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Semaine Mondiale pour l’Abolition de la Viande (SMAV) : 23-30 septembre 2011

Semaine Mondiale pour l’Abolition de la Viande (SMAV) : 23-30 septembre 2011
Pour la troisième fois cette année est organisée une Semaine Mondiale d’actions pour l’Abolition de la Viande (SMAV), du 23 au 30 septembre 2011.
L’élevage, la pêche et la chasse occasionnent en permanence un préjudice immense à un nombre incalculable d’êtres sentients qui souffrent et sont tués pour fournir de la viande.
Plus de 60 milliards d’animaux terrestres sont tués chaque année dans le monde pour être mangés. Infiniment supérieur encore, le nombre de poissons pêchés ou élevés pour finir dans les assiettes.
Les personnes qui refusent de cautionner l’exploitation des animaux pour leur chair sont de plus en plus nombreuses de par le monde. Néanmoins, le nombre de victimes de l’exploitation croît de façon exponentielle : toujours plus d’animaux sont élevés en batterie, toujours plus de poissons sont pêchés…
crédit photo : Colin Gildas/SIPA
Ces Semaines Mondiales d’actions pour l’Abolition de la Viande sont l’occasion d’affirmer publiquement que la consommation de produits animaux n’est pas un choix personnel : la question de la souffrance et de la mort que nous infligeons à des myriades d’autres êtres sentients engage évidemment les valeurs de notre société.
La légitimité morale de l’exploitation des animaux élevés, chassés et pêchés doit faire l’objet d’un débat de société.
Nous affirmons qu’aucun argument convaincant ne justifie ce massacre permanent : le plus grand carnage ayant jamais existé à la surface de notre planète doit cesser au plus vite.
Nous agirons sans relâche jusqu’à ce que le débat devienne possible et que nos sociétés en tirent les conséquences politiques.
Nous parions que le XXIème siècle sera celui de l’abolition de « la viande », c’est-à-dire de l’interdiction des produits de la chasse, de la pêche et de l’élevage.
Source: Communiqué de Presse

Pour de plus amples informations sur la démarche de la revendication de l’abolition de la viande :
http://meat-abolition.org/
http://abolir-la-viande.org/
http://abolitionblog.blogspot.com/

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20 septembre 2011 - Posted by | Alimentation, ANTI SPECISME, DECROISSANCE | , , ,

3 commentaires »

  1. Je suis entièrement d’accord sur le constat d’une alimentation mondiale qui a organisé un massacre et une souffrance permanente chez les animaux. Cependant, proposer l’abolition de la viande me parait quelque peu excessif. Je rêve d’un monde ou nous pourrions vivre en harmonie avec la nature, mais ce n’est en aucun cas incompatible avec manger chasser, pécher, ou bien élever ! Les animaux se mangent bien entre eux… et nous, nous devrions surtout ne pas faire pareil ? L’élevage est également pratiqué par les animaux, certaines fourmis par exemple élèvent des pucerons, pour leur « viande », ou bien pour les « traire » (récupérer leur miellat). Bref, la nature elle même se nourrie de viande, de protéine animale. Et nous devrions, sous prétexte de la respecter, ne pas faire comme elle ?
    => Arrêter le massacre, oui !
    => Arrêter la viande, je ne penses pas. Réduire fortement la consommation de chacun : oui !
    N’est-ce pas aussi un peu une revendication de ventre plein ? Est-ce qu’un être humain en condition de faim sera-t-il aussi … pointilleux sur son repas ?

    Il me semble qu’il existe de nombreux autres combats, pour nos semblables qui souffrent et se font massacrer sur Terre, pensons à eux aussi, au lieu d’occulter nos semblables pour nous préoccuper des animaux. C’est un changement de l’homme qui aboutira à la situation que vous appelez de vos vœux (plus de viande consommée), et surtout pas une réglementation internationale, c’est dans nos rapports aux autres humains que se situe l’origine de nos rapports aux animaux, et donc la solution à ce problème.

    Commentaire par Thomas | 21 septembre 2011 | Réponse

    • Bien entendu le terme « abolition » est un peu provocateur et est utilisé pour provoquer une (re)mise en question de notre comportement alimentaire.
      Cependant l’argument, c’est naturel, puisque des animaux mangent de la viande pourquoi ne pas le faire aussi, me semble inadéquate, l’humain étant justement un « être de culture » son comportement est dicté par ses pensées et ses constructions culturelles. Nous ne sommes pas des fourmis , ni des lions à moins de nous concevoir comme tels.
      Revendication de ventre plein?
      Pensez-vous réellement que parce qu’un humain est pauvre, il n’ait pas de choix (alimentaire dans notre exemple) personnel ni culturel? Cela me parait très condescendant de considérer que le « pauvre » agit de façon « naturelle », nous sommes ici dans le cas de figure du bon sauvage. Un hindou, même affamé , ne va pas pour autant tuer une vache pour s’en nourrir, les indiens Quechuas, qui sont considérés comme faisant partis des humains les plus pauvres, ne consomment pas de viande , alors qu’ils élèvent des troupeaux de moutons, uniquement destinés à produire de l’engrais, etc… Aujourd’hui un habitant du Bangladesh vit en mangeant 2030 calories par jour dont seulement 50 animales (2,5 %) quand un Français consomme lui 2700 calories dont 1220 animales (45%), (36% pour un américain).
      Si on ne change pas nos besoins caloriques et continuons à utiliser les céréales pour l’alimentation des élevages, on ne pourra pas nourrir tout le monde. Pour arriver à un équilibre , il nous faudrait arriver à ne pas consommer plus de 8-10 % de calories d’origines animales.

      Commentaire par web | 22 septembre 2011 | Réponse

  2. J’entends le coté provocation du terme abolition. Mais, puisque certains mots sont utilisés, allons au bout de la réflexion :
    Manger de la viande, avec comme argument que les autres animaux le font, n’est pas, en effet, un argument valable pour nous.
    Nous ne sommes pas des fourmis, ni des lions, il est vrai. Mais en quoi serions nous meilleurs qu’eux (« êtres de culture » ????)? pourquoi un lion continue de manger de la viande ? est-il trop « primitif » pour se rendre compte du mal qu’il donne aux autres espèces qui l’entourent ?
    J’exagère bien entendu, mais le fond de l’idée est bien là : nous sommes avant tout, et physiquement, omnivores, capables d’assimiler toute sorte de nourriture ou presque.
    De part nos choix de vie, nos croyances, ou bien juste notre environnement, nous tendons soit vers un état carnivore (beaucoup trop généralisé aujourd’hui), soit vers un état « herbivore », soit un équilibre entre les deux : omnivore.
    Qu’est ce qui nous permet de juger arbitrairement que manger de la viande serait un mal ? Que d’élever des animaux pour leur viande est un mal ?
    Qu’en est-il de la souffrance des plantes si on va dans cette direction ? Les espèce vivantes sur terre ne comprennent pas uniquement les animaux suffisamment gros et mobiles pour que nous humains nous les identifions. Et les insectes ? qui s’est penché sur les massacres des insectes (pesticides, mais aussi labour des champs, ou bien juste gène de l’être humain : moustiques par exemple) ??
    Tout ça pour dire que oui, le modèle actuel est complètement aberrant, que nous devons absolument rejeter le modèle industriel qui produit toujours plus, mais de manière toujours plus sale et dure pour les animaux, et donc pour nous consommateurs. Mais nous ne pouvons pas remettre en cause si violemment les pratiques alimentaires, et juger que la viande est un met qui n’est pas pour l’homme.

    Concernant ma remarque sur les « ventres pleins » (dont je fait parti bien sûr) : je ne penses pas qu’une personne en situation de faim soit plus « animale » qu’un autre. Juste que personnellement, je suis capable de manger aussi bien des plantes (qui nous entourent déjà bien souvent : pissenlits, carrottes sauvage …. la liste est longue), que des insectes, et bien sur d’autres animaux plus conséquents.

    « Si on ne change pas nos besoins caloriques et continuons à utiliser les céréales pour l’alimentation des élevages, on ne pourra pas nourrir tout le monde ».
    Pourquoi devrions nous penser à l’échelle de la planète ? Pourquoi devrions nous décider pour tous les autres peuples ? Nous devons non pas faire pression sur les autres pour qu’ils modifient leur comportement. Nous devons d’abord modifier le notre, et montrer que cette modification est bénéfique.
    Cela dit, se suis d’accord avec le constat, mais encore une fois c’est l’industrialisation qui est responsable de ce constat. Ce sont les productions céréalières et bovines qui sont certainement les secteurs les plus industriels de la production de nourriture. Plutôt que d’interdire la chasse, la pêche et l’élevage, nous devrions interdire l’industrialisation des moyens de productions alimentaires, et du même coup, redonner du pouvoir à chaque être humain : produire une partie de sa propre nourriture, et ainsi choisir sans qu’on lui impose de privilégier les légumes, les céréales …. la pêche …

    Commentaire par Thomas | 23 septembre 2011 | Réponse


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