Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

consommation de viande et changement climatique

CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le méthane produit par les bovins engendre un effet de serre qui correspond environ aux polluants du transport automobile global.

L’effet de serre est causé entre autres par trois gaz: le méthane, le protoxyde d’azote et le dioxyde de carbone .
  • Le méthane: il affecte la couche d’ozone dans l’atmosphère et contribue au réchauffement de la planète et aux changements climatiques globaux. Une des sources les plus importantes de production de méthane provient des ruminants: bœufs, vaches, buffles, moutons, chèvres et chameaux . Le méthane est rejeté par les animaux comme produit de la digestion. Il est exhalé au cours de la respiration, au cours d’éructations ou sous forme de flatulences. Il est également rejeté par les déchets solides produits par ces animaux, par la décomposition du fumier . Le fumier de tous les types d’animaux peut produire du méthane . Depuis 2 siècles, la concentration de méthane dans l’atmosphère a plus que doublé. Entre l5 à 20% des émissions mondiales de méthane sont liées à l’élevage des animaux. Les l.3 milliard de bovins de la planète produisent ll5 millions de tonnes de gaz de méthane annuellement . Une molécule de méthane contribue 25 fois plus à l’effet de serre qu’une molécule de dioxyde de carbone. (Jeremy Rifkin) Un boeuf produit environ 65 kg de méthane par année. Une vache laitière plus de l30 kg soit 500 litres par jour. (R. Desjardins, Agriculture et Agroalimentaire Canada)
  • Protoxyde d’azote : il représente le gaz à effet de serre le plus agressif (320 fois plus agressif que le dioxyde de carbone). Il est produit au cours du stockage du fumier ou lorsqu’il est appliqué sur le sol. C’est un décomposé stable qui se décompose difficilement et qui possède un temps de séjour dans l’atmosphère de 120 ans. Les principales sources agricoles de production de ce gaz , outre les déchets d’élevage comme le fumier, sont les engrais minéraux et la culture des aliments pour animaux.
  • Dioxyde de carbone: provient de la combustion de combustibles fossiles. La concentration atmosphérique de ce gaz a augmenté de 30% depuis les deux derniers siècles . L’industrie de la viande y contribue largement en raison de sa dépendance à la mécanisation pour produire l’énorme quantité de céréales et d’aliments servant à l’alimentation des animaux. Le déboisement – pour faire place aux pâturages et aux cultures – est une source d’émission de ce gaz. Les engrais chimiques (hydrocarbures) sont à base de pétrole ainsi que certains pesticides. De plus, les animaux sont transportés du lieu de leur naissance, vers l’encan, vers l’abattoir, chez le boucher, l’épicier et ces déplacements se font par camions , une autre source de pollution par l’essence.
    1 kg de viande de cochon équivaut à l’énergie de 4 litres d’essence (David Pimentel, Cornell University)
    1 kg de viande de boeuf engendre 50 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre qu’un kilo de blé . (Jean-Marc Jacovi « L’avenir climatique »)
    Une auto produit 3 Kg/par jour de dioxyde de carbone. La destruction d’une forêt tropicale pour produire un hamburger produit 75 kg/par jour de dioxyde de carbone. (Steve Boyan, University of Maryland)
    Bien que ces gaz soient naturellement présents dans l’atmosphère, leur récente accumulation résulte en grande partie des activités humaines. Cette augmentation a modifié la composition de l’atmosphère terrestre et aura un impact sur le futur climat mondial . L’effet de serre est lié à la fonte des glaciers, à la montée des eaux, à une recrudescence des inondations, des tempêtes, des tornades , à une aggravation des problèmes d’eau ainsi qu’à des sécheresses. Les impacts sur l’agriculture seront considérables.

DES SOLUTIONS?

Le prix de la viande ne reflète pas les désastres environnementaux qu’elle engendre. Selon les estimations du Worldwatch Institute, le prix de la viande devrait être doublé ou triplé si on prend en considération ses coûts liés à l’utilisation de l’énergie fossile, du gaspillage de l’eau, des céréales , de la pollution des sols et des émissions de gaz à effet de serre. Et ce sans compter les coûts des nombreuses maladies humaines causées par la consommation de produits animaux. Au lieu d’être largement subventionnée par les gouvernements, la viande devrait être au contraire lourdement taxée afin d’encourager les consommateurs à se tourner vers une alimentation à base de fruits, de légumes, de céréales, une alimentation moins catastrophique pour la santé de la planète mais aussi pour les humains et les animaux. De plus, une alimentation végétale démontre une plus grande compassion envers la souffrance et l’esclavage des animaux.

Viande biologique? Certains se donnent bonne conscience en mangeant de la viande provenant d’élevages dits biologiques. Cependant, ces animaux consomment aussi de grandes quantités d’eau potable, de céréales, rejettent des tonnes d’excréments et polluent l’atmosphère par le méthane et autres gaz nuisibles . Ils sont transportés vers l’abattoir, vers l’épicier par des camions fonctionnant à l’essence . Tous ces animaux finissent dans l’horreur de l’abattoir, car même s’ils sont dits biologiques, ils ne beuglent pas de plaisir sous le couteau du boucher. Le lait et le fromage dits biologiques proviennent de vaches dont les veaux sont envoyés à l’abattoir afin de fournir l’industrie de la viande. Idem pour le lait ou le fromage de chèvre. La chair animale peut être dommageable pour la santé humaine, même si elle est dite biologique. Elle contient des résidus de la pollution industrielle venant de l’atmosphère, comme les dioxides, le cadmium ou le mercure. Sous l’effet du stress à l’abattoir, l’animal qu’il soit biologique ou pas , libère de son squelette du plomb. Nous avons tous le pouvoir d’aider à la santé de notre planète et de ses habitants en ayant une alimentation végétale, sans viande ni produits animaux.

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26 décembre 2010 - Posted by | Alimentation, ANTI SPECISME, DECROISSANCE | , , , , , ,

Un commentaire »

  1. Une abération de notre modele alimentaire…
    Sans compter qu’on pille aussi les céréales des pays les plus pauvres pour « entretenir » ce modèle.

    Commentaire par Paco | 27 décembre 2010 | Répondre


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