Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

L’écologie des pauvres et l’extractivisme.


 » Les sots confondent la valeur et le prix  »
Antonio Machado.

Le déplacement des coûts environnementaux du Nord vers le Sud.

buen vivir et neo-extractivisme

L’exploitation croissante et brutale des ressources naturelles que notre modèle économique provoque génère non seulement de nombreux problèmes environnementaux mais également de nombreux problèmes sociaux. Lors que l’on observe les flux de matières premières, on constate que celui-ci se fait des pays pauvres vers les pays riches: le pétrole, le charbon, les minerais, l’alimentation…

Un commerce écologique inégal existe.

Les communautés se défendent, et souvent des femmes sont à l’avant poste de ces luttes. Il existe d’innombrables expériences de résistance populaire et indigène contre la progression des activités extractives des entreprises multinationales.

La défense des mangroves; la défense des droits territoriaux face aux entreprises minières; la résistance aux multinationales pétrolières…

Ce sont toutes des luttes pour la justice environnementale.

Des gens protestent parce qu’il en va de leur vie.

Par exemple, les plantations de pin, en Équateur, destinées à capturer le dioxyde de carbone européen, ne peuvent pas se manger, les populations ne peuvent ni y cultiver ni y élever du bétail.

Ou encore face à la pêche industrielle; devant la construction de gazoducs; devant la construction du barrage dans la rivière Narmada en Inde qui inondera les terres fertiles…
Dans un conflit environnemental, les enjeux sont nombreux et variés : écologiques, culturels, de subsistance des populations, économiques.

Ce sont des enjeux qui s’expriment à des niveaux distincts.

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Source : article de Joan Martínez Alier  traduit par nos soins.
El ecologismo de los pobres

viernes, agosto 22, 2014  Joan Martínez Alier
Pour en savoir plus: El ecologismo de los pobres. Joan Martínez Alier.

 

12 février 2015 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , | 2 commentaires

L’impossible référendum sur le nucléaire français.


arret nucleaire

La sortie du nucléaire c’est maintenant ou jamais !

Nous sommes en ce début d’année 2015, à un point de bascule dans l’histoire du nucléaire français. La quasi totalité des réacteurs sont en bout de course et n’ont jamais été aussi peu fiables. La société est tout à fait consciente des risques du nucléaire ( Tchernobyl , Fukushima, dangerosité à très long terme des entrepôts de déchets, catastrophes naturelles, terrorisme…) et il est évident pour tous que l’on doit les fermer d’urgence, si possible avant un accident majeur. Alors que le nucléaire est en déclin partout dans le monde, étranglé par ses coûts et des risques trop élevés

La ministre de l’écologie Mme Royale a d’ailleurs (à la suite de l’Autorité de sûreté nucléaire -ASN- ) déclaré que l’on ne pouvait plus prolonger la durée de vie de réacteurs ayant déjà dépassé leurs limites, depuis pour certains plus d’une dizaine d’années, et bien trop souvent frôlé la catastrophe comme à Bordeaux en 1999 ; où les riverains se souviennent encore du goût des comprimés d’iode: voir L’inquiétante centrale nucléaire de Blaye  et  Blaye 99: retour sur un accident nucléaire majeur.

Face à cette urgence la ministre déclare de façon autoritaire qu’il n’y a pas de polémiques possibles et que nous allons reconstruire 40? réacteurs neufs. Ségolène Royal taxant par ailleurs d’ « idéologique » la mise en place d’un âge limite pour les réacteurs.

Un bel exemple de démocratie « participative » chère à cette personne qui n’avait à la bouche que les mots « démocratie participative » en période électorale. On en conviendra: on nous prend pour des abrutis. (Ségolène Royal,  lors de la primaire socialiste en 2011 déclarait vouloir une sortie du nucléaire.)

Pas de polémiques mais une concertation citoyenne sur l’avenir de cette forme de production d’énergie en déclin.

Qu’elle se rassure, la filière nucléaire ne va pas disparaître puisque le problème des déchets n’est pas résolu et ne peut être résolu par la technique de la cocotte minute en projet à Bure, dont la ZAD ne devrait pas tarder à apparaître.

sortir du nucleaire

mais la question est :

un referendum sur le nucléaire est-il POSSIBLE en France?

En Autriche, la décision de sortie du nucléaire avait été prise par referendum en 1978, décision suivie d’une autre première mondiale, la « Loi interdisant la fission nucléaire à des fins énergétiques ».. par exemple. Les Autrichiens ont inscrit depuis (en 1999) le renoncement à l’énergie nucléaire dans leur Constitution.

En France, c’est plus compliqué. La France est un des pays de type démocratie représentative qui dispose le moins d’outils de démocratie directe ou de démocratie tout court si l’on considère que la démocratie est forcement l’expression directe de la volonté du peuple.

Le referendum en France est prévu essentiellement pour la modification de la constitution. En 2005, par exemple, les Français ont rejeté le Traité établissant une Constitution pour l’Europe proposé au référendum par le président. Malgré cela, la ratification d’un traité semblable a été autorisée par la voie parlementaire le 8 février 2008. cas d’école de « déni de démocratie »

L’initiative populaire en matière législative, régulièrement envisagée est restée lettre morte à ce jour.

Il semble donc qu’aucun outil de démocratie directe ne soit utilisable!

La réforme de 2008 n’introduit qu’un « référendum d’initiative partagée »

Le fumeux « référendum d’initiative partagée »

C’est l’article 11 de la Constitution qui indique notamment qu’« un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ».

Où sont donc les démocrates ?

En 2007, S.ROYAL, après des centaines de rencontres avec les citoyens, en dressait le bilan sur son site « Désirs d’avenir »  en présentant plus de cent propositions.
On pouvait y lire cette description même du référendum d’initiative citoyenne :

« Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes (…)  »

– En juillet 2008, lors de la discussion de la réforme de la Constitution, Delphine Batho à qui S.ROYAL avait légué sa circonscription législative, n’a pas déposé d’amendement en faveur du référendum d’initiative populaire, les autres députés PS -PC -Verts- non plus d’ailleurs.

« Nous avons maintenant en droit français un référendum d’initiative populaire »

La simple lecture de l’article 11 prouve le contraire.

On comprend bien que dans un référendum d’initiative populaire , d’une part l’initiative de la consultation appartient aux citoyens qui fixent le contenu de la proposition et que d’autre part  la proposition est soumise au peuple qui décide (si le seuil de signatures est atteint).

Or dans la procédure décrite dans l’article 11, d’une part, l’initiative n’appartient pas aux citoyens mais à 20% de Parlementaires qui doivent commencer par déposer une proposition de loi soumise ensuite au Conseil constitutionnel. Les citoyens n’interviennent qu’après.

Ils n’ont donc pas l’Initiative , ils ne sont pas les premiers et ne sont pas maîtres de la proposition.

D’autre part, même si les 4,5 millions de signatures sont réunis, la proposition de loi parlementaire n’est pas soumise aux citoyens, mais au Parlement !

Et selon l’article 11, ce n’est que :

« Si la proposition de loi n’a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique, le Président de la République la soumet au référendum. »

Or, on ne voit vraiment pas pourquoi le gouvernement et sa majorité ne mettraient pas la proposition à l’ordre du jour des deux chambres alors que -même sans vote- cela écarte définitivement le référendum !

On voit aujourd’hui, dans l’urgence des fermetures des réacteurs, que les décisions qui engagent la santé des citoyens, de leurs enfants, de leurs petits-enfants et de leur environnement nécessitent une démocratie réelle exprimant la volonté de la population concernée et non celle d’oligarques liés à d’obscurs lobbies ou autres agendas politiques.  Nous ne pouvons donc pas, nous peuple souverain, prendre part à une belle concertation populaire et démocratique sur l’avenir du nucléaire « civil » en France. Non, nous ne pouvons qu’écrire notre indignation sur des blogs (pour combien de temps encore ?).

Pourrions-nous compter sur un sursaut ou même une manœuvre électorale des partis EELV, FG,  PC et des « frondeurs du PS » qui lorgnent actuellement vers les résultats de la coalition keynésienne Siriza? Rien n’est moins sûr…

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22 janvier 2015 Posted by | ENERGIE, Non classé, Notre démocratie | , , , | 1 commentaire

Exigeons l’abolition des armes nucléaires, mobilisons-nous partout en France du 6 au 9 août 2014


Du 6 au 9 août 2014, agissons contre le nucléaire militaire !

 

Du 6 au 9 août, entre les dates commémorant les bombardements des villes d’Hiroshima et Nagasaki, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à la mise en place d’actions contre le nucléaire militaire.

Depuis trois ans, un « jeûne-action » est organisé à Paris. En 2013, cette action a rassemblé plus d’une centaine de jeûneurs et d’activistes, jeûneurs et non-jeûneurs, pour exiger l’abolition des armes nucléaires.

Cette année encore, mobilisons‐nous afin de rappeler que le nucléaire civil s’est développé grâce aux technologies militaires : nucléaire civil et nucléaire militaire sont inséparables.

La France possède le troisième arsenal du monde avec 300 bombes nucléaires, chacune d’une puissance 10 fois supérieure à celle d’Hiroshima.

Cette industrie génère des transports incessants de matières radioactives, notamment de plutonium, qui tombent sous le secret-défense et mettent en danger les populations.

Prétendre que la bombe atomique est garante de la paix est un mensonge destiné à protéger des intérêts industriels et des volontés de pouvoirs politiques.

Par erreur, par accident ou par folie, une explosion de bombe nucléaire est possible à tout moment.

L’état d’urgence actuel est le même que pendant la guerre froide : un tir peut être décidé en quelques minutes.

Les conséquences humanitaires et environnementales qu’aurait l’explosion d’une seule bombe sont dénoncées par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge qui demandent l’interdiction des armes nucléaires.

Exigeons l’abolition des armes nucléaires,
mobilisons-nous partout en France du 6 au 9 août 2014

28 juillet 2014 Posted by | ENERGIE | , | Laisser un commentaire

Arrêt de l’unité 4 de la centrale de Blaye #bordeaux


Correctif: il ne s’agit pas de l’arrêt des 4 réacteurs mais de l’arrêt de l’unité 4Blayais #EDF

PARIS, le 15 juillet (Reuters)

l’unité 4 de la centrale de Blaye  prés de Bordeaux est stoppée depuis hier . La centrale EDF de Blaye  d’une  puissance de 900 mégawatts s’est arrêtée à 16H23 GMT  mardi 15 Juillet .
La raison de cette coupure de courant serait liée à un problème de condensation et une turbine.(RTE )

Nous n’avons pas de détails complémentaires pour l’instant.

(Rapport par Sybille Hamaide )

Cette centrale vétuste fait partie de celles qui restent en fonctionnement malgré leur vétusté et leur dangerosité (voir l’article l’inquiétante centrale nucléaire de blaye). De nombreux incidents et accidents graves , frôlant de peu l’évacuation en 1999 (voir l’article blaye 99 retour sur un accident nucléaire majeur) ont eu lieu ces dernières années

 

16 juillet 2014 Posted by | ENERGIE | , , | 3 commentaires

Vers un monde post-extractiviste, le 5 Mars Journée de soutien pour le #Yasuni.


Pour un monde post-extractiviste , journée de soutien au Parc national  Yasuni en Équateur mis en danger par notre appétit de pétrole.

Le parc Yasuni en Équateur est certainement l’endroit du monde où la diversité biologique est la plus grande.

Chaque hectare contient trois fois plus d’espèces que dans la totalité des États Unis US et du Canada réunis .

Les premières études faites dans la zone de l’Añangu, notamment par l’Université du Texas, ont montré une richesse écologique très élevée pour les plantes (bien que sans atteindre, pour les arbres, certains records enregistrés dans d’autres forêts tropicales de plaine ), les amphibiens (environ 150 espèces, soit plus que dans toute l’Europe ou aux États-Unis et Canada réunis) et les insectes (100 000 espèces). Cette région est peuplée de groupes indigènes qui vivent sur leurs territoires .

Pour du pétrole cet endroit à la plus grande biodiversité du monde est en danger

Pour du pétrole cet endroit à la plus grande biodiversité du monde est en danger

Malheureusement, environ un cinquième des ressources supposées en pétrole de l’Équateur repose dans le sous-sol du parc Yasuni.

En 2007, à la tribune de l’ONU, le président Correa faisait une proposition « écosocialiste »  à la communauté internationale afin de préserver la forêt amazonienne: le projet ITT YAsuni qui entendait mettre les pays du  Nord , gros consommateurs d’énergie fossile face à leurs responsabilités environnementales planétaires.

La moitié de la valeur du pétrole devait être reversée à l’Équateur qui s’engageait à ne pas l’extraire.(soit 3,6 milliards de dollars)

Les levés de fonds insuffisantes , le président Correa avait fini par déclarer mi Aout 2013 , la fin de l’initiative ITT Yasuni et donc l’autorisation d’extraction du pétrole dans cette zone extrêmement fragile . Cependant, la Constitution, interdit lextraction des ressources non renouvelables dans les zones protégées. De plus les populations locales bénéficient d’une reconnaissance de leur territoire. Une  campagne pour un referendum a lieu en ce moment en Équateur , menée par tous les opposants à ce projet écocide dont Alberto Acosta , économiste , ex-president de l’Assemblée Constituante et ex-ministre de l’énergie et des mines de l’Équateur.

La totalité des réserves de pétroles de ce site protégé , lieu d’une extraordinaire biodiversité ne fournirait au final que l’équivalent de 10 jours de consommation mondiale…

En proposant une solution  environnementale à l’échelon global et en mettant les pays riches et consommateurs face à leurs responsabilités , l’Équateur est devenu une voie de la lutte contre le réchauffement climatique…

Soutenons les initiatives du 5 Mars Journée pour le Yasuni en tweetant #yasuni et #yasuniToFirmoPorTi

parc national du Yasuni

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Pour en savoir plus :

4 mars 2014 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , | 4 commentaires

Campagne « #Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ! »


source: groupes.sortirdunucleaire.org

30 juin 2013 Posted by | ENERGIE | , , , | 5 commentaires

Megajoule: laboratoire de crimes nucléaires


RASSEMBLEMENT pour la JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX
le 21 septembre 2012 – Le Barp, Gironde

La violence exercée contre notre planète pour en tirer ses dernières ressources, la guerre économique qui met en compétition tous contre tous, les menaces terribles des changements climatiques, les manipulations du génome et le nucléaire sont porteurs de graves menaces pour la survie même de l’humanité. Notre monde est de plus en plus violent et nous en sommes indignés.

L’association Négajoule dénonce la préparation de futurs crimes contre l’humanité en préparation au laser Mégajoule.
La mise au point de nouvelles générations d’armes nucléaires et radioactives est intolérable,d’autant plus dans le contexte de Fukushima qui menace l’humanité d’une catastrophe encore pire que Tchernobyl. Nous serons donc de nouveau devant le Mégajoule pour exiger sa fermeture.

Dans la même commune, le Barp (Gironde) a été érigée une stèle en mémoire de Jean Cassin, prix Nobel de la paix 1968, co-rédacteur de la déclaration universelle de droits de l’homme et contributeur de la création de l’Unesco. C’est donc naturellement que nous y rappellerons les principes généraux de ce qui fait notre humanité et ce qui motive notre colère contre les guerres.

Jean-Marc Louvet / Négajoule

Rassemblement pacifiste devant le Mégajoule (entre Le Barp et Marcheprime) ce 21 septembre 2012 , Le Barp, Gironde à 10h30.

La finalité du Laser Mégajoule -simuler les essais nucléaires pour la mise au point de

bombes atomiques- est moralement intolérable.

En ne visant que les populations civiles, la bombe atomique bafoue la Déclaration
Universelle des droits de l’Homme.
En violant les traités internationaux de non prolifération et d’interdiction complète des
essais, la France persiste à rester hors la loi internationale et se rend responsable de la
dissémination des armes nucléaires.A midi, nous partagerons le déjeuner sur place (auberge espagnole).
 
14h00- Rassemblement à l’espace René Cassin (Le Barp centre, route d’Hostens)
(René Cassin a été co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, prix Nobel
de la Paix 1968, et contributeur de la création de l’Unesco.)
Présence d’un stand « Food not Bombs »
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19 septembre 2012 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , , | 1 commentaire

Negajoule Le Barp mobilisation antinucléaire


MOBILISATION / 6 août 2012 au Barp (33)
A réserver sur vos agendas !
Nous comptons sur votre soutien et votre présence en nombre !
Photo : MOBILISATION / 6 août 2012 au Barp (33)<br /><br />
A réserver sur vos agendas !<br /><br />
Nous comptons sur votre soutien et votre présence en nombre !

L’association NEGAJOULE a pour but de promouvoir le pacifisme et le désarmement, notamment par l’arrêt du Laser Mégajoule (33)

Description

L’association Négajoule exige :
1 – l’arrêt immédiat des recherches nucléaires au Barp (Gironde)
2 – La reconversion des moyens humains, techniques et scientifiques :
a – Soins aux personnes victimes de l’utilisation du nucléaire dans les conflits ou victimes d’accidents du nucléaire civil.
b – Recherches sur les techniques de démantèlement des centrales et de l’armement nucléaires et leur application
c – Recherches sur les techniques de décontamination des zones irradiées dans le Monde et leur application

https://www.facebook.com/AssociationNegajoule

14 juillet 2012 Posted by | ENERGIE | | 2 commentaires

La légende des mille grues


La légende des mille grues (senbazuru ou zenbazuru) est une légende originaire du Japon, où l’origami est très pratiqué, qui raconte que si l’on plie mille grues en papier, on peut voir son vœu de santé, longévité, d’amour ou de bonheur exaucé.

Cette légende a inspiré l’histoire de Sadako Sasaki, une fillette japonaise atteinte de leucémie à la suite de l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima, qui avait entrepris de réaliser mille grues en origami. Comme elle est morte avant d’avoir pu achever sa tâche, les élèves de sa classe ont terminé ce qu’elle avait commencé et son histoire a fait de la grue en papier un symbole de la paix.

20 février 2012 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , | 2 commentaires

La fermeture de la centrale du Blayais: catastrophe ou nécessité économique pour l’Aquitaine?


les vignes du futur?

Alors que le vin de Bordeaux fait sa réputation dans le monde, la centrale nucléaire de Blaye continue à être une centrale à haut risque (-zone inondable , voir l’accident de 1999) qui (comme toutes les centrales nucléaires) rejette de fortes doses de radioactivité dans son environnement et dans la Garonne. Par ailleurs, il est scandaleux que la région soit parmi les seules à ne pas être impliquée dans le développement des énergies renouvelable avec… zéro éolien!!

Les rejets radioactifs et chimiques de la centrale nucléaire du Blayais

Rejets radioactifs :  voir étude Criirad  ICI

Rejets chimiques : voir tableau ci-dessous

Attention :

Ne pas se laisser tromper par les quantités annuelles autorisées (qui sont gigantesques) :
l’information à retenir est qu’une centrale nucléaire rejette continuellement dans son
environnement d’immenses quantités de produits chimiques (en plus des produits radiocatifs)

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2 janvier 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, ENERGIE | , , , , , | 3 commentaires

le transport des déchets nucléaires (les trains CASTOR)


Fukushima, c’était il y a huit mois. Il n’y a pas de « retour à la normale » après une catastrophe nucléaire.

Il y a un nouvel état du monde, une nouvelle géographie du ravage dont l’information régnante voudrait que l’on s’accommode, par la force des choses. Le spectacle des explosions de Fukushima offert en live streaming à la planète entière, les dépêches sans queue ni tête livrées d’heure en heure à l’avidité des peuples obéissent à la même logique qui commande aujourd’hui le plus complet silence sur les conséquences de la catastrophe. Qui sait que le Japon a mis à l’arrêt à ce jour 44 de ses réacteurs, que seuls dix fonctionnent encore et qu’à Tokyo on préfère désormais les coupures d’électricité aux merveilles de l’atome ? Qui se soucie que 90 % des enfants naissant actuellement dans la zone contaminée autour de Tchernobyl soient frappés de tares génétiques ? La vie est assez dure comme ça pour s’épargner d’avoir, de surcroît, conscience de son horreur. Les pays les plus nucléarisés sont ceux où l’on se rebelle le moins contre le nucléaire. Les prisonniers finissent généralement par aimer leur geôlier, pour peu qu’on les résigne assez à leur sort.

le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique

Dans l’ambiance de fin du monde, d’apocalypse symbolique, d’effondrement généralisé où nous baignons présentement, le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique. C’est un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle sur toute idée de bouleversement. Ce qui est en jeu là, ce n’est évidemment pas la révolution, tout juste sa possibilité. D’autant plus cette société épuise le peu de crédit qu’il lui reste, d’autant plus le réseau de centrales qui enserre le territoire nous fait l’effet d’un corset, d’une camisole. Comment un régime qui ne s’aventure plus à faire de promesse pour l’année suivante ose-t-il produire des déchets radioactifs pour encore cent mille ans ? Comment ignorer que la dépendance énergétique où l’on nous tient, et la sorte de chantage qui l’accompagne, réduisent à l’insignifiant toutes nos prétentions à la liberté ? Il y a quelque chose de morbide dans l’investissement libidinal dont l’Etat français a couvert ses centrales et ses bombes à neutrons. A mesure que gouvernements étrangers et capitalistes éclairés font savoir l’un après l’autre leur intention de renoncer au nucléaire, la France préfère se dire que si elle est de plus en plus seule dans son impasse, c’est simplement qu’elle est la meilleure. Alors que l’EPR est en bonne voie pour égaler Superphénix dans la catégorie des folies furieuses, EDF dévoile à présent son intention de relancer la surgénération. C’est un spectacle atterrant qu’un tel déni du réel, une telle imperméabilité à l’expérience, une telle façon d’exposer au monde entier ses verrues comme un titre de gloire.

L’opération Tarnac

Trois ans se sont écoulés depuis ce 11 novembre où la Sous-Direction Antiterroriste a trouvé bon d’investir le village de Tarnac et quelques autres domiciles en France, afin d’y arrêter une dizaine de personnes. Renseignements pris, nous avons fini par acquérir une idée assez précise de l’étonnante convergence d’intérêts qui a amené à ces arrestations : l’affaire de Tarnac fut d’abord une tentative forcenée, et à ce jour réussie, pour contenir aux frontières l’extension du mouvement anti-nucléaire allemand. Toute l’opération aura consisté à travestir une action de blocage de trains revendiquée par un groupe anti-nucléaire allemand et exécutée par une méthode assez usuelle et assez sûre ­ les fameux « crochets » – pour avoir été employée jusqu’à une centaine de fois en une seule année de l’autre côté du Rhin sans jamais blesser quiconque, en un « acte terroriste » immotivé visant à faire dérailler des trains. Il aura suffi pour cela, d’un côté, d’occulter la revendication allemande transmise dès le 9 novembre 2008 par Interpol, et de l’autre de faire le plus de bruit possible autour de l’arrestation d’un groupe que l’on avait depuis longtemps dans le viseur. Comme l’assassinat de Vital Michalon lors de la manifestation de Malville en 1977, comme les tendons tranchés volontairement, l’année dernière, aux militants du Groupe d’Action Non-Violent Antinucléaire (GANVA) qui s’étaient enchaînés sur la route du train de transport de déchets ultra-radioactifs CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material), l’affaire de Tarnac témoigne de la nervosité pathologique qui atteint l’Etat français dès que l’on touche à la question nucléaire. Il est vrai qu’il a sur ce point des décennies de mensonge et des milliers de morts à faire oublier.

Cette année que se prépare, pour la première fois peut-être, une action de masse pour bloquer à son point de départ, le 24 novembre prochain à Valognes (Manche), le train CASTOR, nous ne pouvons décemment manquer le rendez-vous. Nous devons bien cela à l’Etat français, et à ses nucléocrates. Et il serait malséant, après Fukushima, qu’il y ait 50 000 Allemands pour le bloquer à son arrivée à Gorleben, et personne pour l’entraver en France. Alors que huit nouveaux trains de déchets provenant de Hollande doivent bientôt traverser les gares de RER franciliennes pour rallier La Hague, nous devons donner raison au collectif Valognes Stop Castor (http://valognesstopcastor.noblogs.org/ *) : « La question des déchets constitue le maillon faible de l’industrie nucléaire, et l’illustration la plus frappante du scandale qu’elle est dans son ensemble ». C’est donc là qu’il faut l’attaquer. C’est là qu’il faut, à quelques milliers, lui porter un coup décisif. Polluer, c’est toujours s’approprier. En polluant pour les cent mille ans qui viennent, l’Etat nucléaire s’approprie tout futur pensable et toute vie possible. Nous sommes le futur. Nous sommes la vie. Nous arrêterons les centrales.

Tous à Valognes ! Comité anti-CASTOR de Tarnac =====

bonjour,
Extraits du communiqué  « Nous aussi, nous irons à Valognes » du comité anti-CASTOR de Tarnac, qui constitue un appel à rejoindre la lutte contre le transport des déchets nucléaires (les trains CASTOR) aux environs de Cherbourg, du 22 au 24 nov
yves

Tous renseignements utiles sur : http://valognesstopcastor.noblogs.org/

* Le texte d’appel au camp : http://valognesstopcastor.noblogs.org/files/2011/10/CampValognes_folioA3_rectoverso.pdf

20 novembre 2011 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , , , , | Laisser un commentaire

La France a été contaminée dès le 22 mars 2011


L’activité de l’iode 131 particulaire en France était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars.

TCHERNOBYL BIS REPETITA ?

Le Sud Ouest a subi des exposition d’iode de plus de 20 fois la limite.

COMMUNIQUE CRIIRAD
25 mai 2011 – 11h00
La CRIIRAD publie ce jour la carte qui prouve que la France a été contaminée dès le
22 mars 2011 : les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale
nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sont arrivées 2 jours avant la date indiquée par
l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ; elles ont affecté les
trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) ; l’activité
de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le
24 mars.
La France métropolitaine n’a pas été touchée 48 heures après l’Europe septentrionale mais
simultanément. Pour établir sa cartographie, la CRIIRAD s’est basée sur les chiffres de l’IRSN et
de certains exploitants, chiffres qui ne figurent pas sur le site CRITER où se trouve, de source
officielle, « l’ensemble des résultats de la surveillance spécifique du territoire français (métro-
pole et DROM-COM) effectuée par l’IRSN dans le cadre du suivi de l’impact à très longue
distance des rejets radioactifs de l’accident de Fukushima » mais sur le site du Réseau National
de Mesure de l’environnement (RNM), curieusement délaissé au profit du premier en pleine
gestion de crise.
La CRIIRAD a saisi ce jour, le Premier ministre, M. François FILLON, et le président de l’Autorité
de Sûreté Nucléaire, M. André-Claude LACOSTE, d’une DEMANDE D’ENQUETE sur la chronologie
des faits et les différents niveaux de responsabilités. Placé sous la tutelle conjointe de cinq
ministères, l’IRSN intervient, en effet, comme appui technique du gouvernement et de l’ASN
pour toutes les questions relatives à la radioprotection et à la surveillance radiologique du
territoire français. Sur financement public, il est notamment chargé de « rendre compte de la
réalité des contaminations de l’environnement et des risques associés ».
PLUS D’INFORMATION

Site RNM : http://www.mesure-radioactivite.fr/public/

source: Document CRIIRAD – Corinne CASTANIER

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25 mai 2011 Posted by | ENERGIE, SANTE | , , , , , , | 2 commentaires

Fukushima (chronologie des événements-mois de Mai)


1er mai

* 13h, François Chérèque aborde la question de la sortie du nucléaire à l’issu du défilé du 1er mai. Pour lui, si la sortie du nucléaire n’est pas possible dans l’immédiat, on peut au moins chercher à en diminuer l’importance, cela passe par l’arrêt de la construction de nouveaux réacteurs et la fermeture des réacteurs les plus dangereux.

2 mai

* 4h15, cinquante manifestants de Greenpeace bloquent l’entrée du chantier de l’EPR à Flamanville à l’aide de deux camions placés en travers des portails d’entrée. D’autres manifestants ont réussi à pénétrer sur le site et trois grues sont occupées.

* 5h, TEPCO annonce la construction d’une digue au large de Fukushima pour éviter les risques de tsunami au moment où les réacteurs ont leur cœur à l’air libre. La digue sera construite d’ici la mi-juin.

* 7h, TEPCO s’inquiète d’une remontée de la radioactivité en iode 131 (30 % plus haute ce matin que jeudi dernier, craignant l’apparition d’une nouvelle fuite sur le réacteur n°2.

* 17h, les forces de police ont réussi à aller décrocher les militants de Greenpeace et à libérer les grues du chantier de l’EPR occupées. Quatre militants ont été molestés. 42 placés en garde à vue. Ils sont convoqués au tribunal de Cherbourg le 16 juin.

* 19h, Suite à une rencontre post-Grenelle, Sarkozy propose un Grenelle de l’efficacité énergétique… sans aborder la question du nucléaire. Greenpeace, FNE et WWF rejettent la proposition. Par contre les associations obtiennent la promesse d’un audit de la Cour des comptes sur les coûts de l’ensemble de la filière nucléaire.

3 mai

* 8h, premier jour de production pour la centrale éolienne Baltic 1 construite en mer au large du nord de l’Allemagne. Cette centrale offshore de 40 MW appartient à Siemens qui communique en se présentant comme « leader dans le domaine de l’éolien ». Il y a quelques années, elle était leader dans le domaine du nucléaire. Le vent tourne… Pour le moment, il y a 21 éoliennes, mais il est prévu progressivement de monter à des centaines de machines pour atteindre plusieurs milliers de MW.

* 10h, TEPCO explique qu’avec le temps qui passe, le site de Fukushima devient de plus en plus radioactif et les zones où les humains ne peuvent pénétrer s’étendent. TEPCO lance donc un appel aux fabricants pour récupérer des robots commandables à distance pour pouvoir effectuer la suite des opérations. L’armée américaine pourrait fournir en partie ce type de matériel, le Japon n’ayant pas de robots programmés pour ce genre d’interventions.

* 12h, environ 400 petits actionnaires de TEPCO ont déposé une motion pour l’assemblée générale de la société demandant que celle-ci renonce à l’énergie nucléaire. 232 actionnaires ont fait la même demande à la société Tohoku Electric.

* 14h, le gouvernement japonais a décidé de créer une provision de 33 milliards d’euros pour indemniser les populations déplacées.

* 17h, Sarkozy en visite à Gravelines, fustige les antinucléaires : « si on arrête le nucléaire, le prix de l’électricité sera multiplié par 4 (…) Il faudrait dépenser 45 milliards d’euros pour fermer le parc nucléaire ». Pour le prix, il n’y a qu’à regarder les prix dans les pays sans nucléaire : c’est sensiblement le même qu’en France. Quant au prix pour arrêter le nucléaire, il se trompe également : c’est beaucoup plus car le démantèlement des réacteurs actuels (qu’il faudra bien faire un jour de toute manière) coûtera sans doute entre 100 et 200 milliards. Greenpeace lui répond que maintenir le nucléaire a aussi un prix : remplacer les 58 réacteurs actuels vieillissants coûterait au bas mot 200 milliards… les remplacer par des éoliennes ne coûterait pas aussi cher. Cécile Duflot pour EELV a répondu également : « Nicolas Sarkozy a servi aux Français une soupe caricaturale, mensongère et méprisante au sujet de l’énergie nucléaire (…) Nicolas Sarkozy se comporte aujourd’hui en camelot et débite des poncifs », « le nécessaire débat sur le nucléaire et l’énergie mérite une posture plus digne de la part du président français ».

4 mai

* 9h, TEPCO annonce que l’eau de mer, à 15 km de la centrale, présente un taux de radioactivité 600 fois supérieur à la normale : 1400 bq/l de césium 137, 1300 bq/l de césium 134 et 190 bq/l d’iode 131. Les antinucléaires s’inquiètent que les mesures ne soient faites que sur quelques radionucléides alors qu’il y en a des milliers dont certains sont encore plus toxiques (uranium, plutonium, américium…).

* 12h, polémique autour de la présence de femmes parmi les travailleurs exposés sur le site de Fukushima. TEPCO n’a pas tenu compte de leur plus grande sensibilité aux radiations et plusieurs femmes sont gravement contaminées.

* 12h, lancement d’un appel international des « Mères pour sauver les enfants des radiations » qui protestent contre le relèvement des taux de radioactivité admissible pour les enfants… au niveau des travailleurs du nucléaire (voir site http://mscr2011.jugem.jp)

* 12h, le gouvernement estime le coût de l’accident à plus de 4000 milliards de yen (33 milliards d’euros) et demande que TEPCO en paie la moitié, que les huit autres électriciens paient le reste. TEPCO entame un lobbying pour essayer de bloquer tout projet de nouvelle loi qui irait dans ce sens.

* 16h, huit associations (Greenpeace, WEFC, Hespul, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour l’environnement, Les Amis de la terre, le CLER et le Réseau action climat) ont adressé une fin de non recevoir à Nicolas Sarkozy concernant l’organisation d’un Grenelle de la sobriété énergétique qui ne prendrait pas en compte le nucléaire.

* 16h, à Besançon, en soutien au mouvement Independent Who (voir ci-après), une exposition des portraits de 270 liquidateurs de Tchernobyl est installée place Pasteur par le collectif antinucléaire bisontin.

* 18h, après quatre ans de présence devant l’entrée de l’OMS, six militants d' »Independent Who – OMS indépendante » et un représentant de la ville de Genève sont reçus pour la première fois par Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS. L’entretien a duré deux heures, mais les promesses concernant la publication des documents disponibles sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl sont restées floues. La directrice s’est retranchée derrière le manque de personnel et d’expertise dans ce domaine, pour justifier le manque d’implication dans le domaine nucléaire. Elle a annoncée la mise en place d’une étude épidémiologique pour le suivi de l’accident de Fukushima, mais ne s’est engagé en rien concernant la publication des données. Elle a refusé toute révision de l’accord entre l’OMS et l’AIEA, estimant que cela ne nuisait pas à l’indépendance de l’OMS.

* 19h, Christophe de Margerie, P-DG de Total qui a, pour la première fois, pris 8 % dans la capital de l’EPR de Penly (Seine-Maritime) annonce dans un entretien à Challenges que le projet pour ce 2e EPR est stoppé. Eric Besson, pour le gouvernement, a vivement réagi contre cette affirmation. Mais c’est bien Total qui paie, pas Eric Besson ! Dans le même entretien, Christophe de Margerie déclare : « Avant même Fukushima, la situation n’était pas très encourageante. Les Allemands, les Italiens et les Britanniques étaient incertains. Il y avait une envie de faire, mais rien de concret, sauf en Chine, peut-être en Inde et à Abou Dhabi. Depuis l’accident japonais, l’hésitation de l’Allemagne s’est fixée sur le retrait du nucléaire. En Italie, c’est la même chose. Aux Etats-Unis, c’est pareil ».

* 19h, André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de Sûreté nucléaire, s’inquiète du calendrier prévu pour faire les tests sur les réacteurs nucléaires : seulement deux mois et demi à la rentrée 2011. Il reconnaît qu’il n’est pas possible d’être transparent sur des questions comme les chutes d’avion ou les risques terroristes. Il répond aussi au vœu de l’AIEA que les normes internationales soient contraignantes : pour lui, ce n’est pas possible car plusieurs Etats dont les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde s’y opposent.

* 20h, le gouvernement autrichien dénonce le laxisme des tests envisagés sur les réacteurs européens. Il demande notamment que soient envisagés des attentats terroristes. Le groupe des Verts au Parlement européen estime que la Grande-Bretagne et la France ont tout fait pour en arriver là. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung révèle que ces deux pays ont tout fait pour que l’on évite de parler de la chute d’un avion… car aucun réacteur ne pourrait résister à cela et logiquement, il faudrait donc tous les fermer ! Des élus Verts révèlent que la cybercriminalité n’est pas — officiellement du moins — prise en compte… alors que le projet de réacteur iranien a été récemment stoppé par un sabotage informatique.

5 mai

* 7h30, pour la première fois depuis le 11 mars 2011, deux ouvriers ont pénétré dans le réacteur n°1 pour essayer de rebrancher des systèmes de ventilation. Ils sont habillés avec des tenues de protection maximales, le taux de rayonnement, 700 millisieverts par heure, ne permettant de rester que quelques minutes.

* 8h, le site Altermonde reprend un entretien diffusé le 27 avril sur la chaîne de télévision belge 7sur7. La physicienne australienne Helen Caldicott, experte en armes nucléaires depuis trente ans, y explique pourquoi Fukushima est pire que Tchernobyl : pour elle, si Tchernobyl a déjà tué environ un million de personnes et contaminé 40 % des sols européens, elle estime que Fukushima est encore pire : 6 réacteurs d’un coup et ceci dans une zone très densément peuplée. Il y avait 250 kg de plutonium dans ces six réacteurs et les piscines de stockage. Même si on ne sait pas encore quel pourcentage est parti dans l’atmosphère, elle rappelle que sa toxicité est énorme et pourra contaminer d’autant plus de gens que la contamination circule par les produits alimentaires.

* 9h, la température du combustible dans le réacteur n°3 est remonté à 143°C soit 33°C de plus en une semaine. TEPCO cherche l’explication et craint un nouvel incendie.

* 10h, polémique au Japon sur l’état des réacteurs nucléaires. Selon un rapport de la JANTI (Japan Nuclear Technology Institute), un organisme de promotion du nucléaire, les scénarios communiqués par TEPCO et par le gouvernement sont erronés. Pour son directeur, Mishio Ishikawa, ancien conseille de l’AIEA, les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 ont fondu à 100 %.

* 15h, le gouvernement bulgare annonce que la moitié des gaines de protection du réacteur n°5 de la centrale nucléaire de Kozlodoui sont fissurées, libérant un gaz radioactif (le xénon 133) sans émission hors du réacteur. Cela a été découvert lors d’une opération de maintenance. Les mêmes défauts avaient déjà été trouvés dans le réacteur n°6. Seuls les réacteurs 5 et 6 sont encore en fonctionnement. Les 4 premiers ont été fermés entre 2002 et 2006.

* 15h, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire suisse reconnaît que les piscines de combustibles des cinq réacteurs suisses ne résisteraient pas à un fort séisme. Elles ne sont pas non plus sûre en cas de forte inondation. Les exploitants ont jusqu’à fin août pour proposer des solutions.

* 17h, devant l’Assemblée nationale, Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, affirme « Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables ». Non, merci, vraiment, on préfèrerait se passer du nucléaire.

6 mai

* 7h, environ 10 000 manifestants ont manifesté sous la pluie à Tokyo pour demander une sortie du nucléaire.

* 8h, manifestation de sous-traitants polonais devant le chantier de l’EPR. Ils dénoncent le non-respect de la législation sur le travail, avec le soutien de la CGT.

* 13h30, le gouvernement japonais demande à la compagnie Chubu Electric, l’arrêt des réacteurs de la centrale d’Hamaola située à 200 km au sud-ouest de Tokyo. Cette centrale est dans une zone fortement séismique et également proche de la mer. La fermeture serait pour le temps de construire une digue anti-tsunami et une vérification des capacités à résister à un séisme important. La centrale compte 2 réacteurs à l’arrêt et 3 autres en fonctionnement. Cela représente une perte de 3360 MW de puissance supplémentaire (en plus des 11 réacteurs arrêtés le 11 mars et de 3 autres toujours arrêtés depuis le séisme de 2007).

* 15h, une cinquantaine de manifestants des Jeunes écologistes manifestent à la défense pour — faussement — défendre les groupes industriels victimes des normes vertes liberticides.

7 mai

* 12h, un projet de nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec) est rendu public par l’AFP. Ce rapport de 1500 pages doit encore être soumis aux Etats avant validation. Dans les données, il y est dit que charbon, pétrole et gaz représentent 85 % de notre consommation énergétique mondiale, les renouvelables 13 % et le nucléaire… 2 %. Le rapport compare 164 scénarios. Selon les choix qui sont faits, la part du renouvelable devrait, d’ici 2050, augmenter de 3 à 20 fois. Le GIEC insiste pour qu’il y ait une modification des subventions en leur direction au détriment des énergies fossiles. Même dans le cas le plus favorable (77 % de renouvelables en 2050), les gaz à effet de serre ne baisseraient que de 30 % ce qui est insuffisant. Evidemment, ce rapport n’envisage pas des situations décroissantes où la consommation d’énergie serait de plus en plus limitée, pourtant la seule manière d’arriver à stabiliser le climat et limiter la destruction de la planète. Ce rapport intermédiaire devrait conduire à un 5e grand rapport en 2014.

8 mai

* 14h, un millier de personnes manifestent à Madrid pour demander la fermeture des derniers réacteurs du pays. Le plus ancien, à Garona, date de 1971 et est de même type que Fukushima.

* 15h, le gouvernement américain renouvelle sa demande au gouvernement japonais d’étendre à 80 km la zone d’extension de l’évacuation des populations, en particulier dans la direction nord-ouest particulièrement touchée. Le département d’Etat à l’énergie des Etats-Unis a publié une nouvelle carte montrant des taches de radioactivité dans la zone située entre 60 et 80 km du site qui atteignent entre 3 et 14,7 millions de becquerels/m2 en césium 137. Il rappelle qu’au moment de Tchernobyl, les personnes ont été évacuées dans les zones où cette contamination atteignait seulement 0,550 millions de bq/m2. Le problème pour le gouvernement japonais est que pour déjà évacuer à 60 km, il faudrait évacuer plus de 8 millions de personnes.

9 mai

* 9h, le Japon et les Etats-Unis signent un accord pour essayer de convaincre la Mongolie d’ouvrir un site de stockage pour les déchets nucléaires. Sachant la dangerosité des transports, c’est pour le moins une très mauvaise idée… d’autant plus que la Mongolie n’a aucune expérience dans le domaine du nucléaire.

* 10h, la Chine annonce une révision complète de ses procédures d’urgence et de ses normes en matière de construction : actuellement les 13 centrales du pays sont toutes en bord de mer. Tous les chantiers en cours restent arrêtés en attendant.

* 15h, l’ASN, Autorité de sûreté nucléaire publie un cahier des charges pour les tests à réaliser sur les réacteurs français. N’y figurent pas les risques terroristes, le risque de chute d’un avion, le facteur humain (première cause d’accident) et oublie les transports où peuvent se concentrer des quantités de radioactivité supérieures à celles d’un réacteur. Pour clore, le manque de sérieux de ces propositions, les tests sont à effectuer par les exploitants eux-mêmes (donc par EDF).

* 20h, selon une revue automobile, le prochain salon de la voiture de Tokyo a complètement supprimé toute référence à la voiture électrique. Il y a en effet un retournement de situation depuis l’accident nucléaire : alors que jusqu’alors la voiture électrique était perçue comme propre, elle est maintenant associée au nucléaire.

* 21h, la majorité UMP du conseil général du Haut-Rhin repousse une motion présentée par une élue EELV demandant l’arrêt de la centrale de Fessenheim. 32 élus ont votés contre (UMP), 13 pour (écologistes, socialistes et une indépendante) et 4 abstentions (centristes et indépendants).

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source:revue silence

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13 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, SANTE | , | 3 commentaires

gaz de schiste dans le Sud Ouest


10 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, SANTE | , | 1 commentaire

Gaz de schiste : Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France



Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France

Si les médias focalisent depuis quelques jours sur la contestation qui accompagne la délivrance en mars 2010 de permis d’exploration de gaz de schiste à Montélimar (26), à Villeneuve-de-Berg (07) et sur le secteur de Nant à Alès (30), ce n’est pas 3 mais plus de 50 permis de recherche qui ont été accordés aux compagnies pétrolières et gazières en France ces dernières années. Ces permis ne concernent pas nécessairement des gaz de schiste, seuls les 3 incriminés ont été délivrés pour ce type de recherche, mais d’une manière plus globale la recherche « d’hydrocarbures liquides ou gazeux », « simplement, commente Adeline Mathien, chargée de mission pour l’énergie chez France nature environnement, s’il y avait du pétrole on le saurait, selon toute vraisemblance c’est bien du gaz que recherchent les industriels ».
Outre la zone qui s’étend de Valence à Montpellier, d’autres secteurs sont aussi concernés en Languedoc-Roussillon, en PACA, en Midi-Pyrénées, en Aquitaine, en Rhône Alpes, en Champagne Ardennes, dans le Nord et en région parisienne (voir carte de la Direction générale énergie et climat). Dans un communiqué publié le 17 janvier, FNE faisait part de sa « stupéfaction » après avoir découvert « le très grand nombre de permis exclusifs de recherche pour des hydrocarbures non conventionnels, en particulier les gaz de schiste, délivrés par le précédent ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo sur des superficies considérables, sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations ».

La saisine de la Commission nationale du débat public

Selon l’association, cette démarche entre « en contradiction avec la convention d’Aarhus » qui « porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement ». Le ministère de l’écologie assure de son côté que comme le prévoit le code minier et le code de l’environnement les mises en exploitation feraient l’objet d’enquêtes publiques Par ailleurs, alors que le ministère affirme que « ce qui se passe au Canada ou aux USA n’est pas du tout notre modèle » et qu’il faudra trouver des modes d’exploitation respectueux de l’environnement, Adeline Mathien souligne « qu’il n’en existe pas d’autre que celle de la fracturation hydraulique ».
Selon elle, au-delà des risques de pollution de la nappe, cette méthode présente aussi le désavantage d’être fortement émettrice de gaz à effet de serre, « bien plus que celle liée à l’exploitation du charbon » affirme-t-elle. FNE, qui regroupe 3 000 associations de défense de l’environnement en France, demande à Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre de l’écologie et du développement durable, de saisir la Commission nationale du débat public « avant toute décision d’exploitation et de prendre un moratoire pour les autorisations déjà délivrées ».

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voir la carte du gaz de schiste Sud Ouest: ici

10 mai 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, Non classé, résilience, SANTE | , , | Laisser un commentaire

Les risques de radiation en provenance de Fukushima ne sont « plus négligeables » en Europe


Les risques associés à la contamination à l’iode-131 en Europe ne sont plus « négligeables », selon le CRIIRAD, un organisme français de recherche sur la radioactivité. L’ONG met en garde les femmes enceintes et les enfants contre les « comportements à risque » tels que la consommation de lait frais ou de légumes possédant de larges feuilles.

Rappel

Après que le nuage radioactif issu de la centrale nucléaire de Fukushima a atteint l’Europe fin mars, le CRIIRAD, un organisme de recherche sur la radioactivité basé en France, a affirmé avoir détecté de l’iode-131 dans l’eau de pluie au sud de la France.

Lors d’un test parallèle, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’institution publique nationale chargée de surveiller les risques nucléaires et radiologiques, a trouvé de l’iode-131 dans le lait.

En temps normal, aucune trace d’iode 131 ne devrait être détectée dans l’eau de pluie ou le lait.

La Directive Euratom du 13 mai 1996 établit les principes généraux et les normes de sécurité sur la protection contre les radiations en Europe.

En réponse aux milliers de questions de citoyens inquiets quant aux retombées en Europe de la catastrophe nucléaire de Fukushima, le CRIIRAD a compilé des informations sur les risques d’une contamination à l’iode-131 radioactif en Europe.

Ce document, publié le 7 avril, met en garde contre la consommation de l’eau de pluie et affirme que les groupes à risque, comme les enfants, les femmes enceintes ou les femmes qui allaitent, devraient éviter de consommer les légumes à feuilles, le lait et le fromage frais.

Ces risques, liés à une contamination prolongée au sein des groupes à risque de la population, ne peuvent plus être considérés comme « négligeables » et il est temps aujourd’hui d’éviter les « comportements à risque », explique le CRIIRAD.

Toutefois, l’organisation souligne qu’il n’est pas nécessaire rester à l’intérieur ou de prendre des comprimés d’iode.

Le CRIIRAD précise que cette note d’information ne se limite pas à la France, mais s’applique également aux autres pays européens, dans la mesure où le niveau de contamination de l’air est actuellement le même en Belgique, en Allemagne, en Italie et en Suisse, par exemple.

Les données concernant la côte ouest des Etats-Unis, qui a reçu des retombées radioactives de Fukushima 6-10 jours avant la France, révèlent que les niveaux de concentration d’iode-131 radioactif sont 8 à 10 fois plus élevés qu’en Europe, affirme le CRIIRAD.

Eau de pluie et eau du robinet

Selon le CRIIRAD, la plupart des questions qu’ils ont reçues concernent les risques liés à l’eau de pluie et à la consommation de l’eau du robinet.

L’organisation souligne que rester sous la pluie sans protection ne représente aucun risque, même pour les enfants. En revanche, l’utilisation de l’eau de pluie comme source principale d’alimentation est déconseillée, en particulier si les consommateurs sont de jeunes enfants.

Concernant l’eau du robinet, les sources souterraines ou les fleuves ne devraient pas poser de problème. Toutefois, l’institut précise que l’eau en provenance de citernes qui collectent l’eau de pluie sur les toits des habitations doit être examinée de plus près.

S’agissant de l’arrosage des jardins avec l’eau collectée, le CRIIRAD conseille de n’arroser que la terre et non pas les feuilles des légumes, dans la mesure où l’absorption est plus rapide et plus important à la surface des feuilles que par les racines.

Chaîne alimentaire

Les épinards, les salades, le choux et les autres légumes à feuille font partie des produits alimentaires qui sont particulièrement sensibles à la contamination à l’iode-131 s’ils sont cultivés à l’extérieur et exposés à l’eau de pluie. Laver les légumes ne sert à rien étant donné que l’iode-131 est rapidement métabolisé par les plantes, explique le CRIIRAD.

Le lait et les fromages frais, ainsi que la viande issus du bétail qui s’est nourri d’’herbe poussant à l’extérieur, sont catégorisés comme des produits pouvant avoir été contaminés indirectement et doivent aussi être contrôlés. La contamination du lait et du fromage de chèvre et de brebis serait plus importante que celle des produits bovins.

Dose à risque

La directive Euratom du 13 mai 1996 établit les principes généraux et les normes de sécurités liés à la protection contre les radiations en Europe.

Selon cette directive, l’impact de l’activité nucléaire peut être considérée comme négligeable si les doses de radiation n’excèdent pas dix micros sieverts (mSv) par an. Au-delà de cette limite, des mesures peuvent être envisagées pour réduire l’exposition.

Alors que l’iode-131 radioactif est principalement présent dans l’air sous forme de gaz, le CRIIRAD précise que dans le cas des retombées de Fukushima, le principal problème consiste à limiter l’ingestion d’iode-131.

Le CRIIRAD affirme que la quantité d’iode-131 capable de fournir une dose de 10 mSv varie largement en fonction de l’âge des consommateurs. Les enfants jusqu’à deux ans sont les plus vulnérables et l’ingestion de 50 becquerels (Bq) est suffisante pour fournir au corps une dose de 10 mSv, selon l’institut.

Si les aliments (légumes à feuilles, lait, etc.) contiennent entre un et dix Bq par kg ou plus, il est possible que le niveau de référence de 10 mSv soit dépassé en deux ou trois semaines, ajoute le CRIIRAD.

Les niveaux d’iode-131 radioactif mesurés par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ces derniers jours montrent des niveaux différents de contamination : 0,08 Bq/kg dans la salade, les épinards et les poireaux à Aix-en-Provence, 0,17 Bq par litre dans le lait à Lourdes et 2,1 Bq par litre dans le lait de chèvre à Clansayes.

La contamination va se poursuivre

Le CRIIRAD explique que « d’importantes quantités de produits radioactifs sont rejetées par la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI depuis le samedi 12 mars. Ce mardi 5 avril, soit 24 jours plus tard, les rejets continuent. Cela signifie que les apports d’air contaminé sur l’Europe dureront tout autant, avec un décalage dans le temps lié au déplacement des gaz et aérosols radioactifs sur quelques 15 000 km. »

L’organisation cite également un rapport technique de l’exploitant TEPCO et de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise (NISA) qui « laissent craindre des rejets sur encore plusieurs jours voire plusieurs semaines ».

Si d’autres incendies se déclenchent ou si les opérateurs sont à nouveau contraints de relâcher de la vapeur afin d’éviter les explosions d’hydrogène, de nouvelles phases de rejets massifs pourraient survenir, met en garde l’institut.

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26 avril 2011 Posted by | Alimentation, ENERGIE, SANTE | , , , , , | 7 commentaires

Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats !


COMMUNIQUE CRIIRAD
23 mars 2011 – 17h
COLERE ET INDIGNATION – VOLET N°1
Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent
mais ils sont confisqués par les Etats !
La publication des données du réseau CTBTO1 ainsi que des installations nucléaires nord-
américaines nous aurait renseigné précisément sur les niveaux de contamination de l’air et
nous aurait permis d’évaluer de façon fiable les niveaux de risque bien avant que les
masses d’air contaminé n’arrivent sur l’Europe.
La CRIIRAD lance un appel international, invitant citoyens, associations, scientifiques, élus
… de tous pays à se mobiliser à ses côtés afin d’exiger que les résultats relatifs à la conta-
mination radioactive de l’air, obtenus grâce à l’argent public, soient mis à disposition du
public ET SERVENT A SA PROTECTION.

Pas de données interprétables pour l’Amérique du nord !
Plus de 10 jours après le début des rejets radioactifs, les masses d’air contaminé ont traversé des pays aussi
étendus que les Etats-Unis et le Canada, des pays qui disposent d’équipements performants, leur permettant
d’évaluer précisément l’activité volumique2 de chacun des radionucléides présents, en tout cas des plus
problématiques d’un point de vue sanitaire. Or, en dépit des recherches conduites depuis plusieurs jours, la
CRIIRAD n’a trouvé aucun chiffre sur la contamination de l’air. Ne sont accessibles que des résultats sur les
débits de dose ou les taux d’émissions de rayonnements bêta et gamma, qui ne permettent pas d’évaluer le
niveau de risque. Ils ne permettent d’ailleurs même pas d’établir une relation certaine entre l’élévation des
valeurs et le passage des masses d’air contaminé.
La CRIIRAD va adresser, aux ambassades de ces deux pays, des demandes officielles pour que soient
publiés dans les meilleurs délais les résultats que détiennent forcément les exploitants d’installations
nucléaires, qu’elles soient civiles ou militaires.
Précisons à cet égard que les balises de l’IRSN implantées à Saint-Pierre et Miquelon, en Martinique et en
Guadeloupe ne mesurent que le niveau de rayonnement (les débits de dose exprimés en μSv/h). Ces
résultats ne permettent pas d’évaluer les risques.

Black-out international
A la recherche de stations de mesures intermédiaires entre le Japon et la France, le laboratoire de la CRIIRAD
s’est tourné vers le réseau mis en place par l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais
nucléaires (OTICE) 1.
1
Le CTBTO –Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organisation – est une organisation mise en place dans le cadre du
traité d’interdiction totale des essais nucléaires (TICE en français), accord multilatéral ouvert à la signature le 24 septem-
bre 1996 http://www.ctbto.org
2
3
L’activité volumique s’exprime en becquerels par mètre cube d’air (notée Bq/m ). Elle renseigne sur le nombre de
3
désintégrations qui se produisent par unité de temps et de volume. Une valeur de 15 Bq/m signifie que dans un mètre cube
d’air, à chaque seconde, 15 noyaux d’atomes radioactifs se désintègrent en émettant des rayonnements ionisants. Cette
valeur décroît en fonction de la période radioactive du radionucléide considéré. La période correspond au temps au bout
duquel l’activité est divisée par 2 : 8 jours pour l’iode 131 ; 30 ans pour le césium 137 ; 2 ans pour le césium 134.
Document CRIIRAD
Il s’agit de stations de mesure réparties sur l’ensemble de la planète et qui enregistrent divers paramètres
afin de contrôler qu’aucun essai nucléaire souterrain n’est effectué en violation des dispositions du traité (cf.
Corée du Nord). Elles mesurent plusieurs paramètres : données sismiques, hydroacoustiques, infrasoniques
et radionucléides. Une soixantaine de stations sont équipées de laboratoires d’analyses radiologiques (voir
carte ci-dessous). Elles sont capables de mesurer de très faibles niveaux de contamination dans l’air car l’une
de leurs missions est de mesurer la contamination consécutive aux essais nucléaires atmosphériques
Ces laboratoires disposent de systèmes de détection de la radioactivité parfaitement adaptés à
l’identification et à la quantification des produits radioactifs présents dans les masses d’air
contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Le samedi 19 mars, la CRIIRAD adressait donc une demande de communication de résultats à Mme THUNBORG,
responsable de l’information publique à l’OTICE. Elle nous répondait le lendemain soir qu’elle transmettait
notre demande à la division en charge de la sécurité des données3. Le lundi, faute de réponse, la CRIIRAD
réitérait sa demande en insistant sur l’urgence de la situation et en précisant que faute de réponse rapide
elle dénoncerait publiquement la situation. Mme THUNBORG nous conseillait par retour de nous adresser
aux autorités françaises et, soucieuse de nous aider, nous orientait vers des articles où des institutions
autrichiennes, suédoises ou allemandes qui ont accès aux données avaient laissé filtrer quelques résultats.
Nous obtenions ainsi quelques données mais trop parcellaires et impossible à corréler dans l’espace et dans
le temps.
Deux heures plus tard, un courriel de M. SCOTTI4, nous indiquait que « Les données collectées par le réseau
des stations du STP ne peuvent être communiquées qu’aux correspondants (centres de données nationaux)
désignés par les Etats Signataires du TICE. Pour la France, l’organisme destinataire de ces données est le
Commissariat à l’Energie Atomique ». Le responsable du laboratoire de la CRIIRAD s’adressait le jour même
au CEA : « Je vous serais reconnaissant de m’indiquer comment la CRIIRAD peut avoir accès, dans les meilleurs
délais, aux données collectées par les stations de surveillance du réseau de l’OTICE, en particulier en ce qui
concerne les radionucléides (notamment Cs137 et I131, Sr 90, gaz rares, tritium, transuraniens). Il s’agit pour
3
“I have forwarded your request to the Division responsible for the Secure data. They will get back to you in regards to
your inquiry. Best regards”, Annika THUNBORG, Spokesperson and Chief of Public Information, Preparatory Commission
for the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization (CTBTO), UN, Vienna, Austria.
4
M. Lucien SCOTTI, Conseiller, Représentation Permanente de la France auprès des Nations Unies et des Organisations
Internationales à Vienne
Document CRIIRAD
nous d’affiner les prévisions concernant l’impact des rejets du site de Fukushima et de répondre aux
inquiétudes du public français. »
La réponse nous parvenait le lendemain en milieu de journée : aucune donnée ne nous sera communiquée.
Le réseau international de mesure obéit à des règles de confidentialité définies strictement par les Etats
membres du traité d’Interdiction Complète des Essais. « Les données sont donc uniquement transmises à des
points de contact nationaux nommés par les Etats qui en font une analyse dans l’objectif du Traité, à savoir
détecter tout essai nucléaire qui aurait été mené en contradiction avec l’engagement des États ayant ratifié le
TICE. ». Pour la France, il s’agit du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), organisme en charge du
développement des activités nucléaires militaires et civiles.
La réponse indiquait en outre que « Suite à l’accident de Fukushima, à la demande des États signataires du
TICE, les données sur l’activité des radionucléides sont transmises à l’Agence Internationale de l’Energie
Atomique (AIEA) et à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les équipes de ces deux organisations en
charge des aspects sûreté et radioprotection peuvent ainsi les utiliser en complément de l’ensemble des
données fournies par les États, pour établir les évaluations nécessaires à la protection des personnes
susceptibles d’être concernées par les retombées de l’accident. ». Or, ni l’AIEA, ni l’OMS n’ont rendu publics
ces résultats.
Il faut dire que l’AIEA a en charge la promotion des activités nucléaires civiles (voir statuts)5 et que l’OMS qui
est normalement en charge de la santé publique a signé avec l’AIEA, dès 1959, un accord qui dispose que les
deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ».

BILAN : depuis plus de 10 jours, la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI rejette des
produits radioactifs dans l’atmosphère : ces rejets ne sont ni maîtrisés ni quantifiés. Dans
le même temps des stations de mesures réparties sur l’ensemble de notre planète
enregistrent les niveaux de radioactivité de l’air et suivent pas à pas l’évolution de la
radioactivité dans l’espace et dans le temps… mais veillent jalousement à ce que ces
données restent secrètes.
Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation
d’urgence radiologique. Et d’autant plus inacceptable que ce réseau de mesure est financé
par l’argent public !
Les Etats cotisent en effet à hauteur de 55 700 000 € pour faire fonctionner les stations de mesure. Les
citoyens américains respirent depuis le 17 mars dernier les particules radioactives rejetées par les
réacteurs nucléaires et les piscines de stockage de combustible irradié de la centrale de FUKUSHIMA
DAIICHI. Premiers contributeurs au budget du réseau, ils apprécieront de n’avoir strictement aucune
donnée en contrepartie de leurs 12 millions d’euros. Un sacré marché de dupes. A noter qu’avec un
versement de 3 600 000 €, les Français ne sont pas mieux lotis.
La CRIIRAD reçoit des centaines d’appels de personnes inquiètes de la contamination de l’air
qu’elles respirent, inquiètes pour elles-mêmes et surtout pour leurs enfants. Elle aimerait
informer correctement, et si possible rassurer, mais sur des bases solides, tous ses
correspondants, qu’ils habitent le Finistère, la Martinique ou la Corée du Sud. Elle invite chaque
citoyen, chaque association, chaque scientifique, chaque élus… à se mobiliser pour obtenir la
levée du secret sur les niveaux de contamination de l’air. Une pétition sera prochainement mise
en ligne pour collecter des signatures sur la France mais chacun peut d’ores-et déjà relayer la
mobilisation à l’étranger et intervenir auprès des autorités de son pays pour dénoncer la
situation.
5
Article 2 des statuts de l’AIEA : « L’Agence s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la
santé et la prospérité dans le monde entier. Elle s’assure, dans la mesure de ses moyens, que l’aide fournie par elle-même ou à
sa demande ou sous sa direction ou sous son contrôle n’est pas utilisée de manière à servir à des fins militaires. »
Document CRIIRAD en pdf

25 mars 2011 Posted by | ENERGIE, SANTE | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nucléaire : EDF a falsifié des données sismiques pour économiser sur la sûreté


Les données sont accablantes pour 32 des 58 réacteurs français

Les données sont accablantes pour 32 des 58 réacteurs français. 

En 2003 (la situation est restée la même depuis), EDF a falsifié des données sismiques afin de s’éviter des travaux onéreux… et pourtant indispensables pour la sûreté des centrales nucléaires. Par un courrier du 17 juin 2003, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a couvert EDF en lui donnant raison contre l’avis des experts de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), tenus au silence. Les données sont accablantes et concernent 32 des 58 réacteurs français.
- Chinon (Indre et Loire) : EDF a baissé d’office la valeur de l’intensité des séismes de référence. Il s’agit là d’une falsification aussi incroyable que grossière.

- Belleville (Cher) : EDF s’est autorisée à prendre comme référence un séisme datant de 1079 pour lequel il existe très peu de données, écartant le séisme de référence (de 1933) qui impliquait des mesures plus contraignantes.

- Blayais (Gironde) : les chiffres d’EDF sont trois fois moins contraignants que ceux de l’IRSN. Or André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire donne raisons à EDF sans se justifier. Idem pour Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher)

- Plus généralement, EDF a redéfini à sa manière les zones sismiques afin de ne pas avoir à tenir compte de certains séismes. Les centrales de Dampierre (Loiret), Bugey (Ain), Fessenheim (Haut-Rhin), Civaux (Vienne), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube) et Chooz (Ardennes) également mises en cause.

Ironie de l’Histoire, au moment où cette affaire a été étouffée par l’Autorité de sûreté française (en 2003), 15 réacteurs nucléaires japonais étaient fermés administrativement suite à la falsification par l’électricien TEPCO (propriétaire des réacteurs actuellement en perdition à Fukushima) de documents concernant la sûreté.

L’inspection des réacteurs nucléaires français, annoncée par le Premier ministre François Fillon, est une opération de contre-feux dont le résultat est connu à l’avance : l’Autorité de sûreté nucléaire va expliquer que les réacteurs français sont parfaitement sûrs et que la population française peut avoir confiance.

Il s’agit d’une véritable tromperie

En réalité, tout réacteur nucléaire a vocation à causer une catastrophe. La réaction nucléaire dans un coeur de réacteur est une opération terriblement dangereuse qui est censée être contrôlée et refroidie par des systèmes complexes qui, l’actualité le montre, peuvent être mis à mal par des scénarios imprévus. Qui plus est, les centrales nucléaires françaises sont vieillissantes et donc de plus en plus dangereuses. L’Allemagne vient de décider de fermer immédiatement 7 réacteurs, cela prouve que des décisions immédiates peuvent être prises. Il est irresponsable de demander une sortie du nucléaire en 20 ou pire en 30 ans : le parc nucléaire français a été construit à marche forcée en moins de 10 ans, il est donc possible de faire le chemin inverse en moins de 10 ans. Par ailleurs, il y a de quoi s’interroger sur la position de certaines personnalités comme Nicolas Hulot, dont la fondation est largement subventionnée par EDF, qui demande « un débat sur le nucléaire » au lieu de revendiquer la fermeture la plus rapide possible des réacteurs nucléaires français. Il n’y a pas eu de référendum pour imposer le nucléaire en France, pourquoi en faudrait-il un pour prendre acte de la catastrophe en cours au Japon et décider de sortir du nucléaire ? Pourtant, les réacteurs nucléaires français arrivent à 30 ans d’âge, la durée de vie prévue à l’origine. EDF se prépare à investir 35 milliards d’euros pour rénover ces réacteurs : il faut d’urgence stopper ce processus et reverser ces sommes dans les programmes alternatifs. Chacun doit comprendre que tout a changé sur la question du nucléaire : il n’est plus temps de polémiquer sur le prix de l’électricité nucléaire ou sur la supposée indépendance énergétique. Il n’est plus temps de se demander s’il est possible de sortir du nucléaire : c’est possible mais surtout c’est indispensable… et en toute urgence. C’est à la population de signifier aux dirigeants français, aveugles et sourds, et aux ridicules « écologistes cathodiques » (Hulot, Arthus-Bertrand) qu’ils doivent cesser leurs manoeuvres dilatoires : il faut décider immédiatement de s’engager dans la sortie du nucléaire, fermer dans les jours qui viennent les réacteurs les plus vieux , et programmer la fermeture rapide des autres, par exemple losrqu’ils arrivent à 30 ans d’âge, c’est à dire leur durée de vie prévue à l’origine.

La fusion du coeur est le plus grave accident qui puisse arriver dans une centrale nucléaire. Il est désormais probable que c’est un véritable Tchernobyl qui a lieu… pour le moment à l’intérieur de l’enceinte de confinement (une grosse cloche de béton qui recouvre le réacteur). Le nuage radioactif est donc actuellement retenu mais la fusion fait monter la pression, ce qui menace de faire voler en éclat l’enceinte de confinement : ce serait alors un nouveau Tchernobyl.

Pour plus d’informations : http://observ.nucleaire.free.fr/falsification.htm

21 mars 2011 Posted by | ENERGIE, résilience, SANTE | , , , , | 1 commentaire

La démocratie énergétique


La démocratie locale et réelle est la seule voie pour des changements “durables”.

« Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de cohérence. Et par là, je n’entends pas des dogmes, mais plutôt une véritable structuration des idées qui mettrait

la philosophie, l’anthropologie, l’histoire, la morale, une rationalité renouvelée et des visions utopiques au service de la liberté – et une liberté,

ajouterai-je, qui servirait aussi bien l’évolution de la nature que celle de l’être humain. »

Murray Bookchin

Organisation territoriale et démocratie énergétique
L’ordre pyramidal actuel ne parvient plus à cacher les profonds désordres qui lui sont inhérents.

 

Les évolutions mondiales, sociales, climatiques et économiques le révèlent chaque jours de façon plus criante.

Contrairement aux énergies fossiles, exploitées en un petit nombre de sites importants, les énergies solaires et terrestres sont diffuses.

C’est en fonction de leur usage (électricité, chaleur, carburant) à un moment et un endroit donné qu’il faut les penser. Il convient de les mettre en place localement en fonction des besoins.
Une telle production se situant à l’endroit où les besoins existent par la captation d’énergie solaire, éolienne, bio-masse, hydraulique, géothermique aura pour effet, non seulement, de réduire considérablement les pertes dues à la production et au transport de l’énergie, mais également de remettre  en question le système de décision pyramidale et de donner au citoyen sa place dans le processus de décision de production énergétique.

Il s’agit ainsi de passer à une économie énergétique largement décentralisée, à une stabilité et à une sécurité des systèmes locaux.

Des réformes politiques sont vitales.
Pour ouvrir une autre voie que celle du “toujours plus”, des changements politiques sont nécessaires faisant appel à des notions de responsabilité, d’initiative, de solidarité planétaire, de développement local…

Les questions d’énergie, d’environnement, de construction, de développement économique, d’emploi, d’urbanisme, et, finalement, de démocratie, sont imbriquées au point qu’il n’est pas logiquement possible de traiter l’un de ces domaines sans aborder les autres, tout en tenant compte des caractéristiques propres à chaque territoire.

Or la centralisation du pouvoir en matière d’énergie bloque l’insertion de la politique énergétique au sein des politiques territoriales, l’État n’ayant ni la volonté, ni la capacité d’adapter sa politique énergétique et les actions qui en découlent à l’infinie diversité des contextes locaux.

En revanche, la voie ouverte par l’exploitation des énergies solaires et terrestres , permettrait de renouveler le fonctionnement de la démocratie locale puisqu’elle suppose un réel partage des responsabilités entre les citoyens et leurs institutions.
Décentraliser le système énergétique français va donc bien au-delà de simples dispositions techniques ou administratives.

On touche ici à un instrument de pouvoir et les pouvoirs en place se cachent derrière toutes sortes de prétextes pour ne rien abandonner.
Voilà donc un domaine vital où la République peut sans crainte donner du pouvoir aux citoyens, à leurs entreprises et à leurs collectivités.

Une démarche fondamentalement démocratique

La mise en place d’une démocratie énergétique fondée sur un partage des responsabilités entre les citoyens, les collectivités est aujourd’hui cruciale.
Nous constatons les progrès de plus en plus sensibles de cette démarche bien qu’elle aille à l’encontre d’un comportement traditionnel des Français.
En effet, les choix politiques de la France en faveur d’une centralisation excessive du système énergétique, qui se traduit en particulier par une hypertrophie de la production électrique nucléaire, découlent du caractère monarchique du système républicain de notre pays.
L’organisation du pouvoir y est traditionnellement pyramidale à chaque niveau des institutions, des entreprises et plus généralement de toutes les organisations, associations, églises, familles…
Dans tous les domaines, ce caractère favorise l’adoption et la réalisation de programmes pharaoniques sensés résoudre les problèmes d’un coup et à eux tout seuls.
Prendre le contre-pied de ce système en luttant contre lui au sommet ne peut que le durcir si la base ne nous suit pas.

L’exercice local de responsabilités concrètes, relié pédagogiquement à une vision nationale et planétaire, est une voie beaucoup plus prometteuse.
Il convient donc de travailler aux progrès de la démocratie locale, directe et réelle, seule voie pour des changements “durables”.

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bibliographie: 

  • Une société à refaire-Pour une écologie de la liberté. BOOKCHIN Murray
  • Énergie, changeons de cap ! Scénario pour une France durable.Didier Lenoir et le Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER)

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21 mars 2011 Posted by | DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, ENERGIE, Notre démocratie | , , , , , , , , , | 6 commentaires

L’inquiétante centrale nucléaire de Blaye


Les constats en 2008:

NUCLEAIRE Blaye –

  • «Présence de divers câbles électriques baignant dans un caniveau technique rempli d’eau».
  • «Armoires regroupant des alarmes incendie présentant des dysfonctionnements importants».
  • «véhicules à moteur circulant dans la salle des machines des réacteurs».

L’association Tchernoblaye tire la sonnette d’alarme. Elle s’inquiète de «graves problèmes» relevés à la centrale nucléaire du Blayais par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), lors d’une visite inopinée début avril.
Dans un courrier adressé au directeur de la centrale, l’autorité de contrôle juge en effet que «ces pratiques ne sont pas acceptables». L’ASN pointe notamment

  • les manquements du dispositif de détection incendie : «les groupes électrogènes des réacteurs 1 et 2 ne génèrent pas d’alarme incendie mais une simple alarme technique en salle de commande».
  • L’association Tchernoblaye souligne pour sa part la récurrence du dysfonctionnement : «ce grave problème avait été découvert en 2003 mais, malgré la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il n’avait été rectifié que sur les réacteurs 3 et 4».
    La direction a cependant répondu n’avoir «aucun doute» sur son système de protection incendie. Tout en affirmant étudier «la façon d’intégrer les améliorations».
  • «l’industrie nucléaire fait courir à l’ensemble de la population des risques extrêmes»selon l’ex-ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique, Bella Belbeoch, le risque d’inondation persiste à marée haute.
  • L’association Tchernoblaye a déjà montré que la nouvelle digue de protection construite en 2000 basculait lentement vers l’avant, menaçant de s’effondrer.
  • Les antinucléaires contestent aussi la fiabilité des circuits de refroidissement : « Une rupture de canalisation risque de boucher le filtre chargé de récupérer l’eau du circuit primaire pour refroidir le réacteur », souligne Stéphane Lhomme, membre du réseau Sortir du nucléaire et auteur d’un livre sur les questions de sécurité*. Un risque admis en décembre 2003 par EDF, qui a aussi identifié en décembre 2005
  • le danger de défaillance des pompes qui réinjectent l’eau du circuit primaire dans la cuve pour refroidir l’ensemble.
    Dernière inquiétude, l’Autorité de sûreté nucléaire a reconnu le 13 septembre 2001 que
  • le CNPE n’était pas conçu pour résister sans dommage à l’impact d’avions gros porteurs..

Liste des incidents à Blaye

source Autorité de Sûreté Nucléaire

  • Indisponibilité de l’isolement enceinte du bâtiment réacteurCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFElectricité de France a reclassé au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES un événement relatif à l’indisponibilité d’une vanne d’isolement de l’enceinte du réacteur de la centrale nucléaire du Blayais. Cette vanne se trouve sur le système de ventilation de balayage à l’arrêt (EBA).Publié le 07/02/2011
  • Anomalie générique concernant le système d’injection de sécurité Anomalie GénériqueLe 1er février 2011, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire une anomalie générique relative à la répartition des débits d’injection de sécurité à haute pression dans les branches froides du circuit primaire principal des réacteurs de 900 MWe.Publié le 07/02/2011
  • Anomalie générique concernant la tenue au séisme de divers matérielsAnomalie GénériqueLe 8 décembre 2010, EDF a informé l’ASN d’une anomalie de tenue au séisme de divers matériels situés dans la station de pompage de certains réacteurs de 900 MWe (centrales de Cruas, Tricastin, Blayais et Gravelines) et de 1300 MWe (centrales de Penly et Flamanville, réacteurs n°3 et 4 de Paluel).Publié le 23/12/2010
  • Volume minimal dans réservoir de réfrigération et filtration des piscinesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 8 octobre 2010, le niveau du réservoir de réfrigération et filtration des piscines (PTR) est passé en dessous du niveau minimal requis par les spécifications techniques de référence pendant environ 18 h .Publié le 15/10/2010
  • Détection tardive d’une erreur de positionnement d’une vanneCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 2 octobre 2010, alors que le réacteur n° 3 de la centrale du Blayais était en phase de redémarrage après un arrêt pour maintenance et rechargement du combustible, l’exploitant a identifié une erreur de positionnement d’une vanne située sur une canalisation traversant l’enceinte de confinement du réacteur.Publié le 12/10/2010
  • Contamination vestimentaire détectée au portique de contrôle radiologiqueCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLa circulation des personnes dans une centrale nucléaire est organisée de telle manière que les objets et les personnes, lorsqu’ils quittent une zone supposée contaminée, passent obligatoirement par trois portiques successifs de détection de la radioactivité, nommés C1, C2 puis C3, avant de quitter le site.Publié le 07/10/2010
  • Transport de matières radioactives par un mode interditCentrale nucléaire de Golfech – 2 réacteurs de 1300 MWe – Golfech – EDFCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFCentrale nucléaire de Penly – 2 réacteurs de 1300 MWe – Penly – EDFCentrale nucléaire de Gravelines – 6 réacteurs de 900 MWe – Gravelines – EDF

    Centrale nucléaire du Bugey – 4 réacteurs de 900 MWe – Bugey – EDF

    Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire – 2 réacteurs de 1300 MWe – Belleville-sur-Loire – EDF

    L’ASN a été informée le 12 février 2010 d’un non-respect de la réglementation applicable aux expéditions de boremètres. Ces écarts concernent 7 transports réalisés par les centrales nucléaires de Blayais, Belleville, Bugey, Golfech, Gravelines et Penly entre 2002 et 2009. Deux de ces transports ont été réalisés par voie postale.

    Publié le 13/04/2010

  • Transport de matières radioactives par voie interditeAnomalie GénériqueL’ASN a été informée le 12 février 2010 d’un non-respect de la réglementation applicable aux expéditions de boremètres. Ces écarts concernent 7 transports réalisés par les centrales nucléaires de Blayais, Belleville, Bugey, Golfech, Gravelines et Penly entre 2002 et 2009. Deux de ces transports ont été réalisés par voie postale.Publié le 12/04/2010
  • Anomalie générique concernant les diesels de secours des réacteurs de 900 MWeAnomalie GénériqueLe 16 octobre 2009, EDF a informé l’ASN d’une anomalie générique concernant les coussinets de tête de bielle des moteurs diesels des groupes électrogènes de secours des réacteurs de 900 MWe suivants : Blayais 1-3, Bugey 2-3-4, Chinon B3, Cruas 3-4, Gravelines 2-4, Saint-Laurent 2 et Tricastin 1-2-3-4.Publié le 27/01/2010
  • Graissage des groupes motopompes du système de refroidissement à l’arrêtAnomalie GénériqueLe 30 septembre 2009, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement relatif au graissage des motopompes du système de refroidissement du réacteur à l’arrêt (RRA). Cette anomalie concerne les sites du Blayais (réacteurs 1, 2, 3 et 4), de Gravelines (réacteur 1) , du Tricastin (réacteurs 1, 2, 3 et 4), de Cattenom (réacteurs 1, 3 et 4), de Nogent (réacteur 1), de Penly (réacteurs 1 et 2) et de Civaux (réacteur 2).Publié le 12/01/2010
  • Mise à l’arrêt des pompes du circuit d’eau bruteAnomalie GénériqueLe 8 décembre 2009, EDF a informé l’ASN d’une anomalie générique concernant une consigne inadaptée dans les procédures de conduite accidentelle. Cette anomalie concerne les centrales nucléaires de Blayais, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Saint-Laurent et Tricastin.Publié le 17/12/2009
  • Indisponibilité d’une vanne de régulation de la pressionCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 14 août 2009, un essai de fonctionnement a été mal réalisé sur un module électronique qui intervient dans la régulation d’une vanne de décharge à l’atmosphère.Publié le 24/09/2009
  • Non-respect des spécifications techniques sur des vannes d’isolementCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLa centrale nucléaire du Blayais a détecté le 8 septembre 2009 qu’un essai de requalification des vannes d’isolement vapeur n’avait pas été réalisé dans les délais impartis.
    Les matériels importants pour la sûreté du réacteur font en effet l’objet d’essais périodiques afin de garantir en permanence leur fonctionnement correct. Les règles générales d’exploitation fixent la nature de ces essais et les délais entre chaque essai.Publié le 18/09/2009
  • Non-respect des spécifications techniquesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLors de l’inspection du 21 août 2009, l’ASN a constaté le non respect par EDF, d’une disposition prescrite dans le cadre d’une modification temporaire des spécifications techniques d’exploitation.Publié le 01/09/2009
  • Indisponibilité du circuit de protection contre l’incendie sur le réacteurCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 19 mars 2009, EDF a constaté le non respect de dispositions compensatoires prévues par un dossier de modification d’un circuit de lutte contre l’incendie.Publié le 07/08/2009
  • Non respect d’une mesure palliative fixée par les spécifications techniquesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 13 juillet 2009, dans le cadre de l’arrêt du réacteur n°2 pour visite partielle, le site du Blayais n’a pas respecté la conduite à tenir définie par les spécifications techniques d’exploitation (STE).Publié le 20/07/2009
  • Défaut d’intégrité de la troisième barrièreCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 22 juin 2009, alors que le réacteur n°1 de la centrale du Blayais était à l’arrêt, EDF a constaté que l’une des vannes qui assurent l’étanchéité de l’enceinte de confinement n’était plus manœuvrable.Publié le 26/06/2009
  • Mélange non conforme de graisses dans des servomoteurs devant fonctionner enCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 12 juin 2009, dans le cadre de contrôles demandés par l’ASN à la suite d’anomalies constatées ces derniers mois sur les sites de Nogent-sur-Seine, Golfech, Chooz B et Civaux, EDF a identifié des erreurs de graissage sur dix-neuf servomoteurs de la centrale nucléaire du Blayais.Publié le 22/06/2009
  • Indisponibilité partielle du circuit d’injection de sécuritéCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDFLe 9 août 2008, EDF a constaté qu’une partie du circuit d’injection de sécurité du réacteur n°3 n’était pas opérationnel alors que le réacteur était à l’arrêt pour rechargement partiel du combustible et opérations de maintenance.Publié le 17/09/2008
  • Dysfonctionnements dans la gestion par EDF des sources radioactivesCentrale nucléaire du Blayais – 4 réacteurs de 900 MWe – Blayais – EDF

La liste est très longue: 1 – 23 Suivant

Les risques majeurs aujourd’hui Blaye

« Depuis l’inondation de 1999, des mesures de sécurité ont été prises, les digues ont été renforcées et rehaussées. La centrale, en principe, est insubmersible. Partout où l’eau était passée, des aménagements ont été apportés pour que cela ne se reproduise plus », indique M. Basse-Cathalinat.

Cependant :

  • la route d’accès à la centrale n’a pas été surélevée.

Il souligne, cependant, qu’« une inondation du marais autour de la centrale est toujours possible ». Et rappelle que la route d’accès à la centrale n’a pas été surélevée. « Elle peut être submergée, les secours seront alors empêchés. »

En expert libre et vigilant, Bernard Basse-Cathalinat attirera l’attention sur l’enseignement majeur des événements blayais (hier) et japonais (aujourd’hui) : la fragilité des centrales nucléaires « face au trop d’eau et au pas assez d’eau ».

  • « Elles courent le risque de l’inondation comme celui de la ressource insuffisante à un bon refroidissement qui réclame des volumes considérables. »

Ainsi, quand ses quatre réacteurs fonctionnent, la centrale du Blayais utilise 180 mètres cubes d’eau à la seconde. Que le prélèvement en eau ralentisse, et la puissance des réacteurs diminue.

Jacques Maugein entend appuyer là où le risque est clairement identifié. « Nous voulons des informations précises d’EDF sur les conditions d’utilisation des eaux de refroidissement qui doivent être le mieux garanties », prévient-il. Le président de la commission rappelle qu’après l’inondation de 1999, une étude hydraulique du secteur du Blayais avait été commandée. Il regrette qu’elle ait été interrompue alors que l’État avait pris des engagements financiers « qu’il n’a pas honorés jusqu’au bout ».

  • « le risque d’inondation venant de l’intérieur ».

« L’eau peut contourner la centrale et l’isoler. Cette situation n’est pas satisfaisante. Quand on a la connaissance du risque, on doit prendre les précautions qui s’imposent. » EDF, l’exploitant du site, sera mis face à ses responsabilités, et les élus seront sommés de prendre leurs responsabilités.

Une centrale a hauts risques dont les associations locales réclament la fermeture depuis plus de dix ans!!!

L’ ARRET IMMEDIAT ET SANS CONDITION DU NUCLEAIRE EST LA SEULE SOLUTION ACCEPTABLE, ET ELLE EST POSSIBLE

voir le site de Tchernoblaye

……………………………………………..

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18 mars 2011 Posted by | ENERGIE, Non classé, SANTE | , , , , , , | 9 commentaires

Blaye 99: retour sur un accident nucléaire majeur


La nécessité d’un arrêt total des programmes nucléaires démontrée par l’exemple.

Après la tempête – Centrale de Blaye

La centrale nucléaire du Blayais n’a pas résisté à la tempête de la fin de siècle.

Le scénario catastrophe a été évité de justesse. La conception du site est sans doute à revoir.

Les tranches 1 et 2 de la centrale nucléaire du Blayais, à l’arrêt depuis la tempête des 27 et 28 décembre dernier,

sont passées très près d’un véritable scénario catastrophe, et elles vont vraisemblablement devoir être déchargées de leur combustible,

le temps que d’importantes réparations soient effectuées sur le site.

En effet, l’inondation d’une bonne partie des bâtiments a successivement mis hors d’usage plusieurs installations de sauvegarde,

comme le circuit d’injection de sécurité (RIS), qui permet de rétablir le niveau du circuit primaire, et l’EAS (aspersion de l’enceinte),

qui permet de faire baisser la température à l’intérieur du bâtiment réacteur en cas d’accident.

Quand ce fut au tour, à 8 h 23, le matin du 28 décembre, de la moitié des pompes du circuit SEC (eau brute de sauvegarde),

qui prélève l’eau en Gironde, la situation est devenue très grave.

C’est le SEC qui assure en effet le refroidissement de l’ensemble, par l’intermédiaire d’autres circuits, et la sûreté de la tranche n° 1 ne tenait plus qu’à deux pompes,

justifiant le déclenchement d’un plan d’urgence interne.

FUSION

Comme l’explique Christophe Quintin, responsable de la division nucléaire à la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) de Bordeaux,

« si le SEC avait lâché, on se retrouvait dans la configuration de l’exercice fait à Golfech en novembre dernier, où l’on avait simulé la fusion du coeur de la centrale au bout de dix heures ».

La fusion du coeur étant l’accident le plus grave qui puisse survenir à une centrale nucléaire et peut conduire à la rupture de l’enceinte de confinement.

Cette possibilité est tellement prise au sérieux que les experts de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (ISPN) calculent actuellement

quelle a été la probabilité de s’en approcher le 28 décembre dernier.

Hier, Jérôme Goellner, adjoint au directeur de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), s’est rendu à Blaye en compagnie de

Christophe Quintin pour une « visite technique » destinée à évaluer la situation pour prendre des décisions aujourd’hui.

La DSIN devrait faire connaître en fin d’après-midi ses recommandations pour les prochains jours.

Il s’agit dans l’immédiat de remettre tous les équipements en marche, pompes, vannes et autres appareils pour assurer la sécurité qui est en partie rétablie,

permettant l’allègement du plan d’urgence interne.

Cette phase devrait être terminée vers la mi-janvier, indiquait hier l’EDF. Il faudra aussi rétablir les digues de la centrale avant les grandes marées prévues à la fin du mois.

VINGT ANS APRÈS

Mais tout le matériel, qui a été plongé dans l’eau saline de la Gironde, est sérieusement endommagé, corrodé, et il faudra sans doute prévoir ensuite de longs travaux,plusieurs semaines,expliquait hier la direction de la centrale.

Pour les entreprendre en toute sûreté, les autorités de tutelle d’EDF envisageaient sérieusement hier de recommander le déchargement du combustible des tranches 1 et 2.

Ce qui les rendrait plutôt indisponibles pour quelques mois.

Il faudra aussi comprendre, explique Christophe Quintin, pourquoi une centrale nucléaire,

dont la plate-forme devait rester hors d’eau à la suite d’une « surcote de marée millénale », a pu voir ses installations vitales submergées par de

l’eau qui s’est engouffrée dans les multiples galeries techniques, vingt ans seulement après sa construction.

« On peut se tromper, explique-t-il, il y a un travail de conception à revoir. »

On ne disposait évidemment pas de statistiques précises sur les tempêtes des mille dernières années, mais il faudra désormais tenir compte de celle-ci

qui s’est pourtant produite avec un faible coefficient de marée.

Si la conception n’avait pas tout prévu, à aucun moment, en revanche, la gestion de la crise par le personnel EDF n’a été mise en cause par la tutelle.

Alors que de banales opérations de maintenance sont parfois dans certaines centrales l’occasion d’erreurs de routine, il semble que le grave incident

de la semaine dernière ait été l’objet d’un « sans-faute ».


Source:http://tchernoblaye.free.fr/

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14 mars 2011 Posted by | ECONOMIE LOCALE, ENERGIE | , , , , , , , , | 14 commentaires

Dette écologique et émissions de CO2 dans le monde


De Anne-Sophie • 26 février 2011 •

3 cartes pour y voir plus clair

Toute la difficulté des négociations internationales sur le climat repose en partie sur la façon dont on regarde l’impact de chaque pays sur le changement climatique mondial. Mais au-delà du climat se pose aussi la question de la raréfaction des ressources naturelles et de la capacité de chaque pays à assurer ses propres besoins. Autant de paramètres qui rendent difficile la compréhension globale du dérèglement planétaire. Heureusement, certaines cartes et infographies nous aident à mieux nous y retrouver.

L’impact de chaque pays sur le changement climatique

Le site internet Miller-McCune a réalisé une jolie infographie comparant les émissions totales de CO2 par pays avec les émissions de CO2 par habitant de chaque pays (cliquez sur l’image pour l’agrandir.)

Deux remarques peuvent être faites: afin que les niveaux de gaz à effet de serre se stabilisent, il est indispensable que les plus gros émetteurs de CO2 au monde (Chine, Etats-Unis, Inde, Japon, Tussie, Union Européenne) réduisent leurs émissions (cf. le pied gauche.) Mais il est évident que d’autres nations dont le taux d’émissions par tête est élevé doivent aussi apporter leur pierre à un édifice qui nous concerne tous (cf. empreinte de droite.) Intéressant de voir que Libye et Suède ont le même impact CO2 par habitant par exemple, ou de relativiser l’impact des chinois par rapport au Danemark… vous ne trouvez pas ?

La dette écologique: biocapacité – empreinte écologique < 0

Si on élargit le spectre d’analyse se pose la question de la dette écologique des pays (une notion plus souvent valorisée dans le monde anglo-saxon qu’en France, où les approches restent très CO2 centrées.)

L’humanité utilise actuellement l’équivalent d’une planète et demie pour répondre à nos besoins : dit plus simplement, cela signifie que la Planète a besoin de 17 mois pour régénérer ce que nous utilisons en un an (chiffres du Global Footprint Network 2010).

Pour calculer la dette écologique, on compare la biocapacité d’un pays (sa capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur) avec son empreinte écologique (mesure des surfaces biologiquement productives de terre et d´eau nécessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur).

Les deux cartes interactives ci-dessous peuvent vous aider à comprendre quelle est la situation de chaque pays dans le monde en terme de dette écologique.

La première a été  créée par ChartsBin. En cliquant ci-dessous, vous accéderez à une version interactive qui vous permet, en survolant chaque contrée avec votre souris, de voir quelle est la situation par ressource renouvelable.

Our Planet in Ecological Debt

La seconde a été réalisée par Jacob Houtman et présente les mêmes données avec un système de cercles. Vous pouvez sur celle-ci vous amuser à comparer les dettes de deux pays (cliquez sur la carte pour accéder à la version interactive.)

Alors, n’est-ce pas plus facile de comprendre certains enjeux de cette manière ?

++ A noter: le site GoodPlanet.info, en France, propose des cartes interactives fort bien réalisées pour comprendre l’évolution des différentes composantes environnementales dans le monde.

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source:www.ecoloinfo.com

28 février 2011 Posted by | ENERGIE, résilience | , , , , | Laisser un commentaire

Le Manuel de la Transition de Rob Hopkins


Le fondateur du Réseau de la Transition Rob Hopkins, nous parle de la première ville conçue pour s’adapter au pic pétrolier: Totnes en Angleterre. Son livre Le Manuel de la Transition nous montre comment s’organiser avec une vie communautaire, afin de s’adapter, de développer la résilience par rappport au prochain choc pétrolier: le pic pétrolier.

20 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, webTV | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le prix du pétrole va flamber.


 

Qui a le pétrole?

« La consommation des grands pays émergents est en train d’exploser à cause de leur passage rapide à la civilisation de l’automobile. La part laissée aux pays autres dans ce marché qui se rétrécit va donc être de plus en plus restreinte. S’il n’y a pas une réduction volontaire et rapide de la consommation de pétrole des pays développés, son prix va flamber, et avec lui celui des autres énergies : »

Bernard Durand – 14 février 2011

Résumé : Parce que les actuels pays exportateurs de pétrole vont produire de moins en moins, mais aussi consommer une part de plus en plus grande de leur production, les quantités disponibles sur le marché international vont décroître plus vite que la production mondiale, malgré l’apparition de nouveaux pays exportateurs comme le Brésil ou le Kazaksthan.

La consommation des grands pays émergents, en particulier de la Chine et de l’Inde, est en train d’exploser à cause de leur passage rapide à la civilisation de l’automobile. La part laissée aux pays autres que la « Chindia » dans ce marché qui se rétrécit va donc être de plus en plus restreinte.

S’il n’y a pas une réduction volontaire, rapide et menée intelligemment de la consommation de pétrole des pays développés, son prix va flamber, et avec lui celui des autres énergies : le niveau de vie et la croissance de ces pays en seront très compromis.

Les pays européens sont beaucoup trop dépendants du pétrole et n’ont guère de ressources propres. Ils seraient bien inspirés de réduire dès maintenant et massivement cette dépendance. La feuille de route approximative est la suivante : une réduction de la consommation d’un tiers d’ici 15 ans, de 50 % d’ici 25 ans, et de 60 % d’ici 35 ans.

En Europe, les deux secteurs les plus consommateurs sont le résidentiel tertiaire, avec le chauffage (15%), et les transports, avec les carburants (65%). On décrit pour ces secteurs une association de mesures à court et à moyen terme, qui devraient permettre de tenir à peu près les premières étapes de cette feuille de route :
– Dans le secteur résidentiel-tertiaire, pour le moyen terme un programme massif d’isolation du bâti ancien, et pour le court terme un programme de relevage très rapide des chaudières à fuel par d’autres moyens de chauffage, utilisant les énergies renouvelables plutôt que le gaz. Car celui-ci sera en voie de raréfaction d’ici 20 à 30 ans, comme c’est le cas aujourd’hui du pétrole.
– Dans le secteur des transports, pour le moyen terme le passage progressif aux véhicules électriques et hybrides rechargeables, utilisant autant que possible une électricité décarbonée, accompagné d’une politique favorisant la réduction des distances parcourues, les transports en commun et les déplacements doux, et pour le court terme un programme massif de réduction de consommation des véhicules à moteur thermique, par l’accélération de la mise en œuvre des progrès technologiques déjà réalisés par les constructeurs, mais aussi en encourageant fortement un effort « citoyen » de réduction des vitesses, d’écoconduite et de choix de véhicules peu consommateurs.

Pour garantir ce court et ce moyen terme il reste cependant indispensable d’avoir l’adhésion des consommateurs, et que d’autres ensembles géopolitiques très gaspilleurs, en particulier l’Amérique du Nord et les pays du Moyen-Orient, fassent dans le même temps des efforts analogues. Le long terme restera malgré cela bien incertain.

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l’article intégral:sur reporterre.net

14 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

« La faim du pétrole »


Conférence gesticulée sur l’énergie  par Anthony Brault de la SCOP Le pavé

 

 

 

 

11 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, webTV | , , | Laisser un commentaire

L’ère de l’après-pétrole


Documentaire de la chaîne parlementaire :

L’ère de l’après-pétrole (2009) :

11 février 2011 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE, résilience, webTV | , | Laisser un commentaire

Jancovici – La fin du pétrole et des esclaves énergétiques


Extrait d’une conférence tenue par Jean Marc Jancovici sur les défis de la dépletion des ressources énergétiques fossiles. Cet extrait permet de bien comprendre que le pétrole contient en lui l’équivalent énergétique de centaines d’esclaves qui nous fournissent des services quotidiens indispensables.

27 décembre 2010 Posted by | ENERGIE, webTV | , , | Laisser un commentaire

Le charbon dans la terra preta


Incorporation de charbon de bois

Méthode d’identification du charbon dans la terra preta

La transformation de la biomasse en charbon produit une série de dérivés charbonneux désignés sous le nom de carbone noir ou pyrogénique, dont la composition varie; allant de matière organique légèrement charbonnée, jusqu’à des particules de suie très graphitées formées par la recomposition de radicaux libres (Hedges et al. 2000). Ici, tous les types de matériaux charbonneux sont appelés charbon. Par convention, est considérée comme charbon la matière organique naturelle transformée thermiquement avec un pourcentage O/C de moins de 0.6 (des valeurs plus petites ont cependant été suggérées). À cause des interactions possibles avec les minéraux du sol et la matière organique, il est quasiment impossible d’identifier le charbon avec sûreté en le déterminant uniquement par le simple pourcentage O/C. Le pourcentage H/C ou des marqueurs moléculaires comme l’acide benzènepolycarboxylique sont donc utilisés comme seconde dimension d’identification.

Le charbon dans la terra preta

Du carbone a été ajouté aux sols pauvres, sous forme de charbon de bois fabriqué à basse température et en présence d’une quantité d’oxygène limitée (à l’aide de feu étouffés). William Woods (Université du Kansas, à Lawrence), expert en sites d’habitations abandonnés, a mesuré dans la terra preta jusqu’à 9% de carbone noir (contre 0.5% pour les sols environnants). B. Glaser et al ont trouvé jusqu’à 70% de carbone de plus que dans les Ferralsols avoisinants, avec des valeurs moyennes approx. de 50 Mg ha-1 m-1.

La chercheuse finlandaise Janna Pitkien a mené des tests sur des matériaux à haute porosité tels que la zéolite, le carbone activé et le charbon; ces tests montrent – contrairement à ses attentes – que la croissance microbienne est substantiellement améliorée avec le charbon. Il est possible que ces petits morceaux de charbon tendent à migrer à l’intérieur du sol, fournissant un habitat pour les microbes qui assimilent la biomasse de la couverture de surface.

La structure chimique du charbon dans les sols de terra preta est caractérisée par des groupes aromatiques poly-condensés, à qui sont dus d’une part la stabilité biologique et chimique prolongée combattant la dégradation microbiale; et d’autre part, après oxydation partielle, la plus grande rétention de nutriments. Le charbon de bois (mais non celui d’herbacées ) fabriqué à basse température, a donc une couche interne de condensats d’huiles biologiques que les microbes consomment et qui est similaire à la cellulose de par ses effets sur la croissance microbienne (Christoph Steiner, EACU 2004). Le charbonnage à haute température fait perdre cette couche et accroît peu la fertilité du sol. Glaser et al. (1998 et 2003) et Brodowski et al. (2005) ont démontré que la formation de structures aromatiques condensées dépend du processus de manufacture du charbon. C’est l’oxydation lente du charbon qui crée des groupes carboxyliques; ceux-ci augmentent la capacité d’échange des cations dans le sol. Lehmann et al ont étudié le noyau des particules de carbone noir produit par la biomasse. Ils l’ont trouvé hautement aromatique même après des milliers d’années d’exposition dans le sol et présentant les caractéristiques spectrales du charbon frais. Autour de ce noyau et sur la surface des particules de carbone noir ont cependant été identifiées de bien plus larges proportions de formes de C carboxyliques et phénoliques spatialement et structuralement distinctes du noyau de la particule. L’analyse des groupes de molécules fournit des évidences à la fois pour l’oxydation de la particule de carbone noir même, aussi bien que pour l’absorption de carbone non-noir.

Ce charbon est ainsi décisif pour le caractère de soutenabilité de la culture sur sols de terra preta. Des amendements de Ferrasol avec du charbon de bois augmentent considérablement la productivité végétale. Les sols agricoles ont perdu en moyenne à 50% de leur carbone suite à l’agriculture intensive et autres dégradations d’origine humaine.

26 décembre 2010 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, ENERGIE | , , , , | 7 commentaires

Êtes-vous plutôt béton ou cannabis ?


Une filière économique en train de naître : le Cannabis sativa pour l’habitat  

Par gaëlle richard- SudOuest.fr

 Le chanvre, transformé, est associé à la chaux pour créer un béton bio.  photo « sud ouest »

Le chanvre, transformé, est associé à la chaux pour créer un béton bio. photo « sud ouest »

Il paraît que les trois petits cochons ont oublié un matériau pour construire leurs maisons. L’on dit même que ce serait le maire de Lagraulet qui le fabriquerait. Nicolas Méliet cultive, depuis cette année, 80 hectares de Cannabis sativa. Du chanvre. Celui de Lagraulet pousse en bio et est destiné à la construction.

Son compère, Pierre Amadieu, également agriculteur bio et gérant de la société Start Hemp, en produit 120 hectares. À eux deux, ils peuvent fournir la filière naissante de chanvre bio pour la construction. Avec le soutien du sénateur maire de Fleurance Raymond Vall et de son équipe, des tables rondes se succèdent, réunissant les acteurs de la production, de la transformation et de l’utilisation.

Du champ au chantier

Comment naît une filière économique ? « Eh bien, chacun de ces protagonistes explique ce dont il a besoin, résume Nicolas Méliet. Et tous les autres font en sorte de répondre à ces besoins. »

Depuis juillet dernier, la filière du chanvre bio destiné à la construction est ainsi en train de voir le jour. Demain, à la mairie de Lagraulet, table ronde et démonstration clôtureront la mise en place de ce réseau de professionnels.

L’idée de Nicolas Méliet et consorts consiste à mettre sur pied un circuit court. La production de Cannabis sativa de Lagraulet sera utilisée pour la construction de maisons à Lagraulet. Tout au plus dans le Gers. Mais on est loin du manque d’ambition. Le but est de s’attribuer un marché local en éliminant les intermédiaires, de manière à ce que chaque protagoniste soit dignement rémunéré. Du champ au chantier, directement.

Pour le chantre du chanvre, les atouts de cette plante ne sont plus à démontrer. « Il s’agit d’un très bon isolant phonique et thermique, affirme Pierre Amadieu. Il est en outre un bon régulateur hygrométrique et il apporte un confort d’été grâce à son inertie thermique. » Le principe consiste à réaliser un béton en mélangeant la partie du chanvre appelée la chènevotte avec de la chaux.

Seulement, des freins ralentissent encore le développement économique de cette espèce botanique, utilisée par l’homme depuis le néolithique : le prix, le faible nombre d’entreprises formées à l’utilisation et l’offre encore marginale. C’est à tous ces inconvénients que la filière gersoise tentera d’apporter des solutions. « Nous allons essayer de rapprocher le prix d’une maison en chanvre de celui d’une habitation traditionnelle », annonce Nicolas Méliet.

La machine inventée par Pierre Amadieu pourrait bien participer de cet objectif, puisqu’elle permettra de projeter le chanvre transformé, remplaçant la pose à la main beaucoup plus onéreuse et moins compétitive vis-à-vis du ciment.

20 décembre 2010 Posted by | ECONOMIE LOCALE, ENERGIE, LOGEMENT | Laisser un commentaire

communiqué de l’association antinucléaire Tchernoblaye


Éolien : l’Espagne bat des records
… et l’Aquitaine reste à zéro !

L’association antinucléaire Tchernoblaye se félicite des performances exceptionnelles des éoliennes en Espagne qui, le week-end dernier, ont dépassé par moment 50% de la production nationale d’électricité. Tchernoblaye fustige d’autant plus la dramatique faiblesse de la Région Aquitaine, une des dernières en France à afficher… zéro éolienne !

Les performances de l’Espagne sont en augmentation continuelle et la question de l’intermittence de la production éolienne est en passe d’être réglée : dans les périodes de fort vent, une partie de l’électricité sert à « turbiner » de l’eau dans des bassins de retenue en altitude, qui permettent une production électrique lorsque le vent ne souffle pas.

Pendant que l’Espagne prouve qu’il est possible de produire une électricité propre, permettant à la fois de lutter contre le changement climatique et de se passer du nucléaire (le gouvernement Zapatero a décider de fermer les centrales nucléaires espagnoles l’une après l’autre et de ne pas en construire de nouvelles), la région Aquitaine, pourtant aux premières loges pour s’inspirer des performances espagnoles, présente toujours une production éolienne égale à zéro.

Il apparaît clairement que M Rousset préfère soutenir le lobby nucléaire (avec le laser mégajoule, dont le but est de mettre au point une nouvelle génération de bombes atomiques) et le lobby routier (avec le construction insensée de l’autoroute Langon-Pau) et se contente de belle paroles concernant les énergies renouvelables.

Il faut d’ailleurs noter que le soutien de M Rousset aux industriels de la voiture électrique se fait sans programme associé de développement des énergies renouvelables, ce qui signifie clairement que, pour M Rousset, les batteries des voitures électriques doivent être rechargées avec l’électricité nucléaire, une des plus polluantes qui soit.

15 décembre 2010 Posted by | ENERGIE, résilience | , | Laisser un commentaire

Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ? | Rue89


Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ? | Rue89.

4 décembre 2010 Posted by | DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, ENERGIE | , | Laisser un commentaire

Énergie


Décroissance énergétique

La consommation d’énergie est impactée par tous les autres domaines. Ainsi, une agriculture biologique, le choix des transports en commun, de produits locaux et de saison diminue l’empreinte énergétique au niveau local comme global.

Le scénario négawatt propose une réduction de l’empreinte énergétique sur la période 2000-2050 suivant trois axes : sobriété, éfficacité et utilisation d’énergies renouvelables.

Le concept de décroissance énergétique (« energy descent » en anglais) a été formulé en 2001 par les écologistes Odum et Odum. Selon les auteurs, la décroissance énergétique est la seule alternative qui s’offre à nous après une ère de croissance énergétique (« energy ascent ») caractérisée par l’abondance de ressources fossiles (pétrole) à bon marché. C’est un des concepts-clés de l’écologie actuelle. Sur celui trop vague de développement durable, il a l’avantage de préciser très clairement une des conditions essentielles de toute action écologique cohérente : il n’y aura pas de développement durable sans décroissance de la consommation des ressources géologiques. Pour certains auteurs tels que Holmgren (2003), la décroissance implique une diminution quantitative sur tous les plans : énergie, consommation, nombre d’humains (par contrôle des naissances), etc. Voici la définition qu’en donne Rob Hopkins, le fondateur des Transition Towns : « […] le déclin inexorable des ressources nettes disponibles pour soutenir l’humanité, qui reflète la croissance de la demande en énergies depuis la Révolution industrielle. Il s’agit d’un scénario d’avenir selon lequel le monde aura su s’adapter à cette diminution en relocalisant son activité et redéveloppant son autonomie (résilience).” Pour Hopkins, la décroissance énergétique est la seule alternative à un avenir où les nations risquent de s’affronter dans des combats sans merci pour les ressources naturelles : « L’idée de décroissance est mûre. C’est une nouvelle frontière qu’il faut aborder avec enthousiasme et détermination, en autant que chacun comprenne la nécessité de diminuer la consommation. » Adaptation de What is energy descent, de Rob Hopkins, par Bernard Lebleu

18 novembre 2010 Posted by | ENERGIE | , , , , , , | Laisser un commentaire

   

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