total:

  • 11 métaux,
  • 6 PCB (polychlorobiphényles),
  • trois familles chimiques de pesticides (organochlorés, organophosphorés er pyréthrinoïdes) et leurs métabolites ont été dosés. Les pyréthrinoïdes sont des pesticides utilisés contre une grande variété d’insectes en agriculture, en horticulture, dans les hôpitaux, mais aussi pour un usage domestique…»
Bruxelles, en abaissant les seuils de tolérance reconnaît la nocivité grandissante des pesticides.
A quand un prise en compte de « l’effet cocktail » (interaction des différentes molécules en cause)?
La Commission européenne a abaissé les niveaux maximum de résidus de 13 pesticides aujourd’hui interdits dans l’Union européenne.
Elle a pris sa décision en se fondant sur de nouvelles preuves scientifiques démontrant que les seuils actuels sont trop élevés pour la santé humaine.
Les nouveaux seuils ont été publiés au Journal officiel de l’UE le 1er avril et prendront effet le 21 octobre.
Les pesticides concernés comprennent:
  • l’endosulfan (qu’on trouve par exemple dans les tomates),
  • l’aldicarb (dans les céréales),
  • le fenthion (dans l’huile d’olive),
  • le fomesafen (dans les haricots et petits pois),
  • le tétradifon (dans le vin)
  • le méthabenzthiazuron (dans tous les légumes).

15 juillet 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, SANTE | , , , , | 3 commentaires

La permaculture à Cuba : exemple de conversion en culture urbaine biologique


……………………………………………..

L’association France Amérique Latine Bordeaux (FAL33) mène en partenariat avec une Fondation cubaine [1] un projet de solidarité internationale pour la mise en place de la permaculture sur le plateau de Bellamar, à Matanzas. Dans le cadre de ce projet, FAL33 a le plaisir d’accueillir du 1er juillet au 15 juillet deux permaculteurs de la FANJ pour renforcer les échanges sur la permaculture et la diffusion de connaissances en Aquitaine.

Ces évènements sont dans le calendrier des Estivales de la Permaculture

Nous vous invitons à participer aux plusieurs activités mise en place lors du séjour de Maria Caridad Cruz et Roberto Sanchez, permaculteurs et formateurs de la FANJ, en Aquitaine :

Conférence « Permaculture cubaine : développement durable face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et culturels ».

Le 2 juillet à partir de 11h30 à Barsac : Cette conférence se tiendra dans le cadre du Festival cubain Duende Cubano (www.duendecubano.eu). Entrée libre pour cette conférence.

L’association France Amérique Latine Bordeaux (FAL33) mène en partenariat avec une Fondation cubaine [1] un projet de solidarité internationale pour la mise en place de la permaculture sur le plateau de Bellamar, à Matanzas. Dans le cadre de ce projet, FAL33 a le plaisir d’accueillir du 1er juillet au 15 juillet deux permaculteurs de la FANJ pour renforcer les échanges sur la permaculture et la diffusion de connaissances en Aquitaine.Ces évènements sont dans le calendrier des Estivales de la Permaculture

Nous vous invitons à participer aux plusieurs activités mise en place lors du séjour de Maria Caridad Cruz et Roberto Sanchez, permaculteurs et formateurs de la FANJ, en Aquitaine :

Conférence « Permaculture cubaine : développement durable face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et culturels ».

Le 2 juillet à partir de 11h30 à Barsac : Cette conférence se tiendra dans le cadre du Festival cubain Duende Cubano (www.duendecubano.eu).

Entrée libre pour cette conférence.

source: fal33

18 juin 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, résilience, SANTE, webTV | , , , , , , | Laisser un commentaire

Que mange le monde?


Peter Menzel, autour du livre Hungry Planet:

What the World Eats, a réalisé une série de photos de famille devant leurs rations de nourriture pour une semaine.
Les différences culturelles et économiques sont très visibles entre les différentes parties du monde.
Le journaliste a rendu visite a 30 familles de pays différents, d’origines différentes et de milieux sociaux bien distincts.
Chacun des chapitres comporte une photo de la famille avec la nourriture qu’elle consomme durant une semaine entière,
accompagnée du budget hebdomadaire et suivie de photographies de la vie quotidienne du foyer.
De la France au Mexique, Mali, Australie, en passant par l’Allemagne ou le Tchad, chaque continent est représenté par quelques clichés photos.

Allemagne

États-Unis

Japon

Italie

Mexique

Pologne

Égypte

Équateur

Bhoutan

Tchad

France

http://bbcom21.files.wordpress.com/2010/05/image1.jpg

Australie
http://bbcom21.files.wordpress.com/2010/05/image2.jpg

Mali

https://i0.wp.com/publikart.net/wp-content/uploads/2010/04/MALI.jpg

Chine

http://bbcom21.files.wordpress.com/2010/05/image3.jpg

D’autres clichés sont à découvrir sur le site de Peter Menzel ou du Time.

Vous pouvez également télécharger ce powerpoint qui circule sur le net.
Under Creative Commons License: Attribution Non-Commercial

14 juin 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , , | Un commentaire

Pas de béton, des jardins !


photo: brassicanigra.org

 Le texte qui suit a été écrit par R. Vaneigem en soutien à la lutte locale d’un collectif spontané de Turin qui a transformé des terrains laissés dans une triste situation d’abandon en une joyeuse fête des Jardins Potagers de Mirafiori.

Ces terres, entourant l’ancienne gare de chemin de fer délaissée par l’incurie du profit, ont retrouvé les couleurs de la vie, mais cela ne plait pas – et pour cause – aux marchands de mort du capitalisme. Ainsi cette lutte continue, sous la menace d’une intervention policière vouée à la défense, aussi symbolique que musclée, d’une propriété privée de tout et, notamment, désormais,  privée de sens.

La terre appartient à qui la rend meilleure

Si une municipalité se montrait soucieuse du bien-être des citoyens, dont elle sollicite les suffrages et qu’elle est donc censée servir et représenter, elle entreprendrait de transformer partout les terrains vagues et les bâtiments inoccupés ou parasitaires en jardins, en potagers, en vergers. Alors que l’appauvrissement progresse et, avec lui, la violence inhérente à la misère et au désespoir, quoi de plus simple, de moins coûteux et de plus efficace que d’encourager la population à cultiver des lopins de terre et à améliorer ainsi ses moyens de  subsistance ?

Une communauté résolue à multiplier les arbres fruitiers, les fleurs et les légumes n’est-elle pas le meilleur garant d’une solidarité capable de désamorcer la délinquance que les pouvoirs dits « publics » affirment si souvent redouter ? Cette façon d’aérer, d’égayer et de nourrir les villes devrait être le cheval de bataille de tout homme politique sincèrement préoccupé par le bien-être de ceux qu’il appelle ses administrés. Une telle mesure n’a en soi rien de révolutionnaire, elle s’inscrit seulement dans un plan de réformes capables de prendre en compte les intérêts de la population.

Mais l’Etat et les pouvoirs régionaux montrent par leur cynisme et leur incompétence qu’ils se moquent des citoyens. Ils sont à la botte du marché mondial, des puissances de l’argent, des hommes d’affaires, des mafias locales et internationales. La corruption n’en finit pas de ronger un système de représentation factice où droite et gauche sont désormais interchangeables parce que les élus ne représentent plus que leurs intérêts personnels, conjugués aux intérêts du marché mondial. Nos démocraties parlementaires sont devenues des démocraties véreuses gouvernées par les banques.

Or cette planète partout dévastée par la cupidité, stérilisée par le profit, bétonnée par le calcul égoïste et absurde, c’est à nous qu’il appartient d’en revendiquer la propriété collective. C’est à nous de l’arracher aux multinationales, qui la condamnent à dépérir pour en tirer un ultime bénéfice et l’investir sottement dans une bulle spéculative vouée à imploser.

Se réapproprier l’eau, fertiliser le sol, recourir aux énergies renouvelables et gratuites, instaurer l’autogestion généralisée, voilà les seuls moyens de sauver la société du désastre dont la menace cet argent fou qui tourne en rond en s’épuisant et en épuisant ce qui subsiste de vivant en nous et autour de nous. Ne s’agit-il pas de remettre sur ses pieds un monde à l’envers dont les aberrations oppriment et crétinisent ?

Comment tolérer que la servilité des médias accrédite cet incroyable tour de passe-passe où l’on voit le parasitisme des mafias financières et de l’Etat escroc dénoncer comme parasites les victimes de ses malversations ? Ainsi, les parasites ne seraient pas les puissances bancaires qui ferment les entreprises pour enrichir leurs actionnaires mais bien les chômeurs, les déshérités, les malades, les exilés, les exclus, les bénéficiaires des acquis sociaux pour lesquels le prolétariat s’est battu si longtemps : retraites, allocations de chômage, sécurité sociale, bourses d’études, aides à la création.

Un système de profit semant partout la misère et la ruine pointe comme responsables du malaise psychologique et social ceux qui en pâtissent le plus. La conscience est-elle si avilie et l’intelligence si abâtardie que l’énormité d’un tel mensonge passe pour un état de fait auquel il faut se résigner ?

Allons-nous continuer à nous laisser expulser de la vie comme de cette terre qui doit appartenir à qui la rend meilleure ? Dans une époque où le retour du bouc émissaire permet aux politiciens de tourner contre le tsigane, le juif, l’arabe, l’homosexuel, l’étranger, l’en-dehors la colère suscitée par la dictature des puissances financières, notre résolution de créer collectivement des espaces et du temps  affranchis du quadrillage policier de la marchandise doit rester notre objectif prioritaire, parce que de tels lieux d’activité restaurent à la fois et la solidarité et la gratuité, toutes deux incompatibles avec la dictature de l’argent et du pouvoir.

C’est au départ d’initiatives apparemment anodines que la lutte se généralisera peu à peu. En Grèce, les conducteurs de voiture refusent les péages (on lève la barrière et on passe) et les parcmètres, que l’on rend inutilisables. L’argument juridique revendique pour le réseau autoroutier le caractère d’un bien public sur lequel les entreprises privées n’ont aucun droit de prélever un tribut. C’est un exemple qui mériterait de s’étendre au refus de payer les transports publics et d’acquitter les taxes ou impôts, qui servent désormais à nourrir les malversations de la finance internationale et les marchés de l’endettement lucratif.

La seule arme absolue capable d’éradiquer l’économie marchande, c’est la gratuité de la vie, une vie qui a la faculté de se propager par effet de résonance. Voilà ce que le chaos organisé par les multinationales tente à tout prix de dissimuler aux individus et aux collectivités en propageant la morbidité, le désespoir, la haine, l’autodestruction. La confusion émotionnelle, attisée par les derniers prédateurs, pousse aveuglément une communauté contre une autre, déchaîne l’agressivité des individus. C’est une peste qui n’est ni noire, ni brune, ni rouge mais multicolore car, de droite comme de gauche, les manipulateurs populistes en propagent le virus afin de s’arroger un pouvoir de guérisseur et de purificateur. Mais cette maladie du ressentiment qui ronge la société ronge aussi de l’intérieur leurs sottes prétentions spectaculaires

Même les policiers n’ignorent plus à quel point la construction de grands ensembles et de parkings a constitué des milieux criminogènes. Qu’ils tentent aujourd’hui de décourager la pacifique initiative qui veut rendre son humanité au paysage urbain, et ils seront demain confrontés au pire : aux émeutes de la faim, de l’ennui, du désespoir, au pillage des supermarchés, à la folie agressive, à la guerre de tous contre tous ! Eux qui sont guettés de plus en plus par le malaise général, comment pourraient-ils l’ignorer ?

Le projet «  Pas de béton, des jardins ! » est un cri de résistance joyeuse qui va se répandre partout et éradiquer peu à peu cette haine née de la frustration et du sentiment d’être exclu de sa propre vie. Nous voulons retrouver le charme de l’errance urbaine, le mariage de l’utile et de la beauté, l’ensoleillement d’une culture maraîchère où puissent fleurir aussi les œuvres d’art que tant d’artistes anonymes n’ont jamais eu l’occasion de livrer au regard des autres. Nous voulons disposer librement de zones de création, de rêverie, de poésie ; ou, nous avons un droit imprescriptible à la jouissance de lieux où la vie se restaure pour partir à l’assaut d’un monde principalement gouverné par la mort.

Nous n’avons pas besoin d’armes mais nous saurons montrer que les armes de l’argent, de la corruption et du pouvoir ne l’emporteront pas sur nous.

La conquête de la terre par la volonté de vivre souveraine implique seulement une mobilisation collective, passionnelle et consciente, qui a besoin, non de violence aveugle, mais d’une fermeté résolue à « passer outre » à toute mesure coercitive et à briser tout ce qui tenterait de l’entraver. La désobéissance civile ne progressera que là où nous construirons les conditions d’une vie meilleure.

Raoul Vaneigem, le 20 janvier 2011

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10 mai 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, Désobéissance civile, DECROISSANCE, résilience | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Un jardin alimentaire sur le toit: le guide


Après cinq saisons de jardinage et d’expérimentation, l’équipe du projet Des jardins sur les toits a le plaisir de partager
avec vous le fruit de son travail. Le Guide pour réaliser son jardin alimentaire sur le toit découle de notre volonté de
voir germer de nouveaux jardins et partenariats dans le terreau fertile montréalais mais aussi ailleurs dans le monde.
Ce que nous avons découvert en explorant de nouvelles façons d’interagir entre nous, avec le cadre bâti,
l’environnement urbain et le cycle alimentaire c’est que le changement peut se faire de façon plaisante, inclusive et par-
ticipative. Cette constatation est née des différents jardins sur les toits que nous avons conçus et que nous habitons avec la
communauté. Chacun d’eux constitue un espace unique qui est entretenu avec attention par des bénévoles d’une popote
roulante, cultivé avec minutie par des personnes âgées, expérimenté et animé par de jeunes citadins, ou encore approprié
par des familles. Ensemble nous aspirons à un monde meilleur, à des villes qui respirent, à un rythme plus lent, à une
gestion durable des ressources et à des comportements plus respectueux et écologiques.
L’émerveillement renouvelé et infini que procure le jardinage alimentaire est selon nous une excellente base pour
cheminer vers cet autre monde. Le plaisir de découvrir la fonction et l’interrelation des petites choses qui nous entourent,
comme la pluie, le vent, le soleil, les saisons, les insectes, les migrations et les nouvelles variétés de plantes, nous rap-
prochent davantage du plancher des vaches, même dans les hauteurs les plus insolites. Une plus grande sensibilité aux
écosystèmes urbains ne peut que nous inciter à cultiver la diversité et à apprécier la complexité.
Nous espérons que les humbles gestes de semer, d’entretenir, de récolter, de manger et de partager sauront vous
apporter autant de plaisir qu’ils ont pu en apporter à notre communauté de jardiniers.
Ismaël Hautecoeur
Chargé de projet

Pourquoi jardiner sur les toits en ville?
Des espaces oubliés rendus fertiles pour des communautés en santé
Jardiner sur les toits dans des villes toujours plus denses et plus étendues constitue une façon originale de récupérer
les espaces inutilisés et stériles que sont les toits, les terrasses et les balcons, et de les transformer en milieux de vie
luxuriants, productifs et purificateurs. En plus d’agrémenter le paysage urbain de jardins nourriciers aux sommets des im-
meubles et de produire des aliments frais, ces nouveaux espaces pour la communauté permettent de réduire l’empreinte
écologique de nos maisons et institutions, desquelles nous faisons partie intégrante. La récupération et l’assainissement de
l’eau, la culture locale d’aliments biologiques, le compostage de déchets organiques ainsi que la filtration et le rafraîchisse-
ment de l’air s’inscrivent dans cet esprit de rendre notre paysage bâti plus durable. Ainsi, dans le contexte de dégradation
environnementale, de surconsommation et de mal bouffe, prendre soin de nous-mêmes et de notre environnement nous
permet d’emboîter le pas vers des villes et des communautés en santé.
Jardiner sur les toits c’est adopter une activité inspirante, écologique et productive, c’est développer de nouveaux
liens avec le cycle alimentaire, les saisons, l’environnement et la communauté. L’utopie consiste à faire de la ville un
jardin et des citadins des jardiniers.
Pourquoi l’agriculture urbaine?
Une source de joie simple et un mode de vie engagé
Les petits plaisirs quotidiens du jardinier sont simples, peu coûteux et profondément satisfaisants : déguster une salade
soigneusement cultivée entre amis, respirer le parfum matinal d’une fleur agrippée à la balustrade du balcon, croquer
une fraise chauffée par le soleil. L’agriculture urbaine constitue en soi un véritable art de vivre et permet à la population,
individuellement ou collectivement, de jouir de nouveaux espaces verts pour répondre à ses besoins de détente et de
loisirs.
Loin d’être une expression marginale ou un anachronisme en voie de disparition, l’agriculture urbaine est appelée
à jouer un rôle de plus en plus important dans l’alimentation des citadins. Elle nourrit actuellement 700 millions de
personnes, soit le quart de la population urbaine mondiale (FAO, 2005). Elle offre une réponse à l’insécurité alimentaire,
à l’expression culturelle et à l’engagement citoyen, et permet de goûter au pur enchantement de cultiver pour soi et la
communauté. À l’heure des changements climatiques et des multiples conséquences néfastes du mode de vie urbain sur
la santé et l’environnement, il convient de repenser notre façon de vivre et la pratique du jardinage alimentaire urbain
s’avère en ce sens un puissant catalyseur.

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Le guide complet en pdf: ICI

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4 mars 2011 Posted by | Agriculture vivrière, ECONOMIE LOCALE | , , , , , | 5 commentaires

La permaculture: principes de design écologique


 

«Les principes présentés ici sont en quelque sorte la pierre d’assise de la permaculture. Ils ont été élaborés conjointement par Mollison et Holmgren dans les années 1970, mais c’est Mollison qui les a dabord publiés en 1991. Holmgren a publié sa propre version en 2002. Pour notre part nous avons choisi d’utiliser la liste des principes présentés par Hemenway (2009:6). Si nous avons fait ce choix, c’est que la liste proposée par cet auteur est basée à la fois sur les écrits de Mollison, de Holmgren et de leurs coauteurs ainsi que sur son expérience combinée à celle de nombreuses personnes pratiquant la permaculture. En ce sens, elle semblait représentative du mouvement de la permaculture. Hemenway divise 14 principes en deux catégories, soit les principes de design écologique et les principes reliés à l’attitude des humains qui les mettent en pratique. Nous nous proposons de passer en revue chacun de ces principes en maintenant cette division qui nous semble pertinente. Toutefois, si nous avons opté pour les principes présentés par Hemenway, les définitions que nous en donnons ici ainsi que les exemples qui les accompagnent s’inspirent quant à eux de la lecture des documents présentés en bibliographie ainsi que de formations que nous avons suivies sur le sujet depuis un peu plus d’un an. Ces principes étant particulièrement connus en permaculture, il est difficile de cerner à qui revient la propriété intellectuelle.

Principes de design écologique

Observation

La permaculture est essentiellement basée sur l’observation de la nature et des interrelations existant entre les différents éléments des écosystèmes. Elle tient compte du contexte dans lequel elle s’inscrit. En ce sens, l’implantation de systèmes de production permaculturelle doit d’abord débuter par une observation prolongée de l’écosystème qui sera bouleversé par les changements apportés par toute action humaine. La création d’un système de production à l’image de la nature est un processus complexe s’étalant sur une longue période. Il n’est pas rare pour un permaculteur ou une permacultrice d’observer un écosystème pendant un an ou plus avant d’y intervenir. Ce type d’observation pourrait permettre, par exemple, de constater le fait qu’un oiseau rare occupe une certaine zone pendant quelques semaines par année seulement. Sans une observation prolongée, le permaculteur ou la permacultrice pourrait très bien choisir d’agrandir une zone de production sans réaliser que, ce faisant, c’est un milieu de nidification fragile qui serait détruit.

Localisation relative

Dans un design de permaculture, chaque élément est placé dans le système suite à une réflexion et une analyse approfondie des divers rôles qu’il pourra jouer, en tenant compte de ses besoins ainsi que des impacts positifs et négatifs qu’il pourra avoir sur d’autres éléments du système. L’objectif est d’obtenir le rendement maximal pour l’apport minimal d’énergie. L’énergie dont il est question ici peut être de sources variées, incluant autant le labeur humain qu’animal ainsi que le recours aux énergies fossiles. En ce sens, les éléments sont placés dans le système afin de diminuer les dépenses énergétique attribuer au maintient du système (entretien, récolte, etc). Ce sont les interconnexions entre les éléments d’un système qui permettent de le considérer comme diversifié plutôt qu’un calcul qui se limite à dénombrer les éléments présents dans le système.

Interception et stockage de l’énergie

Il est possible de bénéficier de différents cycles existant dans la nature. Un bon exemple est l’utilisation du cycle à travers lequel passent les ligneux à feuilles caduques. Bon nombre de personnes dépensent beaucoup de temps et d’énergie à chaque année pour ramasser les feuilles mortes alors qu’une fois décomposées elles enrichissent le sol et en améliore la structure. Cet apport potentiel est donc perdu lorsque les feuilles sont jetées plutôt qu’utilisées afin d’augmenter la production du système.

Chaque élément joue plusieurs rôles

Les éléments intégrés au système doivent jouer le plus grand nombre de rôles possible. Il s’agit de considérer non seulement les usages potentiels de l’élément en tant que tel, mais aussi la localisation de cet élément dans le système afin de prendre en considération les interactions avec les autres éléments du système.

Chaque rôle est soutenu par une diversité d’éléments

Un peu dans le même ordre d’idées que le principe précédent, il est question de s’assurer qu’un rôle essentiel au système est rempli par une diversité d’élément afin de créer un système résilient. Par exemple, si l’apport en eau est comblé par un système électrique de pompage et de distribution par boyaux, le système est vulnérable en cas de panne électrique, de bris ou d’assèchement de l’aquifère. Si l’eau provient de différentes sources, le système est beaucoup moins vulnérable et peut continuer à produire malgré les contretemps.

Changements minimaux pour un effet maximal

L’idée est de comprendre l’écosystèmes à travers une observation suffisante des différentes composantes et de leurs interactions. Les informations ainsi obtenues permettent de planifier adéquatement les actions à entreprendre afin de limiter le plus possible l’impact sur le milieu tout en atteignant les objectifs fixés.

Utilisation des systèmes intensifs à petite échelle

L’idée est de débuter à petite échelle, de bien comprendre le système mis en place afin de pouvoir l’étendre par la suite en intégrant les leçons apprises lors de cette première phase. La permaculture prend du temps et de la patience puisqu’il est question d’implanter un système de plantes vivaces autosuffisantes, c’est-à-dire au sein duquel les besoins des uns sont comblés par les autres.

Optimisation des bordures

La biologie nous apprend que les zones de bordure entre deux écosystèmes sont généralement des zones d’intense biodiversité. Pensons par exemple à l’orée de la forée ou au bord d’un bassin d’eau. Dans ces zones, différentes espèces partagent le même habitat puisque ces espaces cumulent certaines des caractéristiques des deux systèmes. C’est en se basant sur cette observation que ce principe a été élaboré dans l’optique d’augmenter le plus possible la diversité du système. Ainsi, un bassin artificiel n’aura pas une forme ronde, on cherchera plutôt à augmenter l’espace où l’eau et la terre ferme se touche afin d’augmenter les bordures.

Prise en compte de la succession naturelle

Il s’agit de comprendre les différents cycles à travers lesquels passent les systèmes naturels pour utiliser ces évolutions à notre avantage plutôt que de tenter de maintenir les systèmes dans un état perpétuel d’immaturité comme c’est le cas des grandes étendues d’herbe qui s’apparentent plus à une prairie qu’à une forêt mature. Les systèmes matures sont plus productifs que les systèmes immatures. En utilisant des plantes vivaces, plutôt que des plantes annuelles, nous avons un autre exemple de ce principe. Une annuelle sera perpétuellement dans une phase d’immaturité alors que les plantes vivaces peuvent produire de manière plus autonome compte tenu de leur réseau racinaire plus solide qui leur permet de puiser l’eau là où les plantes annuelles ne pourront pas se rendre.

Utilisation des ressources biologique et renouvelable

Dans la perspective de limiter l’impact des actions humaines sur l’environnement, la permaculture priorise le recours aux ressources renouvelables plutôt qu’aux ressources non-renouvelables. Les ressources renouvelables produisent de manière durable, elles nous permettent d’accumuler des matériaux et de contenir l’énergie. Par exemple la permaculture favorise la captation de l’eau de pluie et la récupération des eaux grises plutôt que le recours à l’eau souterraine d’aquifère non renouvelables (eau fossile).

Principes basés sur l’attitude humaine

Transformation des problèmes en solutions

Les problèmes sont des opportunités d’apprentissage permettant de mieux comprendre les systèmes naturels. En permaculture, la croyance est que les problèmes qui surgissent proviennent souvent d’une mauvaise planification ou d’un aménagement laissant à désirer. Il s’agit donc de chercher à comprendre quel est le problème d’une part et quels sont les éléments dans le système qui pourraient contribuer à résoudre le dit problème. Il peut s’agit, par exemple, de déplacer une plante qui peine à luter contre une infestation ou une maladie afin de la mettre à proximité d’une autre plante reconnue pour sa capacité à repousser certains insectes. Le concept de plantes amies est au coeur de l’agriculture biologique et il est intégré à la permaculture. Il arrive souvent que des plantes mal adaptées à l’environnement climatique et biophysique soient implantées dans un système de production. Ce choix conduit souvent au recours aux pesticides, aux engrais chimiques ainsi qu’à l’arrosage. La plante qui n’est pas naturellement adaptée à un certain contexte est choisie au détriment d’autres plantes qui sont tout à fait adaptées à ce climat et ce type de sol et qui pourraient produire tout en diminuant les apports extérieurs au système (temps, énergie, engrais, ressources financières).

Obtention d’un rendement

La permaculture a, entre autres, pour but de répondre aux besoins humains dans le respect de l’environnement et pour ce faire les systèmes implantés doivent permettre une production importante d’aliments, de médicaments naturels et autres produits utiles dans le cadre de la vie courante. Il s’agit donc d’implanter des systèmes de production qui nécessitent un apport minimal d’énergie pour un retour maximal. C’est pourquoi, par exemple, on ne verra pas de grande étendue de pelouse au sein des systèmes permaculturels puisque cette pratique découle d’un construit social au sein d’une culture qui accorde une grande importance esthétique à l’entretien d’espaces gazonnés qui n’offrent aucun rendement et demandent des apports importants d’énergie humaine et fossile. Ce principe concerne aussi la planification adéquate du calendrier annuel de production afin d’étendre la production le plus longtemps possible dans le but de diminuer les périodes improductives. Les efforts qui sont mis pour mettre en place le système doivent offrir un retour sur l’investissement en temps et en ressources à la fois à court terme, moyen et à long terme. Un bon exemple de ce dernier élément consisterait en la plantation d’arbres à noix qui produiront dans plusieurs années, combinée à l’implantation d’arbres fruitiers à croissance rapide qui porteront des fruits à moyen terme ainsi qu’à l’implantation d’arbustes fruitiers qui, quant à eux, seront en mesure d’offrir une bonne production dans un délai assez court.

La plus grande limite à l’abondance est la créativité

Il arrive souvent que ce ne soit pas les limites physiques qui posent des barrières à la productivité du système, mais plutôt des schémas mentaux qui limitent l’étendue des possibilités qui surgissent dans l’esprit des planificateurs et planificatrices en cours de route. Certains exercices ont été développés afin d’aider à dépasser cette limite et favoriser la créativité. L’un d’eux consiste à inscrire l’ensemble des éléments à intégrer dans le système de production sur des petites cartes individuelles. Il s’agit ensuite de piger deux cartes et de réfléchir à ce que ces deux éléments combinés pourraient apporter au design. Il arrive que le résultat soit tout à fait improbable, mais ce processus permet parfois de forcer l’esprit à réfléchir au-delà des idées préconçues ce qui peut permettre de trouver des solutions à des problèmes persistants.

Les erreurs sont des outils d’apprentissage

Le dernier des principes dont il sera question ici est celui qui consiste à apprendre de nos erreurs. S’il peut être particulièrement frustrant de faire des erreurs, il est d’autant plus désagréable de penser qu’elles n’ont servi à rien. En ce sens, lorsqu’une erreur se produit, le permaculteur ou la permacultrice est invité à réfléchir à la situation, à ce qui s’est passé en cherchant à comprendre ce qui pourrait être fait autrement la prochaine fois. Si ce principe peut semble comme allant de soi, ce n’est pas nécessairement le cas puisqu’il est nécessaire, pour le mettre en application, de prendre la responsabilité de nos actions en ne cherchant pas à reporter le blâme pour nos échecs sur des acteurs externes. Ce principe implique aussi d’être ouvert au changement ainsi qu’à de nouvelles pratiques. »

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source:http://www.entransition.com

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2 mars 2011 Posted by | Agriculture vivrière, ECONOMIE LOCALE | , , | Un commentaire

Indice de Souveraineté Alimentaire (ISA), par territoire et par produit


ISA, Europe, 2000, Légumes frais

ISA, Europe, 2000, Pommes de terre

ISA, France, 2000, Légumes frais

ISA, France, 2000, Pommes de terre

ISA, France, par région et par produits, 2002-2003, 1/2

ISA, France, par région et par produits, 2002-2003, 2/2

19 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE | , , , , , | Laisser un commentaire

économie naturelle et économie d’argent


Aristote montre avec Les économiques et l’Éthique à Nicomaque la différence fondamentale entre l’économique et la chrématistique.

La chrématistique (de khréma, la richesse, la possession) est l’art de s’enrichir, d’acquérir des richesses.

Selon Aristote, l’accumulation de la monnaie pour la monnaie est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s’y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l’accumulation de richesses. Le commerce substitue l’argent aux biens ; l’usure crée de l’argent à partir de l’argent ; le marchand ne produit rien : tous sont condamnables d’un point de vue philosophique. Bien qu’Aristote traite de la chrématistique comme ensemble de ruses et de stratégies d’acquisition des richesses pour permettre un accroissement du pouvoir politique, il la condamnera toujours en tant que tel.

Au contraire, l’agriculture et le « métier » permettant de fonder une économie naturelle où les échanges et la monnaie servent uniquement à satisfaire les besoins de chacun, ce qu’il valorise. Aristote garde toujours le souci d’agir conformément à la nature. Celle-ci fournit « la terre, la mer et le reste » : l’économique est ainsi l’art d’administrer, d’utiliser les ressources naturelles, totalement à l’opposé de l’art d’acquérir et de posséder. Y est incluse l’idée d’un rapport de réciprocité : Aristote ne sépare pas l’économique du social, établissant l’échange comme un « retour sur équivalence » ; on comprend donc qu’il condamne la chrématistique, qui substitue l’objet à la relation sociale puis l’argent à l’objet.

De fait, l’échange, basé sur la monnaie, est toujours envisagé chez Aristote comme permettant de renforcer le lien social : il établit son inexistence dans la tribu (où seul le troc existe) et son apparition avec la cité, c’est-à-dire la société.

Car s’il n’y avait pas d’échanges, il ne saurait y avoir de vie sociale ;
il n’y aurait pas davantage d’échange sans égalité,
ni d’égalité sans commune mesure.

Ainsi, l’apport d’Aristote est tout d’abord une distinction fondamentale qu’il établit entre économie naturelle (économique) et économie d’argent (chrématistique) ; de là une réflexion fine sur le rôle de l’échange dans le lien social. Un autre résultat original et remarquable des réflexions d’Aristote est la différenciation qu’il fait entre valeur subjective et valeur commerciale d’un bien, que l’on peut facilement rapprocher des notions de valeur d’usage et de valeur d’échange qui apparaîtront chez Adam Smith au XVIIIe siècle. On trouve ainsi dans l’éthique à Nicomaque des concepts comme les quatre causes (cause matérielle, cause formelle, cause efficiente, cause finale), qui sont, pour certaines de ces causes, des esquisses des notions de valeur d’échange et de valeur d’usage utilisées dans les théories économiques modernes.

source: wikipedia

15 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, résilience | , , , | Laisser un commentaire

Le compost des templiers


  • La Méthode templière

(courtoisie d’Armand ELL)

Recette synthétisée par Armand Ell en 1972 à partir de la traduction du bas-latin en français par l’historien français Laurent Dailliez du manuscrit templier du 12e siècle .

Il s’agit ici du compost no 1: « Fertilitate ac necessitate » (le plus intéressant des huit dont DAILLIEZ a retrouvé la description).

Armand Ell explique la fabrication alchimique de L’Or Organique, « Humus Vivant », déjà employé par les agriculteurs de l’Ordre du Temple, dès l’an 1 160, à Tomar, sous l’impulsion du Grand Maître Gualdim Pais.

Cette méthode était également utilisée dans les abbayes cisterciennes au Moyen-Age.

  • Il faut couper uniquement de matière végétale VIVANTE avec les feuilles et les rameaux en sève, du printemps à l’automne, et cela sans tri ni dosage!!! (Broussailles, arbustes, herbacées en voie de lignification, taille de haies, de rosiers, ronces, résineux,…)
      A) préparation manuelle: ne jamais dépasser 8 mm. d’épaisseur, la longueur des branches n’ayant pas d’importance. B) préparation mécanique: on peut utiliser tous les diamètres acceptés par le broyeur à condition que le broyât soit réduit également 8 mm. d’épaisseur (inutile d’affiner sous nos climats).
  • Trempage à cœur de la matière vivante fraîchement coupée, et cela uniquement dans de l’eau pendant environ 24 h. (ne pas jeter le jus).
  • Pré-compostage:
    avec les végétaux nobles et non résiduels imprégnés d’eau, on confectionne un tas TRÈS TASSÉ qui va rester en place à même le sol pendant 21 jours minimum. Ce tas doit obligatoirement avoir un volume minimum de 4m3, mais il peut être préparé en plusieurs jours (voire semaines). Le pré-compostage de 21 jours commence lorsque le tas est terminé aux mesures et tonnage désiré!!! La fermentation bactérienne se manifeste par une chaleur interne du tas pouvant atteindre 60 à 70 , et même plus.
  • Passé les 21 jours, on ouvre le tas en le cardant, avec une fourche ou un croc retourné, afin de l’aérer.
  • Le compostage proprement dit commence:
    mesurer à même le sol une base de 2,2 m. et placer au centre un bâton de 1,6 m. (absolument indispensable). A l’inverse du pré-compostage, les végétaux en décomposition seront « très aérés ». Terminé, le tas sera recouvert, pour le protéger, de 2 cm. de terre ou de sable (ou les deux), toujours sans tasser. Pour terminer, il faut encore le mettre à l’abri du vent, c’est-à-dire, recouvrir le tout de branchages ou autre couverture (surtout pas de plastique, pour ne pas l’étouffer). Cette phase dure 90 jours
  • Ce compost vivant ne peut être employé qu’en surface.
    Pour vos semis en ligne ou à la volée, par exemple, procéder comme pour un semis classique dans le sol, puis recouvrir, dans le cas « sans aucun arrosage », de 7 cm. d’humus vivant. Pour les semis ou plantations faits ultérieurement à l’épandage du compost des Templiers, ouvrir un sillon, ou un trou, dans la nourriture originelle du sol, semer ou planter et recouvrir (même les graines de carottes passent à travers les 7 cm. de compost de broussailles!!!).
  • Pour un jardin potager de 100 m2, il faut compter environ 4 m3 de matière pour obtenir des « produits sains et exempts de tous résidus, et sans aucune maladie. Cela sans aucun traitement d’aucune sorte, sans aucun arrosage (voir sécheresse en 1976)

La méthode de Jean Pain (d’après « Les méthodes Jean Pain » Ida et Jean Pain, auteurs-éditeurs, Villecroze 1980, pages 16 à 21)

Matière première: Jean Pain utilisait tous végétaux de la forêt méridionale française (chêne, pin, bruyère, thym, romarin, lavande, sariette, genêts, cade, genèvrier, lentisque, filaria, cystes, fougère, euphorbe, daphnée, rue, salsepareille,…) sans choix, ni tri, ni dosage. La seule restriction étant un diamètre de branches limité à 8 mm. pour le compostage sans broyage.
Imprégnation: la broussaille doit être imprégnée d’eau pendant un ou plusieurs jours, suivant le diamètre des branches. Les broussailles imprégnées sont mises en tas (4 m3 min.) bien tassé puis laissé pendant 3 semaines.
Ensuite, le tas est cardé et réentassé sur 2m20, à la base, et 1m60 de hauteur, sans tasser, cette fois-ci. Toujours sans tasser, on répand, sur le tas, une couche de 2 cm de terre ou de sable, ou de terreau ou encore d’ancien compost. Pour finir, de gros branchages viennent protéger le tas contre le soleil et les intempéries.
Dans les jours suivants, une vive fermentation se déclenchera culminant parfois à 75 degrés C.
Après 3 mois, le compost de broussailles est prêt à l’emploi. En tout, les opérations auront duré 111 jours. Le compost sera utilisé en surface (il n’est enfouissable qu’après le neuvième mois).

 

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Article lié: le compost lasagne

 

14 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , , | 3 commentaires

L’autonomie alimentaire en France


Définie pour la première fois en 1996 par Via Campesina, la souveraineté alimentaire est un droit international qui laisse la possibilité aux pays de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans impact négatif sur les populations d’autres pays. Elle accorde une importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments et prône un accès plus équitable à la terre pour les paysans.

Localement, la souveraineté alimentaire favorise le maintien d’une agriculture de proximité destinée en priorité à alimenter les marchés régionaux et nationaux. Les cultures vivrières et l’agriculture familiale de petite échelle doivent être favorisées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale et environnementale.

RECREER UN PERIMETRE DE SECURITE ALIMENTAIRE revient à nourrir sa population avec des aliments en quantité suffisante, d’une qualité sanitaire et nutritionnelle remarquables, produits localement avec l’énergie locale et apportant à l’agriculteur un revenu juste et une position sociale reconnue.

La question de la souveraineté alimentaire est déjà cruciale dans bon nombre de pays qui n’ont pas la capacité de se nourrir par eux-mêmes ou l’ont perdue à cause de la déstructuration de leur agriculture imposée par le marché et/ou les pays colonisateurs  (L’Inde par l’Empire britannique, bon nombre de pays africains par la France…).

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La raréfaction du pétrole, la stérilisation systématique des terres fertiles et la déstructuration des filières locales risque de la faire devenir non moins primordiale pour la France et les pays occidentaux d’ici quelques années.

Si elle n’est plus approvisionnée par camions l’Ile-de-France ne dispose que de quelques jours d’autonomie alimentaire.


Dans sa production, l’Ile-de-France est autonome à 26 % seulement pour ses besoins en pommes de terre, 0,5 % pour la viande, 10 % pour les légumes frais, 1,5 % pour les fruits (à l’exception des pommes 5,5 %), 1 % pour le lait, 12 % pour les œufs. En revanche, elle est autonome à 159 % pour le blé et 117 % pour le sucre…

L’autonomie globale de la France pour les légumes frais et les fruits n’est que de 91% et 59% (à l’exception des pommes 166%)… source écopédia

 

sur le même sujet:



8 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE | , , , | 2 commentaires

Les prix de la nourriture atteignent des niveaux record dans le monde


Les prix de la nourriture atteignent des niveaux record dans le monde

La FAO a annoncé que les prix de la nourriture avaient atteint un niveau record en janvier 2011 au niveau mondial, du fait notamment des phénomènes météorologiques extrêmes qui affectent de nombreux pays.

Les prix de la nourriture au niveau mondial ont atteint un niveau record en janvier, et les récents événements météorologiques catastrophiques autour du globe pourraient mettre encore davantage de pression sur le coût de la nourriture.

Pour le septième mois consécutif, l’Indice des Prix de la Nourriture mis à jour par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a atteint son niveau le plus haut jeudi depuis ses début en 1990, et a dépassé le pic des 224,1 de juin 2008, dernier record en date lié à la crise alimentaire de 2007/2008, d’après un communiqué.

« Les nouveaux chiffres montrent clairement que la pression sur les prix mondiaux de la nourriture ne décroît pas. Ces prix élevés sont susceptibles de persister dans les mois à venir » a déclaré un expert économiste de la FAO, Abdolreza Abbassian.

Les prix de la nourriture au niveau mondial ont atteint un niveau record en janvier

La montée des prix de la nourriture est revenue sur le devant de la scène après avoir participé à aviver le mécontentement du peuple tunisien qui a débouché sur une révolution politique en janvier conduisant à la démission du Président du pays.

Ce mouvement de contestation s’est depuis lors étendu à l’Egypte et à la Jordanie, et laisse supposer que d’autres pays de la région sécuriseront leurs stocks de céréales pour rassurer leur population.

Le Président de la Banque Mondiale Robert Zoellick a demandé aux leaders mondiaux de « placer l’alimentation en premier » et a souligné le besoin de réduire la volatilité des prix.

« Nous sommes sur le point d’être confrontés à une tendance plus large d’augmentation des prix des biens de base, y compris des prix de la nourriture » a-t-il déclaré.

Une série de phénomènes climatiques affectant les principales cultures de plusieurs pays pourrait par ailleurs exercer davantage de pression sur les prix de la nourriture dans les semaines à venir, alors qu’un cyclone considérable balaie actuellement l’Australie, qu’une tempête de neige ravage les cultures américaines et que des inondations dévastent la Malaisie.

La sécheresse dans la région de la Mer Noire l’an dernier, les pluies diluviennes en Australie, le climat sec en Argentine et l’anticipation d’une augmentation de la demande après les mouvements sociaux en Afrique du Nord et au Moyen Orient, ont déjà fait augmenter le prix du blé jusqu’à son niveau le plus haut depuis deux ans et demi.

L’expert de la FAO a mis l’accent sur l’état actuel des cultures : « C’est la situation des réserves [qui est préoccupante]. Ce n’est pas le moment où nous obtiendrons des réserves supplémentaires du monde entier » a-t-il indiqué.

« Les réserves ne vont pas s’améliorer jusqu’à ce que nous saurons ce qui va se passer (pour les cultures des principaux pays producteurs) plus tard dans l’année » a-t-il ajouté.

La combinaison des prix élevés du pétrole et du carburant, de l’utilisation croissante des biocarburants, du mauvais temps et de l’extension des futurs marchés avait fait augmenter les prix de la nourriture en 2007/2008, provoquant des manifestations violentes dans des pays tels que l’Egypte, le Cameroun et Haïti.

Le Cameroun a déclaré jeudi qu’il avait créé une agence pour acheter et réguler les prix des importations de nourriture, une initiative visant à éviter de revivre l’augmentation des prix qui avait conduit aux émeutes de 2008 au cours desquelles 100 personnes avaient été tuées par les forces de sécurité du pays.

Les économistes européens ont souligné la menace que représente cette soudaine inflation des prix de la nourriture sur les économies mondiales.

D’après Janis Huebner, un économiste pour la banque allemande DekaBank, l’inflation en partie alimentée par l’augmentation des prix de la nourriture pourrait en retour provoquer une augmentation des taux d’intérêt dans plusieurs pays cette année.

« Cela pourrait signifier un ralentissement de la croissance dans les pays qui augmenteront leurs taux d’intérêt » a-t-il indiqué. « Cela pourrait impliquer les pays asiatiques et d’autres régions »

Par Sandra BESSON

6 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , | Laisser un commentaire

La France occupe le troisième rang mondial sur le marché des pesticides


La France occupe le troisième rang mondial sur le marché des pesticides (insecticides, fongicides, herbicides) et le premier rang européen avec 76 000 tonnes de substances actives, dont 90 % pour les usages agricoles.

Les productions les plus consommatrices (céréales à paille, maïs, colza et vigne) qui occupent moins de 40 % de la surface agricole utile (SAU) nationale, utilisent à elles seules près de 80 % des pesticides vendus chaque année en France. L’arboriculture fruitière, qui représente 1 % de la SAU, représente en valeur 4 % du marché national des fongicides et 21 % du marché des insecticides.

Une contamination généralisée des eaux par les pesticides est constatée dans 80 % des stations de mesure en eau superficielle et 57 % en eau souterraine ainsi qu’une rémanence forte dans les sols de produits interdits depuis de nombreuses années (pour exemple le chlordécone dans les DOM). Quant à leur impact sur la qualité de l’air, des effets sur la santé humaine ont déjà justifié le lancement d’études épidémiologiques.

Cette situation découle directement des choix politiques en matière de développement agricole et rural. La distribution des soutiens financiers de la PAC a orienté l’agriculture vers la spécialisation, avec, d’un côté, des plaines de monoculture de blé, de maïs,de betteraves, de fruits et légumes … et, de l’autre, des concentrations d’élevages de type industriel, générant d’importantes quantités de lisier qui refroidissent les sols et asphyxient la vie microbienne.

Dans le premier cas, les sols sont usés, compacts, bétonnés et sans humus, nécessitant d’importants travaux mécaniques accompagnés de l’utilisation massive de désherbants, d’insecticides et d’intrants chimiques. Dans le second, la résorption des déchets de l’élevage provoque systématiquement des labours répétés (problème d’émanations et absorption des nitrates et de l’azote par des plantes gourmandes en intrants et en eau).

Les résultats sont sans appel. Les sols se sont chargés de nitrates, de pesticides et désormais de métaux lourds quasiment impossibles à résorber et dont les combinaisons pourraient créer des surprises irréversibles, notamment par des mutations bactériologiques.

Dans le même temps, la réduction massive du nombre de paysans (80 % ont disparu entre 1960 et 2004*) a provoqué un changement radical des choix de développement agronomique.

L’exemple de la production laitière est parlant : plus l’élevage grandit en nombre d’UGB (unité de gros bétail), plus le recours à l’alimentation à l’auge est important. Résultat : le retournement des prairies a fait place à la culture de maïs, consommatrice d’intrants… et source de bénéfices pour les firmes agrochimiques et semencières. Ainsi, les prairies ont disparu, les eaux souterraines et les nappes superficielles sont devenues les réservoirs poubelle de produits chimiques et de molécules soit disant biodégradables. Le système devient irréversible, ôtant toute autonomie au paysan, ou le peu qui lui en restait dans le cadre d’une politique agricole commune contraignante. On fabrique des matières agricoles à bas prix et on enferme l’agriculture et les territoires ruraux dans un cadre défini aux antipodes des attentes de la société française a pris la mesure des enjeux à haut risque depuis les crises sanitaires récentes. La fonction paysanne d’agronomie disparaît quasiment en éloignant notre métier du triptyque vivant « végétal, animal et biodiversité ».


source:Confédération Paysanne


* Source : INSEE (recensement 1993) et AGRESTE (Graphagri 2005)

3 février 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , | Laisser un commentaire

Claude Bourguignon – Extrait 2 «Sous les pavés, la Terre»


Extrait de « Sous les pavés, la Terre », un documentaire environnementaliste de Thierry Kruger et Pablo Girault

Claude Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort des hommes !


12 janvier 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, webTV | , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

la préparation des pousses de bambou.


Il y a des bambous dans votre entourage ? Vous avez bien de la chance !

Les turions (les pousses) de toutes les espèces sont comestibles, bien que certains puissent être assez amers. Phyllostachys edulis fait l’objet de cultures industrielles dans ce but. Les jeunes pousses sont cueillies, un peu comme des asperges, dès qu’elles commencent à sortir de terre. La plupart des espèces ne se mangent pas crues à cause de leur amertume. On les fait bouillir ou griller dans leur enveloppe, que l’on enlève ensuite, avant d’émincer le cœur des pousses pour les préparer en salade, en friture ou en sauce. Les pousses de certaines espèces (Sasa) peuvent être grillées au four et dégustées directement.

Voici la méthode japonaise de préparation des pousses de bambou.

-Laver et retirer quelques feuilles à la base de la pousse

-fendre en deux a partir de la moitie vers le haut,

-Disposer les pousses dans une casserole pleine d’eau avec une poigné de riz (l’amidon conservera la couleur de la pousse)

-Porter à ébullition

-Laisser mijoter à feu doux une bonne heure.

-Quand la base est suffisamment tendre pour y planter un couteau,

-retirer du feu et laisser refroidir complètement

-Quand c’est froid, sortir les pousses de bambou de l’eau.
-Enlever les feuilles de la partie supérieure.

-Utiliser tel quel ou en tant qu’ingrédient.

Les pousses de bambou ont une forte teneur en fibres et en minéraux pour un faible apport calorique. Leur teneur en germanium, notamment, leur conférerait un  effet positif contre le vieillissement des cellules, alors à vos baguettes!

8 janvier 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , | Un commentaire

Trois pomiculteurs de Corrèze coupables!


Mardi à Brive, trois pomiculteurs de Corrèze étaient assignés en justice pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La plainte avait été portée par l’ONGF d’Allassac « Œuvrons pour la Nature et les Générations Futures » contre les cultivateurs qui ont utilisé, en mai 2010, des pesticides par un vent supérieur à 20km/h, ce qui est interdit par le code rural. Les pomiculteurs ont plaidé coupable de non-respect des conditions d’épandage de pesticides. La date du jugement a été arrêté le 13 janvier prochain.

Ce procès, le premier du genre « pourrait offrir l’opportunité de créer une jurisprudence favorable aux particuliers vivant à proximité de champs cultivés de manière intensive, toutes les personnes concernées, pourraient invoquer cette décision de justice en cas de non-respect de la loi », a déclaré François Veillerette, porte-parole de Générations Futures qui s’est constituée partie civile aux côtés de l’association ALLASSAC ONGF.  Des milliers de personnes seraient  »potentiellement concernées par une telle situation. » Cette action,’‘ doit permettre à terme d’envisager la mise en place de zone de protection pour les particuliers qui vivent à proximité de zones traitées », espère-t-il.

La population vivant en Aquitaine est particulièrement sensible à ce problème, la viticulture étant la culture employant la plus grande quantité de biocides.

+études sur les pesticides et les cancers:

des milliers de personnes seraient  »potentiellement concernées par une telle situation. » Cette action,’‘ doit permettre à terme d’envisager la mise en place de zone de protection pour les particuliers qui vivent à proximité de zones traitées », espère-t-il.

7 janvier 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, SANTE | , , , , | Laisser un commentaire

Le charbon dans la terra preta


Incorporation de charbon de bois

Méthode d’identification du charbon dans la terra preta

La transformation de la biomasse en charbon produit une série de dérivés charbonneux désignés sous le nom de carbone noir ou pyrogénique, dont la composition varie; allant de matière organique légèrement charbonnée, jusqu’à des particules de suie très graphitées formées par la recomposition de radicaux libres (Hedges et al. 2000). Ici, tous les types de matériaux charbonneux sont appelés charbon. Par convention, est considérée comme charbon la matière organique naturelle transformée thermiquement avec un pourcentage O/C de moins de 0.6 (des valeurs plus petites ont cependant été suggérées). À cause des interactions possibles avec les minéraux du sol et la matière organique, il est quasiment impossible d’identifier le charbon avec sûreté en le déterminant uniquement par le simple pourcentage O/C. Le pourcentage H/C ou des marqueurs moléculaires comme l’acide benzènepolycarboxylique sont donc utilisés comme seconde dimension d’identification.

Le charbon dans la terra preta

Du carbone a été ajouté aux sols pauvres, sous forme de charbon de bois fabriqué à basse température et en présence d’une quantité d’oxygène limitée (à l’aide de feu étouffés). William Woods (Université du Kansas, à Lawrence), expert en sites d’habitations abandonnés, a mesuré dans la terra preta jusqu’à 9% de carbone noir (contre 0.5% pour les sols environnants). B. Glaser et al ont trouvé jusqu’à 70% de carbone de plus que dans les Ferralsols avoisinants, avec des valeurs moyennes approx. de 50 Mg ha-1 m-1.

La chercheuse finlandaise Janna Pitkien a mené des tests sur des matériaux à haute porosité tels que la zéolite, le carbone activé et le charbon; ces tests montrent – contrairement à ses attentes – que la croissance microbienne est substantiellement améliorée avec le charbon. Il est possible que ces petits morceaux de charbon tendent à migrer à l’intérieur du sol, fournissant un habitat pour les microbes qui assimilent la biomasse de la couverture de surface.

La structure chimique du charbon dans les sols de terra preta est caractérisée par des groupes aromatiques poly-condensés, à qui sont dus d’une part la stabilité biologique et chimique prolongée combattant la dégradation microbiale; et d’autre part, après oxydation partielle, la plus grande rétention de nutriments. Le charbon de bois (mais non celui d’herbacées ) fabriqué à basse température, a donc une couche interne de condensats d’huiles biologiques que les microbes consomment et qui est similaire à la cellulose de par ses effets sur la croissance microbienne (Christoph Steiner, EACU 2004). Le charbonnage à haute température fait perdre cette couche et accroît peu la fertilité du sol. Glaser et al. (1998 et 2003) et Brodowski et al. (2005) ont démontré que la formation de structures aromatiques condensées dépend du processus de manufacture du charbon. C’est l’oxydation lente du charbon qui crée des groupes carboxyliques; ceux-ci augmentent la capacité d’échange des cations dans le sol. Lehmann et al ont étudié le noyau des particules de carbone noir produit par la biomasse. Ils l’ont trouvé hautement aromatique même après des milliers d’années d’exposition dans le sol et présentant les caractéristiques spectrales du charbon frais. Autour de ce noyau et sur la surface des particules de carbone noir ont cependant été identifiées de bien plus larges proportions de formes de C carboxyliques et phénoliques spatialement et structuralement distinctes du noyau de la particule. L’analyse des groupes de molécules fournit des évidences à la fois pour l’oxydation de la particule de carbone noir même, aussi bien que pour l’absorption de carbone non-noir.

Ce charbon est ainsi décisif pour le caractère de soutenabilité de la culture sur sols de terra preta. Des amendements de Ferrasol avec du charbon de bois augmentent considérablement la productivité végétale. Les sols agricoles ont perdu en moyenne à 50% de leur carbone suite à l’agriculture intensive et autres dégradations d’origine humaine.

26 décembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, ENERGIE | , , , , | 7 commentaires

Miniaturisation de l’agriculture


John Jeavons : Sens de l’Humus. Extraits
Ce dont nous parlons maintenant est la miniaturisation de l’agriculture. Nous ne l’avons pas inventée. Ce sont les Chinois qui l’ont mis en oeuvre il y a 4 à 6000 ans et les Grecs et les Boliviens il y a à peu près 2000 ans. La question est maintenant de savoir, en termes de production de calories, de combien la pomme de terre est plus performante que le soja. De 25 %, de 100 %, de 200 %, de plus de 200 %? En fait, la pomme de terre possède la capacité de produire 2000 % plus de calories que le soja, par unité de terre! C’est un phénomène très complexe que l’on ne peut qu’évoquer ce soir mais la pomme de terre peut produire 20 fois plus de calories que le soja sur une même surface de terre.
Cela signifie que vous pouvez produire toutes les calories nécessaires durant une année pour une personne avec des pommes de terre sur une surface aussi petite que 0,6 unité de terre. Pas 4, ni 6 mais 0,6 unité de terre, ce qui équivaut approximativement à 75 m2 . Par contre, la production de ces mêmes calories avec du soja requiert jusqu’à 12 unités de terre, à savoir plus que les 9 unités de terre qui seront disponibles pour les habitants des pays du Tiers Monde en l’an 2014. Je vais m’attirer des ennuis ici en plein milieu des plaines du Mid-West et je ne devrais sans doute pas dire cela mais le soja n’est pas la nourriture du futur car il n’est pas assez performant en termes de ratio surface/calories. J’aime beaucoup le tofu, le miso, le tamari et j’apprécie parfois de manger de la viande d’animaux nourris avec du soja, mais il y a de plus un autre problème avec le soja, tout aussi bien d’ailleurs qu’avec la pomme de terre. Ni l’un, ni l’autre ne produisent beaucoup de carbone. Vous obtenez à peu près 2,5 kg de matière compostable sèche avec une culture de soja ou de pomme de terre sur une parcelle de 10 m2 alors qu’il nous est nécessaire de produire entre 7,5 kg et 15 kg de matière sèche compostable sur une parcelle de cette surface afin de générer une fertilité du sol qui soit durable. Ainsi, afin qu’un régime alimentaire fondé sur la pomme de terre soit viable quant à l’aspect de la durabilité, il est nécessaire de cultiver six autres planches d’une culture tel que le maïs, parce que cette plante peut produire assez de carbone pour la surface sur laquelle il croît. En fait, le maïs peut même en produire assez pour le double de la parcelle sur laquelle il croît, et peut-être même plus. Cette performance dans la capacité de produire du carbone est essentielle. Dans le futur, une agriculture et un jardinage générateurs de carbone seront les seules issues de secours pour assurer la fertilité des sols. De plus, une agriculture et un jardinage générateurs de calories seront essentiels à l’équilibre nutritionnel et ce sont les plantes à racines qui permettront en grande partie de produire ces calories.
lien http://www.growbiointensive.org/

26 décembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , | 2 commentaires

Être autonome avec 2500 m2 grâce à la micro-agriculture bio-intensive


La butte autofertile dite « Butte Morez »

La butte autofertile dite « Butte Morez »

Grands principes

1. Culture sur buttes avec double-bêchage (c’est à dire travail du sol sur une profondeur de deux fers de bêche, soit environ 60 cm) initial. Par la suite, lorsque le sol acquiert une bonne structure, on ne le travaille et n’y incorpore le compost qu’en surface, et on l’ameublit sans retournement à l’aide d’une grelinette ou outil similaire. L’ameublissement du sol en profondeur permet une meilleure aération en même temps qu’une meilleure pénétration de l’eau (ce qui limite les besoins en arrosage), et permet un développement racinaire plus profond. Cela permettra aux plantes d’aller chercher plus facilement certains nutriments situés en profondeur, et d’être plantées de façon plus serrée sans qu’elles se gênent au niveau racinaire.

2. Apports en matière organique humifiante (compost, mulch), cette matière étant produite par les plantes elles-mêmes. Ainsi aucun apport organique extérieur n’est indispensable après la première année de culture.

3. Semis/plantations en quinconces pour mieux utiliser l’espace (pas de rangées et de bandes vides entre elles) en respectant les distances de semis/plantation propres à chaque plante. Ce mode de plantation génère un microclimat plus frais et humide à la surface du sol, ce qui limite les besoins en arrosage. Elle assure par ailleurs une meilleure résistance des plantes au vent.

4. Association d’espèces à bénéfices réciproques (ou « plantes compagnes »), et rotations des cultures en fonction de leurs besoins en azote. Ces deux pratiques sont bien connues et appliquées dans toutes les pratiques agro-écologiques.

5. Usage de trois grands types de plantes :
– les plantes à grains, à haute teneur calorique et protéique par gramme d’aliment, représentent 60% de la surface cultivée. Ce sont leurs tiges et leurs feuilles qui fourniront de l’humus pour l’ensemble des plantations. Il s’agit donc d’un système autofertile. Ces plantes sont entre autres les fèves, le sarrasin, le quinoa, amarante, le tournesol, le noisetier, et toutes les céréales. Bien qu’il ne soit pas une plante à grains, le topinambour entre aussi dans cette catégorie car il produit une importante biomasse aérienne.
– les légumes-racines et bulbes à forte productivité calorique et protéique par unité de surface, représentent 30% de la surface cultivée. Ces plantes sont la pomme de terre, la patate douce, l’ail, le panais, le salsifis, la scorsonère, la bardane, le rutabaga, le navet (si on consomme aussi les fanes), le poireau, l’oignon.
– les légumes-feuilles, légumes-fruits, pois et haricots, représentent 10% de la surface cultivée.

Ces proportions ont été pensées en fonction des besoins en biomasse pour la production d’humus, ainsi que des besoins alimentaires humains. Pour ce dernier point on veillera en particulier, si on cultive des céréales, à cultiver suffisamment de fabacées (fèves, haricots, pois) pour complémenter leur apport protéique.

6. Autoproduction de semences, utilisation de variétés-populations.

voir : produire soi même ses semences

7. Nécessité de mettre en pratique ces 6 choses à la fois. Le fait de planter serré ne peut donner de bons rendements que si le sol est amendé en humus et ameubli en profondeur. D’un autre côté, les plantes à grains peuvent en effet fournir l’humus nécessaire à l’ensemble des cultures, mais à condition que tout soit planté serré, utilisant ainsi une surface minimale.

Avantages

– Elle enrichit le sol en humus et y permet le développement des êtres vivants associés (champignons, bactéries, vers de terre etc.)
– Elle fixe une grande quantité de carbone atmosphérique par unité de surface sous forme d’humus.
– Elle ne nécessite aucun outillage onéreux ou énergivore
– Elle permet une autonomie alimentaire durable, sans intrant, sur une petite surface (440 m² en moyenne pour une autonomie alimentaire totale en régime végétalien et pour une saison de croissance de 6 mois). Bien entendu il ne s’agit pas d’une méthode réservée aux végétaliens, seulement dans l’idée de minimiser la surface nécessaire pour produire sa nourriture, l’alimentation végétalienne est celle qui demande le moins de surface à cultiver, c’est pourquoi elle est mise en avant dans cette méthode.
– Elle permet de réduire au minimum la part alimentaire de notre empreinte écologique, d’une part du fait de la faible surface cultivée nécessaire, d’autre part du fait de l’absence de transport et de transformation industrielle des aliments.
– De par la faible surface cultivée nécessaire, elle permet de laisser de la place pour le développement d’écosystèmes sauvages.
– Elle répond à la nécessité de diminuer la surface de terre cultivée pour se nourrir, sachant qu’actuellement la surface moyenne disponible est d’environ 2500 m² par personne et que cette surface tend à diminuer.
– L’autoproduction de semences de variétés-populations permet de contribuer à sauvegarder la biodiversité des plantes cultivées.

Inconvénients

– Le double-bêchage initial peut représenter un effort important, notamment si le terrain est compact.
– Il est nécessaire d’appliquer en même temps les différents principes mentionnés ci-dessus.
– Du compost est nécessaire au départ

permaculture homestead integrated systems

26 décembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , , , , , | Un commentaire

le compost lasagne



Le lasagne est une technique issue du compostage sur place et de la permaculture.

Le sol n’a pas besoin d’être bêché, il suffit d’avoir passé la tondeuse ou arraché les herbes hautes. On commence par mettre 2 couches de cartons sur le sol en les faisant se chevaucher pour éviter la levée d’adventices. Puis on fait des couches comme une lasagne, avec alternativement des composants « verts » (tontes de gazon fraîches, « mauvaises herbes », déchets de cuisine…) et des composants « bruns » (broyats de branches, cartons, tontes de gazon sèches, paille, feuilles mortes).

En terme d’organisation, il est utile de stocker le « brun » par définition plus facile à conserver et à faire des lasagnes dès que vous avez du « vert ».

Pour terminer, une couche de terre ou de terreau complète le lasagne. Attention à ce que le lasagne ne soit pas bombé, car il s’effondrerait.

On peut commencer à planter en mélangeant le plus possible les variétés de légumes et de fleurs pour assurer une biodiversité qui protège des maladies et des appétits indésirables.

On utilise la technique du dropping qui consiste à jeter au hasard les plants ou les graines sur le lasagne pour obtenir un effet de plantation naturel.

Jean-Paul Collaert, qui a écrit « l’art du potager en carré », a fait une démonstration de cette technique le 20 Juin 2009 à l’occasion des portes ouvertes du « Chênelet », un Jardin de Cocagne situé près de la côte d’opale. Il a constaté que les plants se développent plus vite sur le lasagne que lors d’une plantation classique.

………………………………………………………………

La plantation sur lasagne est une technique revendiquée également par l’américaine Patricia Lanza.

L’histoire raconte qu’elle souhaitait entourer d’un jardin son auberge dans les monts Catskill. Mais le sol, composé de rochers et d’argile, était impossible à travailler, même à l’aide d’une pioche hache. Elle a alors essayé avec un motoculteur qui a été rapidement endommagé par les rocs. Découragée, elle allait abandonner l’idée d’un jardin quand, se promenant dans une forêt voisine, elle eut une révélation. « J’y ai découvert comment la nature arrivait sans motoculteur à faire pousser des plantes, simplement en utilisant les couches de feuilles et autres résidus végétaux tombant au sol et se décomposant ». A partir de cette constatation, elle essaya de reproduire ce mécanisme naturel dans son jardin. Elle commença par disposer sur le sol des cartons et des journaux pour étouffer les mauvaises herbes. Puis elle ajouta une bonne couche de tontes de pelouse, de feuilles mortes, de paille et enfin de fumier de cheval. Puis elle recouvrit le tout de tourbe. Le tas mesurait près d’un mètre ! Mais au fil des semaines il se tassa et quand il atteignit 30 cm, elle y sema des légumes. Quelle ne fut pas sa surprise de les voir pousser très rapidement, sans mauvaises herbes et avec peu d’arrosage.

Cependant on peut remonter aux temps des templiers qui maitrisaient parfaitement l’art du compostage en place.

En 1969, le Français Laurent Dailliez, chercheur en histoire médiévale au C.N.R.S., et Jaime y Mora y Aragon découvrent, dans le grenier d’un curé de Trujillo (Espagne), un manuscrit du 12e siècle de la Commanderie des Templiers d’Alcanegre. Dans ce document, on trouve notamment la description de la fabrication de huit différents composts de broussailles (appelés « vivus humus » par les Templiers). Curieux de voir la renaissance de cette pratique culturale apparemment disparue, Laurent Dailliez fait connaître cette description au Français Jean Pain, alors gardien d’un immense domaine faisant partie de l’ancienne commanderie templière de Villecroze (Var) et au Français Armand Ell, négociant en vins naturels.
C’est, lors d’un voyage professionnel dans le Midi, que ce dernier avait fait, fortuitement, la connaissance des deux autres hommes.

Article lié: le compost des templiers

lire également: Le Manuel des jardiniers sans moyens

26 décembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation | , , , , , , , , | 3 commentaires

autonomie alimentaire


Objectifs alimentaires :
On se basera sur un objectif de production d’un kilogramme de nourriture par jour et par personne…
En diversifiant les plantations axées sur sept sortes d’aliments à raison d’environ 50 kg de chaque, cela donnera alors 350kg (en arrondissant donc, les 365 kg dont on a besoin, chacun)

– 50 kg de céréales (blé, orge, seigle, maïs, avoine, etc…) cultivés sur 100m2 avec 1,5 kg de semences.
– 50 kg d’oléagineux (noix, noisettes, graines de courge, tournesol, pavot, colza, etc…) cultivés sur 100m2 avec … semences (sauf arbres = vivaces)
– 50 kg de pommes de terre (+ autres tubercules, châtaignes, etc…) cultivés sur 20m2 avec une centaine de plants de pommes de terre p.ex.
– 50 kg de fruits (pommes, poires, raisins, etc…) cultivés en vivaces sur environ 100m2.
– 50 kg de choux (divers y compris rutabagas, navets, etc…) cultivés sur environ 20m2.
– 50 kg de légumes (carottes, oignons, poireaux, céleris, etc…) cultivés sur environ 15m2.
– 50 kg de légumineuses (haricots, pois, (secs) etc…) cultivés sur 200m2 avec 2 à 3 kg de semences.

NB: ces chiffres ont été proposés par Geispe (Après Pétrole)
Articles liés:

26 décembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE | , , , , | Un commentaire

quelques textes fondateurs


22 novembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE | , , | Un commentaire

Culture


Dictionnaire Occitan-Français
http://www.panoccitan.org/

video
Objection de Croissance, par Paul Ariès

 

18 novembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière | Laisser un commentaire

   

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