Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

Ouvrir un squat


La vague de froid s’installe et s’accentue .Tous les jours des êtres humains meurent de froid. Face à l' »émotion » pré-électoraliste et cynique des politiciens, agissons en citoyens: ouvrons les bâtiments vides, réquisitions populaires.

 Quelques éléments pour ouvrir un bâtiment venant de l’expérience nos amies de Lille:
  • les repérages
  • l’ouverture
  • l’installation
  • gagner du temps
  • l’expulsion
  • Le barricadage des portes
 

reperages

Si tu veux ouvrir un squat, il te faut repérer plusieurs lieux qui correspondent à tes envies. Y’a pas besoin d’une vieille usine de 10000 m2 si vous êtes 2 et que vous ne voulez qu’habiter.
C’est mieux de faire des tours à vélo ou à pied pour repérer. Fais en souvent, tu remarqueras toujours d’autres bâtiments. Ne fait pas tes repérages de nuit ou les jours fériés.

Essaie de voir s’il y a du passage (fenêtres qui s’ouvrent, travaux), s’il n’y a pas de prospectus dans la boite aux lettres. Tu peux aussi glisser un morceau de papier entre la porte et le bâti: s’il tombe, c’est une preuve de passage.
Il y a aussi moyen de se renseigner au service du Cadastre( en mairie ou aux impôts). Mais il faut savoir que la remise à jour n’est pas permanente.En tout cas, c’est un service public et tu ne devra payer que si tu fais faire une photocopie du plan (grande photocopie). Si ton futur proprio-expulseur est une entreprise, tu peux aller voir sur le site d la chambre de commerce ou  même et surtout les voisins s’ils te répondent sans partir en courant.Parfois, les voisins surveillent les maisons…
La fréquence des maisons murées est signe de l’attention portée par les promoteurs sur la bonne vie du quartier. Ça peut être intéressant. On peut supposer qu’un pâté de maisons vides se fera expulser rapidement alors que pleins de petites maisons…

Saches que tu risques de voir pleins de bâtiments qui ne le feront pas, ne te décourages pas.
Si le moyen d’entrer est facile, tu peux faire une visite pour te décider mais il ne faut pas griller le lieu. Tu peux évaluer la taille et l’état de dehors et le mieux est encore de visiter et d’ouvrir le même soir.
Une première visite peut être l’occas de poser un verrou.C’est un peu risqué mais ça permet une ouverture en plein jour avec les clés! Tu peut aussi déposer des outils ou des matériaux pour préparer l’ouverture.
Il est bon de savoir que les proprios ont la fâcheuse tendance de passer environ tous les mois.Ne tardez pas trop.

l'ouverture

Voici le moment tant attendu! Les travailleurs de la nuit sont en route.
Il est préférable d’avoir un minimum d’outils:

-un sac à dos
-des verrous
-des loquets
-des tournevis ou même encore mieux une perceuse-visseuse sans fil
-une lampe de poche
-tout un tas d’vis et d’clous.
-du scotch
-un pied de biche
-des gants( pas indispensables mais…)
-de quoi barricader: une bastringue ou toute barre de bois, fer…
-un sac poubelle si vous avez envie de faire caca, vous ne boucherez pas d’emblée les chiottes.
Tous les autres outils sont les bienvenus.
USE TOOLS!

Il faut éviter qu’il y est des témoins. Donc pour l’heure, il faut voir en fonction de la fréquentation de la rue. 2, 3 heures du mat. est souvent une bonne heure.
S’il y a plusieurs personnes, certainEs peuvent faire le guet.
Une effraction, ça fait du bruit et c’est une preuve en cas de flagrant délit donc, s’il y a moyen de ne pas utiliser le pied de biche, c’est mieux. La légende s’écroule!!!
S’il faut casser un carreau, utilisez du scotch pour ne pas faire de bruit. Le bruit!!! Si y’a un moment où il faut y faire attention, c’est celui-là. Les voisins n’hésiterons pas à appeler la flicaille avec les emmerdements.Il vaut mieux les rencontrer le lendemain plutôt que la nuit dans leur jardin…

Pour utiliser un pied de biche, c’est très facile: c’est un levier donc il te faut un point d’appui, comme par exemple l’huisserie qui supporte la gâche, dans laquelle s’engage le pêne
C’EST CLAIR ?

Un shéma s’impose: c'est beau une porte ouverte! barricadage!

Une fois rentréEs, les choses se compliquent.
Il s’agit maintenant de barricader les différentes entrées. En tout premier lieu, retires les verrous qui étaient posés et remplaces les par les tiens.
Rajoute des loquets en haut et en bas de la porte( point sensible). En tout cas, car tu ne pourra peut-être pas tout faire la première nuit, il faut pouvoir empécher toute tentative d’envahissement incontrôlé des keufs hyper violents et complétement bourrés à cette heure avancée…
Bloque aussi la porte avec la bastringue en la calant dans le trou du paillasson ou autre.
Après ces préliminaires un peu speed, tu peux visiter ta nouvelle maison.C’est à dire que tu peux regarder s’il y a encore l’eau et l’élec.
Pour cela, un testeur et des gros plombs E.D.F. ne sont pas superflus… Pour l’eau, elle est souvent fermée au robinet qui se trouve à la cave.

L'INSTALLATION
La première nuit n’est jamais terrible!

  • Vous êtes maintenant chez vous.Découvrez sous tous les angles votre nouvelle maison. Genre voir s’il n’y a pas de portes secrètes ou autre.
    Souvent, on attire moins l’attention en n’essayant pas de se cacher.
  • Vous pouvez vous écrire une petite carte, le cachet de la Poste faisant foi pour prouver l’occupation depuis plus de 2 jours.
  • Il faut savoir qu’après un délai légal de 48 heures, ni le propriéaire ,ni personnes d’autres ne peut plus vous déloger sans décision de justice. Une preuve supplémentaire de votre installation sera la présence de meubles, matelas…
  • En matière d’électricité, il est toujours bon de vérifier le circuit et de le refaire si par exemple, les fils sont en tissu voire en carton comme souvent dans les vieilles maisons.
    Vu que les chauffages électriques, ils pompent mortel!,il faut réévaluer l’ampérage des plombs: à chaque pièce où il y a un chauffage, il faut mettre un fusible de 16 ampères. 16 ampères, ça veut dire 16a x 220v =3520 watts, c’est à dire un chauffage à maximum 3000 watts + lampes, chaîne HiFi ou autre.
    Les incendies, ça n’arrive pas qu’aux Autres…
  • Renforcer la porte peut être utile: vous pouvez percer un trou pour poser un judas( utile pour voir sans être vu! ), adapter un système de barre transversale pour consolider la porte:
    Si la porte s’ouvre sur un couloir, vous pouvez percer 2 trous dans les murs pour y glisser une bastringue. C’est encore mieux de poser un U sur la porte dans lequel la bastringue se glisse pour ne pas qu’ils puissent la tirer vers eux non plus.
  • Il ne faut pas laisser la maison vide tant que vous ne connaissez pas les réactions des proprios.C’est galère mais ça peut vous éviter des mauvaises surprises genre des serrures neuves et tes affaires enfermées !

gagner du temps!!

  • Le proprio envoie souvent les keufs lorsqu’il vient de constater l’occupation. Vous pouvez communiquer avec eux dans la limite de leur compréhension, bien sûr. Temporisez au maximum et restez évasifs quant au nombre de personnes et bien sûr à leur nom. Le proprio doit les connaître car l’expulsion est nominative. Inutile de préciser qu’il ne faut pas dire que vous êtes rentréEs par effraction. Réparer la porte ou toute trace.
  • La procédure la plus utilisée est appelée référé qui peut être très rapide. Il peut être judicieux de prendre un/une avocatE pour pouvoir contester et exploiter toutes les possibilités: par exemple un mauvais numéro de maison, une revendication des deux mois légaux de délai entre la remise de l’avis et l’expulsion, souvent déniés par les juges. Une petite séance de misérabilisme et d’énoncés de grands principes genre le droit au logement pour tous… fait aussi son petit effet.
  • vous pouvez  prétendre à l’aide juridictionnelle qui permet de ne pas payer les frais d’avocat.
    Il faut préciser qu’entrer dans le délire tribunaux n’apporte jamais grand chose( à mon goût) et ne fera que ralentir et repousser une décision hélas inévitable: l’EXPULSION. Vous pouvez monter un dossier avec l’avocat pour tenter de trouver un accord avec le proprio. Une demande de bail précaire ou d’occupation à titre gratuit en vous basant sur de faibles revenus, des demandes de logements qui n’aboutissent pas … peut être une solution.
  • Selon des rumeurs rarement vérifiées, la bonne foi des occupants pourrait faire pencher la décision en votre faveur. C’est par exemple l’ouverture de compteurs légaux d’élec, d’eau ou de téléphone. Encore faut-il être de bonne foi…Et quelle bonne foi déjà??…
  • L’huissierreprésente l’État, le propriétaire et tout ce qu’on déteste. Il a vraiment beaucoup de droits
    • Il peut venir avec un serrurier et rentrer chez vous.
    • Il vient aussi être accompagné de keufs…
    • C’est lui qui constate l’occupation.
    • Tout se qu’il marque dans son constat est vérité, et ce sans justification.
    • Il peut très rapidement prendre la mouche et vous accuser d’outrages (réfère l’histoire d’Olivier).
    • Il constate souvent la voie de fait par la simple occupation, même s’il n’y a pas de trace d’effraction.
    • Il viens au moins trois fois
      • pour la constatation.
      • pour déposer l’avis d’expulsion.
      • pour l’expulsion.
    • Il peut mettre ses courrier dans la boite aux lettres ou même, ça s’est vu, les coller sur la porte.
  • Vous pouvez tenter de lancer une pétition et/ou d’informer la presse pour qu’elle parle de vous. Mais sachez que les pétitions n’engagent personne, que les voisins, s’ils en ont marre, signeront une contre vous. Quant à la presse, elle a besoin de faire des titres et couvrira aussi bien une activité, une histoire sordide qu’une expulsion. Et à voir l’indépendance et la voix de son maître de la presse locale (tout le monde n’a pas une pleine page dans Libé), inutile de s’étendre sur le sujet.
  • Par contre, vous pouvez parler de vous dans les zines militants et alternatifs de part le monde.
Mais avant tout, sachez que LA LOI EST TOUJOURS DU COTE DES PROPRIOS.
l'expulsion!!
  • Elle peut avoir lieu entre 6h et 21h mais ils aiment bien le petit matin, au saut du lit, genre 8h
  • L’huissier est accompagné par des keufs, beaucoup de keufs chargés de défoncer la porte et de le protéger.
  • Sachez que l’huissier fait la demande de recourt à la force publique au préfet. Elle lui est rarement refusée mais il y en a qui ont des remords en hiver et refusent jusqu’au printemps.
  • L’huissier est censé vous fournir des déménageurs, des cartons, un véhicule et un garde-meuble pour entreposer vos affaires. Rarement respecté.
  • Vous avez le droit à reprendre toutes vos affaires et il faut insister, tant auprès de l’huisier que des keufs qui mettent bien la pression.
  • Les ouvriers chargés de murer la maison, les déménageurs et les keufs n’hésiteront pas à vous voler.
  • La force de la répression est souvent proportionnelle à votre résistance même s’il faut toujours subir leurs blagues pourries et leur morale à deux balles.
  • Ils chercheront toujours un moyen de rentrer au rez de chaussée. Rares sont ceux qui s’aventurent sur les toits même si ça s’est déjà vu. Ils essayeront d’abord la porte et s’attaqueront aux fenêtres ensuite. Les volets sont souvent défoncés.
  • Ils sont bien équipés : béliers, pied de biche, masse si nécessaire.
  • De plus en plus, ils filment les expulsions et les habitants.
  • Il vaut mieux que des copains/copines se déplacent pour vous soutenir. Le plus est le mieux. Pour cela, mettez en place un réseau téléphonique rapide et efficace, genre la maison expulsée téléphone à deux trois personnes qui en appellent d’autres et ainsi de suite.
  • Il vaut mieux prévoir les expulsions s’il y a des trucs qui craignent chez vous.
  • L’avis d’expulsion n’est pas forcément suivi de l’expulsion immédiate et que les keufs aiment bien laisser pourrir la situation en espérant une démobilisation et la fin du lieu. Un déménagement trop rapide, basé sur des bruits et des provocs des keufs engendre une lassitude et un raz le bol bien compréhensible.
  • Vous pouvez contacter des journalistes car, sans compter sur leur talent, leur présence calme les keufs. Par contre, il est préférable de le voir pour lui expliquer la situation avant qu’il raconte n’importe quoi. De plus, des photos de l’intérieur, souvent trashé par les keufs et par le speed du départ ne sont jamais terribles et pourraient être utilisées pour montrer à quel point vous êtes des crados

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IL NE PEUT Y AVOIR D’EXPULSION SANS DÉCISION EXÉCUTOIRE DU TRIBUNAL D’INSTANCE (T.I.), donc si les flics tentent quoi que ce soit sans décision du T.I., leur expliquer que des gens vivent ici, que c’est leur domicile et leur résidence principale, qu’en tant que résident-e-s nous sommes protégé-e-s par la loi, leur signaler qu’ils agissent hors du cadre procédural et que selon l’article 432-8 du code de pénal “le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée de mission auprès du service public, agissant dans l’exercice ou à l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, de s’introduire ou de tenter de s’introduire dans le domicile d’autrui contre le gré de celui-ci hors les cas prévus par la loi est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.”
La constatation d’occupation, ainsi que la remise de l’acte d’expulsion en main propre, DOIVENT ÊTRE EFFECTUÉES PAR UN HUISSIER, pas par un de ses employés. Si l’huissier vient et que vous avez choisi de vous défendre au tribunal, il faut absolument lui donner les noms mis sur boîte au lettre afin qu’il ne puisse pas déclencher une procédure d’urgence qui pourrait amener une ordonnance sur requête avec expulsion rapide.

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Source: lille.squat.net

Plus d’info: « Le guide du squat de A à Z » téléchargeable ici

Des infos sur les squats disponibles ici: squatnet et ici

 

Une adresse à proposer: Point info réquisition DAL33-bordeaux

7 février 2012 Posted by | Désobéissance civile, LOGEMENT | , , , , , | 7 commentaires

QU’EST-CE QUE L’HABITAT CHOISI ?


Qui sommes-nous ?
Toutes sortes de gens prenant la liberté de choisir leur mode de vie
Quel que soit le type de logement, beaucoup subissent leur habitat. Aujourd’hui, des centaines de
milliers de personnes ont décidé de le choisir en sortant des sentiers battus. Vie proche de la nature,
éco-construction, financement léger et mobilité sont des critères de plus en plus retenus pour faire son
lieu de vie.
Ces “habichoix” sont des jeunes et des vieux, des personnes seules et des familles, des plus ou moins
intégrés socialement et économiquement… Certains qui descendent de traditions nomades
multiséculaires, d’autres qui ont franchi le pas hier soir… Chacun ses raisons: la proximité de la
nature, la décroissance, l’autosuffisance, une vie saine, une démarche spirituelle…
Ce que nous avons en commun c’est notre démarche de prendre la liberté de choisir notre mode de
vie, d’habitat et de subsistance sans accepter d’être victimes de discriminations pour autant.
Pourquoi ?
La liberté de choix c’est une possibilité d’épanouissement.
Tout le monde “choisi” à l’intérieur de la palette que lui laisse ses possibilités et ses contraintes :
financières, professionnelles, familiales, amoureuses, affectives… C’est comme cela que certains sont,
par exemple, amenés à “choisir” un HLM.
La liberté de choix dans une recherche d’autonomie, c’est la possibilité de se réaliser, soi et ses projets.
C’est ainsi que la majorité de ceux qui vivent en habitat hors normes finissent par l’adopter et ne
veulent plus d’un logement social en échange quand on le leur propose !
Pour les enfants, c’est souvent l’occasion d’une vie saine et épanouissante en contact avec la nature et
le sens de la vie, un éveil leur donnant le potentiel d’emprunter par la suite le chemin de leur choix.
Comment ?
Rechercher l’autonomie : le logement et la subsistance.
En s’autonomisant, en cherchant chacun son niveau de besoins et ses moyens de subvenir à ses besoins.
Pour beaucoup il s’agira de simplicité choisie, de circuits courts (autoconstruction, agriculture vivrière,
échanges de savoir, entraide…)
Une cabane, une yourte, une maison en bottes de paille ou en torchis… dans un pré abandonné que
l’on aura généralement acheté ou loué. Des activités d’autoproduction: potager, poulailler, faire du bois,
ramasser des fruits sauvages, des champignons, des échanges de coups de main et de biens de
première nécessité… Production de biens à échanger ou à vendre: artisanat, confitures, pain… ou de
services: jardinage, petite maçonnerie, menuiserie… ou de culture: musique, spectacles, brocante…
Certains, ayant des activités liées à une implantation géographique fixe, vivent à demeure en ayant à
l’occasion un confort et un équipement de haut niveau.
D’autres, notamment ceux qui ont des activités non agricoles sont plus mobiles, changeant d’endroit
parfois plusieurs fois dans l’année avec roulotte, caravane, véhicule aménagé…
Où ?
Là où il y a de la place – mais où il est le plus souvent interdit d’habiter…
Sur la planète terre, dont nous sommes, nous aussi, co-héritiers et où nous estimons légitime de poser
notre habitat. En ayant un mode de vie et souvent de subsistance lié à l’utilisation d’un espace dont
nous réclamons le droit d’usage.
Globalement, le choix du milieu rural est ressenti comme plus riche de possibilités d’autonomie, mais
où il est difficile de trouver des terrains à vivre, souvent rares et toujours chers. Ces obstacles
poussent des centaines de milliers de personnes à s’installer sur des terrains “non constructibles”, ce
qui est actuellement illégal.
Mais aussi, sur des terrains de camping, des terrains familiaux, des aires d’accueil ou de stationnement
et, par défaut, notamment pour les plus mobiles d’entre nous, là où il y a de la place, où on peut
stationner quelques jours ou quelques semaines, souvent en forçant plus ou moins les choses, avant
de reprendre la route.
Et pour certains, dans les interstices du paysage urbain.
Éthique :
Chaque individu étant un univers, aucune solution ne convient à tout le monde.
Trois principes:
• Respect de la personne – Mes besoins, mes désirs et mes rêves sont intimement liés à mon histoire
personnelle. Prendre le temps de les connaître et de choisir la vie qui me convient est un droit
imprescriptible. Quels que soient sa formation, son expérience ou son statut, nul n’est habilité à définir
ce qui est “bien” pour moi.
• Respect de la planète – La planète, l’écosystème, la terre, l’eau, l’air, la biodiversité, le pétrole…
font partie de notre héritage commun en tant qu’êtres vivants. Notre droit se limite donc à un droit
d’usage dans le respect de tous les êtres vivants de toutes les espèces et de leurs descendants. Mobiles
(roulotte, caravane, véhicules aménagés…), transportables (yourte, tipi, mobile homes…) ou
biodégradables (paille, bois, pisé, torchis…), nos aménagements ont une durée d’occupation du sol qui
n’excède pas, ou de très peu, leur utilité.
• Nécessité de la diversité – Pour trouver l’équilibre entre le respect de la personne et celui de la
planète, et de façon à éviter toute situation subie, la société se doit de proposer un grande variété de
modèles et de statuts réellement disponibles et accessibles à chacun dans le respect des différences.
Viabilité
Le module habitable – la viabilisation autonome
Est digne pour une personne ce qu’elle perçoit comme digne, ce qu’elle serait non seulement
prête à accepter faute de mieux, mais qu’elle retient en présence d’autres alternatives disponibles et
financièrement accessibles pour elle. C’est ce qu’il s’agit de vérifier en premier pour se prononcer sur la
viabilité d’un logement.
Le module habitable :
Dans l’éphémère et le mobile, comme dans le bâti conventionnel, on trouve le meilleur et le pire, des
choses qui sont viables et d’autres qui ne le sont pas. La viabilité ou non d’un logement découle non
pas de sa nature mais de ses caractéristiques, de son état et du rapport avec ses habitants.
Comme dans le bâti normalisé, sauf mauvais état, toutes les formules alternatives d’habitat
« protèg(ent) les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d’eau » mais aussi des
infiltrations. (Décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour
l’application de l’article 187 de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement
urbains).
De plus, l’autoconstruction rendue possible par l’habitat léger facilite une adaptation constante de
l’habitat à l’évolution des besoins et permet une installation progressive, mûrie dans le temps.
Les normes :
Les notions de surface et de volume n’ont pas la même pertinence pour des gens qui investissent
autant l’espace extérieur que l’intérieur (moins en hiver, plus en été) que pour ceux qui ne peuvent
dépasser les murs de leur appartement.
La viabilisation autonome :
La technologie actuelle permet un niveau d’autonomie qu’il est curieux de voir réprimé: toilettes sèches,
phytoépuration, électricité solaire, éolienne, collecte et potabilisation d’eaux de pluie…
ÉLECTRICITÉ : Différentes formules existent pour produire l’électricité solaire ou éolienne. Sachant
que chaque foyer français consomme en moyenne 2500kWh par an (hors chauffage), l’installation de
20 à 25m2 de capteurs photovoltaïques suffit pour générer assez d’électricité pour un foyer moyen de
4 personnes. L’expérience montre que la majorité des personnes ayant choisi un mode de vie
alternatif sont des consommateurs beaucoup plus sobres et s’en sortent avec 4 à 5 fois moins de
surface. Souvent, la seule conception de l’habitat peut réduire considérablement les besoins en
énergie.
D’autres solutions existent, comme le solaire avec réflecteur et turbine ou moteur Stirling.
EAU : Dans beaucoup d’endroits il y a des sources, ou la possibilité de creuser un puits. Dans le pire
des cas, le captage de l’eau de pluie peut fournir l’eau nécessaire. Filtrée par osmose inverse, elle est
tellement pure qu’elle doit être remineralisée pour la consommation quotidienne.
L’eau chaude est un élément de confort encore absent dans bien de logements bâtis. Facilement
accessible par le solaire ou à partir d’un chauffage à bois… son prix de revient à l’utilisation est
souvent nul (hors amortissement et travail pour faire son bois) donc éminemment accessible à toutes
les bourses.
De même toutes les formules prévoient, en principe, un moyen de chauffage, de l’eau à l’intérieur ou
à proximité immédiate, etc.
ASSAINISSEMENT : Bien meilleures pour l’environnement que les stations d’épuration classiques, les
systèmes de phytoépuration non seulement décomposent les molécules organiques, mais elles piègent
les composées d’azote et de phosphate qui sont absorbés par les plantes. L’excédant de matière
verte est composté ou donné aux poules… Les bassins ainsi créés (3m2 / personne en comptant
large) contribuent à l’aménagement du paysage et à la biodiversité.
WC SECS : Ils s’utilisent comme des WC habituels, excepté que la “chasse” est une bolée de sciure,
copeaux ou autre source de cellulose en petits morceaux. Le tout s’accumule dans un réservoir qui
est vidé de temps en temps pour faire du compost. Ce système de chasse est lui aussi sans odeur
mais permet d’amender le sol, sans polluer l’eau et sans coûts et impacts de raccordements, tout en
restant autonome.
Pertinence
Dans son mode de vie traditionnel, l’homme faisait partie de l’équilibre de l’écosystème. Suite à des
millénaires d’occupation humaine du territoire français, le monde rural et même les espaces naturels
sont le résultat de l’interaction de l’homme avec son environnement. Fossés, terrasses et chemins font
partie du patrimoine en perdition. Il y a cinquante ans, il y avait encore des hameaux partout,
maintenant il y a une désertification de la campagne avec des exploitations toujours plus grandes et,
souvent, des déprises agricoles synonymes de terres à l’abandon, de risque de feu et parfois de perte de
biodiversité.
En réinvestissant l’espace rural, les habichoix font vivre le tissu social et économique environnant. Nos
enfants maintiennent les écoles là où elles seraient fermées, nos emplettes font vivre les commerçants,
nos bras nettoient, cueillent, œuvrent aux besoins locaux. Notre musique, nos chants, nos spectacles
font vivre les foyers ruraux. Nous participons à la vie locale et nous enrichissons toutes les sphères de
la vie rurale.
Nous matérialisons des possibilités de vie autonome et satisfaisante pour beaucoup qui ne peuvent ou ne
veulent pas se couler dans le moule dominant et à laquelle une société qui se veut libre ouverte et
novatrice doit avoir d’autres réponses que la prison ou l’hôpital psychiatrique.
Prendre la vie à bras le corps est, pour certains, le débouché constructif pour une opiniâtreté qui
pourrait autrement devenir l’embrasement du désespoir.
Liberté de choix
La circulaire du 13 juillet 2006 est venue préciser la définition de l’intérêt communautaire en matière
“d’habitat” au profit des communes et de leurs groupements. Les compétences “politique du logement
et du cadre de vie” des communautés de communes et “équilibre social de l’habitat” des communautés
urbaines et des communautés d’agglomération peuvent être regroupées sous le terme de “politique
locale d’habitat”. Parmi les objectifs attendus, il s’agit de « favoriser la satisfaction des besoins de
logements, de promouvoir la qualité de l’habitat et l’habitat durable ou encore de favoriser une offre de
logements qui par sa diversité de statuts d’occupation et de répartition spatiale, assure la liberté de choix
pour tous de son mode d’habitation »…
Or si la politique de l’habitat est une compétence obligatoire des communautés d’agglomération et
des communautés urbaines, elle est optionnelle pour les communautés de communes. Instaurée par la
loi du 6 février 1992, la communauté de communes doit associer des communes au sein d’un “espace
de solidarité” en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de
l’espace en milieu rural.
Nous revendiquons
1. Le droit du choix de notre mode de vie et la reconnaissance de nos habitats comme logements au
même titre que le bâti conventionnel ce qui implique que nous ayons les mêmes droits que tous nos
concitoyens. Cette liberté de choix suppose que soient réellement disponibles des logements
conventionnels accessibles à toutes les couches de la population.
2. Le droit universel au logement et à la subsistance, le droit d’usage la terre dont nous nous estimons co-
propriétaires à l’instar de tous les êtres vivants de la planète.
3. L’obligation pour toutes les communes d’affecter une certaine surface à l’habitat éphémère ou mobile.
4. La possibilité d’investir des zones non constructibles sans sensibilité particulière par un aménagement
réversible, autonome et respectueux de l’environnement sans artificialisation des sols ni constructions
en dur et ce dans le but de recevoir des logements éphémères ou mobiles…
5. L’acceptation du choix de la simplicité, la dignité ne devant pas se confondre avec l’obligation de
consommer des biens et des services dont le besoin n’est pas ressenti.
Nous demandons
6. La mise en place d’une commission paritaire “habichoix / pouvoirs publics” pour fixer les modalités
d’application de ces points et tous les autres points litigieux qui pourront apparaître dans ce domaine.
7. La définition d’un statut d’expérimentation permettant d’éviter des situations d’illégalité pendant le
temps de ce travail.
8. Le gel ou l’abandon des poursuites judiciaires envers les personnes ayant opté par choix ou par
nécessité pour ces solutions d’habitat et de vie.
Texte collectif, mars 2008.
Halém (HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles)
http://www.halemfrance.org
halemfrance@halemfrance.org
Ma Cabane (Mouvement Autogéré des Chercheurs(euses) en hABitats Autonomes,
Novateurs et Ecologiques)
7 rue de la Basse, 66500 Prades
http://www.macabane.info
contact@macabane.info

27 février 2011 Posted by | Désobéissance civile, LOGEMENT, Notre démocratie | , , , , , , | Laisser un commentaire

habitat en terre crue


Depuis onze millénaires, l’humanité fait preuve d’une étonnante capacité à bâtir en terre crue, depuis les simples habitations jusqu’aux palais et aux villes entières. Aujourd’hui, dans des contextes et des territoires très variés, ce matériau de construction reste toujours le plus utilisé puisqu’un tiers de la population mondiale vit dans un habitat en pisé, briques d’adobe, torchis, bauge ou blocs comprimés. Modestes ou monumentales, ces architectures sont présentes dans 190 pays : elles témoignent d’une qualité de vie au quotidien et d’innovations techniques qui mêlent étroitement savoir-faire et audace, art et virtuosité. Alors que ces constructions sont régulièrement découvertes ou redécouvertes par les professionnels et le grand public, certains les refusent, les détruisent, voire les interdisent au nom de nouvelles normes de construction pour l’habitat d’aujourd’hui et de demain. Il existe pourtant de multiples réalisations architecturales contemporaines en terre, généralement bâties de façon solidaire, qui sont exemplaires, innovantes et belles. Bien qu’elles répondent complètement à ce que nous souhaitons pour notre temps et pour les générations futures, elles sont aujourd’hui souvent négligées, dévalorisées ou ignorées.

10 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, LOGEMENT, résilience, webTV | , , , | 1 commentaire

LOPPSI… Le Retour


samedi 25 décembre 2010, par Clement
Le message est passé pour annoncer que le15 janvier se déroulera une journée de mobilisation nationale contre la loi LOPPSI 2

mobilisez… jusqu’à la victoire !!!

Je ne sais plus qui a dit : « Si les abeilles ne piquaient pas avant de mourir, y en aurait déjà plus. »

L’histoire nous apprend que, plus les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent, plus il y a nécessité de renforcer la sécurité intérieure. Il est, de ce fait, normal que les États de droite aient ce réflexe.

Sous ce regard, voir se renforcer l’arsenal juridique en matière de criminalisation de la précarité ne laisse rien présager de bon pour l’avenir. Faut-il s’attendre à encore plus de précarité ? En 2003, la loi sur la sécurité intérieure avait conféré au seul préfet le pouvoir d’évacuer par la force après une mise en demeure de 48 heures, les caravanes stationnées en dehors des emplacements réservés dans les communes qui en avaient créés. D’un champ d’application relativement limitée, la loi a pu être appliquée y compris pour des caravanes servant de simple abri à des Rroms roumains à La Courneuve. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel n’a trouvé rien à redire à cette extension aux allures ethniques, et l’affaire, toujours pendante en appel, risque bien de terminer à la Cour de Strasbourg dans quelques années….

suite de l’article sur le site de HALEM

26 décembre 2010 Posted by | LOGEMENT | , , , , | Laisser un commentaire

Êtes-vous plutôt béton ou cannabis ?


Une filière économique en train de naître : le Cannabis sativa pour l’habitat  

Par gaëlle richard- SudOuest.fr

 Le chanvre, transformé, est associé à la chaux pour créer un béton bio.  photo « sud ouest »

Le chanvre, transformé, est associé à la chaux pour créer un béton bio. photo « sud ouest »

Il paraît que les trois petits cochons ont oublié un matériau pour construire leurs maisons. L’on dit même que ce serait le maire de Lagraulet qui le fabriquerait. Nicolas Méliet cultive, depuis cette année, 80 hectares de Cannabis sativa. Du chanvre. Celui de Lagraulet pousse en bio et est destiné à la construction.

Son compère, Pierre Amadieu, également agriculteur bio et gérant de la société Start Hemp, en produit 120 hectares. À eux deux, ils peuvent fournir la filière naissante de chanvre bio pour la construction. Avec le soutien du sénateur maire de Fleurance Raymond Vall et de son équipe, des tables rondes se succèdent, réunissant les acteurs de la production, de la transformation et de l’utilisation.

Du champ au chantier

Comment naît une filière économique ? « Eh bien, chacun de ces protagonistes explique ce dont il a besoin, résume Nicolas Méliet. Et tous les autres font en sorte de répondre à ces besoins. »

Depuis juillet dernier, la filière du chanvre bio destiné à la construction est ainsi en train de voir le jour. Demain, à la mairie de Lagraulet, table ronde et démonstration clôtureront la mise en place de ce réseau de professionnels.

L’idée de Nicolas Méliet et consorts consiste à mettre sur pied un circuit court. La production de Cannabis sativa de Lagraulet sera utilisée pour la construction de maisons à Lagraulet. Tout au plus dans le Gers. Mais on est loin du manque d’ambition. Le but est de s’attribuer un marché local en éliminant les intermédiaires, de manière à ce que chaque protagoniste soit dignement rémunéré. Du champ au chantier, directement.

Pour le chantre du chanvre, les atouts de cette plante ne sont plus à démontrer. « Il s’agit d’un très bon isolant phonique et thermique, affirme Pierre Amadieu. Il est en outre un bon régulateur hygrométrique et il apporte un confort d’été grâce à son inertie thermique. » Le principe consiste à réaliser un béton en mélangeant la partie du chanvre appelée la chènevotte avec de la chaux.

Seulement, des freins ralentissent encore le développement économique de cette espèce botanique, utilisée par l’homme depuis le néolithique : le prix, le faible nombre d’entreprises formées à l’utilisation et l’offre encore marginale. C’est à tous ces inconvénients que la filière gersoise tentera d’apporter des solutions. « Nous allons essayer de rapprocher le prix d’une maison en chanvre de celui d’une habitation traditionnelle », annonce Nicolas Méliet.

La machine inventée par Pierre Amadieu pourrait bien participer de cet objectif, puisqu’elle permettra de projeter le chanvre transformé, remplaçant la pose à la main beaucoup plus onéreuse et moins compétitive vis-à-vis du ciment.

20 décembre 2010 Posted by | ECONOMIE LOCALE, ENERGIE, LOGEMENT | Laisser un commentaire

APPEL À RASSEMBLEMENT/MANIFESTATION POUR FREDO, MORT DE FROID A BORDEAUX, LE MARDI 15 DÉCEMBRE 2009, POUR TOUS LES GENS VIVANT ET DORMANT DANS LA RUE,


Associations, collectifs, comités, syndicats, individu-e-s…, si vous souhaitez être signataires de cet appel, envoyez un mail à

hacktivismes@gmail.com

jusqu’au 8 décembre inclus. Les partis politiques ne sont pas invités à signer cet appel.

BORDEAUX, LE 24 NOVEMBRE 2010

APPEL À RASSEMBLEMENT/MANIFESTATION

POUR FREDO, MORT DE FROID A BORDEAUX, LE MARDI 15 DÉCEMBRE 2009,

POUR TOUS LES GENS VIVANT ET DORMANT DANS LA RUE,

POUR TOUTES LES PERSONNES AYANT CHOISI UN MODE D’HABITAT ALTERNATIF,

POUR TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI LES SOUTIENNENT…

Le 14 décembre prochain, l’article 32 ter A du projet de loi LOPPSI 2 (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure) sera examiné à l’Assemblée Nationale.

Cet article prévoit que les Préfets pourront faire détruire en 48 heures toutes formes d’habitat alternatif et souvent précaire (roulottes, camions, yourtes, caravanes, cabanes…), même si le logeant est propriétaire du terrain où se situe cet habitat. Ils pourront également expulser, dans les mêmes délais et sans aucun recours juridiques, toutes les personnes vivant dans des squats et ce sur simple décision administrative.

Nous sommes bien loin de la loi de réquisition de 1948 qui donnait la possibilité aux mêmes Préfets de réquisitionner les logements vides pour y abriter les gens de la rue.

Ces habitats alternatifs sont pour certains un choix, pour d’autres la seule manière de pallier à l’absence de politique volontaire et sérieuse en matière d’hébergement.

Alors qu’il y aurait urgence, hiver comme été, à ouvrir les logements vides de la C.U.B pour y abriter nos camarades en détresse, le gouvernement – dont Monsieur Juppé est désormais Ministre d’État – ne propose que deux choses : la répression et le mépris.

La répression, c’est elle qui s’est abattue sur le campement des demandeurs d’asile, place André Meunier, le 17 novembre dernier.

Le mépris, c’est lui qui a tué Frédo, le 15 décembre 2009, place St Christoly, à deux pas de la mairie.

Depuis, son fantôme nous guide, notre colère grandit et nous avons sérieusement la rage de voir comment la pauvreté se répand partout.

Tandis que les nantis se repaissent et sucent la moelle de nos os…

Pour dire non à cette logique de répression,

Pour dire oui aux logements alternatifs,

Pour l’application de la loi de réquisition, Nous vous invitons à nous rejoindre le mercredi 15 décembre à 18h place St Christoly.

Ce rassemblement/manifestation sera suivi d’une assemblée populaire dont le lieu reste à déterminer.

Premiers signataires :

Droit Au Logement (33), Hacktivismes, O.P.A, des citoyen-nes indigné-e-s

[Source : résistons ensemble]

9 décembre 2010 Posted by | LOGEMENT, Non classé | Laisser un commentaire

Logement


Liens:

Auto construction:

http://ecohameau47.6mablog.com/

habitat léger et nomade

http://www.halemfrance.org/

18 novembre 2010 Posted by | LOGEMENT | , , , , , , , | Laisser un commentaire

   

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