Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

Kropotkine contre le darwinisme social

L’Entraide
Un facteur de l’évolution
Par Pierre Kropotkine
(Aden, 2009)

Et si la loi de la jungle n’était pas la loi du plus fort ? Et si la loi qui domine dans la nature était l’entraide ? Et si la nature humaine était d’abord et avant tout, à la lumière de la vie sociale, disposée à la coopération mutuelle dans l’intérêt de tous ? Rédigé il y a plus de cent ans dans le but de dénoncer le darwinisme social, interprétation fallacieuse des théories évolutionnistes qui prétend que la société est régie par les lois de l’évolution où seul le meilleur s’adapte et gagne la grande compétition de la vie sociale et économique, ce livre démontre que l’entraide et la solidarité ont davantage contribué à la création et la prospérité des sociétés humaines que la compétition de chacun contre tous.

Dans ce classique de la littérature révolutionnaire, Kropotkine accumule les données prouvant que la coopération et l’aide réciproque sont des pratiques communes et essentielles parmi les animaux mais aussi et surtout parmi les hommes. « L’Entraide » est un livre-clé de la biologie évolutive et de l’étude des sociétés, il pose les fondements mêmes d’une éthique libertaire et est, à l’orée du XXIe siècle, une formidable leçon d’optimisme.

« Dans le monde animal nous avons vu que la grande majorité des espèces vivent en société et qu’elles trouvent dans l’association leurs meilleures armes dans la lutte pour la survie : bien entendu et dans un sens largement darwinien, il ne s’agit pas simplement d’une lutte pour s’assurer des moyens de subsistance, mais d’une lutte contre les conditions naturelles défavorables aux espèces. Les espèces animales au sein desquelles la lutte individuelle a été réduite au minimum et où la pratique de l’aide mutuelle a atteint son plus grand développement sont invariablement plus nombreuses, plus prospères et les plus ouvertes au progrès. La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d’atteindre un âge d’or et d’accumuler de l’expérience, le plus haut développement intellectuel et l’évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s’éteindre. »

— Pierre Kropotkine. L’Entraide, un facteur de l’évolution (1902), Conclusion.

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3 décembre 2010 - Posted by | ANTI SPECISME, Notre démocratie | ,

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