Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

Les effets des nouveaux compteurs « intelligents » sur la santé.


Les compteurs émetteurs de radiofréquences sont contestés partout où ils sont implantés pour des raisons de santé publique, de sécurité, de protection de l’environnement et de la vie privée.

L’association Robin des Toits a écrit une lettre au ministre de l’Industrie et de l’Energie , dans laquelle elle le met en garde contre les éventuelles conséquences sanitaires des compteurs Linky. Ces compteurs « intelligents » équiperont tous les foyers français d’ici à 2020, a récemment annoncé le gouvernement. Via des informations mises à jour en temps réel, ils sont censés permettre de mieux gérer sa consommation.

compteur intelligent

Les radiations émises par un compteur intelligent sont 30 fois plus élevées que celles émises par un cellulaire, selon les mesures de la texane Laura Pressley, docteure en chimie physique. Dans leur sommeil, elle et son mari subissaient de petites secousses des jambes aux 25 secondes, soit à chaque fois que leur compteur pulsait des radiofréquences et micro-ondes. Symptômes qui ont disparu quand les émissions du compteur ont été désactivées par leur compagnie d’électricité. Elle recommande les filtres Stetzer pour éliminer les hautes fréquences transitoires que les compteurs génèrent sur le câblage domestique.

A lire également:

Sources:

5 septembre 2014 Posted by | DECROISSANCE, SANTE | , , , | 2 commentaires

Victimes des pesticides et reconnaissance de la maladie professionnelle


Le 15 janvier 2011 Monsieur Yannick Chénet, 43 ans, viticulteur en Charente-Maritime est décédé des suites d’une leucémie, qui avait été reconnue comme une maladie professionnelle par la mutualité sociale agricole.*

Comme lui, beaucoup d’agriculteurs et de professionnels manipulant des produits phytosanitaires, ayant développé diverses maladies (troubles digestifs, respiratoires, nerveux, vasculaires..) ont tenté avec plus ou moins de succès d’obtenir la reconnaissance de leur maladie professionnelle.

Très souvent cependant les professionnels se heurtent au fait que peu de maladies en relation avec les pesticides sont inscrites dans le tableau de reconnaissance des maladies professionnelles.

En effet, pour qu’une maladie puisse être reconnue comme étant professionnelle, il faut en principe qu’elle soit inscrite sur la liste des maladies professionnelles.

Cependant, le législateur est venu assouplir cette situation, particulièrement défavorable aux victimes, en modifiant l’article L 461-1 du code de la sécurité sociale, ce qui permet désormais aux victimes de pouvoir néanmoins obtenir la reconnaissance de leur maladie professionnelle, dès lors qu’elles parviennent à démontrer que la maladie qu’ils ont développée est en lien direct avec la manipulation de certaines substances dans le cadre de leur travail.

Pour pouvoir parvenir à cette démonstration il est indispensable de pouvoir rapporter la preuve de l’utilisation des pesticides incriminés, et de rapporter la preuve de l’existence d’un lien de causalité, entre l’utilisation de ces produits et les pathologies développées.

Dans tous les cas, la procédure de reconnaissance débute par l’établissement d’un certificat de travail constatant la maladie professionnelle par un médecin du travail. La victime dispose alors, à compter de la date d’établissement de ce certificat, d’un délai de deux ans pour faire reconnaitre par la CPAM sa maladie professionnelle.

La victime adresse ensuite une copie de ce certificat à la CPAM dont il dépend déclarant sa maladie professionnelle, qui dispose alors d’un délai de 3 mois pour répondre. Passé ce délai, et sans réponse de la part de la CPAM, la maladie professionnelle est considérée comme étant reconnue.

La CPAM a également possibilité de notifier à la victime un rejet de sa demande, et dans ce cas la victime dispose d’un délai de deux mois pour former une contestation devant la commission de recours amiable.

Dans l’hypothèse d’un rejet, un recours est possible dans le délai d’un mois à compter de la notification du rejet, devant le tribunal des affaires de sécurité sociale. La décision qui sera rendue par cette juridiction est elle-même susceptible d’appel.

L’ensemble de ces procédures peut être menée par les victimes seules, puisque l’assistance d’un avocat n’est pas nécessaire. Toutefois, et compte tenu des aspects juridiques et médicaux des demandes à formuler et des argumentaires à développer, il semble préférable que les victimes puissent se faire assister dans le cadre de leurs démarches à la fois par un médecin expert et par un avocat.

Ces procédures sont souvent longues et ardues, et les victimes se trouvent souvent démunies face aux questions qui leur sont posées et aux difficultés rencontrées pour faire reconnaitre leur maladie professionnelle.

A cet égard, leur situation ressemble beaucoup à celle des personnes victimes de l’amiante : même parcours du combattant pour faire reconnaitre aux victimes leur qualité et obtenir leur indemnisation.

Cette situation apparait en l’espèce d’autant plus anormale que de leur côté, les firmes qui commercialisent ces produits, continuent quant à elle de s’enrichir.

Martine LAUTREDOU
source: www.avocat-lautredou.com
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Article lié:

2 janvier 2012 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , | 2 commentaires

La suspension du maïs OGM MON 810:une mesure d’urgence


La Cour de justice européenne a demandé à la France de revoir sa copie sur la suspension de culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto, estimant que cette décision remontant à 2008 n’avait pas été prise de façon satisfaisante sur le plan juridique.

La justice européenne note que Paris était en droit d’adopter « des mesures d’urgence » pour suspendre la mise en culture de cet OGM controversé mais souligne que cette procédure est soumise à des règles précises et contraignantes.

Le Conseil d’État français devra se prononcer sur la légalité ou non de la décision des autorités françaises de suspendre la mise en culture de l’OGM MON 810 à la lumière de l’arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ).

La France a suspendu en février 2008 la mise en culture de l?OGM MON 810 sur le territoire national en recourant à une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne et en invoquant des « risques sérieux pour l?environnement ».

Or, note la CEJ, « un État membre (de l’UE) ne peut recourir à la clause de sauvegarde pour adopter des mesures suspendant puis interdisant provisoirement l’utilisation ou la mise sur le marché d’un OGM tel que le maïs MON 810″.

En revanche, ajoute l’arrêt, des « mesures d’urgence » peuvent être adoptées.

La France a donc été invitée par la Cour de justice européenne à revoir sa copie sur sa décision de 2008 concernant la suspension de culture du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto. Pour la Cour, les « mesures d’urgence » pour suspendre la mise en culture de cet OGM controversé n’ont pas totalement respecté les règles précises et contraignantes en vigueur.

Avec cet arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ), le Conseil d’État français devra se prononcer sur la légalité ou non de la décision des autorités françaises de suspendre la mise en culture de l’OGM MON 810, car la CEJ répondait à une demande du Conseil d’État en France, saisi de plusieurs recours introduits par le géant américain Monsanto, l’Association générale des producteurs de maïs et par plusieurs producteurs de semences.

Pour cette suspension, la France avait eu recours à une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne et avait invoqué des « risques sérieux pour l’environnement ». La CEJ indique dans son arrêt qu’un « Etat membre (de l’UE) ne peut recourir à la clause de sauvegarde pour adopter des mesures suspendant puis interdisant provisoirement l’utilisation ou la mise sur le marché d’un OGM tel que le maïs MON 810″, mais elle précise que des « mesures d’urgence » peuvent, elles, être adoptées.

Ces mesures d’urgence doivent faire l’objet par le pays qui les prend d’une information officielle de la Commission Européenne sur la nécessité de les prendre. Si la Commission ne prend pas de mesures, l’État doit alors l’informer « immédiatement » de la teneur des mesures conservatoires qu’il a adoptées. Cette information doit intervenir « au plus tard de manière concomitante à l’adoption des mesures d’urgence », précise la Cour. Outre l’urgence, les États sont dans l’obligation d’établir l’existence d’une situation susceptible de présenter un risque important « mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », souligne également la Cour. L’évaluation des risques doit être « aussi complète que possible », insiste le tribunal.

Rappelons que 6 autre pays (Allemagne, Hongrie, Grèce, Luxembourg, Autriche et Bulgarie) ont comme la France suspendu la culture du maïs de Monsanto sur leur territoire, et que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a été désavoué de manière cinglante en fédérant contre lui 22 des 27 des États lorsqu’il a voulu contraindre en mars 2009 les pays à lever leur interdiction de culture. Aujourd’hui, 2 OGM sont cultivés dans l’UE : le maïs MON 810 en Espagne, au Portugal, en République tchèque et en Slovaquie, et la pomme de terre OGM Amflora développée par le groupe allemand BASF, en Allemagne et en Suède, mais 15 autres plantes OGM, pour la plupart des maïs génétiquement modifiés, ont demandé une autorisation de culture.

24 septembre 2011 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , | Laisser un commentaire

Présence toxique de PCB dans la Garonne.



Interdiction de la pêche de certains poissons en vue de la commercialisation et
de la consommation sur la Garonne et le canal de Montech

( La mesure s’applique aussi en partie au canal latéral de la Garonne (canal parallèle au fleuve), et au canal de Montech (qui relie le canal latéral et le Tarn).

Ces mesures d’interdiction ne sont pas les premières prises pour la Garonne. La pêche de l’anguille est ainsi interdite dans le fleuve en aval de Langoiran (Gironde),

au sud-est de Bordeaux, jusqu’à l’estuaire de la Gironde.)
Le système de surveillance des contaminants mis en oeuvre dans le cadre du plan national d’action
sur les polychlorobiphényles (PCB) a montré la présence de taux de PCB supérieurs à la norme
dans la chair des aloses feintes et de certaines anguilles pêchées sur la Garonne.
Les PCB, plus connus sous le nom de pyralènes, sont des contaminants environnementaux liés à
l’activité humaine et fabriqués industriellement depuis 1930. Leur commercialisation est interdite
depuis 1987. Ces molécules sont très stables dans l’environnement et se concentrent d’un maillon
à l’autre de la chaîne alimentaire. En milieu aquatique, elles s’accumulent dans les sédiments et
peuvent se fixer dans la matière grasse des poissons qui se contaminent par leur alimentation, tout
au long de leur croissance. Certaines espèces de poissons dont l’anguille sont « bio-
accumulatrices ».

C’est la consommation réitérée de poissons contaminés qui constitue un risque pour la
santé humaine. ( les effets chroniques entraînent des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance. Les PCB sont classés en tant que substances probablement cancérigènes pour l’homme.
En outre, la combustion des PCB peut se traduire par le dégagement de composés à forte toxicité, les « furannes » (PCDF) et « dioxines » (PCDD), qui sont surtout connues pour leurs effets cancérigènes.,)
Aussi, en vertu du principe de précaution, la pêche des anguilles de plus de 60 cm et des aloses
feintes en vue de la commercialisation et de la consommation est-elle interdite sur la Garonne dans
le département du Tarn-et-Garonne par un arrêté préfectoral du 29 août 2011. Des mesures
d’interdiction similaires sont également prises dans les autres départements du bassin de la Garonne
(Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Gironde).
L’interdiction concerne également les poissons pêchés sur le canal latéral de la Garonne en amont
de Castelsarrasin à partir de l’écluse n°18 de Prades située 950 m en amont du Port de
Castelsarrasin, et sur le canal de Montech.
Ces mesures de protection du consommateur seront réévaluées en fonction des résultats des futurs
plans de surveillance.

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En France, environ 500 000 transformateurs et condensateurs au PCB ont été recensés.

source: préfecture du Tarn-et-Garonne

à lire sur le même sujet:

  • Le WWF France lance une grande étude d’imprégnation en collaboration avec l’ASEP, une association de 300 médecins afin d’évaluer le niveau de contamination de l’homme aux PCB.

 

30 août 2011 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , | Laisser un commentaire

Utilisation massive des pesticides de plus en plus dramatique.


L »utilisation massive des pesticides, insecticides et autres produits chimiques est de plus en plus dramatique en France.

C’est ce que révèle un rapport de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) publié le 14 mars 2011, où les chercheurs indiquent que «le sang des Français contiendrait trois fois plus de certains pesticides que celui des Américains ou des Allemands…»

L’étude a été menée en 2006-2007 dans le cadre du programme national Nutrition-santé (PNNS). Elle entendait «mesurer les concentrations de plusieurs polluants de l’environnement (42 au total) dans le sang, les cheveux et l’urine de 3.100 personnes.

Au total:

  • 11 métaux,
  • 6 PCB (polychlorobiphényles),
  • trois familles chimiques de pesticides (organochlorés, organophosphorés er pyréthrinoïdes) et leurs métabolites ont été dosés. Les pyréthrinoïdes sont des pesticides utilisés contre une grande variété d’insectes en agriculture, en horticulture, dans les hôpitaux, mais aussi pour un usage domestique…»
Bruxelles, en abaissant les seuils de tolérance reconnaît la nocivité grandissante des pesticides.
A quand un prise en compte de « l’effet cocktail » (interaction des différentes molécules en cause)?
La Commission européenne a abaissé les niveaux maximum de résidus de 13 pesticides aujourd’hui interdits dans l’Union européenne.
Elle a pris sa décision en se fondant sur de nouvelles preuves scientifiques démontrant que les seuils actuels sont trop élevés pour la santé humaine.
Les nouveaux seuils ont été publiés au Journal officiel de l’UE le 1er avril et prendront effet le 21 octobre.
Les pesticides concernés comprennent:
  • l’endosulfan (qu’on trouve par exemple dans les tomates),
  • l’aldicarb (dans les céréales),
  • le fenthion (dans l’huile d’olive),
  • le fomesafen (dans les haricots et petits pois),
  • le tétradifon (dans le vin)
  • le méthabenzthiazuron (dans tous les légumes).

15 juillet 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, SANTE | , , , , | 3 commentaires

La permaculture à Cuba : exemple de conversion en culture urbaine biologique


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L’association France Amérique Latine Bordeaux (FAL33) mène en partenariat avec une Fondation cubaine [1] un projet de solidarité internationale pour la mise en place de la permaculture sur le plateau de Bellamar, à Matanzas. Dans le cadre de ce projet, FAL33 a le plaisir d’accueillir du 1er juillet au 15 juillet deux permaculteurs de la FANJ pour renforcer les échanges sur la permaculture et la diffusion de connaissances en Aquitaine.

Ces évènements sont dans le calendrier des Estivales de la Permaculture

Nous vous invitons à participer aux plusieurs activités mise en place lors du séjour de Maria Caridad Cruz et Roberto Sanchez, permaculteurs et formateurs de la FANJ, en Aquitaine :

Conférence « Permaculture cubaine : développement durable face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et culturels ».

Le 2 juillet à partir de 11h30 à Barsac : Cette conférence se tiendra dans le cadre du Festival cubain Duende Cubano (www.duendecubano.eu). Entrée libre pour cette conférence.

L’association France Amérique Latine Bordeaux (FAL33) mène en partenariat avec une Fondation cubaine [1] un projet de solidarité internationale pour la mise en place de la permaculture sur le plateau de Bellamar, à Matanzas. Dans le cadre de ce projet, FAL33 a le plaisir d’accueillir du 1er juillet au 15 juillet deux permaculteurs de la FANJ pour renforcer les échanges sur la permaculture et la diffusion de connaissances en Aquitaine.Ces évènements sont dans le calendrier des Estivales de la Permaculture

Nous vous invitons à participer aux plusieurs activités mise en place lors du séjour de Maria Caridad Cruz et Roberto Sanchez, permaculteurs et formateurs de la FANJ, en Aquitaine :

Conférence « Permaculture cubaine : développement durable face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et culturels ».

Le 2 juillet à partir de 11h30 à Barsac : Cette conférence se tiendra dans le cadre du Festival cubain Duende Cubano (www.duendecubano.eu).

Entrée libre pour cette conférence.

source: fal33

18 juin 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, résilience, SANTE, webTV | , , , , , , | Laisser un commentaire

Bactérie E. coli la viande dans le colimateur?


mise à jour 5 juin 2011

Étrange histoire qui semble se diriger tout droit vers un scandale sanitaire majeur,

Les antibiotiques « risquent de détruire encore plus la flore naturelle de l’intestin et d’être de ce fait contreproductifs », a-t-il soutenu.

L’infection par la bactérie tueuse Escherichia coli serait véhiculée non pas par les légumes mais par la viande, selon un expert de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cité samedi par le quotidien italien +La Repubblica+.

« Habituellement, ce micro-organisme vit dans les intestins des bovins et peut donc se retrouver dans de la viande crue comme le +tartare+ mais également dans les hamburgers », a expliqué Donato Greco, épidémiologue expert en maladies bactériennes auprès de l’OMS.

L’expert, qui a écarté aussi que la contagion puisse être le fait d’une contamination de l’eau, a mis en garde contre l’usage dans le cas d’espèce des antibiotiques comme thérapie.

 

Les antibiotiques « risquent de détruire encore plus la flore naturelle de l’intestin et d’être de ce fait contreproductifs », a-t-il soutenu.

Vendredi, un laboratoire de référence européen, dont le siège se trouve à Rome, avait déjà souligné que les analyses de laboratoires ne permettaient pas de dire que les légumes sont à l’origine de l’infection par la bactérie tueuse.

« L’alarmisme envers la consommation des légumes est injustifié (…) car les analyses de laboratoire n’ont pas permis de soutenir l’hypothèse que des légumes contaminés étaient à l’origine de l’infection », avait assuré le Laboratoire européen de référence pour l’Escherichia coli (Eceh) dans un communiqué.

« Les analyses réalisées sur des échantillons de concombres suspects (…) ont par ailleurs clarifié définitivement qu’ils n’étaient pas contaminés » par la bactérie tueuse, selon cette structure installée auprès de l’Institut supérieur italien de la santé (ISS).
« Les normes d’hygiène habituelles concernant la sécurité alimentaire sont suffisantes pour éviter les infections », avait-elle ajouté.

Le laboratoire avait, lui aussi, insisté sur le fait que « pour cette infection particulière, la thérapie antibiotique n’est pas conseillée, elle peut même être contre-productive en causant une augmentation du relâchement de la toxine ».

Selon l’OMS, 12 pays ont déjà signalé des cas de contamination par cette bactérie apparue en Allemagne qui provoque des hémorragies du système digestif et, dans les cas les plus graves, des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

La bactérie tueuse a déjà fait 19 morts en Europe.

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Samedi 4 Juin 2011 – 14:35

Mise à jour 4/juin 2011
Bruxelles lance une alerte sanitaire à la bactérie tueuse Escherichia coli enterohémorragique (ECEH)

Depuis la fin du mois de mai, près d’une dizaine de pays ont identifié plus de 1.500 de cas d’Escherichia coli entérohémorragique (ECEH) et plusieurs centaines de cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU), a indiqué vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui précise que les souches identifiées peuvent être mortelles.Au 2 juin 2011, 520 cas de syndrome hémolytique et urémique ( SHU), dont 11 mortels, et 1.213 cas d’infection à Escherichia coli entérohémorragique (ECEH), dont 6 cas mortels, ont été signalés par l’Allemagne, portant le nombre total des cas dans ce pays à 1. 733, dont 17 cas mortels. Ceci représente une augmentation de 50 cas de SHU et de 149 cas d’infection à ECEH entre le 31 mai et le 2 juin 2011 en Allemagne, a précisé l’OMS.

Entre le 31 mai et le 2 juin, 56 nouveaux cas de SHU (dont 2 mortels) et 156 nouveaux cas d’ECEH (dont 2 mortels) ont été signalés dans le monde.

L’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont signalé des cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) et/ou de diarrhée avec émission de sang. Le SHU, qui peut entraîner une insuffisance rénale, est une complication d’une infection causée par la bactérie Escherichia coli, E. coli entérohémorragique (ECEH) , qui peut provoquer des colites hémorragiques accompagnées de diarrhées sanglantes.

La souche d’Escherichia coli entérohémorragique (ECEH) isolée à partir de cas d’infection en Allemagne est une souche rare, rencontrée auparavant chez l’être humain, mais jamais lors d’une flambée épidémique provoquée par cet agent pathogène. C’est ce qui a été confirmé par le Statens Serum Institut (Danemark), centre de référence et de recherche sur Escherichia et Klebsiella de l’OMS.

« Il convient d’observer les mesures d’hygiène normales, à savoir le lavage des mains après un passage aux toilettes et avant de toucher des aliments. Toute personne souffrant de diarrhée avec émission de sang et de crampes abdominales et ayant eu des contacts récents en Allemagne du nord est priée de s’adresser de toute urgence à un médecin », a précisé l’OMS.

L’ECEH se transmet aux humains principalement par la consommation d’aliments contaminés, comme la viande hachée crue ou mal cuite et le lait cru, les produits frais, l’eau contaminée, le contact direct avec des animaux ou avec des personnes infectées. Une bonne cuisson des aliments, jusqu’à ce que tous les éléments atteignent une température d’au moins 70°C, détruit l’ECEH.

Le SHU est une maladie qui peut entraîner une insuffisance rénale aiguë (urémie), une anémie hémolytique et une faible numération plaquettaire (thrombopénie). Il touche principalement, mais pas exclusivement, les enfants. Le SHU est provoqué par une infection à l’ECEH. Selon les estimations, jusqu’à 10 % des patients touchés par cette infection peuvent développer un syndrome hémolytique-urémique, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 5%.

27 mai 2011 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , , , , | 3 commentaires

La France a été contaminée dès le 22 mars 2011


L’activité de l’iode 131 particulaire en France était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars.

TCHERNOBYL BIS REPETITA ?

Le Sud Ouest a subi des exposition d’iode de plus de 20 fois la limite.

COMMUNIQUE CRIIRAD
25 mai 2011 – 11h00
La CRIIRAD publie ce jour la carte qui prouve que la France a été contaminée dès le
22 mars 2011 : les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale
nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sont arrivées 2 jours avant la date indiquée par
l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ; elles ont affecté les
trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) ; l’activité
de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le
24 mars.
La France métropolitaine n’a pas été touchée 48 heures après l’Europe septentrionale mais
simultanément. Pour établir sa cartographie, la CRIIRAD s’est basée sur les chiffres de l’IRSN et
de certains exploitants, chiffres qui ne figurent pas sur le site CRITER où se trouve, de source
officielle, « l’ensemble des résultats de la surveillance spécifique du territoire français (métro-
pole et DROM-COM) effectuée par l’IRSN dans le cadre du suivi de l’impact à très longue
distance des rejets radioactifs de l’accident de Fukushima » mais sur le site du Réseau National
de Mesure de l’environnement (RNM), curieusement délaissé au profit du premier en pleine
gestion de crise.
La CRIIRAD a saisi ce jour, le Premier ministre, M. François FILLON, et le président de l’Autorité
de Sûreté Nucléaire, M. André-Claude LACOSTE, d’une DEMANDE D’ENQUETE sur la chronologie
des faits et les différents niveaux de responsabilités. Placé sous la tutelle conjointe de cinq
ministères, l’IRSN intervient, en effet, comme appui technique du gouvernement et de l’ASN
pour toutes les questions relatives à la radioprotection et à la surveillance radiologique du
territoire français. Sur financement public, il est notamment chargé de « rendre compte de la
réalité des contaminations de l’environnement et des risques associés ».
PLUS D’INFORMATION

Site RNM : http://www.mesure-radioactivite.fr/public/

source: Document CRIIRAD – Corinne CASTANIER

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25 mai 2011 Posted by | ENERGIE, SANTE | , , , , , , | 2 commentaires

Le Conseil de l’Europe reconnaît la nocivité de la téléphonie mobile


 
L’institution basée à Strasbourg recommande une baisse des valeurs limites d’exposition aux ondes électromagnétiques.

Robin des Toits – 17 mai 2011


Le Conseil de l’Europe publie le 06 Mai 2011 une Résolution de son Assemblée Parlementaire

Le texte donne lieu à plusieurs observations :

1- Par les termes employés la Résolution reconnaît pleinement, implicitement et explicitement, une attaque générale de la Santé Publique par les émissions du groupe technologique de la téléphonie mobile. Ce qui indique que, contrairement à ce qui se passe pour d’autres organismes, la littérature scientifique est ici non seulement lue mais comprise.

2- La Résolution rejoint l’avis des scientifiques dont la compétence est notoire sur le fait que les travaux de l’ICNIRP, seule référence des officiels, sont dénués de toute validité scientifique. Notamment par leur totale ignorance d’une branche entière de la Science, le BioElectroMagnétisme.

3- La Résolution reconnaît l’existence médicale spécifique de l’ElectroHyperSensibilité – E.H.S. – ce qui renvoie au registre de l’affabulation exotique la version officielle de perturbations psychologiques. La Résolution préconise l’organisation de zones dites blanches pour la protection des victimes des émissions pulsées.

4- La Résolution rappelle que les technologies filaires ne sont pas toxiques. On peut y ajouter qu’elles sont nettement supérieures sur le plan technique.

5- La Résolution affirme la nécessité d’une réglementation fixant une Valeur Limite d’Exposition (VLE). Dans l’immédiat à 0,6 V/m. Puis à terme à 0,2 V/m.

6- La Résolution préconise une information réelle et générale de la population. En coordination avec les Associations.

7- La Résolution préconise une généralisation de relevés permanents de mesures. Ce qui peut se réaliser par des sondes dites en continu avec gestion coordonnée entre autorités locales et associations.

8- La Résolution préconise un financement indépendant pour la Recherche Scientifique. Et des dispositifs de protection pour les lanceurs d’alerte.

9- La Résolution préconise une amélioration de transparence des groupes financiers.

Conclusion :

Les destinataires sont les Gouvernements des Pays membres du Conseil de l’Europe. Ils sont devant deux possibilités :

suivre le Conseil de l’Europe dans la prise d’autonomie vis-à-vis de ce qu’on appelle des intérêts économiques.

poursuivre dans l’état de dépendance et d’autoaveuglement au détriment de la Santé Publique dont ils sont censés être responsables.

Suivons tous avec attention les décisions et absences de décisions.

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Résumé des articles de la Résolution

Résolution du 06/05/2011 – Conseil de l’Europe

Dans un projet de résolution voté à l’unanimité le 11 Avril 2011 et publié le 06 Mai 2011 sous la référence Doc12608, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe recommande aux Etats membres de prendre plusieurs décisions.

8-1-1 – Réduire l’exposition aux émissions de la téléphonie mobile. Surtout pour les enfants, en raison du risque plus élevé de tumeurs cancéreuses de la tête.

8-1-2 – Revoir les fondements scientifiques des définitions de normes fixées par l’ICNIRP, en raison de leurs graves faiblesses.

8-1-3 – Organiser une information réelle de la population sur la réalité des attaques de la Santé.

8-1-4 – Reconnaître l’existence des victimes de l’ElectroHyperSensibilité – E.H.S. – et participer à leur protection par l’organisation de zones blanches.

8-1-5 – Dans le double but d’économie de coût et d’énergie d’une part, de protection de l’environnement et de la Santé d’autre part, développer d’autres technologies, aussi efficaces et non nocives.

8-2 – Rappel de l’existence d’un groupe d’émissions dont le lien familial est la structure physique, qui est d’une part composite par le regroupement de trois ensembles de bandes de fréquences, et d’autre part pulsée, c’est-à-dire diffusée de façon non continue par microsaccades – En multipulsation chaotique.

8-2-1 – Fixer une Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m et le faire redescendre à moyen terme à 0,2 V/m.

8-2-2 et 8-2-3 – Inscrire sur les appareils des informations sur les dangers. Concerne bien sûr en premier lieu les portables – téléphones et ordinateurs – Et correspond aux réglementations actuelles sur le tabac. Rappeler que seuls les appareils filaires ne sont pas nocifs.

8-3-1 – Organiser une information globale de la jeunesse, des parents et des éducateurs.

8-3-2 – Interdire tous portables dans tous les établissements scolaires.

8-4-1 – Etablir une réglementation sur les distances de sécurité vis-à- vis de tous émetteurs électromagnétiques.

8-4-2 – Etablir des normes de Sécurité strictes pour les logements.

8-4-3 – Organiser des systèmes de relevé de mesures en continu pour tous les émetteurs. Ce qui suppose des mesures totalement indépendantes des opérateurs. Et donc des appareils de mesures nommés sondes en continu. A gérer par les autorités locales. Il existe une expérience communale de pleine efficacité dans la Ville de LEGANES en Espagne.

8-4-4 – Revoir toutes les implantations en coordination avec les associations de citoyens, locales et nationales.

8-5-1 – Inclure la prévention dans l’information.

8-5-2 – Etablir une échelle des niveaux de risques. Avec référence aux conditions de la vie réelle.

8-5-3 – Organiser la diffusion des travaux des scientifiques indépendants. C’est-à-dire dont l’absence de conflits d’intérêts est vérifiable. Et organiser la protection des lanceurs d’alerte contre les divers types d’agressions dont les lobbies sont coutumiers.

8-5-4 – Donner des précisions détaillées sur les applications concrètes du Principe de Précaution.

8-5-5 et 8-5-6 – Innover par la mise au point d’un financement simultanément public et indépendant dont les décisions publiques soient contrôlées par les associations de citoyens.

8-5-7 – Diffuser une information complète sur les structures financières et les participations des divers groupes financiers intervenant dans l’ensemble technologique concerné.

8-5-8 – Organiser des réunions d’information pleinement publiques et enregistrées, à trois parties,, pouvoirs publics, complexe finances industrie, associations.


Source : Communiqué de presse de Robin des Toits

22 mai 2011 Posted by | SANTE | , , , , , | Laisser un commentaire

Fukushima (chronologie des événements-mois de Mai)


1er mai

* 13h, François Chérèque aborde la question de la sortie du nucléaire à l’issu du défilé du 1er mai. Pour lui, si la sortie du nucléaire n’est pas possible dans l’immédiat, on peut au moins chercher à en diminuer l’importance, cela passe par l’arrêt de la construction de nouveaux réacteurs et la fermeture des réacteurs les plus dangereux.

2 mai

* 4h15, cinquante manifestants de Greenpeace bloquent l’entrée du chantier de l’EPR à Flamanville à l’aide de deux camions placés en travers des portails d’entrée. D’autres manifestants ont réussi à pénétrer sur le site et trois grues sont occupées.

* 5h, TEPCO annonce la construction d’une digue au large de Fukushima pour éviter les risques de tsunami au moment où les réacteurs ont leur cœur à l’air libre. La digue sera construite d’ici la mi-juin.

* 7h, TEPCO s’inquiète d’une remontée de la radioactivité en iode 131 (30 % plus haute ce matin que jeudi dernier, craignant l’apparition d’une nouvelle fuite sur le réacteur n°2.

* 17h, les forces de police ont réussi à aller décrocher les militants de Greenpeace et à libérer les grues du chantier de l’EPR occupées. Quatre militants ont été molestés. 42 placés en garde à vue. Ils sont convoqués au tribunal de Cherbourg le 16 juin.

* 19h, Suite à une rencontre post-Grenelle, Sarkozy propose un Grenelle de l’efficacité énergétique… sans aborder la question du nucléaire. Greenpeace, FNE et WWF rejettent la proposition. Par contre les associations obtiennent la promesse d’un audit de la Cour des comptes sur les coûts de l’ensemble de la filière nucléaire.

3 mai

* 8h, premier jour de production pour la centrale éolienne Baltic 1 construite en mer au large du nord de l’Allemagne. Cette centrale offshore de 40 MW appartient à Siemens qui communique en se présentant comme « leader dans le domaine de l’éolien ». Il y a quelques années, elle était leader dans le domaine du nucléaire. Le vent tourne… Pour le moment, il y a 21 éoliennes, mais il est prévu progressivement de monter à des centaines de machines pour atteindre plusieurs milliers de MW.

* 10h, TEPCO explique qu’avec le temps qui passe, le site de Fukushima devient de plus en plus radioactif et les zones où les humains ne peuvent pénétrer s’étendent. TEPCO lance donc un appel aux fabricants pour récupérer des robots commandables à distance pour pouvoir effectuer la suite des opérations. L’armée américaine pourrait fournir en partie ce type de matériel, le Japon n’ayant pas de robots programmés pour ce genre d’interventions.

* 12h, environ 400 petits actionnaires de TEPCO ont déposé une motion pour l’assemblée générale de la société demandant que celle-ci renonce à l’énergie nucléaire. 232 actionnaires ont fait la même demande à la société Tohoku Electric.

* 14h, le gouvernement japonais a décidé de créer une provision de 33 milliards d’euros pour indemniser les populations déplacées.

* 17h, Sarkozy en visite à Gravelines, fustige les antinucléaires : « si on arrête le nucléaire, le prix de l’électricité sera multiplié par 4 (…) Il faudrait dépenser 45 milliards d’euros pour fermer le parc nucléaire ». Pour le prix, il n’y a qu’à regarder les prix dans les pays sans nucléaire : c’est sensiblement le même qu’en France. Quant au prix pour arrêter le nucléaire, il se trompe également : c’est beaucoup plus car le démantèlement des réacteurs actuels (qu’il faudra bien faire un jour de toute manière) coûtera sans doute entre 100 et 200 milliards. Greenpeace lui répond que maintenir le nucléaire a aussi un prix : remplacer les 58 réacteurs actuels vieillissants coûterait au bas mot 200 milliards… les remplacer par des éoliennes ne coûterait pas aussi cher. Cécile Duflot pour EELV a répondu également : « Nicolas Sarkozy a servi aux Français une soupe caricaturale, mensongère et méprisante au sujet de l’énergie nucléaire (…) Nicolas Sarkozy se comporte aujourd’hui en camelot et débite des poncifs », « le nécessaire débat sur le nucléaire et l’énergie mérite une posture plus digne de la part du président français ».

4 mai

* 9h, TEPCO annonce que l’eau de mer, à 15 km de la centrale, présente un taux de radioactivité 600 fois supérieur à la normale : 1400 bq/l de césium 137, 1300 bq/l de césium 134 et 190 bq/l d’iode 131. Les antinucléaires s’inquiètent que les mesures ne soient faites que sur quelques radionucléides alors qu’il y en a des milliers dont certains sont encore plus toxiques (uranium, plutonium, américium…).

* 12h, polémique autour de la présence de femmes parmi les travailleurs exposés sur le site de Fukushima. TEPCO n’a pas tenu compte de leur plus grande sensibilité aux radiations et plusieurs femmes sont gravement contaminées.

* 12h, lancement d’un appel international des « Mères pour sauver les enfants des radiations » qui protestent contre le relèvement des taux de radioactivité admissible pour les enfants… au niveau des travailleurs du nucléaire (voir site http://mscr2011.jugem.jp)

* 12h, le gouvernement estime le coût de l’accident à plus de 4000 milliards de yen (33 milliards d’euros) et demande que TEPCO en paie la moitié, que les huit autres électriciens paient le reste. TEPCO entame un lobbying pour essayer de bloquer tout projet de nouvelle loi qui irait dans ce sens.

* 16h, huit associations (Greenpeace, WEFC, Hespul, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour l’environnement, Les Amis de la terre, le CLER et le Réseau action climat) ont adressé une fin de non recevoir à Nicolas Sarkozy concernant l’organisation d’un Grenelle de la sobriété énergétique qui ne prendrait pas en compte le nucléaire.

* 16h, à Besançon, en soutien au mouvement Independent Who (voir ci-après), une exposition des portraits de 270 liquidateurs de Tchernobyl est installée place Pasteur par le collectif antinucléaire bisontin.

* 18h, après quatre ans de présence devant l’entrée de l’OMS, six militants d' »Independent Who – OMS indépendante » et un représentant de la ville de Genève sont reçus pour la première fois par Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS. L’entretien a duré deux heures, mais les promesses concernant la publication des documents disponibles sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl sont restées floues. La directrice s’est retranchée derrière le manque de personnel et d’expertise dans ce domaine, pour justifier le manque d’implication dans le domaine nucléaire. Elle a annoncée la mise en place d’une étude épidémiologique pour le suivi de l’accident de Fukushima, mais ne s’est engagé en rien concernant la publication des données. Elle a refusé toute révision de l’accord entre l’OMS et l’AIEA, estimant que cela ne nuisait pas à l’indépendance de l’OMS.

* 19h, Christophe de Margerie, P-DG de Total qui a, pour la première fois, pris 8 % dans la capital de l’EPR de Penly (Seine-Maritime) annonce dans un entretien à Challenges que le projet pour ce 2e EPR est stoppé. Eric Besson, pour le gouvernement, a vivement réagi contre cette affirmation. Mais c’est bien Total qui paie, pas Eric Besson ! Dans le même entretien, Christophe de Margerie déclare : « Avant même Fukushima, la situation n’était pas très encourageante. Les Allemands, les Italiens et les Britanniques étaient incertains. Il y avait une envie de faire, mais rien de concret, sauf en Chine, peut-être en Inde et à Abou Dhabi. Depuis l’accident japonais, l’hésitation de l’Allemagne s’est fixée sur le retrait du nucléaire. En Italie, c’est la même chose. Aux Etats-Unis, c’est pareil ».

* 19h, André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de Sûreté nucléaire, s’inquiète du calendrier prévu pour faire les tests sur les réacteurs nucléaires : seulement deux mois et demi à la rentrée 2011. Il reconnaît qu’il n’est pas possible d’être transparent sur des questions comme les chutes d’avion ou les risques terroristes. Il répond aussi au vœu de l’AIEA que les normes internationales soient contraignantes : pour lui, ce n’est pas possible car plusieurs Etats dont les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde s’y opposent.

* 20h, le gouvernement autrichien dénonce le laxisme des tests envisagés sur les réacteurs européens. Il demande notamment que soient envisagés des attentats terroristes. Le groupe des Verts au Parlement européen estime que la Grande-Bretagne et la France ont tout fait pour en arriver là. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung révèle que ces deux pays ont tout fait pour que l’on évite de parler de la chute d’un avion… car aucun réacteur ne pourrait résister à cela et logiquement, il faudrait donc tous les fermer ! Des élus Verts révèlent que la cybercriminalité n’est pas — officiellement du moins — prise en compte… alors que le projet de réacteur iranien a été récemment stoppé par un sabotage informatique.

5 mai

* 7h30, pour la première fois depuis le 11 mars 2011, deux ouvriers ont pénétré dans le réacteur n°1 pour essayer de rebrancher des systèmes de ventilation. Ils sont habillés avec des tenues de protection maximales, le taux de rayonnement, 700 millisieverts par heure, ne permettant de rester que quelques minutes.

* 8h, le site Altermonde reprend un entretien diffusé le 27 avril sur la chaîne de télévision belge 7sur7. La physicienne australienne Helen Caldicott, experte en armes nucléaires depuis trente ans, y explique pourquoi Fukushima est pire que Tchernobyl : pour elle, si Tchernobyl a déjà tué environ un million de personnes et contaminé 40 % des sols européens, elle estime que Fukushima est encore pire : 6 réacteurs d’un coup et ceci dans une zone très densément peuplée. Il y avait 250 kg de plutonium dans ces six réacteurs et les piscines de stockage. Même si on ne sait pas encore quel pourcentage est parti dans l’atmosphère, elle rappelle que sa toxicité est énorme et pourra contaminer d’autant plus de gens que la contamination circule par les produits alimentaires.

* 9h, la température du combustible dans le réacteur n°3 est remonté à 143°C soit 33°C de plus en une semaine. TEPCO cherche l’explication et craint un nouvel incendie.

* 10h, polémique au Japon sur l’état des réacteurs nucléaires. Selon un rapport de la JANTI (Japan Nuclear Technology Institute), un organisme de promotion du nucléaire, les scénarios communiqués par TEPCO et par le gouvernement sont erronés. Pour son directeur, Mishio Ishikawa, ancien conseille de l’AIEA, les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 ont fondu à 100 %.

* 15h, le gouvernement bulgare annonce que la moitié des gaines de protection du réacteur n°5 de la centrale nucléaire de Kozlodoui sont fissurées, libérant un gaz radioactif (le xénon 133) sans émission hors du réacteur. Cela a été découvert lors d’une opération de maintenance. Les mêmes défauts avaient déjà été trouvés dans le réacteur n°6. Seuls les réacteurs 5 et 6 sont encore en fonctionnement. Les 4 premiers ont été fermés entre 2002 et 2006.

* 15h, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire suisse reconnaît que les piscines de combustibles des cinq réacteurs suisses ne résisteraient pas à un fort séisme. Elles ne sont pas non plus sûre en cas de forte inondation. Les exploitants ont jusqu’à fin août pour proposer des solutions.

* 17h, devant l’Assemblée nationale, Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, affirme « Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables ». Non, merci, vraiment, on préfèrerait se passer du nucléaire.

6 mai

* 7h, environ 10 000 manifestants ont manifesté sous la pluie à Tokyo pour demander une sortie du nucléaire.

* 8h, manifestation de sous-traitants polonais devant le chantier de l’EPR. Ils dénoncent le non-respect de la législation sur le travail, avec le soutien de la CGT.

* 13h30, le gouvernement japonais demande à la compagnie Chubu Electric, l’arrêt des réacteurs de la centrale d’Hamaola située à 200 km au sud-ouest de Tokyo. Cette centrale est dans une zone fortement séismique et également proche de la mer. La fermeture serait pour le temps de construire une digue anti-tsunami et une vérification des capacités à résister à un séisme important. La centrale compte 2 réacteurs à l’arrêt et 3 autres en fonctionnement. Cela représente une perte de 3360 MW de puissance supplémentaire (en plus des 11 réacteurs arrêtés le 11 mars et de 3 autres toujours arrêtés depuis le séisme de 2007).

* 15h, une cinquantaine de manifestants des Jeunes écologistes manifestent à la défense pour — faussement — défendre les groupes industriels victimes des normes vertes liberticides.

7 mai

* 12h, un projet de nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec) est rendu public par l’AFP. Ce rapport de 1500 pages doit encore être soumis aux Etats avant validation. Dans les données, il y est dit que charbon, pétrole et gaz représentent 85 % de notre consommation énergétique mondiale, les renouvelables 13 % et le nucléaire… 2 %. Le rapport compare 164 scénarios. Selon les choix qui sont faits, la part du renouvelable devrait, d’ici 2050, augmenter de 3 à 20 fois. Le GIEC insiste pour qu’il y ait une modification des subventions en leur direction au détriment des énergies fossiles. Même dans le cas le plus favorable (77 % de renouvelables en 2050), les gaz à effet de serre ne baisseraient que de 30 % ce qui est insuffisant. Evidemment, ce rapport n’envisage pas des situations décroissantes où la consommation d’énergie serait de plus en plus limitée, pourtant la seule manière d’arriver à stabiliser le climat et limiter la destruction de la planète. Ce rapport intermédiaire devrait conduire à un 5e grand rapport en 2014.

8 mai

* 14h, un millier de personnes manifestent à Madrid pour demander la fermeture des derniers réacteurs du pays. Le plus ancien, à Garona, date de 1971 et est de même type que Fukushima.

* 15h, le gouvernement américain renouvelle sa demande au gouvernement japonais d’étendre à 80 km la zone d’extension de l’évacuation des populations, en particulier dans la direction nord-ouest particulièrement touchée. Le département d’Etat à l’énergie des Etats-Unis a publié une nouvelle carte montrant des taches de radioactivité dans la zone située entre 60 et 80 km du site qui atteignent entre 3 et 14,7 millions de becquerels/m2 en césium 137. Il rappelle qu’au moment de Tchernobyl, les personnes ont été évacuées dans les zones où cette contamination atteignait seulement 0,550 millions de bq/m2. Le problème pour le gouvernement japonais est que pour déjà évacuer à 60 km, il faudrait évacuer plus de 8 millions de personnes.

9 mai

* 9h, le Japon et les Etats-Unis signent un accord pour essayer de convaincre la Mongolie d’ouvrir un site de stockage pour les déchets nucléaires. Sachant la dangerosité des transports, c’est pour le moins une très mauvaise idée… d’autant plus que la Mongolie n’a aucune expérience dans le domaine du nucléaire.

* 10h, la Chine annonce une révision complète de ses procédures d’urgence et de ses normes en matière de construction : actuellement les 13 centrales du pays sont toutes en bord de mer. Tous les chantiers en cours restent arrêtés en attendant.

* 15h, l’ASN, Autorité de sûreté nucléaire publie un cahier des charges pour les tests à réaliser sur les réacteurs français. N’y figurent pas les risques terroristes, le risque de chute d’un avion, le facteur humain (première cause d’accident) et oublie les transports où peuvent se concentrer des quantités de radioactivité supérieures à celles d’un réacteur. Pour clore, le manque de sérieux de ces propositions, les tests sont à effectuer par les exploitants eux-mêmes (donc par EDF).

* 20h, selon une revue automobile, le prochain salon de la voiture de Tokyo a complètement supprimé toute référence à la voiture électrique. Il y a en effet un retournement de situation depuis l’accident nucléaire : alors que jusqu’alors la voiture électrique était perçue comme propre, elle est maintenant associée au nucléaire.

* 21h, la majorité UMP du conseil général du Haut-Rhin repousse une motion présentée par une élue EELV demandant l’arrêt de la centrale de Fessenheim. 32 élus ont votés contre (UMP), 13 pour (écologistes, socialistes et une indépendante) et 4 abstentions (centristes et indépendants).

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source:revue silence

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13 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, SANTE | , | 3 commentaires

gaz de schiste dans le Sud Ouest


10 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, SANTE | , | 1 commentaire

Gaz de schiste : Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France



Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France

Si les médias focalisent depuis quelques jours sur la contestation qui accompagne la délivrance en mars 2010 de permis d’exploration de gaz de schiste à Montélimar (26), à Villeneuve-de-Berg (07) et sur le secteur de Nant à Alès (30), ce n’est pas 3 mais plus de 50 permis de recherche qui ont été accordés aux compagnies pétrolières et gazières en France ces dernières années. Ces permis ne concernent pas nécessairement des gaz de schiste, seuls les 3 incriminés ont été délivrés pour ce type de recherche, mais d’une manière plus globale la recherche « d’hydrocarbures liquides ou gazeux », « simplement, commente Adeline Mathien, chargée de mission pour l’énergie chez France nature environnement, s’il y avait du pétrole on le saurait, selon toute vraisemblance c’est bien du gaz que recherchent les industriels ».
Outre la zone qui s’étend de Valence à Montpellier, d’autres secteurs sont aussi concernés en Languedoc-Roussillon, en PACA, en Midi-Pyrénées, en Aquitaine, en Rhône Alpes, en Champagne Ardennes, dans le Nord et en région parisienne (voir carte de la Direction générale énergie et climat). Dans un communiqué publié le 17 janvier, FNE faisait part de sa « stupéfaction » après avoir découvert « le très grand nombre de permis exclusifs de recherche pour des hydrocarbures non conventionnels, en particulier les gaz de schiste, délivrés par le précédent ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo sur des superficies considérables, sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations ».

La saisine de la Commission nationale du débat public

Selon l’association, cette démarche entre « en contradiction avec la convention d’Aarhus » qui « porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement ». Le ministère de l’écologie assure de son côté que comme le prévoit le code minier et le code de l’environnement les mises en exploitation feraient l’objet d’enquêtes publiques Par ailleurs, alors que le ministère affirme que « ce qui se passe au Canada ou aux USA n’est pas du tout notre modèle » et qu’il faudra trouver des modes d’exploitation respectueux de l’environnement, Adeline Mathien souligne « qu’il n’en existe pas d’autre que celle de la fracturation hydraulique ».
Selon elle, au-delà des risques de pollution de la nappe, cette méthode présente aussi le désavantage d’être fortement émettrice de gaz à effet de serre, « bien plus que celle liée à l’exploitation du charbon » affirme-t-elle. FNE, qui regroupe 3 000 associations de défense de l’environnement en France, demande à Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre de l’écologie et du développement durable, de saisir la Commission nationale du débat public « avant toute décision d’exploitation et de prendre un moratoire pour les autorisations déjà délivrées ».

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voir la carte du gaz de schiste Sud Ouest: ici

10 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, Non classé, résilience, SANTE | , , | Laisser un commentaire

L’importation des produits alimentaires radioactifs originaires du Japon


L’union européenne doit définitivement réduire les normes de radioactivité des produits alimentaires importés japonais .

Ces normes fixées par la Commission européenne, en 1987, année de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl,  sont très élevées et laisseraient entrer en UE des aliments jugés contaminés au Japon même!

Les normes de contamination japonaises étant beaucoup plus basses que les nôtres.

Les normes européennes sont de 1.000 Bq/l en césium pour les liquides et produits laitiers alors que les seuils japonais sont limités à 200 Bq/l.

Les normes en Europe de contamination à l’iode sont également de 500 Bq/l contre 300 Bq/l au Japon.

Trois types de normes concernent les denrées alimentaires, les enfants et le bétail.

Elles vont de plus de 500 Becquerels (Bq) par kilos ou litres pour l’iode à 1.000 Bq pour le césium.

De récentes analyses démontrent qu’un enfant consommant du lait dépasse très facilement la dose maximum admissible autorisée fixée à 1 milli-sivert (msv) par an ! Or, le césium 134, 137 et l’iode 131 sont des contaminations qui s’ajoutent à la radioactivité naturelle et occasionnent des cancers.(lire les conseils sanitaires)

Il a  été voté par le Parlement européen en février dernier que la Commission propose de nouvelles évaluations sanitaires pour chaque radionucléide et tienne compte de l’expérience morbide de Tchernobyl.

En attendant, les États-Unis et l’Europe, ont décidé de renforcer les contrôles ou de bloquer  les importations de produits alimentaires japonais. En Europe, la France a demandé à la Commission européenne d’imposer un « contrôle systématique » sur les importations de produits frais japonais aux frontières. « … les flux de ces marchandises en provenance du Japon (fruits, légumes, algues) sont interrompus, pour le moment », indique sur son site l’Autorité de sûreté nucléaire.

A suivre…


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27 avril 2011 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , , , , | 2 commentaires

Les risques de radiation en provenance de Fukushima ne sont « plus négligeables » en Europe


Les risques associés à la contamination à l’iode-131 en Europe ne sont plus « négligeables », selon le CRIIRAD, un organisme français de recherche sur la radioactivité. L’ONG met en garde les femmes enceintes et les enfants contre les « comportements à risque » tels que la consommation de lait frais ou de légumes possédant de larges feuilles.

Rappel

Après que le nuage radioactif issu de la centrale nucléaire de Fukushima a atteint l’Europe fin mars, le CRIIRAD, un organisme de recherche sur la radioactivité basé en France, a affirmé avoir détecté de l’iode-131 dans l’eau de pluie au sud de la France.

Lors d’un test parallèle, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’institution publique nationale chargée de surveiller les risques nucléaires et radiologiques, a trouvé de l’iode-131 dans le lait.

En temps normal, aucune trace d’iode 131 ne devrait être détectée dans l’eau de pluie ou le lait.

La Directive Euratom du 13 mai 1996 établit les principes généraux et les normes de sécurité sur la protection contre les radiations en Europe.

En réponse aux milliers de questions de citoyens inquiets quant aux retombées en Europe de la catastrophe nucléaire de Fukushima, le CRIIRAD a compilé des informations sur les risques d’une contamination à l’iode-131 radioactif en Europe.

Ce document, publié le 7 avril, met en garde contre la consommation de l’eau de pluie et affirme que les groupes à risque, comme les enfants, les femmes enceintes ou les femmes qui allaitent, devraient éviter de consommer les légumes à feuilles, le lait et le fromage frais.

Ces risques, liés à une contamination prolongée au sein des groupes à risque de la population, ne peuvent plus être considérés comme « négligeables » et il est temps aujourd’hui d’éviter les « comportements à risque », explique le CRIIRAD.

Toutefois, l’organisation souligne qu’il n’est pas nécessaire rester à l’intérieur ou de prendre des comprimés d’iode.

Le CRIIRAD précise que cette note d’information ne se limite pas à la France, mais s’applique également aux autres pays européens, dans la mesure où le niveau de contamination de l’air est actuellement le même en Belgique, en Allemagne, en Italie et en Suisse, par exemple.

Les données concernant la côte ouest des Etats-Unis, qui a reçu des retombées radioactives de Fukushima 6-10 jours avant la France, révèlent que les niveaux de concentration d’iode-131 radioactif sont 8 à 10 fois plus élevés qu’en Europe, affirme le CRIIRAD.

Eau de pluie et eau du robinet

Selon le CRIIRAD, la plupart des questions qu’ils ont reçues concernent les risques liés à l’eau de pluie et à la consommation de l’eau du robinet.

L’organisation souligne que rester sous la pluie sans protection ne représente aucun risque, même pour les enfants. En revanche, l’utilisation de l’eau de pluie comme source principale d’alimentation est déconseillée, en particulier si les consommateurs sont de jeunes enfants.

Concernant l’eau du robinet, les sources souterraines ou les fleuves ne devraient pas poser de problème. Toutefois, l’institut précise que l’eau en provenance de citernes qui collectent l’eau de pluie sur les toits des habitations doit être examinée de plus près.

S’agissant de l’arrosage des jardins avec l’eau collectée, le CRIIRAD conseille de n’arroser que la terre et non pas les feuilles des légumes, dans la mesure où l’absorption est plus rapide et plus important à la surface des feuilles que par les racines.

Chaîne alimentaire

Les épinards, les salades, le choux et les autres légumes à feuille font partie des produits alimentaires qui sont particulièrement sensibles à la contamination à l’iode-131 s’ils sont cultivés à l’extérieur et exposés à l’eau de pluie. Laver les légumes ne sert à rien étant donné que l’iode-131 est rapidement métabolisé par les plantes, explique le CRIIRAD.

Le lait et les fromages frais, ainsi que la viande issus du bétail qui s’est nourri d’’herbe poussant à l’extérieur, sont catégorisés comme des produits pouvant avoir été contaminés indirectement et doivent aussi être contrôlés. La contamination du lait et du fromage de chèvre et de brebis serait plus importante que celle des produits bovins.

Dose à risque

La directive Euratom du 13 mai 1996 établit les principes généraux et les normes de sécurités liés à la protection contre les radiations en Europe.

Selon cette directive, l’impact de l’activité nucléaire peut être considérée comme négligeable si les doses de radiation n’excèdent pas dix micros sieverts (mSv) par an. Au-delà de cette limite, des mesures peuvent être envisagées pour réduire l’exposition.

Alors que l’iode-131 radioactif est principalement présent dans l’air sous forme de gaz, le CRIIRAD précise que dans le cas des retombées de Fukushima, le principal problème consiste à limiter l’ingestion d’iode-131.

Le CRIIRAD affirme que la quantité d’iode-131 capable de fournir une dose de 10 mSv varie largement en fonction de l’âge des consommateurs. Les enfants jusqu’à deux ans sont les plus vulnérables et l’ingestion de 50 becquerels (Bq) est suffisante pour fournir au corps une dose de 10 mSv, selon l’institut.

Si les aliments (légumes à feuilles, lait, etc.) contiennent entre un et dix Bq par kg ou plus, il est possible que le niveau de référence de 10 mSv soit dépassé en deux ou trois semaines, ajoute le CRIIRAD.

Les niveaux d’iode-131 radioactif mesurés par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ces derniers jours montrent des niveaux différents de contamination : 0,08 Bq/kg dans la salade, les épinards et les poireaux à Aix-en-Provence, 0,17 Bq par litre dans le lait à Lourdes et 2,1 Bq par litre dans le lait de chèvre à Clansayes.

La contamination va se poursuivre

Le CRIIRAD explique que « d’importantes quantités de produits radioactifs sont rejetées par la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI depuis le samedi 12 mars. Ce mardi 5 avril, soit 24 jours plus tard, les rejets continuent. Cela signifie que les apports d’air contaminé sur l’Europe dureront tout autant, avec un décalage dans le temps lié au déplacement des gaz et aérosols radioactifs sur quelques 15 000 km. »

L’organisation cite également un rapport technique de l’exploitant TEPCO et de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise (NISA) qui « laissent craindre des rejets sur encore plusieurs jours voire plusieurs semaines ».

Si d’autres incendies se déclenchent ou si les opérateurs sont à nouveau contraints de relâcher de la vapeur afin d’éviter les explosions d’hydrogène, de nouvelles phases de rejets massifs pourraient survenir, met en garde l’institut.

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26 avril 2011 Posted by | Alimentation, ENERGIE, SANTE | , , , , , | 7 commentaires

Les agriculteurs et leurs familles, premières victimes des pesticides


Par Nolwenn Weiler

D’ici quelques années, les victimes de pesticides pourraient se compter par milliers… Il y a en effet de plus en plus de malades parmi les agriculteurs français, leurs salariés et leurs familles. Et les maux constatés sont clairement liés aux produits phytosanitaires déversés sur les cultures depuis plusieurs dizaines d’années. Quelques victimes ont décidé de sortir du silence.

Photo : © www.mdrgf.org

Oser prendre la parole. C’est sans doute l’une des difficultés majeures auxquelles sont confrontés les agriculteurs victimes des pesticides. La France est, avec 65.000 tonnes pulvérisées chaque année, le premier consommateur européen. Gilbert Vendée, 55 ans, atteint de la maladie de Parkinson, fait partie de ceux qui ont choisi de témoigner. Salarié agricole, il était, en tant que chef de culture, chargé de préparer et épandre les pesticides.

Il ne s’est jamais protégé pendant la phase de traitement. « Avoir un masque, même dans une cabine climatisée, c’est horrible, précise-t-il. Surtout que l’on travaille souvent, dans ces périodes-là, de 12 à 22 heures ! » Quand un jet du pulvérisateur est bouché, « on n’a pas le temps d’attraper le masque », ajoute-il. Résultat : un contact respiratoire et cutané très important avec des molécules dont on sait aujourd’hui qu’elles peuvent provoquer de très graves maladies.

Un déni très fort

Après plusieurs années de combat, Gilbert Vendée a obtenu la reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie. Devenant l’une des toutes premières victimes officielles des pesticides. Soutenues par l’association Générations futures, ces personnes ont décidé de créer une association d’aide et de soutien aux professionnels victimes des pesticides. Constituée le 19 mars dernier à Ruffec, en Charente-Maritime, Phyto-victimes entend, pour commencer, « informer les professionnels de l’impact des pesticides sur leur santé ».

Le lien entre travail et maladie ne va pas de soi pour le corps médical français. Et la question du parcours professionnel est trop peu souvent posée aux personnes atteintes de maladie graves, comme des cancers ou des maladies neuro-dégénératives. Dans le milieu agricole, le déni est particulièrement fort. Xavier Beulin, président de la toute puissante Fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles (FNSEA) n’a-t-il pas annoncé sur RTL le 24 janvier dernier que le cas de Yannick Chenet, un agriculteur décédé quelques jours avant d’une leucémie due aux pesticides, était isolé ? Et que les dispositifs d’épidémio-surveillance étaient performants en France ?

Quand on dit qu’on est malade, on abonde en plus dans le sens de tous les citoyens qui assimilent les agriculteurs à de simples pollueurs. Et ce n’est pas facile à porter. Remettre en cause une vie entière de travail (souvent rude), n’est pas chose aisée non plus. La conséquence ? Pour le moment, sur le million d’agriculteurs et salariés agricoles français, dont la grande majorité utilisent des pesticides, ils ne sont qu’une trentaine à avoir obtenu la reconnaissance de maladie professionnelle.

L’omerta se brise

Mais le silence se fait moins pesant. Au sein de la Mutualité sociale agricole (MSA), ce problème majeur de santé publique est pris très au sérieux. Au moins par une partie du personnel. En témoigne le travail mené depuis 10 ans par Phyt’attitude, le réseau de surveillance toxicologique de la Mutuelle, qui note que de plus en plus d’agriculteurs et de salariés se plaignent d’affections chroniques et persistantes, certainement liées aux produits chimiques : des symptômes cutanés (démangeaisons et brûlures), digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), neuromusculaires (maux de tête, vertiges ou fourmillements) et ophtalmologiques.

Si les données épidémiologiques manquent en France, on sait aujourd’hui, grâce à des études réalisées ailleurs dans le monde (et notamment aux États-Unis) que les pesticides peuvent causer des maux plus graves encore. Notamment ces cancers, des troubles de la reproduction (infertilités, malformations, morts-nés, fausse-couches) ou des risques neurologiques (comme la maladie de Parkinson). C’est par les voies respiratoire ou cutanée que les molécules mortelles pénètrent le corps des agriculteurs, à divers moments du traitement : pendant la préparation du produit, la manipulation des semences traitées, l’application (mécanisée ou manuelle) et le nettoyage du matériel ou de l’Équipement de Protection Individuel (EPI), qui comprend masques, gants et combinaison.

Des protections inefficaces

Les informations sur la dangerosité des molécules et les précautions d’utilisation – que les fabricants se vantent de fournir – sont très difficiles d’accès. Parce que très denses et parfois écrites avec des caractères illisibles. « Le système actuel de notification de l’information toxicologique n’est pas toujours accessible aux non initiés car le langage utilisé est souvent par trop scientifique  », note Laure Ledouce, Ingénieur prévention risques phytosanitaires à la MSA [1].

Les vendeurs conseillent par ailleurs aux agriculteurs l’utilisation de « matériel performant  ». Entendez : des tracteurs avec cabines, par exemple. Ou des pulvérisateurs dernier cri que la plupart des paysans n’ont pas les moyens de se payer. Dans la région du Beaujolais, 60% des équipements ne sont pas récents. À peine 15% des tracteurs ont des cabines. Le port des gants évidemment recommandé n’est quasiment jamais appliqué parce qu’ils font perdre en dextérité.

Quant aux combinaisons, préconisées, elles sont simplement inefficaces ! Dans un rapport rendu en janvier 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) précise que les résultats des deux campagnes d’essais portant sur l’efficacité des combinaisons de protection chimique « indiquent que seulement deux modèles sur les dix testés sont conformes en matière de perméation aux performances annoncées par les fabricants ».

Femmes et enfants victimes aussi

Les agriculteurs ne sont pas les seuls à être touchés. On estime que 40 à 60% des produits n’atteignent pas le sol. Et restent en suspension dans l’air. Les femmes sont particulièrement concernées par cette exposition « post-traitement ». Mais les données épidémiologiques manquent sur l’état sanitaire de cette population qui, pendant longtemps, n’a pas eu de statut au sein des exploitations. Et cette contamination féminine est d’autant plus problématique qu’elle implique, en cas de grossesse, une contamination fœtale. En plein développement cellulaire, le fœtus est plus fragile aux agressions de son environnement. C’est ce qu’ont montré différentes études.

Outre les risques de malformations (notamment génitales) à la naissance, cette exposition précoce multiplie les risques de cancers : les effets additionnels ou synergiques des cocktail de substances chimiques s’avèrent (quand ils sont évalués) catastrophiques. Les enfants d’agriculteurs sont en contact avec les pesticides in utero et après la naissance avec les particules en suspension dans l’air à proximité de l’habitation, ou sur les vêtements et la peau des parents. Cette proximité directe en fait des victimes directes, et pas toujours identifiées.

Les fondateurs de l’association Phyto-victimes entendent bien aider leurs pairs, et leurs familles, à sortir de l’ombre. « Suite aux articles parus dans un quotidien régional, informant de la fondation de l’association, nous avons eu une trentaine d’appels, de personnes malades, » rapporte Nadine Lauverjeat, porte-parole de Générations futures. « C’est un signe à la fois encourageant et inquiétant. Nous soupçonnons qu’il risque d’y avoir des milliers de victimes…  »

Vers une autre agriculture ?

Pour ce recensement, qui s’avèrera peut-être apocalyptique, Phyto-victimes entend mailler le territoire de comités régionaux. « L’objectif, c’est aussi d’apporter des réponses concrètes aux personnes concernées en leur prodiguant des conseils juridiques, médicaux et scientifiques », poursuit Nadine Lauverjeat. Parmi les conseils à retenir : l’importance de se faire épauler par un avocat compétent sur ces questions pour entamer les démarches de reconnaissance de maladie professionnelle. Un processus spécifique, notamment dans le milieu agricole. « Avoir l’appui d’un médecin, et des écrits de toxicologue(s) est un plus intéressant, précise Nadine Lauverjeat. De même que la liste précise des produits utilisés au cours de la vie professionnelle. »

Autre ligne d’attaque : l’évolution vers d’autres pratiques agricoles. Un apprentissage qui peut prendre du temps. La déconstruction d’un mode de travail pratiqué pendant de nombreuses années peut être longue et douloureuse. Mais elle est loin d’être impossible. Cela implique de revenir aux fondamentaux de l’agriculture, et de « faire plus d’agronomie et moins de chimie », comme le résume Paul François, agriculteur, victime de pesticide, et président de Phyto-victimes. Une démarche qui est « un vrai casse-tête mais très intéressante ».

Le gouvernement actuel semble malheureusement peu intéressé par ce possible renouveau agricole. En 2011, le crédit d’impôt dont bénéficiait l’agriculture biologique, qui n’utilise jamais de pesticides, a été divisé par deux. Et les agrocarburants, jamais bios, ont été gratifiés d’une aide de 196 millions d’euros (via des exonérations fiscales) ! L’Institut national de recherche agronomique (Inra) a pourtant expliqué que leur développement était incompatible avec une diminution des pesticides. Mais l’environnement, « ça commence à bien faire  », pour reprendre une célèbre saillie de notre Président de la république, au salon de l’agriculture 2010. La santé des agriculteurs aussi ?

Nolwenn Weiler

Notes

[1] intervention lors du colloque « Phytosanitaires : quelle place pour la santé des agriculteurs ? » organisé en mars 2010 par la Mutuelle

……………………………………………………………………….;

source:bastamag

22 avril 2011 Posted by | Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, SANTE, TRAVAIL | , , , , | 2 commentaires

Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats !


COMMUNIQUE CRIIRAD
23 mars 2011 – 17h
COLERE ET INDIGNATION – VOLET N°1
Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent
mais ils sont confisqués par les Etats !
La publication des données du réseau CTBTO1 ainsi que des installations nucléaires nord-
américaines nous aurait renseigné précisément sur les niveaux de contamination de l’air et
nous aurait permis d’évaluer de façon fiable les niveaux de risque bien avant que les
masses d’air contaminé n’arrivent sur l’Europe.
La CRIIRAD lance un appel international, invitant citoyens, associations, scientifiques, élus
… de tous pays à se mobiliser à ses côtés afin d’exiger que les résultats relatifs à la conta-
mination radioactive de l’air, obtenus grâce à l’argent public, soient mis à disposition du
public ET SERVENT A SA PROTECTION.

Pas de données interprétables pour l’Amérique du nord !
Plus de 10 jours après le début des rejets radioactifs, les masses d’air contaminé ont traversé des pays aussi
étendus que les Etats-Unis et le Canada, des pays qui disposent d’équipements performants, leur permettant
d’évaluer précisément l’activité volumique2 de chacun des radionucléides présents, en tout cas des plus
problématiques d’un point de vue sanitaire. Or, en dépit des recherches conduites depuis plusieurs jours, la
CRIIRAD n’a trouvé aucun chiffre sur la contamination de l’air. Ne sont accessibles que des résultats sur les
débits de dose ou les taux d’émissions de rayonnements bêta et gamma, qui ne permettent pas d’évaluer le
niveau de risque. Ils ne permettent d’ailleurs même pas d’établir une relation certaine entre l’élévation des
valeurs et le passage des masses d’air contaminé.
La CRIIRAD va adresser, aux ambassades de ces deux pays, des demandes officielles pour que soient
publiés dans les meilleurs délais les résultats que détiennent forcément les exploitants d’installations
nucléaires, qu’elles soient civiles ou militaires.
Précisons à cet égard que les balises de l’IRSN implantées à Saint-Pierre et Miquelon, en Martinique et en
Guadeloupe ne mesurent que le niveau de rayonnement (les débits de dose exprimés en μSv/h). Ces
résultats ne permettent pas d’évaluer les risques.

Black-out international
A la recherche de stations de mesures intermédiaires entre le Japon et la France, le laboratoire de la CRIIRAD
s’est tourné vers le réseau mis en place par l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais
nucléaires (OTICE) 1.
1
Le CTBTO –Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organisation – est une organisation mise en place dans le cadre du
traité d’interdiction totale des essais nucléaires (TICE en français), accord multilatéral ouvert à la signature le 24 septem-
bre 1996 http://www.ctbto.org
2
3
L’activité volumique s’exprime en becquerels par mètre cube d’air (notée Bq/m ). Elle renseigne sur le nombre de
3
désintégrations qui se produisent par unité de temps et de volume. Une valeur de 15 Bq/m signifie que dans un mètre cube
d’air, à chaque seconde, 15 noyaux d’atomes radioactifs se désintègrent en émettant des rayonnements ionisants. Cette
valeur décroît en fonction de la période radioactive du radionucléide considéré. La période correspond au temps au bout
duquel l’activité est divisée par 2 : 8 jours pour l’iode 131 ; 30 ans pour le césium 137 ; 2 ans pour le césium 134.
Document CRIIRAD
Il s’agit de stations de mesure réparties sur l’ensemble de la planète et qui enregistrent divers paramètres
afin de contrôler qu’aucun essai nucléaire souterrain n’est effectué en violation des dispositions du traité (cf.
Corée du Nord). Elles mesurent plusieurs paramètres : données sismiques, hydroacoustiques, infrasoniques
et radionucléides. Une soixantaine de stations sont équipées de laboratoires d’analyses radiologiques (voir
carte ci-dessous). Elles sont capables de mesurer de très faibles niveaux de contamination dans l’air car l’une
de leurs missions est de mesurer la contamination consécutive aux essais nucléaires atmosphériques
Ces laboratoires disposent de systèmes de détection de la radioactivité parfaitement adaptés à
l’identification et à la quantification des produits radioactifs présents dans les masses d’air
contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Le samedi 19 mars, la CRIIRAD adressait donc une demande de communication de résultats à Mme THUNBORG,
responsable de l’information publique à l’OTICE. Elle nous répondait le lendemain soir qu’elle transmettait
notre demande à la division en charge de la sécurité des données3. Le lundi, faute de réponse, la CRIIRAD
réitérait sa demande en insistant sur l’urgence de la situation et en précisant que faute de réponse rapide
elle dénoncerait publiquement la situation. Mme THUNBORG nous conseillait par retour de nous adresser
aux autorités françaises et, soucieuse de nous aider, nous orientait vers des articles où des institutions
autrichiennes, suédoises ou allemandes qui ont accès aux données avaient laissé filtrer quelques résultats.
Nous obtenions ainsi quelques données mais trop parcellaires et impossible à corréler dans l’espace et dans
le temps.
Deux heures plus tard, un courriel de M. SCOTTI4, nous indiquait que « Les données collectées par le réseau
des stations du STP ne peuvent être communiquées qu’aux correspondants (centres de données nationaux)
désignés par les Etats Signataires du TICE. Pour la France, l’organisme destinataire de ces données est le
Commissariat à l’Energie Atomique ». Le responsable du laboratoire de la CRIIRAD s’adressait le jour même
au CEA : « Je vous serais reconnaissant de m’indiquer comment la CRIIRAD peut avoir accès, dans les meilleurs
délais, aux données collectées par les stations de surveillance du réseau de l’OTICE, en particulier en ce qui
concerne les radionucléides (notamment Cs137 et I131, Sr 90, gaz rares, tritium, transuraniens). Il s’agit pour
3
“I have forwarded your request to the Division responsible for the Secure data. They will get back to you in regards to
your inquiry. Best regards”, Annika THUNBORG, Spokesperson and Chief of Public Information, Preparatory Commission
for the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization (CTBTO), UN, Vienna, Austria.
4
M. Lucien SCOTTI, Conseiller, Représentation Permanente de la France auprès des Nations Unies et des Organisations
Internationales à Vienne
Document CRIIRAD
nous d’affiner les prévisions concernant l’impact des rejets du site de Fukushima et de répondre aux
inquiétudes du public français. »
La réponse nous parvenait le lendemain en milieu de journée : aucune donnée ne nous sera communiquée.
Le réseau international de mesure obéit à des règles de confidentialité définies strictement par les Etats
membres du traité d’Interdiction Complète des Essais. « Les données sont donc uniquement transmises à des
points de contact nationaux nommés par les Etats qui en font une analyse dans l’objectif du Traité, à savoir
détecter tout essai nucléaire qui aurait été mené en contradiction avec l’engagement des États ayant ratifié le
TICE. ». Pour la France, il s’agit du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), organisme en charge du
développement des activités nucléaires militaires et civiles.
La réponse indiquait en outre que « Suite à l’accident de Fukushima, à la demande des États signataires du
TICE, les données sur l’activité des radionucléides sont transmises à l’Agence Internationale de l’Energie
Atomique (AIEA) et à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les équipes de ces deux organisations en
charge des aspects sûreté et radioprotection peuvent ainsi les utiliser en complément de l’ensemble des
données fournies par les États, pour établir les évaluations nécessaires à la protection des personnes
susceptibles d’être concernées par les retombées de l’accident. ». Or, ni l’AIEA, ni l’OMS n’ont rendu publics
ces résultats.
Il faut dire que l’AIEA a en charge la promotion des activités nucléaires civiles (voir statuts)5 et que l’OMS qui
est normalement en charge de la santé publique a signé avec l’AIEA, dès 1959, un accord qui dispose que les
deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ».

BILAN : depuis plus de 10 jours, la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI rejette des
produits radioactifs dans l’atmosphère : ces rejets ne sont ni maîtrisés ni quantifiés. Dans
le même temps des stations de mesures réparties sur l’ensemble de notre planète
enregistrent les niveaux de radioactivité de l’air et suivent pas à pas l’évolution de la
radioactivité dans l’espace et dans le temps… mais veillent jalousement à ce que ces
données restent secrètes.
Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation
d’urgence radiologique. Et d’autant plus inacceptable que ce réseau de mesure est financé
par l’argent public !
Les Etats cotisent en effet à hauteur de 55 700 000 € pour faire fonctionner les stations de mesure. Les
citoyens américains respirent depuis le 17 mars dernier les particules radioactives rejetées par les
réacteurs nucléaires et les piscines de stockage de combustible irradié de la centrale de FUKUSHIMA
DAIICHI. Premiers contributeurs au budget du réseau, ils apprécieront de n’avoir strictement aucune
donnée en contrepartie de leurs 12 millions d’euros. Un sacré marché de dupes. A noter qu’avec un
versement de 3 600 000 €, les Français ne sont pas mieux lotis.
La CRIIRAD reçoit des centaines d’appels de personnes inquiètes de la contamination de l’air
qu’elles respirent, inquiètes pour elles-mêmes et surtout pour leurs enfants. Elle aimerait
informer correctement, et si possible rassurer, mais sur des bases solides, tous ses
correspondants, qu’ils habitent le Finistère, la Martinique ou la Corée du Sud. Elle invite chaque
citoyen, chaque association, chaque scientifique, chaque élus… à se mobiliser pour obtenir la
levée du secret sur les niveaux de contamination de l’air. Une pétition sera prochainement mise
en ligne pour collecter des signatures sur la France mais chacun peut d’ores-et déjà relayer la
mobilisation à l’étranger et intervenir auprès des autorités de son pays pour dénoncer la
situation.
5
Article 2 des statuts de l’AIEA : « L’Agence s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la
santé et la prospérité dans le monde entier. Elle s’assure, dans la mesure de ses moyens, que l’aide fournie par elle-même ou à
sa demande ou sous sa direction ou sous son contrôle n’est pas utilisée de manière à servir à des fins militaires. »
Document CRIIRAD en pdf

25 mars 2011 Posted by | ENERGIE, SANTE | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nucléaire : EDF a falsifié des données sismiques pour économiser sur la sûreté


Les données sont accablantes pour 32 des 58 réacteurs français

Les données sont accablantes pour 32 des 58 réacteurs français. 

En 2003 (la situation est restée la même depuis), EDF a falsifié des données sismiques afin de s’éviter des travaux onéreux… et pourtant indispensables pour la sûreté des centrales nucléaires. Par un courrier du 17 juin 2003, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a couvert EDF en lui donnant raison contre l’avis des experts de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), tenus au silence. Les données sont accablantes et concernent 32 des 58 réacteurs français.
- Chinon (Indre et Loire) : EDF a baissé d’office la valeur de l’intensité des séismes de référence. Il s’agit là d’une falsification aussi incroyable que grossière.

- Belleville (Cher) : EDF s’est autorisée à prendre comme référence un séisme datant de 1079 pour lequel il existe très peu de données, écartant le séisme de référence (de 1933) qui impliquait des mesures plus contraignantes.

- Blayais (Gironde) : les chiffres d’EDF sont trois fois moins contraignants que ceux de l’IRSN. Or André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire donne raisons à EDF sans se justifier. Idem pour Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher)

- Plus généralement, EDF a redéfini à sa manière les zones sismiques afin de ne pas avoir à tenir compte de certains séismes. Les centrales de Dampierre (Loiret), Bugey (Ain), Fessenheim (Haut-Rhin), Civaux (Vienne), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube) et Chooz (Ardennes) également mises en cause.

Ironie de l’Histoire, au moment où cette affaire a été étouffée par l’Autorité de sûreté française (en 2003), 15 réacteurs nucléaires japonais étaient fermés administrativement suite à la falsification par l’électricien TEPCO (propriétaire des réacteurs actuellement en perdition à Fukushima) de documents concernant la sûreté.

L’inspection des réacteurs nucléaires français, annoncée par le Premier ministre François Fillon, est une opération de contre-feux dont le résultat est connu à l’avance : l’Autorité de sûreté nucléaire va expliquer que les réacteurs français sont parfaitement sûrs et que la population française peut avoir confiance.

Il s’agit d’une véritable tromperie

En réalité, tout réacteur nucléaire a vocation à causer une catastrophe. La réaction nucléaire dans un coeur de réacteur est une opération terriblement dangereuse qui est censée être contrôlée et refroidie par des systèmes complexes qui, l’actualité le montre, peuvent être mis à mal par des scénarios imprévus. Qui plus est, les centrales nucléaires françaises sont vieillissantes et donc de plus en plus dangereuses. L’Allemagne vient de décider de fermer immédiatement 7 réacteurs, cela prouve que des décisions immédiates peuvent être prises. Il est irresponsable de demander une sortie du nucléaire en 20 ou pire en 30 ans : le parc nucléaire français a été construit à marche forcée en moins de 10 ans, il est donc possible de faire le chemin inverse en moins de 10 ans. Par ailleurs, il y a de quoi s’interroger sur la position de certaines personnalités comme Nicolas Hulot, dont la fondation est largement subventionnée par EDF, qui demande « un débat sur le nucléaire » au lieu de revendiquer la fermeture la plus rapide possible des réacteurs nucléaires français. Il n’y a pas eu de référendum pour imposer le nucléaire en France, pourquoi en faudrait-il un pour prendre acte de la catastrophe en cours au Japon et décider de sortir du nucléaire ? Pourtant, les réacteurs nucléaires français arrivent à 30 ans d’âge, la durée de vie prévue à l’origine. EDF se prépare à investir 35 milliards d’euros pour rénover ces réacteurs : il faut d’urgence stopper ce processus et reverser ces sommes dans les programmes alternatifs. Chacun doit comprendre que tout a changé sur la question du nucléaire : il n’est plus temps de polémiquer sur le prix de l’électricité nucléaire ou sur la supposée indépendance énergétique. Il n’est plus temps de se demander s’il est possible de sortir du nucléaire : c’est possible mais surtout c’est indispensable… et en toute urgence. C’est à la population de signifier aux dirigeants français, aveugles et sourds, et aux ridicules « écologistes cathodiques » (Hulot, Arthus-Bertrand) qu’ils doivent cesser leurs manoeuvres dilatoires : il faut décider immédiatement de s’engager dans la sortie du nucléaire, fermer dans les jours qui viennent les réacteurs les plus vieux , et programmer la fermeture rapide des autres, par exemple losrqu’ils arrivent à 30 ans d’âge, c’est à dire leur durée de vie prévue à l’origine.

La fusion du coeur est le plus grave accident qui puisse arriver dans une centrale nucléaire. Il est désormais probable que c’est un véritable Tchernobyl qui a lieu… pour le moment à l’intérieur de l’enceinte de confinement (une grosse cloche de béton qui recouvre le réacteur). Le nuage radioactif est donc actuellement retenu mais la fusion fait monter la pression, ce qui menace de faire voler en éclat l’enceinte de confinement : ce serait alors un nouveau Tchernobyl.

Pour plus d’informations : http://observ.nucleaire.free.fr/falsification.htm

21 mars 2011 Posted by | ENERGIE, résilience, SANTE | , , , , | 1 commentaire

L’inquiétante centrale nucléaire de Blaye


Les constats en 2008:

NUCLEAIRE Blaye –

  • «Présence de divers câbles électriques baignant dans un caniveau technique rempli d’eau».
  • «Armoires regroupant des alarmes incendie présentant des dysfonctionnements importants».
  • «véhicules à moteur circulant dans la salle des machines des réacteurs».

L’association Tchernoblaye tire la sonnette d’alarme. Elle s’inquiète de «graves problèmes» relevés à la centrale nucléaire du Blayais par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), lors d’une visite inopinée début avril.
Dans un courrier adressé au directeur de la centrale, l’autorité de contrôle juge en effet que «ces pratiques ne sont pas acceptables». L’ASN pointe notamment

  • les manquements du dispositif de détection incendie : «les groupes électrogènes des réacteurs 1 et 2 ne génèrent pas d’alarme incendie mais une simple alarme technique en salle de commande».
  • L’association Tchernoblaye souligne pour sa part la récurrence du dysfonctionnement : «ce grave problème avait été découvert en 2003 mais, malgré la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il n’avait été rectifié que sur les réacteurs 3 et 4».
    La direction a cependant répondu n’avoir «aucun doute» sur son système de protection incendie. Tout en affirmant étudier «la façon d’intégrer les améliorations».
  • «l’industrie nucléaire fait courir à l’ensemble de la population des risques extrêmes»selon l’ex-ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique, Bella Belbeoch, le risque d’inondation persiste à marée haute.
  • L’association Tchernoblaye a déjà montré que la nouvelle digue de protection construite en 2000 basculait lentement vers l’avant, menaçant de s’effondrer.
  • Les antinucléaires contestent aussi la fiabilité des circuits de refroidissement : « Une rupture de canalisation risque de boucher le filtre chargé de récupérer l’eau du circuit primaire pour refroidir le réacteur », souligne Stéphane Lhomme, membre du réseau Sortir du nucléaire et auteur d’un livre sur les questions de sécurité*. Un risque admis en décembre 2003 par EDF, qui a aussi identifié en décembre 2005
  • le danger de défaillance des pompes qui réinjectent l’eau du circuit primaire dans la cuve pour refroidir l’ensemble.
    Dernière inquiétude, l’Autorité de sûreté nucléaire a reconnu le 13 septembre 2001 que
  • le CNPE n’était pas conçu pour résister sans dommage à l’impact d’avions gros porteurs..

Liste des incidents à Blaye

source Autorité de Sûreté Nucléaire

  • Indisponibilité de l’isolement enceinte du bâtiment réacteurCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFElectricité de France a reclassé au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES un événement relatif à l’indisponibilité d’une vanne d’isolement de l’enceinte du réacteur de la centrale nucléaire du Blayais. Cette vanne se trouve sur le système de ventilation de balayage à l’arrêt (EBA).Publié le 07/02/2011
  • Anomalie générique concernant le système d’injection de sécurité Anomalie GénériqueLe 1er février 2011, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire une anomalie générique relative à la répartition des débits d’injection de sécurité à haute pression dans les branches froides du circuit primaire principal des réacteurs de 900 MWe.Publié le 07/02/2011
  • Anomalie générique concernant la tenue au séisme de divers matérielsAnomalie GénériqueLe 8 décembre 2010, EDF a informé l’ASN d’une anomalie de tenue au séisme de divers matériels situés dans la station de pompage de certains réacteurs de 900 MWe (centrales de Cruas, Tricastin, Blayais et Gravelines) et de 1300 MWe (centrales de Penly et Flamanville, réacteurs n°3 et 4 de Paluel).Publié le 23/12/2010
  • Volume minimal dans réservoir de réfrigération et filtration des piscinesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 8 octobre 2010, le niveau du réservoir de réfrigération et filtration des piscines (PTR) est passé en dessous du niveau minimal requis par les spécifications techniques de référence pendant environ 18 h .Publié le 15/10/2010
  • Détection tardive d’une erreur de positionnement d’une vanneCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 2 octobre 2010, alors que le réacteur n° 3 de la centrale du Blayais était en phase de redémarrage après un arrêt pour maintenance et rechargement du combustible, l’exploitant a identifié une erreur de positionnement d’une vanne située sur une canalisation traversant l’enceinte de confinement du réacteur.Publié le 12/10/2010
  • Contamination vestimentaire détectée au portique de contrôle radiologiqueCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLa circulation des personnes dans une centrale nucléaire est organisée de telle manière que les objets et les personnes, lorsqu’ils quittent une zone supposée contaminée, passent obligatoirement par trois portiques successifs de détection de la radioactivité, nommés C1, C2 puis C3, avant de quitter le site.Publié le 07/10/2010
  • Transport de matières radioactives par un mode interditCentrale nucléaire de Golfech – 2 réacteurs de 1300 MWe – Golfech – EDFCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFCentrale nucléaire de Penly – 2 réacteurs de 1300 MWe – Penly – EDFCentrale nucléaire de Gravelines – 6 réacteurs de 900 MWe – Gravelines – EDF

    Centrale nucléaire du Bugey – 4 réacteurs de 900 MWe – Bugey – EDF

    Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire – 2 réacteurs de 1300 MWe – Belleville-sur-Loire – EDF

    L’ASN a été informée le 12 février 2010 d’un non-respect de la réglementation applicable aux expéditions de boremètres. Ces écarts concernent 7 transports réalisés par les centrales nucléaires de Blayais, Belleville, Bugey, Golfech, Gravelines et Penly entre 2002 et 2009. Deux de ces transports ont été réalisés par voie postale.

    Publié le 13/04/2010

  • Transport de matières radioactives par voie interditeAnomalie GénériqueL’ASN a été informée le 12 février 2010 d’un non-respect de la réglementation applicable aux expéditions de boremètres. Ces écarts concernent 7 transports réalisés par les centrales nucléaires de Blayais, Belleville, Bugey, Golfech, Gravelines et Penly entre 2002 et 2009. Deux de ces transports ont été réalisés par voie postale.Publié le 12/04/2010
  • Anomalie générique concernant les diesels de secours des réacteurs de 900 MWeAnomalie GénériqueLe 16 octobre 2009, EDF a informé l’ASN d’une anomalie générique concernant les coussinets de tête de bielle des moteurs diesels des groupes électrogènes de secours des réacteurs de 900 MWe suivants : Blayais 1-3, Bugey 2-3-4, Chinon B3, Cruas 3-4, Gravelines 2-4, Saint-Laurent 2 et Tricastin 1-2-3-4.Publié le 27/01/2010
  • Graissage des groupes motopompes du système de refroidissement à l’arrêtAnomalie GénériqueLe 30 septembre 2009, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement relatif au graissage des motopompes du système de refroidissement du réacteur à l’arrêt (RRA). Cette anomalie concerne les sites du Blayais (réacteurs 1, 2, 3 et 4), de Gravelines (réacteur 1) , du Tricastin (réacteurs 1, 2, 3 et 4), de Cattenom (réacteurs 1, 3 et 4), de Nogent (réacteur 1), de Penly (réacteurs 1 et 2) et de Civaux (réacteur 2).Publié le 12/01/2010
  • Mise à l’arrêt des pompes du circuit d’eau bruteAnomalie GénériqueLe 8 décembre 2009, EDF a informé l’ASN d’une anomalie générique concernant une consigne inadaptée dans les procédures de conduite accidentelle. Cette anomalie concerne les centrales nucléaires de Blayais, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Saint-Laurent et Tricastin.Publié le 17/12/2009
  • Indisponibilité d’une vanne de régulation de la pressionCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 14 août 2009, un essai de fonctionnement a été mal réalisé sur un module électronique qui intervient dans la régulation d’une vanne de décharge à l’atmosphère.Publié le 24/09/2009
  • Non-respect des spécifications techniques sur des vannes d’isolementCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLa centrale nucléaire du Blayais a détecté le 8 septembre 2009 qu’un essai de requalification des vannes d’isolement vapeur n’avait pas été réalisé dans les délais impartis.
    Les matériels importants pour la sûreté du réacteur font en effet l’objet d’essais périodiques afin de garantir en permanence leur fonctionnement correct. Les règles générales d’exploitation fixent la nature de ces essais et les délais entre chaque essai.Publié le 18/09/2009
  • Non-respect des spécifications techniquesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLors de l’inspection du 21 août 2009, l’ASN a constaté le non respect par EDF, d’une disposition prescrite dans le cadre d’une modification temporaire des spécifications techniques d’exploitation.Publié le 01/09/2009
  • Indisponibilité du circuit de protection contre l’incendie sur le réacteurCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 19 mars 2009, EDF a constaté le non respect de dispositions compensatoires prévues par un dossier de modification d’un circuit de lutte contre l’incendie.Publié le 07/08/2009
  • Non respect d’une mesure palliative fixée par les spécifications techniquesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 13 juillet 2009, dans le cadre de l’arrêt du réacteur n°2 pour visite partielle, le site du Blayais n’a pas respecté la conduite à tenir définie par les spécifications techniques d’exploitation (STE).Publié le 20/07/2009
  • Défaut d’intégrité de la troisième barrièreCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 22 juin 2009, alors que le réacteur n°1 de la centrale du Blayais était à l’arrêt, EDF a constaté que l’une des vannes qui assurent l’étanchéité de l’enceinte de confinement n’était plus manœuvrable.Publié le 26/06/2009
  • Mélange non conforme de graisses dans des servomoteurs devant fonctionner enCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 12 juin 2009, dans le cadre de contrôles demandés par l’ASN à la suite d’anomalies constatées ces derniers mois sur les sites de Nogent-sur-Seine, Golfech, Chooz B et Civaux, EDF a identifié des erreurs de graissage sur dix-neuf servomoteurs de la centrale nucléaire du Blayais.Publié le 22/06/2009
  • Indisponibilité partielle du circuit d’injection de sécuritéCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 9 août 2008, EDF a constaté qu’une partie du circuit d’injection de sécurité du réacteur n°3 n’était pas opérationnel alors que le réacteur était à l’arrêt pour rechargement partiel du combustible et opérations de maintenance.Publié le 17/09/2008
  • Dysfonctionnements dans la gestion par EDF des sources radioactivesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDF

La liste est très longue: 1 – 23 Suivant

Les risques majeurs aujourd’hui Blaye

« Depuis l’inondation de 1999, des mesures de sécurité ont été prises, les digues ont été renforcées et rehaussées. La centrale, en principe, est insubmersible. Partout où l’eau était passée, des aménagements ont été apportés pour que cela ne se reproduise plus », indique M. Basse-Cathalinat.

Cependant :

  • la route d’accès à la centrale n’a pas été surélevée.

Il souligne, cependant, qu’« une inondation du marais autour de la centrale est toujours possible ». Et rappelle que la route d’accès à la centrale n’a pas été surélevée. « Elle peut être submergée, les secours seront alors empêchés. »

En expert libre et vigilant, Bernard Basse-Cathalinat attirera l’attention sur l’enseignement majeur des événements blayais (hier) et japonais (aujourd’hui) : la fragilité des centrales nucléaires « face au trop d’eau et au pas assez d’eau ».

  • « Elles courent le risque de l’inondation comme celui de la ressource insuffisante à un bon refroidissement qui réclame des volumes considérables. »

Ainsi, quand ses quatre réacteurs fonctionnent, la centrale du Blayais utilise 180 mètres cubes d’eau à la seconde. Que le prélèvement en eau ralentisse, et la puissance des réacteurs diminue.

Jacques Maugein entend appuyer là où le risque est clairement identifié. « Nous voulons des informations précises d’EDF sur les conditions d’utilisation des eaux de refroidissement qui doivent être le mieux garanties », prévient-il. Le président de la commission rappelle qu’après l’inondation de 1999, une étude hydraulique du secteur du Blayais avait été commandée. Il regrette qu’elle ait été interrompue alors que l’État avait pris des engagements financiers « qu’il n’a pas honorés jusqu’au bout ».

  • « le risque d’inondation venant de l’intérieur ».

« L’eau peut contourner la centrale et l’isoler. Cette situation n’est pas satisfaisante. Quand on a la connaissance du risque, on doit prendre les précautions qui s’imposent. » EDF, l’exploitant du site, sera mis face à ses responsabilités, et les élus seront sommés de prendre leurs responsabilités.

Une centrale a hauts risques dont les associations locales réclament la fermeture depuis plus de dix ans!!!

L’ ARRET IMMEDIAT ET SANS CONDITION DU NUCLEAIRE EST LA SEULE SOLUTION ACCEPTABLE, ET ELLE EST POSSIBLE

voir le site de Tchernoblaye

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Article liés:

18 mars 2011 Posted by | ENERGIE, Non classé, SANTE | , , , , , , | 9 commentaires

FOOD, INC.


Food, Inc. décortique les rouages d’une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d’élevage et d’abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires…

Éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d’une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l’autel du rendement.

28 février 2011 Posted by | Alimentation, SANTE, webTV | , , , | Laisser un commentaire

Pour une charte de bonne pratiques de l’épandage


Tulle: pomiculteurs et élus pour une charte de bonne pratiques de l’épandage

TULLE – Une quarantaine de pomiculteurs, élus et riverains ont participé mercredi à Tulle à une réunion au cours de laquelle ils se sont mis d’accord sur l’adoption d’une charte de bonnes pratiques de l’épandage de pesticides, a constaté un correspondant de l’AFP.

Cette rencontre, initiée par le préfet, a permis aux différentes parties en présence d’élaborer un certain nombre de règles que chacun s’est engagé à respecter afin de limiter les problèmes liés à l’utilisation des pesticides et à leur épandage.

Ainsi, cette charte des bonnes pratiques de voisinage devra être prête d’ici mi-mars, date du début de la campagne de sulfatage. Elle prévoit notamment une distance à respecter entre les vergers et les habitations, une information des riverains sur les dates des sulfatages et une cartographie des zones risques.

« Cela fait deux ou trois ans que je souhaitais une charte de bons voisinages. On ne pouvait pas continuer comme ça. (…) L’agriculteur est un homme libre mais encadré dans le respect des règles », a souligné à l’issue de la rencontre Yves Chauffaille, président de la coopérative Perlim et de l’association Pommes du Limousin.

« Je ne suis pas surpris mais déçu. Le volet sanitaire a été écarté par le préfet alors que j’avais demandé des expertises sur les conséquences pour la santé », a pour sa part regretté Fabrice Micouraud, président d’Allassac-Oeuvrons pour les générations futures, qui demande non pas une charte mais la simple application de l’arrêté du 12 sept 2006 qui réglemente les épandages.

Trois pomiculteurs de Corrèze avaient comparu mi-janvier devant le tribunal correctionnel de Brive pour avoir épandu des pesticides sur leurs vergers par vent trop fort, un procès pénal qui pourrait faire jurisprudence.

La décision a été mise en délibéré au 10 mars.

(©AFP / 02 février 2011 19h54)

3 février 2011 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , | Laisser un commentaire

Un viticulteur meurt d’une « maladie professionnelle » due aux pesticides



Yannick Chénet, 45 ans, viticulteur à Saujon (Charente-Maritime) s’est éteint samedi soir des suites d’une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il avait notamment témoigné dans le film « Severn » de Jean-Paul Jaud sur le danger des pesticides.

Dans ce long métrage, Yannick Chénet livrait un témoignage poignant sur sa maladie :  « Les produits qui m’ont empoisonné et ceux qu’on me donne pour me guérir sont fabriqués par une seule et unique firme. »

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Lire également:

19 janvier 2011 Posted by | Alimentation, SANTE, TRAVAIL | 3 commentaires

Trois pomiculteurs de Corrèze coupables!


Mardi à Brive, trois pomiculteurs de Corrèze étaient assignés en justice pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La plainte avait été portée par l’ONGF d’Allassac « Œuvrons pour la Nature et les Générations Futures » contre les cultivateurs qui ont utilisé, en mai 2010, des pesticides par un vent supérieur à 20km/h, ce qui est interdit par le code rural. Les pomiculteurs ont plaidé coupable de non-respect des conditions d’épandage de pesticides. La date du jugement a été arrêté le 13 janvier prochain.

Ce procès, le premier du genre « pourrait offrir l’opportunité de créer une jurisprudence favorable aux particuliers vivant à proximité de champs cultivés de manière intensive, toutes les personnes concernées, pourraient invoquer cette décision de justice en cas de non-respect de la loi », a déclaré François Veillerette, porte-parole de Générations Futures qui s’est constituée partie civile aux côtés de l’association ALLASSAC ONGF.  Des milliers de personnes seraient  »potentiellement concernées par une telle situation. » Cette action,’‘ doit permettre à terme d’envisager la mise en place de zone de protection pour les particuliers qui vivent à proximité de zones traitées », espère-t-il.

La population vivant en Aquitaine est particulièrement sensible à ce problème, la viticulture étant la culture employant la plus grande quantité de biocides.

+études sur les pesticides et les cancers:

des milliers de personnes seraient  »potentiellement concernées par une telle situation. » Cette action,’‘ doit permettre à terme d’envisager la mise en place de zone de protection pour les particuliers qui vivent à proximité de zones traitées », espère-t-il.

7 janvier 2011 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, SANTE | , , , , | Laisser un commentaire

Conference du Professeur Belpomme le 5/02/09 à St André de Cubzac


Santé et Environnement

par bio service

I – LE CANCER

POUR QU’IL Y AIT CANCER IL FAUT

1) 3 à 6 mutations par « microprocesseur » (les gènes de la cellule)
2) des stimulants de la division qui jouent le rôle de starter (les promoteurs)

Il ne peut y avoir de cancer sans mutation.
Le tabagisme peut provoquer des mutations : les goudrons et la fumée contiennent des mutagènes.

Où sont les autres facteurs mutagènes ?
Réponse : dans l’environnement !

Tout se joue dans le ventre de la mère.
Un cancer sur quatre est lié au tabagisme.
Les ¾ restants sont liés à l’environnement .

LES RESPONSABLES :

Les virus,
La radioactivité naturelle et artificielle,
Les ultra-violets,
Les produits chlorés qui diminuent la couche d’ozone.
Le brome, 45 fois plus actif que le chlore. Si à la place du chlore on avait utilisé aussi largement le brome, nous aurions déjà disparu de la surface de la terre. Il y a du brome dans les incinérateurs !
Les champs électromagnétiques : lignes à haute tension, les portables, les antennes-relais, la wifi. Une femme enceinte ne doit utiliser un portable qu’en cas d’extrême urgence.

Virus et rayonnements représentent 50 °/°, les produits chimiques 50 °/°

Les garages à cause du benzène
Les meubles, la moquette, les peintures (formaldéhydes) : 100 fois les doses maximum recommandées dans les locaux de maternelles…
L’alimentation : contaminants (nitrates, pesticides) et additifs.
Les pesticides qui engendrent malformations et troubles se fixent de façon indélébile dans les sols.
20 à 40 générations d’antillais sont concernées. Ce qui est grave c’est la répétition des petites doses.

AÉRER – DÉPOUSSIÉRER – MANGER BIO

Les malformations congénitales sont liées aux pesticides ainsi que les troubles de la reproduction et nombre d’avortements. Un couple sur 3 n’a pas d’enfants en Europe. 15 °/° en veulent et ne peuvent pas en avoir. L’Europe est devenue le berceau vide de la planète. On peut prévoir de 75 à 125 millions d’habitants en moins en Europe dans les 50 ans qui viennent.

Mais il n’y a pas que les cancers qui résultent de l’état de notre environnement. Il y a aussi les allergies et les maladies du système nerveux.

II – LES ALLERGIES

Elles touchent 20 °/° de la population. Elles ont plus que doublé en  ? ans.
1 enfant sur 7 est asthmatique.
Nous manquons de statistiques : la France est au 14è rang mondial pour les statistiques. L’OMS est corrompue.
C’est nous qui créons les maladies.
Moins de 1 °/° du budget est consacré à la prévention !

III – LES MALADIES DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL,

Parkinson et Alzheimer proviennent des radiofréquences
Nous passons d’un problème de société à un problème de civilisation puis à un problème humanitaire.

Voir l’appel de Paris en 2004 :
1 pollution chimique
2 l’enfant est en danger
3 C’est l’espèce humaine qui se met en danger.

Tous les nouveau-nés sont contaminés par 200 substances en moyenne, d’où :
avortements,
malformations,
maladies par la suite.

SEULE L’ UNION FAIT LA FORCE.
NOUS SOMMES DANS LE MEME BATEAU.
LE CANCER N’ EST NI DE DROITE NI DE GAUCHE.
CE SIECLE SERA ECOLOGIQUE OU NOUS NE SERONS PLUS.

La médecine c’est la rencontre d’une âme malade et de la conscience du médecin.

Les solutions sont individuelles et collectives.
Les femmes et les enfants d’abord.
Voir la campagne de l’ARTAC

IL FAUT CHANGER DE SYSTEME . IL FAUT LA REVOLUTION !

.
Question sur les OGM : OGM/Pesticides, même combat !
Question sur le stress : il joue le rôle de starter.

Compte-rendu non-exhaustif par Christiane Dayma.
Pour plus d’informations voir le site de l’ARTAC : www.artac.info
Ainsi que les ouvrages du Pr Belpomme.

13 décembre 2010 Posted by | Alimentation, SANTE | , , , , , , | Laisser un commentaire

Des pommes OGM


L’USDA a demandé une autorisation pour une pomme génétiquement modifiée [OGM] qui ne brunit pas.

Article de SHANNON DININNY Associated Press. CACHEMIRE, Washington (AP)

Une entreprise canadienne de biotechnologie a demandé aux États-Unis  d’approuver une pomme génétiquement modifiés qui ne brunit pas après avoir  été découpée. en prétextant que ce serait une amélioration qui pourrait stimuler les ventes des pommes pour les snacks, les salades et pour d’autres utilisations. Les producteurs de pommes des États-Unis disent qu’il est trop tôt pour savoir s’ils seraient par cette pomme. Il leur apparaît nécessaire de répondre au préalable à des questions sur les qualités du fruit, sur le coût des plantations, et surtout si les consommateurs seraient preneurs de cette innovation.  « Les OGM, Organismes génétiquement modifiés ont une mauvaise réputation dans leur secteur de production», a déclaré Todd Fryhover, le président de la commission des pommes dans l’État de Washington, qui produit plus de la moitié de la récolte américaine. Mais Neal Carter, président de la société qui a développé cette pomme OGM, dit que la technologie permettrait de réduire les coûts de production des tranches de pommes fraîches qui sont devenues l’un des composants les plus populaires dans les boîtes à lunch pour les enfants, et qu’elle pourrait rendre les pommes plus populaires dans les salades et autres repas rapides.  La société Carter, spécialiste des fruits de l’Okanagan, dans le Summerland, en Colombie Britannique au Canada, a pris la licence pour la technologie de non-brunissement auprès de chercheurs australiens qui  furent les premiers à l’utiliser chez la pomme de terre.  Essentiellement, les gènes qui sont responsableq de la production de l’enzyme qui induit le brunissement dans les produits frais, ont été réduits au silence dans la pomme de la variété commercialisée et distribuée sous le nom « Arctic ».  « Elle ressemble à d’autres pommiers et elle pousse comme les autres pommiers et elle produit des pommes qui ressemblent à toutes les autres pommes, et lorsque vous coupez ces pommes, elles ne brunissent pas », a déclaré Carter. « Son avantage est quelque chose qui peut être identifié à peu près par tout le monde ». Le Service d’inspection de la santé auprès du Département de l’agriculture animale et végétale des Etats-Unis a considéré environ 100 pétitions concernant des aliments génétiquement modifiés ou des cultures de plants génétiquement modifiées. Ceux qui ont retenu le plus d’attention ont été conçus pour résister à certains désherbants, mais parmi ceux qui l’agence  a autorisés, ils sont génétiquement modifiés pour faire mûrir les tomates plus lentement – la première des plantes génétiquement modifiées, et autorisée aux États-Unis en 1992 – ainsi que des pruniers qui peuvent résister à un virus particulier. « Il s’agit de la première pétition pour des pommes. Les règlements de l’USDA en matière de biotechnologie sont conçus pour veiller à ce que les  cultures de plantes génétiquement modifiées  soient aussi sûres pour l’agriculture et l’environnement, que les variétés  qui sont traditionnellement cultivées », a déclaré le porte-parole André  R. Bell dans un communiqué.

Le Service d’inspection de la Santé animale et végétale fonctionne avec  les services de l’Agence pour la protection de l’environnement et ceux de  la Food and Drug Administration, l’Administration des aliments et des  médicaments, selon le type de produit, pour en assurer la sécurité. Le  processus d’approbation peut prendre des années et il n’est pas sûr du  tout que les  pommes seront autorisées, même si elle passe à travers les épreuves de  l’inspection gouvernementale.  Fryhover a soulevé des préoccupations quant à la pollinisation croisée  entre les arbres classiques et les arbres génétiquement modifiés, s’ils sont plantés en étroite proximité. Il s’est également interrogé sur le  fait de savoir si les pommes ‘Arctic’ vont pouvoir générer suffisamment de ventes et de profits pour supporter les 10.000 $ à 20.000 $ de coût de  replantation par acre. Carter a déclaré que les producteurs replantent leurs vergers  régulièrement et l’entreprise vise à permettre aux gros arboriculteurs de planter ces pommiers sur de grandes parcelles, de façon à ce que la pollinisation croisée soit réduite au maximum. Carter a dit qu’il était  confiant et que ces cultures fruitières ne nuiront pas à l’environnement ;  il a remis des documents à l’USDA et la FDA pour apporter la preuve de cela. «Certaines personnes ne l’aimeront pas simplement en raison de ce  qu’elle est », dit-il. « En fin de compte, c’est un grand produit, sans aucun doute à ce sujet, et les gens verront que le processus utilisé pour  obtenir cela avait une très solide base scientifique ». « Les entreprises ont investi massivement dans les plantes génétiquement  modifiées pour  améliorer le goût, pour augmenter les rendements ou les qualités  nutritionnelles et pour les rendre résistantes à la sécheresse », a  déclaré Andrew Kimbrell, directeur exécutif du Centre pour la sécurité alimentaire, un groupement d’intérêt public à but non lucratif basé à  Washington, D. C. « Souvent, cependant, les gènes qui définissent ces  traits de caractères ne sont qu’une petite partie d’un système complexe »,  a-t-il dit.  « Les scientifiques ont dit qu’ils n’avaient fait que de fermer  interrupteur, mais l’interrupteur est connecté à un autre interrupteur et  puis à un autre commutateur », rappelle Kimbrell. « Vous ne pouvez pas  faire quelque chose de simple comme cela dans la Nature : c’est confortable de penser ainsi, mais ça ne fonctionne tout simplement pas de cette manière ».  il a également dit que la technologie du non-brunissement semble bénéficier avant tout aux agriculteurs et aux expéditeurs, plus qu’aux consommateurs, en permettant  aux entreprises de vendre des pommes qui sont plus âgées que leur  aparence ne le laisse supposer.  « Une pomme botox n’est pas ce que les gens recherchent », dit Kimbrell ; et il prédit l’échec  . L’entreprise Crunch Pak, basée à Cachemire, Washington, est n° 1 sur le  marché des tranches de pomme, avec des clients comme Costco, Kroger Co.,  Publix et Wal-Mart Stores Inc. L’entreprise, fondée en 2000, a triplé de  taille dans un passé de quatre ans, avec près de 500 employés et une  nouvelle usine de traitement en Pennsylvanie. Ses pommes sont rincées dans  une combinaison de calcium et d’acide ascorbique – la vitamine C – pour  conserver la fraîcheur. Le goût et la qualité sont toujours importants,  mais le porte-parole Tony Freytag a déclaré que le plus gros problème est la sécurité des aliments. « Tout à fait honnêtement, je préfère avoir  affaire à une pomme brune que de penser qu’elle est encore OK parce  qu’elle est encore blanche » dit-il. « Je n’adhère pas à l’actualisation des anti-brunissements : ce n’est tout simplement pas la panacée » Tout le monde a convenu que ce sont les consommateurs qui trancheront finalement. Ils ont largement accepté les autres cultures de plantes génétiquement modifiées, mais quant à savoir s’ils feront la même chose  avec des pommes, cela reste à voir.  « Il y a quelque chose de particulier au sujet des pommes. C’est le  symbole de la santé et de la nutrition ; et puis se dire que ces pommes  ont été génétiquement modifiées, n’est-ca pas aller à l’encontre ce que les consommateurs disent et de ce qu’ils recherchent? », s’est demandé Fryhover. « En ce moment, je ne dirais pas que l’industrie est prête à  aller dans n’importe quelle direction. Nous devons en savoir plus ».

9 décembre 2010 Posted by | Alimentation, SANTE | , | Laisser un commentaire

Nouvelle victoire du Pérou contre la biopiraterie


L’office européen des brevets (OEB) a rejeté la demande de brevet déposée par l’entreprise française Naturex portant sur un extrait alcoolique de maca utilisé dans le traitement des disfonctionnements sexuels et de l’amélioration de la fertilité.

La maca (Lepidium meyenii) est un tubercule originaire des hauts plateaux andins du Pérou cultivé comme aliment depuis des milliers d’années . Selon la médecine traditionnelle péruvienne, les vertus médicinales de la maca séchée peuvent être utiles pour traiter ou soulager une foule de maux : troubles de la sexualité et de la reproduction, système immunitaire affaibli, anémie, troubles menstruels, symptômes de la ménopause, constipation, douleurs articulaires, dépression, etc.

Les conditions climatiques extrêmes dans lesquelles pousse la plante, à plus de 3500 mètres d’altitude, expliquent sa teneur et sa concentration exceptionnelle en protéines et en micronutriments (calcium, vitamine C et E, acides aminés).

En mars 2000, l’entreprise Pure World Botanical (appelée Naturex depuis 2005) déposa une demande de brevet auprès du bureau européen.

En réponse aux nombreux cas de brevets portant sur la maca, l’Indecopi (Institut national péruvien pour la défense de la concurrence et la protection de la propriété intellectuelle) rassembla en 2002 un panel d’experts et d’institutions, publiques et privées, afin d’étudier en détail ces demandes et vérifier leur légitimité au regard des connaissances traditionnelles et scientifiques.

Le groupe de travail a mis en évidence que dans la majorité des cas, les demandes de brevets portant sur un ou plusieurs bénéfices de la maca ne remplissaient pas les critères d’innovations et que ces brevets ne pouvaient donc pas être octroyés. Le dépôt d’un brevet est un mécanisme servant à protéger une invention. Une fois le brevet accordé, la découverte, il peut s’agir d’une molécule, d’un bienfait ou d’un usage, devient alors l’exclusive propriété de son inventeur interdisant de fait à quiconque de pouvoir utiliser cette découverte ou ce bénéfice.

La demande de brevet de l’entreprise française concernant l’extrait alcoolique de maca utilisé dans le traitement des disfonctionnements sexuels a été jugé illégitime par le groupe de travail qui a présenté en 2003 les preuves scientifiques du manque d’innovation de la “découverte”.

Pendant plus de sept ans, la Commission de lutte contre la biopiraterie va dénoncer cette demande de brevet auprès de l’office européen des brevets. Ces efforts sont aujourd’hui récompensés. L’institution européenne vient en effet d’annoncer qu’elle jugeait irrecevable la demande de l’entreprise française et qu’elle refusait de leur accorder le brevet sur l’extrait de maca.

Cette annonce est une grande victoire pour le Pérou, l’un des pays les plus engagés dans la lutte contre la biopiraterie.

Notes

La Commission Nationale Péruvienne de lutte contre la biopiraterie, partenaire du Collectif contre la biopiraterie, nous informe d’une nouvelle victoire contre la biopiraterie : le rejet par l’OEB d’une demande de brevet sur un extrait de la maca par Naturex.

Références complètes

Source : Communiqué de presse de la Commission de lutte contre la Biopiraterie

24 novembre 2010 Posted by | SANTE | , | Laisser un commentaire

Santé


 » Quand la médecine tue la santé « .

Par cet aphorisme, Ivan Illich, pour se réapproprier la santé, analyse la contre-productivité de la méga-machine médicale, dans ses aspects critiques, pratiques et théoriques.

«A l’instar de l’idée voulant que l’État garantisse la recherche du bonheur, la quête moderne de la santé est le fruit d’un individualisme possessif.»
[ Ivan Illich ] – Le Renoncement à la santé

http://www.decroissance.info/Medecine-sante-et-societe-les

18 novembre 2010 Posted by | SANTE | , , , , | Laisser un commentaire

   

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