Aquitaine décroissance

vers une démocratie générale

Carte de la pollution mondiale de l’air en temps réel


 

 

Un nouveau service en ligne permet de voir en temps réel la pollution de l’air à n’importe quel point du globe .

En collectant les données de nombreuses stations d’observation , la carte permet de connaitre la qualité de l’air  de chaque villes .

L’indice de la Qualité de l’Air  (‘Air quality index’ ) est utilisé pour enregistrer le niveau de pollution atmosphérique et déterminer si il est dangereux de le respirer . Les donnée sont actualisée toutes les heures:

clic sur la carte

On peut également connaitre la qualité de l’air d’une ville précise en cliquant dessus.

En vert les régions où l’air n’a pas d’impact sur la santé

en jaune les régions où l’air peut affecter les personnes sensibles

en orange : les enfants et les adultes doivent éviter les efforts physiques et prolongés à l’air libre .

et en rouge  des problèmes de santé dus à la pollution sont probables

le violet indique la pire situation d’alarme pour la santé.

4 mai 2015 Posted by | DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

Réussir ses semis comme un pro (pdf)


E-Book « Réussis ses semis comme un pro ! » – Editions : De Vecchi

semons !

semons !

Tous les jardiniers, aguerris ou amateurs, le disent : faire ses propres semis procure une satisfaction intense, mais c’est un art délicat.
Aldo Colombo, horticulteur passionné, vous guidera dans l’apprentissage, si technique, de l’ensemencement.
Il procède, étape par étape : comment choisir les graines, quand et comment opérer, quelle partie de la plante prélever, quel mélange terreux préparer pour l’enracinement, quels soins apporter aux semis…
Et, parce que faire des semis c’est aussi connaître les plantes et leur classification et choisir parmi les différentes techniques de multiplication, l’auteur aborde ces points incontournables de façon claire et pédagogique.
Pratique et technique, ce manuel, qui vous apprendra les termes spécifiques, vous accompagnera tout au long de cette phase si réjouissante du jardinage où l’on observe s’épanouir jour après jour le fruit de son travail.

Réussir_ses_Semis_Comme_Un_Pro.pdf

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Articles liés:

-Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris.

-Le Manuel des jardiniers sans moyens

-Produire ses propres semences

-Introduction à la permaculture pour les agriculteurs

-La permaculture: principes de design écologique

-Le compost des templiers

19 avril 2015 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ebook | , , | 10 commentaires

L’écologie des pauvres et l’extractivisme.


 » Les sots confondent la valeur et le prix  »
Antonio Machado.

Le déplacement des coûts environnementaux du Nord vers le Sud.

buen vivir et neo-extractivisme

L’exploitation croissante et brutale des ressources naturelles que notre modèle économique provoque génère non seulement de nombreux problèmes environnementaux mais également de nombreux problèmes sociaux. Lors que l’on observe les flux de matières premières, on constate que celui-ci se fait des pays pauvres vers les pays riches: le pétrole, le charbon, les minerais, l’alimentation…

Un commerce écologique inégal existe.

Les communautés se défendent, et souvent des femmes sont à l’avant poste de ces luttes. Il existe d’innombrables expériences de résistance populaire et indigène contre la progression des activités extractives des entreprises multinationales.

La défense des mangroves; la défense des droits territoriaux face aux entreprises minières; la résistance aux multinationales pétrolières…

Ce sont toutes des luttes pour la justice environnementale.

Des gens protestent parce qu’il en va de leur vie.

Par exemple, les plantations de pin, en Équateur, destinées à capturer le dioxyde de carbone européen, ne peuvent pas se manger, les populations ne peuvent ni y cultiver ni y élever du bétail.

Ou encore face à la pêche industrielle; devant la construction de gazoducs; devant la construction du barrage dans la rivière Narmada en Inde qui inondera les terres fertiles…
Dans un conflit environnemental, les enjeux sont nombreux et variés : écologiques, culturels, de subsistance des populations, économiques.

Ce sont des enjeux qui s’expriment à des niveaux distincts.

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Source : article de Joan Martínez Alier  traduit par nos soins.
El ecologismo de los pobres

viernes, agosto 22, 2014  Joan Martínez Alier
Pour en savoir plus: El ecologismo de los pobres. Joan Martínez Alier.

 

12 février 2015 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , | 2 commentaires

Pourquoi veut-on nous faire croire que l’écologie est un truc de « bobo » ?


 » Les sots confondent la valeur et le prix  »
Antonio Machado.

ecologie des pauvres

Le déplacement des coûts environnementaux du Nord vers le Sud.

 

L’exploitation croissante et brutale des ressources naturelles que notre modèle économique provoque génère non seulement de nombreux problèmes environnementaux mais également de nombreux problèmes sociaux. Lors que l’on observe les flux de matières premières, on constate que celui-ci se fait des pays pauvres vers les pays riches: le pétrole, le charbon, les minerais, l’alimentation…

Un commerce écologique inégal existe.

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Les communautés se défendent, et souvent des femmes sont à l’avant poste de ces luttes. Il existe d’innombrables expériences de résistance populaire et indigène contre la progression des activités extractives des entreprises multinationales.

La défense des mangroves; la défense des droits territoriaux face aux entreprises minières; la résistance aux multinationales pétrolières…

La dette écologique

Le concept transparaissait déjà dans les critiques de la colonisation et de l’esclavage, mais il n’apparait associé au mot écologique vers 1990 alors que la dette extérieure des pays en développement ne cesse de s’alourdir ; Alors que le Chili a coupé presque toutes ses forêts, l’Institut d’écologie politique du Chili propose ce concept nouveau qu’il existe une dette écologique, en évoquant dans ce cas les impacts de la dégradation de la couche d’ozone sur la santé (humaine et animale) dont en Patagonie, où les taux d’U.V. avaient fortement augmenté.
Le concept est ensuite évoqué lors de la conférence de Rio dans les forums parallèles, avec les ONG notamment qui le diffuseront, en Amérique du Sud puis au Nord ((via notamment les Amis de la Terre.

Dans ce contexte, la dette écologique se mesure notamment au regard :

  • de la surexploitation (parfois irréversible) des « ressources naturelles », via des prix qui n’intègrent pas les externalités écologiques et sociales locales, régionales ou nationales ; ces ressources sont agricoles, forestières, halieutiques, cynégétiques, minérales, énergétiques, marines, génétiques et foncières ; c’est le « passif environnemental » ;
  • du gaspillage ou pillage9 ou de la dégradation des sols et eaux les plus fertiles (dont pour les cultures d’exportation) avec des impacts sociaux-environnementaux, sanitaires, alimentaires (perte d’autonomie) et politiques (spoliation de territoires, perte de souveraineté). L’érosion de la biodiversité, la déforestation, la fragmentation des territoires par les routes d’exploitation font partie des impacts de ce pillage.
  • de l’exportation vers l’océan (ex munitions immergées ou vers des zones peu habitées, ou vers des pays ou régions pauvres, et/ou vers les générations futures dans le cas de l’enfouissement sur place de déchets dangereux ou de déchets toxiques.
    La délocalisation vers des régions pauvres ou laxistes sur le plan du droit socio-environnemental d’activités polluantes ou à risque (dont essais nucléaires), avec pollutions, nuisances sanitaires, environnementales et sociales avérées ou en suspens pour l’avenir ;
  • de l’appropriation de l’espace environnemental d’autrui (avec expulsions parfois), et des puits de carbone ou capacités d’auto-épuration de la planète pour aujourd’hui et demain : l’utilisation et la saturation des puits, en particulier pour les émissions de carbone atmosphérique. La dette écologique pose donc non seulement la question de la distribution des biens et des maux environnementaux, mais aussi de la répartition des droits collectifs et individuels à polluer ;
  • de la biopiraterie par l’Agro-industrie et l’industrie pharmaceutique : la brevetisation des savoirs traditionnels. Selon Vandana Shiva, un triple pillage est opéré : des ressources biologiques, des savoirs et cultures qui les utilisaient, et des bénéfices économiques, au détriment des populations qui commercialisaient ou usaient librement des produits avant qu’ils ne soient brevetés[11] [11] V. Shiva, Protect or plunder ? Understanding intellectual…
  • des puits de carbone, avec une dette du carbone qui est la dette accumulée en raison d’une part de la destruction des puits de carbone et d’autre part de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz des pays les plus industrialisés avec, pour conséquences, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre. Moins à même de faire face au dérèglement climatique, les pays du Sud en sont les premières victimes.
  • de la culture et de la paix, car au préjudice socio-économique s’ajoute un préjudice culturel, puisque l’esclavage est une des formes d’appropriation, et parce que des savoirs traditionnels ont été à la fois déniés et privatisés par des firmes occidentales, ce qui nourrit un certain nombre de conflits10 juridiques (comme pour la brevetisation du riz basmati) ou aggrave les tensions ethniques ou militaires.
    La reconnaissance du pillage des savoirs est inséparable d’un combat épistémologique pour la reconnaissance de la pluralité et diversité des formes de savoir.

Ce sont toutes des luttes pour la justice environnementale.

Des gens protestent parce qu’il en va de leur vie.

Par exemple, les plantations de pin, en Équateur, destinées à capturer le dioxyde de carbone européen, ne peuvent pas se manger, les populations ne peuvent ni y cultiver ni y élever du bétail.

Ou encore face à la pêche industrielle; devant la construction de gazoducs; devant la construction du barrage dans la rivière Narmada en Inde qui inondera les terres fertiles…
Dans un conflit environnemental, les enjeux sont nombreux et variés : écologiques, culturels, de subsistance des populations, économiques.

Ce sont des enjeux qui s’expriment à des niveaux distincts.

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Sources :

Wikipedia: la dette écologique

article de Joan Martínez Alier  traduit par nos soins.
El ecologismo de los pobres

viernes, agosto 22, 2014  Joan Martínez Alier
Pour en savoir plus: El ecologismo de los pobres. Joan Martínez Alier.

 

12 février 2015 Posted by | DECROISSANCE | 7 commentaires

Devant, et sur les flancs. Lettre un peu péremptoire mais amicale au mouvement zadiste.


30 décembre 2014 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE, Notre démocratie | , | 1 commentaire

Changeons le système, pas le climat (déclaration de Lima)


Ci-joint la déclaration des organisateurs du Sommet des Peuples à Lima, présentée au ministre de l’environnement du Pérou, président de la COP 20, le jeudi 11 décembre.

Changeons le système, pas le climat

Déclaration de Lima, Sommet des peuples face au changement climatique, Lima, 11 décembre 2014

Le sommet des peuples face au changement climatique, qui s’est tenu à Lima du 8 au 11 décembre 2014, correspond aux mobilisations et résistances actuelles d’une grande diversité d’organisations, mouvements, plateformes, réseaux et collectifs sociaux, syndicaux, femmes, paysans, indigènes, jeunes, écologistes, religieux, artistiques et culturels péruviens et internationaux . Nous nous réunissons pour poursuivre le débat et partager les nombreuses formes de luttes et de résistance pour la construction de la justice sociale contre le système capitaliste et patriarcal, raciste et homophobe, pour le respect des divers modes de vie sans exploitation ni spoliation des biens de la nature, pour que les peuples décident en commun de la gestion de leurs ressources d’énergie, pour la réduction des inégalités sociales ainsi que pour promouvoir le Buen Vivir (Bien Vivre) comme mode de vie en harmonie avec la Nature et la Terre Mère.

 

Le capital cherche à résoudre la crise systémique en imposant son emprise sur l’eau, le saccage des territoires et du patrimoine naturel, la rapacité, la production de combustibles fossiles, l’exploitation accrue des travailleurs et des travailleuses, la répression des mouvements sociaux accompagnée de violence physique et psychologique, augmentant de diverses manières la criminalisation des luttes, des peuples, la militarisation et le contrôle des territoires. Et tout cela est soutenu par les médias. A cela s’ajoute la mise sous tutelle des États et de leurs bureaucraties par le pouvoir économique, le paiement des dettes injustes et odieuses, et beaucoup de faits qui bénéficient exclusivement aux véritables détenteurs du pouvoir auxquels les États se soumettent docilement, les entreprises nationales et les multinationales avec leurs relais politiques.

 

Dans un tel contexte, le Sommet des Peuples est le porte-parole des secteurs exploités et opprimés du monde, de ceux et celles qui sont marginalisé-e-s par un système économique et culturel qui les soumet aux influences racistes, fondamentalistes, machistes et patronales qui bénéficient au modèle capitaliste. En ce moment crucial que traverse l’humanité, alors que le changement climatique très grave dont nous souffrons tous exige d’engager des actions urgentes à un niveau global, nous demandons aux gouvernements – et à l’Organisation des Nations Unies réunie pour la COP 20 – d’adopter des accords qui respectent et valorisent la vie des peuples autochtones, paysans et urbains, et qui promeuvent la préservation de la biodiversité dans son ensemble. Nous refusons tout mécanisme de marché proposé comme solution aux problèmes climatiques et environnementaux.

Nous qui nous réunissons dans ce Sommet des Peuples, nous héritons et faisons partie du processus de luttes menées au sein de nos peuples, et nous nous présentons aujourd’hui avec toute cette force et expression collective. C’est en ce nom que nous demandons :

 

– Que les gouvernements du monde respectent nos territoires, nos droits et nos modes de vie, nos cultures, nos coutumes et conceptions de la vie et du monde que nous habitons. Nous dénonçons l’exploitation de nos ressources naturelles et de nos territoires par l’industrie extractiviste, qui mettent en péril nos moyens de subsistance, notre identité et la relation harmonieuse de nos communautés avec la Terre Mère. Nous demandons la reconnaissance de la propriété territoriale des communautés qui y ont vécu jusqu’à aujourd’hui. Nous n’acceptons pas le contrôle par l’étranger des territoires, ni les processus de négociation ni les propositions de fausses solutions pour le climat.

Les gouvernements doivent garder comme principe de base le respect de nos formes de vie ancestrales et la reconnaissance au droit d’auto-détermination en tant que nation et peuples autochtones.

 

– Nous demandons aux Etats d’engager le débat avec la société civile sur le concept d’émissions nettes évitables, ce qui permettrait un accord climatique 2015 avec une compensation pour les pays non industrialisés du fait de non exploiter les énergies fossiles et permettant de financer la transformation des sources d’énergie. Nous insistons pour l’adoption d’un impôt global sur les transactions financières internationales, qui nous garantisse des fonds suffisants pour une réelle transition incluant une justice sociale.

 

– Ainsi, nous déclarons que l’ensemble des initiatives prises pour inverser la dramatique tendance climatique actuelle de la planète, doit prendre en compte les responsabilités historiques des pays développés, reconnaître la dette écologique historique qu’ils ont contracté envers les pays du Sud et la réparer. En particulier, les transnationales au capital privé situées dans les pays développés doivent être reconnues comme responsables de leurs pratiques à un niveau global. C’est pourquoi nous exigeons que Justice soit faite pour les cas de contamination de Newmont, Dorean au Pérou et de Chevron-Texaco entre autres, qui ont perpétré un des plus grands écocides de la planète en Amazonie.

 

– Nous exigeons des gouvernements et des entreprises d’accepter et de respecter notre droit humain à un travail digne, avec le plein exercice de nos droits individuels et collectifs, garantissant un processus de réelle transition vers un monde nous permettant d’améliorer notre qualité de vie. Nous demandons des garanties pour un accès universel aux systèmes de protection et de sécurité sociale, le respect de notre liberté syndicale et une répartition juste et équitable de la richesse produite par notre travail et nos connaissances.

 

– Nous considérons qu’aucune action pour faire face au changement climatique ne sera efficace ou viable si elle ne s’accompagne pas de politiques publiques en faveur de l’agriculture familiale et paysanne, d’une réforme agraire, de la souveraineté et la sécurité alimentaire de nos peuples, d’une production soutenable, à base d’agro-écologie, autochtone, sans OGM ni pesticides, produite pour l’alimentation humaine et pour la préservation de la biodiversité. Nous croyons que pour avancervers un monde juste et une économie locale, solidaire, coopérative, féministe et communale, il est fondamental de reconnaître le droit humain à l’alimentation, mais aussi l’apport fondamental de l’agriculture paysanne qui représente 70% de l’alimentation mondiale. Nous exigeons de ralentir la production et l’expansion des agro-carburants, qui engendrent déforestation, érosion des terres, contamination des sources d’eau et de l’air, et ne sont qu’une autre forme de recolonisation territoriale.

 

– Ces dernières années, une des stratégies du capital a été de renforcer les processus deprivatisation, de marchandisation et de financiarisation de la nature, à travers l’économie verte, qui nous propose de fausses solutions à la crise climatique. Parmi celles-ci, on note : le Mécanisme de Développement Propre (MDP), les projets de Réduction des Émissions liées à la Déforestation et la Dégradation des forêts (REDD), les OGM; les agro-carburants, la géo-ingéniérie, les méga projets hydroélectriques, les centrales nucléaires, la fracturation hydraulique, la smart agriculture ou agriculture intelligente.

 

– Une des stratégies du capital repose aussi sur ce qu’on appelle l’impunité des multinationales et des gouvernements, à travers les traités de libre-échange et de protection des investissements, entre autres, ceux qui veulent privatiser les services essentiels comme l’eau, l’éducation, la santé et l’habitat, et qui s’attaquent aux droits humains des travailleurs et des peuples. Le Sommet des Peuples refuse toutes ces stratégies du capital.

 

– Ainsi que nous l’avons dit plus haut, nous dénonçons le système capitaliste patriarcal qui maintient oppression et contrôle sur le corps, le travail et la vie des femmes, encourage la violence sexuelle et la traite, les exclut de secteurs de la vie sociale et des espaces publics. Il est nécessaire d’aller vers une autre division du travail, qui ne mette plus le travail féminin à un rang inférieur, qui ne rende pas invisible le travail domestique – grâce auquel la reproduction sociale est possible – ni le subordonne aux lois du marché. Nous exigeons un changement radical afin de reconnaître le travail reproductif comme base de l’humanité et des relations au sein des communautés.. Toutes les alternatives doivent prendre en compte la perspective féministe et encourager des relations plus justes entre hommes et femmes.

28 décembre 2014 Posted by | DECROISSANCE | , , , , | Laisser un commentaire

#ZAd d’Agen c’est parti !


#ZAd d’Agen c’est parti !

Suite à l’appel d’un paysan d’Agen pour empêcher la destruction de 600 hectares de terres agricoles

Joseph Bonotto et Jean-Christophe Robert
décembre 2014
Près d’Agen, la municipalité de Sainte-Colombe-en-Bruilhois veut créer une nouvelle zone d’activité économique en bordure de la Garonne. Un bétonnage insensé qui détruirait 600 hectares de terres agricoles. Un paysan, qui risque d’être exproprié, appelle à la création d’une ZAD sur son terrain le 13 décembre, pour résister à ce projet.
Lot en Action

Lot en Action


« Bonsoir la famille ça y c’est parti. Nous sommes là déterminés. Nous avançons dans notre occupation. Un premier tipi monté, des réunions, la presse s’est fendue d’un déplacement. Il fait froid mais il ne pleut pas c’est déjà ça. J’ai les pieds au chaud grâce à ma bouillotte ça fait du bien. Je vous poste des photos demain, là c’est dodo pour moi. Free hugs à vous ZAD PARTOUT! ! »

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La municipalité de Sainte-Colombe-en-Bruilhois (à dix kilomètres d’Agen) a décidé de créer une nouvelle zone d’activité économique en bordure de la Garonne. Cette zone va s’étaler sur 280 hectares de terres agricoles pour y implanter des entrepôts et des parkings.
Il faut également y rajouter 300 hectares d’infrastructures : ronds-points, rocades, échangeur d’autoroute, pont sur la Garonne, gare TGVsur la future ligne Bordeaux-Toulouse. Tout cela menace donc de détruire près de 600 hectares de terres alluviales de première catégorie situées en bordure de la Garonne sur une nappe d’eau qui a une valeur inestimable pour l’agriculture locale.
Logique suicidaire
Ce carnage est totalement délirant ! D’un côté, on construit des barrages surdimensionnés pour irriguer des zones naturellement adaptées à une agriculture pluviale. De l’autre, on bétonne des zones fertiles riches en eau et propices à l’irrigation. Cette logique de gaspillage foncier est tout simplement suicidaire dans un contexte de dérèglement climatique qui limite progressivement notre capacité de production alimentaire.
Cela provoque par ailleurs toujours plus d’inondations meurtrières par imperméabilisation de nos sols en limitant le renouvellement de nos nappes phréatiques au passage.
zad partout

zad partout

Dialogue de sourds
Tous ces grands projets inutiles pèsent également très lourd sur nos finances publiques de plus en plus précaires. Pour couronner le tout, ces grands aménagements, ces pôles d’activités, ces zones commerciales ne créent pas d’emplois nouveaux mais ne font que déplacer ces derniers en aggravant ainsi le trafic routier. Pire, ils provoquent même des disparitions nettes d’emplois dans certains secteurs d’activités (le commerce de détail notamment).
Concernant le développement économiques du pays d’Agen, d’autres solutions existent. Aucune des 29 zones d’activité du département ne sont actuellement saturées. De nombreux espaces vides et de nombreux locaux inutilisés sont ainsi disponibles à proximité.
C’est notamment le cas à l’Agropole-Estillac située à quelques kilomètres de Sainte-Colombe-en-Bruilhois. Ces solutions ont été proposées aux élus de l’Agglomération Agenaise mais ces derniers ne veulent rien entendre face aux enjeux politiques locaux qu’ils poursuivent.
Pour lutter contre cette aberration et contre les expropriations qui s’annoncent à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, les habitants et les agriculteurs de la vallée se sont regroupés pour créer l’association TGV BA (Très Grande Vigilance du Bruilhois et de l’Agenais). Toutes les démarches et les recours qu’ils ont lancés jusque là n’ont servi à rien vu le dialogue de sourds qui règne avec les élus locaux.
13 décembre : création d’une ZAD*
Joseph Bonotto et son fils, qui cultivent une dizaine d’hectare de la commune depuis près de trente ans, risquent d’être expropriés de leurs terres à tout moment. Avec l’association TGV BA et l’association Filière Paysanne, ils proposent de créer une nouvelle ZAD au milieu de leurs champs afin de les occuper et de les cultiver de façon collective, légale et pacifique. Leur but commun est de montrer la volonté partagée de préserver cette vallée fertile.
Un premier rassemblement pour organiser la création de cette ZAD aura lieu sur place le samedi 13 décembre. L’accueil aura lieu le matin (à partir de 10h) et l’échange commencera vers midi autour d’un casse-croute partagé. Toutes les personnes qui sont intéressées par cette première rencontre sont les bienvenues (hébergement possible dans la grange de la ferme vendredi et samedi soir / prévoir le duvet).
* ZAD : « zone d’aménagement différé » pour les urbanistes ou « zone à défendre » pour le mouvement populaire de préservation des espaces naturels et agricoles.

Pour tout renseignement, vous pouvez joindre :
. Joseph Bonotto de l’association « Très Grande Vigilance du Bruilhois et de l’Agenais » : joseph.bonotto@orange.fr
. Jean-Christophe Robert de l’association « Filière Paysanne » : filiere.paysanne@gmail.com

14 décembre 2014 Posted by | Agriculture vivrière, Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

les AMAP disent NON à la Ruche qui dit oui


Le “frelon” Parisien exterminateur de la petite paysannerie continue ses ravages !

Depuis plusieurs années, des groupes de consom-acteur-actrices se sont regroupés pour aider au maintien ou à l’installation de paysans (AMAP , ACAPE , centres de réinsertion, etc…), mais depuis peu cette mouvance semble s’essouffler.

Par contre, de nouveaux moyens de distribution ont vu le jour, via internet comme “La ruche qui dit oui”.

Grâce à la médiatisation énorme dont a bénéficié cette nouvelle formule, l’engouement auprès de celle-ci a bien pris. En effet, la presse laisse supposer aux lecteurs qu’il s’agit de distribution de paniers en vente directe, alors que c’est une plate-forme logistique qui prélève près de 20 % du chiffre d’affaires aux paysans adhérents à ce système.

Un apiculteur à 90% en vente directe, distribuant dans 10 lieux d’AMAP  a dit « NON » aux sollicitations d’une « ruche qui dit oui » (1) près de chez lui ! Pourquoi ?

Tout d’abord par tromperie pour le consommateur, qui pense acheter un produit en vente directela-ruche-qui-dit-non-150x134, alors qu’il s’agit de manière très subtile d’une vente par 2 intermédiaires : le propriétaire de la ruche qui prend 10% TTC sur le CA réalisé et 10% TTC pour une start-up parisienne qui grossit à vue d’œil (40 salariés, dont les créateurs sont tous diplômés de hautes écoles de commerce).

Ensuite par éthique, car rémunérer en dividendes  les actionnaires de cette entreprise commerciale de plus de 500 ruches qui sont ni plus ni moins que Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr), Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmitton.org). Les grandes enseignes de la distribution l’ont compris avec les « drive » les consommateurs cliquent sur internet pour commander leur alimentation industrielle. Ils répondent à une réelle demande : de plus pousser le caddie, ne plus perdre de temps à faire ses courses.

Quels prix pratiqués par les producteurs qui se lancent dans cette aventure ?
– soit le même prix qu’en contrat AMAP, et faire payer le consommateur 20% plus cher, le prix à payer pour choisir ce qu’il veut quand il veut !
– soit s’aligner sur le prix du marché en vendant moins cher ses produits de 10 à 20%, c’est ce que certains producteurs en AMAP ont malheureusement  commencé à subir comme pression, c’est toujours la même histoire !
Petit rappel : les grandes et moyennes surfaces prennent une marge brute de 27% en moyenne sur un produit alimentaire (intégrant la gestion des stocks et du personnel salarié, inexistant ici)

Origines des produits : on parle proximité des produits qui viennent parfois de très loin par l’intermédiaire de transformateurs ou d’artisans (et non des paysans). La gamme des produits n’est pas qu’alimentaire (crème solaire).

Alternative possible : créer de nouvelles AMAP, alors que l’offre des paysans producteurs bio continue de croitre, la demande stagne, profitant à des intermédiaires qui se sucrent sur leur dos. Faire circuler cette information auprès des amapiens qui pourraient être séduits sans être totalement informés par ce nouveau type de « drive » préfigurant  le nouveau i-commerce du 21ème siècle, sans changer les mêmes pratiques capitalistiques du marché.

(1) La ruche qui dit oui  = Vente par internet, sans engagement, les consommateurs viennent chercher leurs victuailles chez un particulier (responsable de la ruche) très souvent sans croiser le producteur, qui n’est pas obligatoirement paysan ni bio, mais souvent transformateur ou artisan.

par AMAP Bio Devant – Courbevoie

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Petite mise à jour:

« La Ruche qui dit oui » est très hostile à ce débat et inonde les sites critiquant leur start up de « vrai-faux » commentaires et de mails.

Je vous propose donc de nouveaux documents sur cette tentative de récupération marchande du système associatif des AMAP.

  • La ruche qui dit oui…à qui? Un article sur les dangers pour la petite paysannerie du « drive paniers » par la ferme pédagogique en permaculture : www.lesdemainsdanslaterre.fr

N.B : le texte en format PDF.

la ruche qui dit oui…à qui.pdf
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  • Vous pouvez aussi lire ce très bon décorticage du mécanisme capitaliste de la ruche qui dit oui, ainsi qu’un article de la revue silence à propos de l’impact du drive sur internet sur les circuits courts.

Les deux articles se trouvant ci-dessous.

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article circuits courts revue silence n°
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N.B : le texte ci-dessous en format PDF.

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Quelques repères

Si vous êtes décidés à créer une AMAP, le guide très détaillé du réseau AMAP: Créer une AMAP

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9 novembre 2014 Posted by | Alimentation, DECROISSANCE | , , , , , | 6 commentaires

Les effets des nouveaux compteurs « intelligents » sur la santé.


Les compteurs émetteurs de radiofréquences sont contestés partout où ils sont implantés pour des raisons de santé publique, de sécurité, de protection de l’environnement et de la vie privée.

L’association Robin des Toits a écrit une lettre au ministre de l’Industrie et de l’Energie , dans laquelle elle le met en garde contre les éventuelles conséquences sanitaires des compteurs Linky. Ces compteurs « intelligents » équiperont tous les foyers français d’ici à 2020, a récemment annoncé le gouvernement. Via des informations mises à jour en temps réel, ils sont censés permettre de mieux gérer sa consommation.

compteur intelligent

Les radiations émises par un compteur intelligent sont 30 fois plus élevées que celles émises par un cellulaire, selon les mesures de la texane Laura Pressley, docteure en chimie physique. Dans leur sommeil, elle et son mari subissaient de petites secousses des jambes aux 25 secondes, soit à chaque fois que leur compteur pulsait des radiofréquences et micro-ondes. Symptômes qui ont disparu quand les émissions du compteur ont été désactivées par leur compagnie d’électricité. Elle recommande les filtres Stetzer pour éliminer les hautes fréquences transitoires que les compteurs génèrent sur le câblage domestique.

A lire également:

Sources:

5 septembre 2014 Posted by | DECROISSANCE, SANTE | , , , | 2 commentaires

Nouvelle spéciale de Kokopelli : Avaaz, bas les masques !


ATTENTION : Kokopelli dénonce la campagne frauduleuse d’AVAAZ concernant une prétendue « bourse aux graines » mondiale
Cher(e)s ami(e)s de Kokopelli,
L’organisation américaine AVAAZ a lancé il y a quelques jours une nouvelle campagne de levée de fonds, intitulée « La meilleure manière d’arrêter Monsanto », et diffusée largement sur Internet et par mail, visant supposément à créer le « tout premier eBay pour semences à but non lucratif ».

L’association KOKOPELLI n’est absolument pas à l’origine de cette campagne et ne connaît aucune organisation française ou européenne qui y participerait.

De plus, le courriel faisant la promotion de cette campagne prétend que « une coalition de 20 groupes et personnalités de l’agriculture durable tels que le Center for Food Safety et l’activiste Vandana Shiva sont prêts à lancer le projet. » Nous ne connaissons pas ces groupes, qui ne sont pas nommés, mais nous avons contacté Vandana Shiva à ce sujet et elle nous a répondu ceci : “I am not involved in this initiative, have never been contacted or consulted about it.” (je ne suis pas engagée dans cette initiative, et n’ai jamais été contactée ou consultée à son sujet) !!! Elle a également manifesté son indignation face à la récupération de ses nom et notoriété sur son blog SeedFreedom.

Si, sur ce blog, l’organisation américaine Center for Food Safety endosse ces manœuvres grotesques et parle « d’erreur » et de « malentendu », nous n’y croyons pas du tout. De quel type d’erreur peut-il s’agir lorsqu’il est question de lancer une campagne mondiale, dans 17 langues, pour récolter plusieurs centaines de milliers de dollars, voire des millions – car les sommes globales récoltées sont soigneusement occultées, mais ce sont déjà plus de 55.000 personnes qui ont donné – ?
Nous remarquons, de plus, que le texte de présentation de la campagne est très mal rédigé ; que ses termes sont particulièrement évasifs ; qu’il n’existe aucun site Internet relatif au projet évoqué ; que les “fermiers” et “organisations” partenaires ne sont pas nommés ; que les éventuels fournisseurs et bénéficiaires des semences ne sont pas identifiés ; que les actions projetées ne tiennent aucun compte des contraintes réglementaires qui nous obèrent depuis 60 ans, etc.
Tout cela n’est pas sérieux, et il semble donc que cette campagne soit une nouvelle imposture de l’organisation AVAAZ – dont nous-même, et d’autres, avons déjà dénoncé le caractère plus que douteux par le passé – destinée seulement à récolter des fonds auprès d’internautes généreux mais bien trop crédules.
Nous demandons donc le retrait immédiat de cette campagne – ou bien le détail exact et complet du projet évoqué dans celle-ci, s’il existe – et la transparence la plus totale sur l’utilisation des sommes récoltées, ou leur restitution aux donateurs trompés !
Nous vous recommandons donc la plus grande prudence vis-à-vis de cette campagne, et, de manière générale, vis-à-vis de l’organisation AVAAZ, et vous invitons à faire circuler ce message au plus grand nombre de destinataires possible.
L’équipe de Kokopelli – le 16 juillet 2014.

source: https://kokopelli-semences.fr

17 juillet 2014 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE | , , | 2 commentaires

Déclaration commune sur l’armement de la police #NDDL


l’armement de la police et Notre Dame Des Landes

Signez avant la fin de l’été la pétition qui devra faire parler d’elle à la rentrée.
Un lien > http://27novembre2007.blogspot.fr/2014/06/lancement-de-la-petition-nationale.html

Déclaration commune sur l’armement de la police

5 juillet 2014 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE, Notre démocratie | , , | 1 commentaire

Rencontres de l’écologie radicale à Montreuil


Rencontres de l’écologie radicale- dimanche 8 juin 2014 à 10h

RENCONTRES DE L’ÉCOLOGIE RADICALE

Climat social / Rencontres de l’écologie radicale

« Évoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme.

Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change. C’est pourquoi il faut d’emblée poser la question franchement : que voulons-nous ? Un capitalisme qui s’accommode des contraintes écologiques ou une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature ? Il vaut mieux tenter de définir, dès le départ, pour quoi on lutte et pas seulement contre quoi. »

André Gorz

Pour envisager en commun ce « pourquoi on lutte », les rencontres Climat Social aborderont les visions et propositions de différents courants qui se revendiquent de l’écologie radicale et qui appellent, comme André Gorz en son temps, à une révolution économique, sociale et culturelle. Seule une telle révolution peut nous sortir de la crise écologique, sociale et économique actuelle, que le capitalisme a provoquée et qu’il ne pourra résoudre.

10h-12h : Table ronde sur l’écologie radicale

Visions croisées entre décroissance, écosocialisme, écologie libertaire et sociale.

14h-16h :Comment aborder la transition écologique dans le monde du travail et de la production ?

Quelle intervention des salarié-e-s ?

Désindustrialisation, reconversions, relocalisations, antiproductivisme.

Avec : CGT-forêt, Confédération paysanne, Sud-chimie (FRALIB), Sud-Énergie.

16h30-18h30 :Écologie : comment lutter, comment agir ?

Bilan de l’écologie « politique », stratégies de lutte d’une écologie radicale aujourd’hui.

18h30 : Apéro

À l’initiative de militant-e-s de l’écologie radicale membres d’Alternative Libertaire, des Amis de la Confédération Paysanne, des Amis de la Terre, d’Ensemble, du NPA, du Mouvement des objecteurs de croissance, de Collectifs contre les gaz de schistes, contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, et antinucléaires.

 

6 juin 2014 Posted by | DECROISSANCE, Notre démocratie | , | Laisser un commentaire

la 7ème édition de l’AlterTour se déroulera du 12 juillet au 17 août 2014.


Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que la 7ème édition de l’AlterTour se déroulera du 12 juillet au 17 août 2014.

Il passera par la Haute-Loire, le Puy-de-Dome, le Cantal, la Corrèze, la Haute-Vienne, la Creuse, la Dordogne, la Charente, la Vienne, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

Le thème de cette année est : « Travailler, Pour Qui ? PourQuoi ? »

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2014 sur le site internet de l’AlterTour :

Accès au parcours
Accès au programme
Accès aux inscriptions
Accès au Recueil des Alternatives de l’AlterTour 2014
Accès aux Flyers et affiches 2014

Aider nous à faire connaître l’AlterTour :

. Parlez-en autour de vous.
. Transférez ce message dans vos réseaux.
. Diffusez des affiches et des flyers lors de vos manifestations, dans vos réseaux…

Le numéro de juin 2014 de la revue S!lence est consacré aux voyages lents et contiendra le recueil des Alternatives rencontrées cette année.

Venez pédaler, goûter à l’autogestion, partager une belle tranche de vie collective dans la simplicité volontaire !
L’AlterTour est un relais solidaire ouvert à tous sans exigence de performance ou de durée (inscription à la journée).

 

5 juin 2014 Posted by | DECROISSANCE | , | Laisser un commentaire

25 LIBROS SOBRE CONSTRUCCION NATURAL


A-D:

Pour ceux-celles qui sont intéressé-es par la construction naturelle, l’autoconstruction et bâtiment, un cadeau… en espagnol

Originally posted on Creer para Crear:

 25 LIBROS SOBRE CONSTRUCCION NATURAL

enero 3, 2014 por maestroviejo

Nave Tierra – Michael Reynolds
Volumen 1: (parte 1: PDF – 6mb) – (parte 2: PDF – 12,9mb)
Volumen 2: (parte 1: PDF – 20mb) – (parte 2: PDF – 24mb)
Volumen 3: (parte 1: PDF – 29,6mb) – (parte 2: PDF – 15,1mb)
Gracias al excelente trabajo de traducción de Nave Tierra MDQ, los libros de Earthship en español.

La Casa Autónoma – Brenda y Robert Vale
RAR – 6,33mb
Libro que aborda todos los aspectos a tener en cuenta para una vivienda autónoma como manejo de aguas, energías y residuos.

Manual del arquitecto descalzo – Johan Van Lengen
PDF – 22mb
Famoso libro sobre autoconstrucción.

Cantos del arquitecto descalzo – Johan Van Lengen
PDF – 62mb
Otro libro de construcción natural del conocido Johan Van Lengen

Manual…

Voir l'original 569 mots de plus

5 juin 2014 Posted by | DECROISSANCE, ebook | , | 1 commentaire

Les 12 meilleurs PDF et Ebook gratuits sur le potager


 

 

N.B: ADecroissance n’héberge pas ces fichiers.

Si un lien ne fonctionne pas, merci de nous le dire afin que nous puissions le réactualiser. Bon jardinage!

Vous pouvez suivre Aquitaine Décroissance sur Tweeter

 

19 mai 2014 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ebook | , , , , , | 68 commentaires

Nos déchets sont des trésors


Dans le cadre de son action d’information et de sensibilisation du public, l’association RepEyre, ressourcerie en Val de l’Eyre, invite les habitants des 5 communes du Val de L’Eyre, et tous les girondins, à une soirée rencontre
NOS DÉCHETS SONT DES TRÉSORS

Venez nombreux découvrir le film Martin Esposito « SUPER TRASH » :

Photo : Dans le cadre de son action d'information et de sensibilisation du public, l'association RepEyre, ressourcerie en Val de l'Eyre,  invite les habitants des 5 communes du Val de L'Eyre, et tous les girondins,  à une soirée rencontre</p>
<p>NOS DÉCHETS SONT DES TRÉSORS</p>
<p>Venez nombreux découvrir le film Martin Esposito "SUPER TRASH" :</p>
<p>SYNOPSIS : "Martin revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par unegigantesque décharge à ciel ouvert. Il décide de s'installer et de vivre dans ce monde fait d'ordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets. Au fil des mois, il devient le témoin d'un véritable scandale écologique et fait son trou dans ce monde invivable jusqu'à sembler aller vers la folie."</p>
<p>Venez nombreux débattre et apprendre avec :</p>
<p>- Le Collectif Déchets Girondin qui nous présentera la Taxe incitative et la Pesée embarquée, 2 systèmes incitatifs au tri des déchets qui ont fait leurs preuves</p>
<p>- L'entreprise PENA Environnement, gestionnaire de la filière des déchets en Aquitaine et particulièrement en Val de l'Eyre,<br />
viendra nous présenter la filière de recyclage des ordures ménagères.</p>
<p><a href=http://www.repeyre.fr" width="356" height="504" />

SYNOPSIS : « Martin revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par unegigantesque décharge à ciel ouvert. Il décide de s’installer et de vivre dans ce monde fait d’ordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets. Au fil des mois, il devient le témoin d’un véritable scandale écologique et fait son trou dans ce monde invivable jusqu’à sembler aller vers la folie. »

Venez nombreux débattre et apprendre avec :

– Le Collectif Déchets Girondin qui nous présentera la Taxe incitative et la Pesée embarquée, 2 systèmes incitatifs au tri des déchets qui ont fait leurs preuves

– L’entreprise PENA Environnement, gestionnaire de la filière des déchets en Aquitaine et particulièrement en Val de l’Eyre,
viendra nous présenter la filière de recyclage des ordures ménagères.

www.repeyre.fr

— à belin-beliet.

14 mai 2014 Posted by | DECROISSANCE | , , , | Laisser un commentaire

Vers un monde post-extractiviste, le 5 Mars Journée de soutien pour le #Yasuni.


Pour un monde post-extractiviste , journée de soutien au Parc national  Yasuni en Équateur mis en danger par notre appétit de pétrole.

Le parc Yasuni en Équateur est certainement l’endroit du monde où la diversité biologique est la plus grande.

Chaque hectare contient trois fois plus d’espèces que dans la totalité des États Unis US et du Canada réunis .

Les premières études faites dans la zone de l’Añangu, notamment par l’Université du Texas, ont montré une richesse écologique très élevée pour les plantes (bien que sans atteindre, pour les arbres, certains records enregistrés dans d’autres forêts tropicales de plaine ), les amphibiens (environ 150 espèces, soit plus que dans toute l’Europe ou aux États-Unis et Canada réunis) et les insectes (100 000 espèces). Cette région est peuplée de groupes indigènes qui vivent sur leurs territoires .

Pour du pétrole cet endroit à la plus grande biodiversité du monde est en danger

Pour du pétrole cet endroit à la plus grande biodiversité du monde est en danger

Malheureusement, environ un cinquième des ressources supposées en pétrole de l’Équateur repose dans le sous-sol du parc Yasuni.

En 2007, à la tribune de l’ONU, le président Correa faisait une proposition « écosocialiste »  à la communauté internationale afin de préserver la forêt amazonienne: le projet ITT YAsuni qui entendait mettre les pays du  Nord , gros consommateurs d’énergie fossile face à leurs responsabilités environnementales planétaires.

La moitié de la valeur du pétrole devait être reversée à l’Équateur qui s’engageait à ne pas l’extraire.(soit 3,6 milliards de dollars)

Les levés de fonds insuffisantes , le président Correa avait fini par déclarer mi Aout 2013 , la fin de l’initiative ITT Yasuni et donc l’autorisation d’extraction du pétrole dans cette zone extrêmement fragile . Cependant, la Constitution, interdit lextraction des ressources non renouvelables dans les zones protégées. De plus les populations locales bénéficient d’une reconnaissance de leur territoire. Une  campagne pour un referendum a lieu en ce moment en Équateur , menée par tous les opposants à ce projet écocide dont Alberto Acosta , économiste , ex-president de l’Assemblée Constituante et ex-ministre de l’énergie et des mines de l’Équateur.

La totalité des réserves de pétroles de ce site protégé , lieu d’une extraordinaire biodiversité ne fournirait au final que l’équivalent de 10 jours de consommation mondiale…

En proposant une solution  environnementale à l’échelon global et en mettant les pays riches et consommateurs face à leurs responsabilités , l’Équateur est devenu une voie de la lutte contre le réchauffement climatique…

Soutenons les initiatives du 5 Mars Journée pour le Yasuni en tweetant #yasuni et #yasuniToFirmoPorTi

parc national du Yasuni

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Pour en savoir plus :

4 mars 2014 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , | 4 commentaires

Notre-Dame-des-Landes : les casseurs et les casseuses sont nos enfants !


Notre-Dame-des-Landes: les casseurs et les casseuses sont nos enfants !

Non, nous ne crierons pas avec les moutons qu’il y avait ce jour là à Nantes des bons manifestants (Pcf*, eelv, FG) les familles paisibles et « bon enfant » et les mauvais, les casseurs , les black bloc ou l’ultra gauche et bien sûr que non ces quelques vitrines cassées ne discréditent pas le mouvement.

Les occupants de la première heure (avant que les verts et autre partis en campagne qui ne s’intéressent à ce levier dans le cadre de  leur course au pouvoir) ont déjà eu affaire à la violence des policiers et on vu se faire détruire de nombreuses cabanes et maisons d’habitation au cours de l’occupation de cette zone à défendre. La violence est bien de ce coté là. Le pouvoir politique qui utilise cette ZAD à des fins électorales (distribuer des grands chantiers aux amis , cristalliser une opposition sur un point…)

Non, nous ne cracherons pas sur ces jeunes qui sont l’âme du mouvement et qui pratiquent une résistance active et courageuse!

 » Allons nous encore obéir, ou allons-nous être révoltés, et du coup désobéir, ce qui amènera forcément aux affrontements et à la violence » Milou

La pensée unique à réussi à déplacer le débat sur : faut-il dénoncer ces violences?

Et tous les acteurs suivent , la presse et les politicienNEs professionnelLEs évidement, mais également certainEs opposantEs à nddl.

Face à la force brute de l’État quelle résistance ?

Les seuls casseurs à Nantes ne sont-ils pas Vinci et Valls?

La violence n’est pas dans la destruction d’un bulldozer (mon dieu la propriété prive pour les uns , mon dieu l’outil de production  pour d’autres encore.) mais bien dans les destructions futures que réaliserons (violemment) ces bulldozers de tout un eco système fragile.

Où est-il écrit qu’il faut que dans une manif de résistance à un projet anti-démocratique la bonne humeur règne, que l’ambiance soit festive et bon enfant? Il est scandaleux de voir « les biens pensants » s’offusquer et tenter de différencier leur lutte de celle des jeunes qui renvoient ( en prenant de gros risques) aux policiers leurs propres grenades lacrymogène, qui se prennent des coups et des grenades et des balles caoutchouc .

La manif a-t-elle « dégénérée »?

L’Ukraine , dernier exemple de soulèvement, montre bien, une fois de plus que les détenteurs du « pouvoir » sont près à toutes les violences pour conserver leur « légitimité » et qu’il ne peut y avoir de changement sans résistance physique.

Mais ils ont cassés des vitrines, quand même!!!

Non, on ne va pas pleurer les vitrines de Vinci (véritable pompe à argent publique), il n’y a aucune communes mesures entre dégrader un symbole de violence (violence écologique, économique, démocratique) et la violence des destructions écologiques réelles programmées .

Messieurs , Dames les pro de la politique, les jeunes « casseurs » , ce sont nos frères et sœurs, nos fils et filles et leur engagement est sincère autant que celui de nos pères et mères qui, peut-être, manifestaient dans le cortège « officiel ».

La violence policière est-elle légitime?

Oui parlons en:

Témoignage de l’équipe médicale:

« Comme équipe medic on a vu une cinquantaine de blessés, dont 13 blessures au visage par flashball : 4 hématomes à l’œil, 2 arcades ouvertes, hémorragies faciale, saignement à l’oreille, fracture du nez, plusieurs blessures au crane . Aussi plusieurs impacts de flashball au thorax, jambes, un doigt cassé . Aussi 2 personnes avec des brulures par gaz poivrée, 3 désorientées par grenades assourdissantes et des coups de bâtons. Un enfant de 4 ans en état de choc suite à tir de grenade. Au moins 4 pris en charge par les pompiers. + le journaliste de Rennes Tv blessé par éclats de grenade dans les jambes : http://www.rennestv.fr/catalogue/info/un-journaliste-de-rennestv-blesse-par-des-eclats-de-grenade-assourdissante-a-nantes.html »

Dans le cadre de son utilisation par les forces de l’ordre, le LBD (flash ball) a déjà causé des blessures irréparables : une personne est décédée et au moins treize autres ont perdu l’usage d’un œil en France depuis 2004, après avoir été touchées au visage par un tir de LBD.

Une arme critiquée

Plusieurs groupes de défense des droits de l’homme, dont, notamment, et surtout Amnesty International, ont exprimé leur crainte que le déploiement d’armes de ce type n’amène une augmentation des violences policières.

Une proposition de loi a été enregistrée le 29 mai 2012 visant à interdire cette arme.

De plus la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) apporte une précision importante :  » Compte tenu d’une part de l’imprécision des trajectoires de tirs de flash-ball qui rendent inutiles les conseils d’utilisation théoriques et, d’autre part, de la gravité comme de l’irréversibilité des dommages collatéraux manifestement inévitables qu’ils occasionnent, la CNDS recommande de ne pas utiliser cette arme lors de manifestations sur la voie publique, or les cas très exceptionnels qu’il conviendrait de définir très strictement. »

Nous restons mobiliséEs et uniEs contre ce projet inutile et nuisible.

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*Le PCF de Loire-Atlantique, par l’intermédiaire de son secrétaire départemental s’est lâché : « Les groupes d’opposants violents à l’Aéroport du Grand-Ouest dont les exactions sont nombreuses depuis plusieurs années » ou encore « l’ACIPA, principale organisation d’opposants se refuse à condamner les violences, tend à les justifier et les instrumentalise même en menaçant quant à toute avancée du projet. C’est inacceptable ». On reconnait l’organe qui travaille main dans la main avec le PS, l’UMP et le MEDEF pour la promotion de l’Aéroport Grand Ouest. D’ailleurs, le PCF a Nantes fait liste commune avec le PS, pour dire la relation qu’il y a entre les deux sections.

**En dix ans, #Vinci est devenue une machine à aspirer les fonds publics http://www.politis.fr/Vinci-La-verite-sur-un-empire,25752.html

25 février 2014 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , , | Laisser un commentaire

Film intégral NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES


(septembre 2013, durée 89mn) de Yannis Youlountas

Résumé du film :
Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Yannis Youlountas  est un philosophe, poète, écrivain et réalisateur franco-grec contemporain. Formateur et intervenant auprès de publics frappés d’exclusion sociale (classes relais, détenus, migrants, sdf, handicapés), créateur de dispositifs d’éducation à l’image et de philosophie pour les enfants, il est également chroniqueur dans Siné Mensuel, Le Monde libertaire et Les Zindigné(e)s.

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Liens:

http://nevivonspluscommedesesclaves.net

http://youlountas.net/

……

7 janvier 2014 Posted by | DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, Notre démocratie | , , , | 1 commentaire

Sondage : la loi COV adoptée à l’Assemblée nationale. Une loi pour quoi?


Le projet de Loi sur les certificats d’obtention végétale a été voté hier par l’Assemblée Nationale. Les députés de la majorité, au service de l’agrosemence, ont adopté sans amendements ce texte qui permettra aux douanes de poursuivre les agriculteurs pour contrefaçon s’ils  utilisent leurs propres semences.

Et vous qu’en pensez-vous?

30 décembre 2013 Posted by | Alimentation, DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

Eaux profondes vers un boycott des consommateurs contre les lobbies industriels?


Boycott des Consommateurs contre les lobbies industriels?

peche-en-eaux-profondes

La pêche en eau profonde est un type de pêche extrêmement destructeur pour la faune et la flore des fonds marins, mais comme ça ne se voit pas on continue… Les députés européens, par l’intermédiaire du Parlement, ont en effet votés le maintien cette pratique…

 

 

 

 

 

 

 

 

Une « déforestation marine » d’envergure

Seulement 3% des poissons collecté sont conservés les autres rejetés. La population de certaines espèces chute dramatiquement de 90% en 15 ans. Les coraux sont détruits.

Cette  exploitation n’est rentable économiquement que grâce à nos impôts . Intermarché (propriétaire de la flotte de chalut équipés pour ce type de pêche est l’enseigne qui profite le plus de nos « aides ».

Très peu d’emplois sont concernés par ce type de pêche industrielle. L’activité ne dégageant que 0,5% d’emplois.

La pétition appelant a son interdiction avait eue un grand succès grâce notamment à une BD  de la dessinatrice Pénélope Bagieu, qui avait permis de recueillir quelque 750.000 signatures . Nos « représentants » n’ont pas jugés bon d’écouter la voie de la raison.

Que faire ?

S’informer sur le mouvement de boycott citoyen qui se met en place sur les réseau sociaux par exemple:

  • Mettre en place des groupes et des actions locales.
  • Pétition devant Intermarché, lettre aux députés…

Cette mobilisation pourraient faire très mal à l’enseigne des Mousquetaires juste avant Noël. Le choix des consommateurs pourrait être grandement simplifié par les annonces récentes des groupes Casino et Carrefour de cesser toute vente d’espèces pêchées en eaux profondes.

L’association Bloom, principal fer de lance contre le chalutage n’a, de son côté, pas appelé au boycott du groupe de la grande distribution pour des raisons juridiques mais Claire Nouvian, directrice de Bloom appelle » les citoyens à boycotter partout les trois espèces concernées par le chalutage profond : le grenadier, le lingue bleu et le sabre noir ».

Les votes député par député

Les votes député par député

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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sur le même sujet: Intermarché: les retombées du bad buzz sur les euro députés

12 décembre 2013 Posted by | Alimentation, ANTI SPECISME, DECROISSANCE | , , , , | 1 commentaire

« Les précurseurs de la décroissance » Jean Giono


Le concept de décroissance est relativement nouveau.

Le terme même de « décroissance », réactualisé en 2001 pour dénoncer l’imposture du développement durable, est volontiers provocateur.
Il s’agit de mettre l’accent sur l’urgence d’un constat : une croissance infinie de la production et de la consommation matérielles ne saurait être tenable dans
un monde fini.

La collection des Précurseurs de la décroissance dirigée par Serge Latouche donne une visibilité à cette réflexion en cours.

À travers la présentation de certaines figures de la pensée humaine et de leurs écrits, elle fait émerger une nouvelle histoire des idées susceptibles d’étayer et d’enrichir la pensée de la décroissance. Elle fournira ainsi à un large public aussi bien qu’au lecteur averti un état des lieux du travail en cours, en même temps qu’un répertoire commun
de références parfois vieilles comme l’humanité, mais exposées ici sous un nouveau jour.

Elle contribue ainsi au développement de l’un des rares courants de pensée capable de faire pièce à l’idéologie productiviste qui structure, aujourd’hui, nos sociétés.

A-Décroissance vous présentera régulièrement un ouvrage de la collection « Les précurseurs de la décroissance ».

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Jean Giono, « Pour une révolution à hauteur d’hommes »

par Édouard Schaelchli

« Les hommes ont créé une planète nouvelle : la planète de la misère et du malheur des corps.

Ils ont déserté la terre. Ils ne veulent plus ni fruits, ni blé, ni liberté, ni joie.

Ils ne veulent plus que ce qu’ils inventent et fabriquent eux-mêmes. » (Giono, 1937)

Les essais de Jean Giono ne sont guère connus.

Il s’y déploie une vision d’un « monde paysan », rempart contre la démesure industrielle et technicienne, où le travail n’est pas l’envers de la vie ni de l’économie l’autre nom de la guerre, et qui ouvre à une humanité possédée par l’argent la possibilité de se réapproprier ses savoirs-faire en même temps que la joie de vivre.

Sans chercher à masquer les oppositions entre une pensée marquée par les circonstances historiques et suspectée de passéisme et le mouvement des objecteurs de croissance, Edouard Schaelchli met en lumière les affinités profondes entre la « révolution d’hommes » voulue par Giono et la vision du monde incarnée par les luttes du Larzac naguère, de Notre-Dame-des-Landes aujourd’hui.

http://lepassagerclandestin.fr/les-precurseurs-de-la-decroissance

2 décembre 2013 Posted by | DECROISSANCE | , , , , | Laisser un commentaire

RENCART DE L’ESCARGOT


Samedi 26 octobre, 20h30 à Belin-Béliet (33830), l’association COURANT ALTERNATIF vous invite à la soirée-débat organisée autour du livre : Un projet de Décroissance – Manifeste pour une Dotation Inconditionelle d’Autonomie (DIA), paru aux éditions Utopia en janvier 2013, en présence de Stéphane Madelaine, l’un des quatre co-auteurs.

DecroissanceEtDotationInconditionnelleD_autonomieBelinbeliet26_10_2013

« Sans un minimum de ressources, le nouveau citoyen ne peut vivre pleinement les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité »,déclarait Thomas Paine en 1792. …

Et pourtant deux siècles plus tard cette idée semble être restée lettre morte. A travers la critique radicale de la société de Croissance, La DIA (Dotation Inconditionnelle d’Autonomie), couplée à un Revenu Maximum Acceptable (RMA), est un outil pour sortir de l’impasse destructrice vers laquelle nous entraîne toujours plus vite la société de Croissance. Au-delà d’un simple correctif, la DIA vise à susciter dialogues et débats sur ce qu’est le « vivre ensemble », sur la manière de créer « plus de liens » sans pour autant créer « plus de biens ».

C’est ce que nous vous proposons à l’occasion de cette rencontre.

(source : www.projet-decroissance.net)

Nous partagerons en fin de soirée les spécialités sucrées et breuvages que chacun aura apportés, accompagnés de chansons impliquées mais pas compliquées ! Une ZONE DE GRATUITE temporaire sera établie pour l’occasion.

9 octobre 2013 Posted by | DECROISSANCE | , , , | Laisser un commentaire

Le prix 2013 de l’intrusion la plus dégoûtante décerné à…


À l’occasion de la Journée nationale « Stop pub à l’école », le vendredi 27 septembre 2013
Le prix de l’intrusion publicitaire la plus dégoûtante
est décerné aux supermarchés « E. Leclerc »

au titre de leur opération « Nettoyons la nature ».

Prix Stop Pub Ecole 2013

Le prix de « l’intrusion publicitaire la plus dégoûtante » sera décerné chaque année pour pointer du doigt les acteurs économiques qui visent l’école et les enfants. Ce coup de projecteur doit permettre de mieux dénoncer ces pratiques, souvent pernicieuses, souvent cachées par des discours « de prévention » ou des opérations « pseudo-pédagogiques ».

L’opération « Nettoyons la nature », organisée depuis plusieurs années par les supermarchés « E. Leclerc », est un exemple d’action commerciale dirigée tout particulièrement vers l’école. Sous couvert d’opération « verte » (contestée par certaines associations écologistes) le dispositif vise à la diffusion d’une image de marque flatteuse auprès des enfants : des produits alimentaires à marque de distributeur sont distribués aux participants en guise de « goûter », des T-shirts publicitaires sont offerts aux enfants, et les enseignants sont encouragés à faire venir la presse locale pour prendre les élèves en photo devant des banderoles au logo bien visible…
Réagissons à cette intrusion ! L’alerte est lancée par cette 1ère journée nationale, le 27 septembre 2013.
Enseignants, parents, associations… faisons entendre le message « Stop pub à l’école » !
Une simple recherche sur internet permet parfois de prendre conscience d’un phénomène majeur…
Recherche : Images « Nettoyons la nature école »

par: www.stop-pub-ecole

27 septembre 2013 Posted by | DECROISSANCE | , , | 3 commentaires

Leclerc explique la protection de l’environnement aux enfants, et Mac Do la nutrition…


La Publicité à l’école, ça suffit !

Cette année encore les centres E.Leclerc organise leur opération de greenwashing « Nettoyons la nature » dans nos écoles .

Quentin, 6 ans, élève de CP, rentre de l’école et raconte : « Aujourd’hui avec l’école, on a nettoyé la nature ! On avait mis un t-shirt pour ne pas se salir, et on a même eu le droit de le garder ! ». Et là, il lève à bout de bras, fièrement, un t-shirt au logo de Leclerc « NETTOYONS LA NATURE AVEC E.LECLERC ».

Certaines écoles n’hésitent pas à faire poser les élèves portant un gilet E.Leclerc dans la presse régionale.

Quentin, 6 ans, élève de CP, rentre de l’école et raconte : « Aujourd’hui avec l’école, on a nettoyé la nature ! On avait mis un t-shirt pour ne pas se salir, et on a même eu le droit de le garder ! ». Et là, il lève à bout de bras, fièrement, un t-shirt au logo de Leclerc « NETTOYONS LA NATURE AVEC E.LECLERC ».
 

Le principe de neutralité de l’école et le code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire.

Un immense calicot portant le même logo décore la grille de l’école. La maman de Quentin s’étonne et interroge la maitresse sur cette intrusion publicitaire. « Il ne faut pas voir le mal, c’est une occasion de sensibiliser les enfants dans le cadre de la semaine citoyenne, c’était pratique, on nous a fourni les gants, les sacs poubelles, les t-shirts… »

En effet, sur le site de Leclerc, on peut en quelques clics inscrire sa classe à cette opération de « protection de l’environnement » (sic !). Des opérations du même goût, aux vocations citoyennes plus ou moins douteuses, se rencontrent chez Danone, Nestlé, Signal, et d’autres…

Comment cela est-il possible ? La publicité n’est-elle pas interdite à l’école ?

Le principe de neutralité de l’école: « en aucun cas et en aucune manière les maitres et les élèves ne doivent servir directement ou indirectement à aucune publicité commerciale. »

Ce principe est inscrit dans la constitution. L’interdiction de la publicité à l’école, en vigueur depuis 1936, a été réaffirmée à plusieurs reprises dans plusieurs circulaires. (circ. du 8/11/1953, circ. n°II-67-290 du 3/7/1967, circ. n°76-440 du 10/12/1976). Elles rappellent notamment que « en aucun cas et en aucune manière les maitres et les élèves ne doivent servir directement ou indirectement à aucune publicité commerciale. »

Malgré cela, la publicité et les pratiques commerciales envahissent le système éducatif!

Les enfants constituent une cible de plus en plus prisée par les publicitaires, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que les deux tiers des produits consommés par les enfants le seront encore à l’âge adulte, et que ceux-ci sont de plus en plus les prescripteurs des achats de leurs parents. L’école représente le lieu idéal pour diffuser des messages publicitaires à l’attention des enfants. « C’est là qu’ils se trouvent tous rassemblés », déclare une agence de conseil en marketing, « et le lieu même tend à garantir l’intérêt et la qualité des messages qui y circulent » (agence GMV Conseil, oct. 1998)

Le code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire.

Sous couvert d’empêcher des pratiques commerciales de plus en plus nombreuses, Jack Lang, alors ministre de l’Éducation Nationale, publie en 2001 au bulletin officiel un « code de bonne conduite » ( circ. n°2001-053 du 28/3/2001 – BO n°14 du 5/4/2001).

Or, malgré un rappel du principe de neutralité de l’école, ce texte donne aux établissements scolaires la possibilité de conclure des partenariats, officialise la présence de logos sur les mallettes pédagogiques et tolère la publicité sur les outils informatiques et certaines publications. Il remplace en outre la notion de neutralité scolaire par celle de neutralité commerciale, précaution révélatrice d’une volonté de marchandisation de l’école. Ce code ne viserait-il pas en réalité à légitimer et développer les pratiques publicitaires et commerciales ?

C’est ainsi que, loin d’empêcher l’opération « Nettoyons la nature avec E Leclerc », ce code la justifie par un « partenariat ».

Cette circulaire constitue donc une immense brèche précisément parce qu’elle remet en cause l’interdiction de la publicité à l’école.

« les enfants sont immunisés contre la pub »

Pub non merci

D’aucuns déclarent, comme la maitresse de Quentin, « qu’il ne faut pas voir le mal ». Les kits pédagogiques sont bien faits, gratuits, colorés, tout prêts à utiliser. C’est si pratique quand on sait que les budgets sont si serrés ! Naturellement, on nous jure que les intentions des publicitaires sont « pures et désintéressées » : « les consommateurs demandent aux marques d’avoir une fonction citoyenne », affirme-t-on chez l’agence de conseil EuroRSCG, « L’institut Danone est l’allié des mamans pour l’éducation alimentaire des enfants. Mais les mères se sentent de plus en plus seules. Plus personne n’incarne l’autorité, les valeurs. Les Pères ont démissionné, l’Etat est absent. Qui va donner des repères moraux aux enfants ? Les marques peuvent jouer ce rôle. »

C’est ainsi que Leclerc explique la protection de l’environnement aux enfants, et Mac Do la nutrition… On entend parfois : « la pub est partout, il faut que l’école prépare les enfants à la décoder », « les enfants sont immunisés contre la pub ».

Ces remarques font preuve pour le moins :

  •  d’une confusion des registres : est-on à l’école pour devenir un bon consommateur ? La publicité, c’est l’anti culture par excellence. L’école doit être un lieu de transmission de la culture.
  •  d’une confusion des genres : la pub, c’est du dressage et de la manipulation. L’école doit être un lieu de confiance et d’émancipation.

Résister.

Pour résister à l’intrusion grandissante de la publicité à l’école, on peut entre autres :

  •  traquer la pub à l’école et la dénoncer chaque fois que c’est possible en interpellant les enseignants de nos enfants, nos collègues, les parents d’élèves,
  •  Ne pas participer à des « partenariats », « jeu concours », refuser d’y faire participer nos élèves,
  •  « Nettoyer » les casiers, salles des profs, panneaux d’affichages, plaquettes…
  •  Revendiquer les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’école. C’est à l’Éducation Nationale de subvenir à ses besoins au lieu de se faire offrir ce dont elle manque par les grandes marques.
  •  Signer la pétition pour l’annulation du code de bonne conduite des entreprises en milieu scolaire.

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sources:

26 septembre 2013 Posted by | DECROISSANCE, Non classé | , , , , , , | 5 commentaires

AlterTour 2013


Aquitaine Décroissance soutient la 6ème édition de l’AlterTour qui se déroulera du 18 juillet au 20 août 2013.

L’AlterTour est une manifestation cycliste organisée en France depuis 2008 par l’association AlterCampagne.

Cet alter-Tour de France, pour une planète non dopée, est un relais cycliste familial et sans compétition qui parcourt les routes de France chaque été à la rencontre d’initiatives alternatives : agricoles, sociales, énergétiques, économiques, solidaires etc.

Il passera cette année par le Loiret, la Nièvre, l’Yonne, la Côte d’Or, la Saône-et-Loire, le Jura et le Doubs.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 juin 2013 sur le site internet de l’AlterTour : http://www.altertour.net

Aux Grands Projets Inutiles et Imposés s’opposent une multitude d’Alternatives concrètes qui construisent une société plus solidaire, écologiquement et socialement durable. Ce sont ces Petits Projets Grandement Utiles que l’AlterTour soutient d’année en année en leur rendant visite à vélo.

Venez pédaler, goûter à l’autogestion, partager une belle tranche de vie collective dans la simplicité volontaire ! L’AlterTour est un relais solidaire ouvert à tous sans exigence de performance ou de durée (inscriptions à la journée).

L’AlterTour résiste à l’esprit de compétition qui conduit à toutes sortes de dopage :
– dans le sport où la santé passe après les bénéfices de la société du spectacle ;
– dans l’agriculture industrielle, où pesticides et OGM portent atteinte aux paysans et à la biodiversité au seul profit d’une poignée de multinationales ;
– dans l’économie de marché, où subprimes et paradis fiscaux amplifient les inégalités ;
– dans la société de consommation, du greenwashing et de l’obsolescence programmée où l’offre conditionne la demande à grand renfort de publicité.

Faites connaître l’AlterTour

En transférant ce message dans vos réseaux.

En pièce jointe vous trouverez également l’affiche imprimable que vous pouvez la diffuser lors de vos manifestations, dans vos réseaux locaux et également auprès des AMAP, Biocoop, vélocistes, groupes de cyclistes, randonneurs, affichage municipal, commerçants etc.

Le numéro de juin 2013 de la revue S!lence consacré aux grands projets inutiles contiendra le recueil d’Alternatives de l’AlterTour et les coordonnées de tous les accueillants.


Mathieu Fromont
Coordinateur de l’AlterTour
altertour@gmail.com
Réseau REPAS: http://www.reseaurepas.free.fr/

28 mai 2013 Posted by | DECROISSANCE, TRANSPORTS | , , , | 7 commentaires

Open Source Seeds Licence : une licence pour libérer les semences


Les principes de l’Open Source s’étaient déjà propagés à des domaines relativement éloignés du logiciel, comme celui de l’Open Hardware ou de l’Open Design. Mais le projet Open Source Seeds propose un modèle de contrat pour placer des graines sous licence libre.

A première vue, l’idée peut paraître assez incongrue, car on voit assez mal ce que les semences peuvent avoir en commun avec les logiciels et pourquoi elles auraient besoin des licences libres. Mais il faut savoir que les variétés végétales peuvent faire l’objet de droits de propriété intellectuelle, que ce soit par le biais de Certificats d’obtention végétale (COV) en Europe ou de brevets aux Etats-Unis. Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) peuvent également être protégés par des brevets, déposés par de grandes firmes comme Monsanto, dont les agissements soulèvent de plus en plus d’inquiétudes et protestations.

Une forme de copyleft « vert » est-il possible pour que les graines demeurent des biens communs ? La question mérite d’être posée !

Lutter contre l’appropriation des semences

Face à ces formes d’appropriation du vivant par la propriété intellectuelle, il existe tout un mouvement qui se bat pour que les semences demeurent « libres ». Des producteurs indépendants comme le Réseau Semences paysannes, Kokopelli ou Semailles préservent des variétés anciennes ou rares de graines, afin de favoriser la biodiversité. Mais le contexte juridique dans lequel ils oeuvrent est difficile, comme l’explique très bien cet article du site Ecoconso :

Depuis plusieurs décennies, il est obligatoire qu’une semence soit inscrite dans un catalogue officiel – européen ou national – avant d’être mise sur le marché.

L’inscription est liée à des conditions bien précises :

  • pour être inscrite, une semence doit entre autres répondre aux critères « DHS » : distinction, homogénéité, stabilité. En d’autres mots : une variété doit être facilement identifiable et bien distincte de celles déjà inscrites dans le catalogue, tous les individus doivent présenter les mêmes caractéristiques prévisibles et la variété doit rester stable dans le temps, année après année.
  • l’inscription au catalogue est payante.

Cette législation, qui avait pour but au départ de protéger l’agriculteur contre des fraudes, a un impact énorme sur la pérennité des semences de variétés locales et traditionnelles. Car il est impossible, pour la plupart des semences transmises de génération en génération, de paysan en paysan, de répondre à des critères conçus pour des variétés produites en laboratoire à partir d’un patrimoine génétique très restreint et testées dans des conditions contrôlées.

L’agriculteur, ici ou ailleurs, doit payer chaque année pour acheter ses semences et ne peut ressemer à partir de sa production ni développer son propre patrimoine de semences, qui seraient pourtant plus adaptées aux conditions locales et qui garderaient leur capacité de s’adapter plus facilement aux conditions climatiques changeantes, aux nouveaux ravageurs…

Pour ne s’être pas pliée à cette réglementation, l’association Kokopelli a été poursuivie en justice et lourdement condamnée en 2012. Cela ne l’empêche pas de continuer à dénoncer en des termes très durs l’instrumentalisation qui a été faite du Catalogue des variétés et du droit d’obtention végétale dans le sens des intérêts des grands semenciers :

les tarifs d’inscription au Catalogue sont prohibitifs (500 €en moyenne pour chaque variété, sans compter les droits annuels à payer pour les différents types d’examens obligatoires). En définitive, ce catalogue, initialement facultatif et ouvert à toutes les semences, est devenu, par une dérive administrative totalitaire, le pré carré exclusif des créations variétales issues de la recherche agronomique et protégées par un droit de propriété intellectuelle […] C’est ainsi que le catalogue est devenu un outil de promotion de ce droit de propriété particulier, et qu’il s’est progressivement fermé aux variétés, non appropriées, appartenant au domaine public.

Les semences comme biens communs ?

Il existe donc bien d’un côté des semences « propriétaires », sur lesquelles pèsent des droits de propriété intellectuelle et de l’autre des semences « libres », que l’on peut encore considérer comme des biens communs :

Les semences peuvent-elles être une marchandise comme une autre ? Est-ce acceptable qu’une petite dizaine de gros semenciers détienne plus de 80 % du patrimoine des semences, pourtant patiemment amélioré pendant des siècles par des générations de paysans ? Ne s’agit-il pas d’un patrimoine de l’humanité, d’un bien commun et collectif auquel tout un chacun devrait avoir accès ?

Il y a quelques semaines, un tribunal américain a pourtant estimé qu’un petit agriculteur américain s’était rendu coupable de contrefaçon en replantant d’une année sur l’autre les graines produites par des plats de soja brevetés par Monsanto. Cette firme a construit son business model en utilisant la propriété intellectuelle pour retirer ce droit élémentaire aux paysans, les forçant à acheter ses graines et ses herbicides chaque année.

Face à cette dérive propriétaire, certains comme l’indienne Vandana Shiva propose d’appliquer les principes de l’Open Source aux semences, en reliant cette problématique à celle des biens communs et à la préservation des Savoirs traditionnels :

D’autres, comme David Bollier, proposent d’aller plus loin encore en mettant en place un Copyleft pour les semences, comme il en existe un pour les logiciels :

Il existe un mouvement qui progresse parmi certains cercles d’agriculteurs pour créer un équivalent du copyleft pour les semences, de manière à ce que ces agriculteurs puissent produire des cultures open-source. Cette démarche sera peut-être la seule solution : développer un agriculture alternative en open source, bénéficiant de protections juridiques que le partage puisse continuer. Une manière de hacker la loi, comme l’a fait la General Public Licence avec les logiciels libres.

Une licence pour placer les graines sous copyleft

Pour concrétiser ces visions, l’initiative Open Source Seeds propose sur son site la première version d’une licence adaptant d’une manière originale les principes des licences libres aux semences, et notamment le fameux « partage à l’identique » (Share Alike) qui est le propre du copyleft

Voici une traduction en français que je propose de cette licence :

Open Source seed licence version 0.1

Vous êtes libres de :

Partager : partager, distribuer et donner ces semences
Remixer : cultiver ces semences
Faire un usage commercial de ces semences

Selon les conditions suivantes :

Attribution : Vous devez inclure une copie imprimée de cette licence lorsque vous partagez ces semences ou ds graines issues de ces semences (progeny of these seeds).

Pas de modification génétique : Vous n’êtes pas autorisé à procéder à des modifications génétiques en laboratoire de ces semences ou de graines issues de ces semences.

Partage à l’identique : Si vous recevez ces semences ou des graines issues de ces semences, suite à un don ou à un achat, vous acceptez en conséquence d’être lié par ces conditions.

Si vous récoltez à n’importe quel moment de l’année plus de 500 grammes de graines issues de ces semences, vous devez en mettre à disposition gratuitement au moins 10 grammes via le site www.open-seeds.org (les frais de port restant à la charge des demandeurs). Vous devez également enregistrer et publier les informations liées à votre pratique de culture, ainsi que les lieux dans lesquels ces semences ont été cultivées.

Si vous récoltez à n’importe quel moment de l’année plus de 100 kilos de graines issues de ces semences, vous devez en mettre à disposition gratuitement au moins 500 grammes via le site www.open-seeds.org (les frais de port restant à la charge des demandeurs). Vous devez également enregistrer et publier les informations liées à votre pratique de culture, ainsi que les lieux dans lesquels ces semences ont été cultivées.

Si vous cultivez ces semences, vous devez distribuer les semences des générations suivantes selon les termes de cette licence.

On relèvera l’effort intéressant pour adapter aux semences des notions comme celles de paternité, d’oeuvres dérivées ou de partage à l’identique.

Je trouve également très pertinent le fait de ranger dans les conditions imposées au titre du partage à l’identique le fait de devoir publier les informations liées à la culture des semences. De la même manière que les développeurs produisent de la documentation ou des manuels pour accompagner leurs logiciels, les agriculteurs Open Source devront documenter leur pratique et partager le fruit de leur expérience avec le reste de la communauté.

On voit d’ailleurs déjà une telle logique à l’oeuvre dans certains projets liés aux semences. Le projet Urbsly par exemple, actuellement en recherche de fonds par crowdfunding, propose de lutter contre l’appropriation des semences par de grosses entreprises utilisant des brevets, en créant un « Open Seed Data Catalog », qui recensera les variétés produites par des producteurs indépendants, ainsi que les données utiles aux agriculteurs pour choisir les graines les mieux appropriées à leurs cultures. Le projet vise aussi à publier en Open Access le séquençage génétique des variétés, afin d’empêcher le dépôt de brevets par de grandes marques. Cette approche est intéressante, car elle montre les ponts qui peuvent exister entre Biens communs de la nature et Biens communs de la connaissance, à travers l’Open Data et l’Open Access.

Retrouver des pratiques ancestrales de partage

Mettre en place des licences libres pour les semences risque d’être plus complexe que pour les logiciels. En effet, la législation en vigueur reconnaît un droit d’auteur aux créateurs de logiciels, qui peuvent ainsi « retourner » la logique du copyright grâce aux licences libres pour mettre leur propriété en partage.

Avec les semences, les choses sont plus complexes, car le régime spécial de propriété qui porte sur les variétés végétales est beaucoup plus adapté aux semences « propriétaires » qu’à celles des producteurs indépendants. Il en résulte que l’Open Source Seeds Licence pourrait manquer de base légale, comme l’explique les porteurs du projet qui sont conscients de cette faiblesse :

Il n’est pas certain que les conditions imposées par la licence puissent avoir une valeur juridique les rendant opposables. Il est possible qu’elles doivent être plutôt regardées comme un code de bonnes pratiques à respecter sur une base volontaire.

Les lois qui ont instauré un droit de propriété intellectuelle sur les semences sont très différentes de celles qui concernent les logiciels. Un des points essentiels à propos des droits de propriété intellectuelle sur les semences réside dans les critères deDdistinction, Homogénéité et Stabilité (DHS) qui sont nécessaires pour pouvoir bénéficier de la protection. C’est de cette manière que ces droits fonctionnent partout dans le monde, parce qu’une variété doit être suffisamment stable pour pouvoir être reconnue comme une variété. Mais les variétés les plus intéressantes pour la biodiversité sont généralement trop instables pour respecter ces critères. Or c’est précisément leur « instabilité » qui leur permet de s’adapter aux différentes conditions de culture.

On en arrive à ce paradoxe que l’absence de droit de propriété, qui est pourtant à la « racine » du problème de l’appropriation du vivant, pose ici difficulté puisque la licence libre en a quand même besoin pour être valide juridiquement. Pendant ce temps, les licences attachées aux semences produites par Monsanto peuvent s’appliquer devant les tribunaux, avec les conséquences désastreuses que l’on sait…

Il faudra suivre le développement de ces licences libres appliquées aux semences, car il s’agit d’une des pistes pour préserver des pratiques ancestrales de partage de graines, remontant sans doute à des millénaires et qui se réactivent aujourd’hui avec des associations comme Graines de troc.

Le compte Twitter d’André Le Nôtre (@Lenostre) signalait par exemple ces jours derniers que des pratiques d’échanges de plants rares existaient entre jardiniers au 17ème siècle, dont on retrouve la trace dans cet ouvrage.

« J’ay veu que quelques jardiniers curieux se fréquentoient les uns les autres amiablement, & faisoient recherche de ce qu’ils pouvoient avoir en leurs jardins, pour voir s’ils avoient quelques espèces de fleurs ou de fruicts que l’un ou l’autre n’eust point, afin de s’en entre-accommoder. C’est ce qu’il faut que les jardiniers de présent fassent, & qu’ils prennent la peine, & ne soient paresseux d’aller où ils sont advertis qu’il aura esté fait quelque beau jardin, pour voir s’il y a quelque chose de beau dont ils n’en ayent point la cognoissance, mesme, qu’il en demande au jardinier, peut-estre celuy qui demandera, aura aussy quelque fleur que l’autre n’aura point, & par ainsi feront eschange amiablement l’un à l’autre, de telle sorte que l’un et l’autre en seront fort contens. […] feu mon père avoit une quantité de fleurs de toutes sortes, c’est qu’il faisoit comme j’ay dit cy-dessus, il prenoit la peine & le plaisir en mesme temps d’aller voir les jardins qui estoient en réputation, et s’il se présentoit quelque fleur devant ses yeux dont il n’en avoit point, il en demandoit hardiment au jardinier, en luy offrant de luy en donner d’autres qu’il recognoissoit que le jardinier n’avoit pas aussi, par ce moyen ils s’accommodoient ensemble » Claude Mollet, Le théâtre des plans et jardinages, 1652, p. 185-187.

Merci à André @LeNostre pour la transcription !

Regard d’un bibliothécaire sur le droit d’auteur, le droit de l’information, le droit de l’internet et des nouvelles technologies, le droit de la culture, les libertés numériques et bien plus encore !

contact : calimaq at gmail.com
licence CC by

URL: http://scinfolex.wordpress.com/

Via un article de , publié le 5 mai 2013
©© a-brest, article sous licence creative common info

23 mai 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE | , , , , , | 6 commentaires

Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris.


Un guide écrit en 1845 de la main des maraichers qui travaillaient au alentour de Paris.

Ce guide a inspiré certains maraichers comme  Eliot Colleman ce maraicher, inventeur est l’un des pionniers du maraîchage bio aux USA.

En 45 ans de recherches il a créé un modèle de maraîchage très intensif sur buttes plates et mis au point des outils spécifiques.

Ce guide a inspiré aussi le maraicher parisien Louis Savier.

Une époque où l’agriculture n’était ni bio ni chimique.

A lire et à diffuser : 

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Merci aux paysans sans frontière pour l’archive.

 

15 avril 2013 Posted by | Agriculture vivrière, DECROISSANCE, ebook | , , , , , , | 6 commentaires

Bernard Charbonneau. La décroissance contre le totalitarisme de l’écologisme politique.


Bernard Charbonneau

Ecologie politique et totalitarisme : la décroissance politicienne est-elle le « Nouvel Ordre écologique » ?

« La protection de la nature suppose un minimum d’organisation, mais celle-ci étant l’antithèse de la nature, l’organiser équivaut le plus souvent à la détruire ».

« Nous courons d’abord le risque, non négligeable, d’une destruction de l’homme par celle de son milieu ; car une bonne prospective ne doit pas oublier qu’un siècle de société industrielle n’est rien, et qu’elle vient juste de naître. Et même si la connaissance scientifique et la maîtrise technique du milieu humain devaient progresser au même rythme géométrique que sa destruction, il n’en reste pas moins que, pour sauver l’homme d’une destruction physique, il faudra mettre sur pied une organisation totale qui risque d’atrophier cette liberté, spirituelle et charnelle, sans laquelle le nom de l’homme n’est plus qu’un mot. En dehors de l’équilibre naturel dont nous sommes issus – si les données actuelles ne changent pas -, nous n’avons qu’un autre avenir : un univers résolument artificiel, purement social. […] Mais, tels que nous sommes encore, qui de nous prétendrait sérieusement assumer un tel avenir ? Il nous faut l’infini du ciel sur la tête ; sinon nous perdrons la vue, surtout celle de la conscience. Si l’espèce humaine s’enfonçait ainsi dans les ténèbres, elle n’aurait fait qu’aboutir, un peu plus loin, à la même impasse obscure que les insectes ».

Bernard Charbonneau, Le Jardin de Babylone.

Publié pour la première fois en 1969, Le Jardin de Babylone est parmi la vingtaine de livres de Bernard Charbonneau [1] celui où il s’est plus particulièrement attaché à montrer comment, après avoir ravagé la nature, la société industrielle finissait de l’anéantir en la « protégeant », en l’organisant. Le « sentiment de la nature » et la compassion envers elle, si présents chez les professionnels de l’écologisme politique, étaient alors interprétés magistralement comme le produit même des sociétés industrielles. Et ce n’est pas le moindre mérite de cet ouvrage que d’avoir dénoncé si tôt ce que devait nécessairement devenir la « défense de la nature » dès lors qu’elle séparait sa cause de celle de la liberté. « L’indigne régression que constitue de ce point de vue l’écologisme politique écrit ainsi les éditions de l’encyclopédie des Nuisances, était ainsi jugée là par avance » [2].

Charbonneau écrivait ainsi au lendemain de la candidature de Dumont, « la rapidité avec laquelle la société industrielle a récupéré le mouvement écologique s’explique par des raisons que l’on peut ramener à deux :

1) Elle ne peut continuer quelque temps de plus à détruire la nature que si elle contrôle un peu mieux ses propres nuisances. Il est évident que si l’on ne dépollue pas les rivières, les usines s’arrêteront de tourner parce que l’eau deviendra inutilisable. Et cette dépollution est appelée à devenir la grande affaire de demain.

2) Dans la mesure ou le matériel humain, notamment la jeunesse, réagit au monde invivable que lui fait la croissance, il importe de contrôler ses réactions en lui fournissant les divers placebos intellectuels qui les détourneront dans l’imaginaire » [3]. On se demande parfois si les illusionnés de la politique parmi nos actuels objecteurs de croissance ne reproduisent pas à la lettre près les mêmes travers et mêmes ambiguïtés que Charbonneau analysait dans le « mouvement écologiste » au milieu des années soixante-dix. La comparaison est vraiment frappante.

Les « illusions politiques »

Partageant les critiques faites par son ami J. Ellul des « illusions politiques » qui meuvent les politiciens de tous bords et de trop nombreux « objecteurs de croissance » [4], Charbonneau écrivait plus encore à l’encontre de ses amis écologistes, que « si jamais, tentant de vivre ce rêve jusqu’au bout, nous faisions de l’Eden une réalité quotidienne, alors, il est probable qu’en nous réveillant enfermés dans cet univers total, nous découvrions l’enfer » [5]. En effet remarquait-il, l’intégration prochaine du projet d’auto-limitation de l’écologie politique radicale au Léviathan techno-économique, risque bien d’être la dernière pièce apportée au château fort mondial : le sauvetage de la nature par son organisation ne sera que la poursuite de la rationalisation toujours plus achevée des comportements sociaux. Le moralisme écologiste aura alors pour seul visage celui de la société totalitaire : une « organisation sociale totale ». Car lorsque la raison humaine s’applique avec les écologistes comme avec les politiciens de la décroissance, à sauver l’étant naturel qu’elle estime avoir malmené dans sa conquête technicienne, elle en reste à une attitude naturelle face à la vie. Bien que louable, cette attitude pourrait bien n’être en fait que l’ultime péripétie de la même entreprise d’arraisonnement de la nature qui a dirigé l’ère industrielle. Ainsi, « ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie » [6]. Voilà résumé ce qu’est au fond l’écologisme économiciste et développementiste, comme celui qui va servir demain au renforcement de la Méga-machine et qui nous affirme dès aujourd’hui que « seule l’innovation peut vaincre les réticences de ceux, majoritaires dans le monde, qui craignent que la lutte pour le climat impose des restrictions négatives pour la croissance, donc l’emploi. Il faut pouvoir les persuader qu’une croissance  » écologique « , économe, est possible, qu’elle sera positive pour l’emploi et qu’elle ne plongera pas le monde dans un malthusianisme dépressif » [7].

Le projet éco-technocratique de faire de « la planète un objet de gestion »

W. Sachs montre lui aussi fort justement que les écologistes dans leur projet éco-technocratique de faire de « la planète un objet de gestion », ne marquent en rien une rupture avec les pratiques existantes puisqu’en fin de compte ils ne font que pousser à son terme la rationalisation du monde déjà amorcée. « Puisque leur sens écologique se contente d’une cure d’efficacité pour les moyens et ne remet pas en question la croissance constante des objectifs, ils ne peuvent s’empêcher de pousser plus loin la rationalisation du monde au nom de l’écologie » [8]. « Se dessine ainsi au nom de l’écologie poursuit-il, l’occidentalisation du monde poussée plus loin, un colonialisme culturel (non intentionnel) qui finalement, se retourne contre l’objectif premier qui est de trouver la paix avec la nature ».

Ainsi écrivait de façon des plus pertinentes l’objecteur de croissance gascon à propos de l’écologisme : « réaction contre l’organisation, le sentiment de la nature aboutit à l’organisation ». Chaque nouvelles propositions écologistes la plus politicienne qui soit, consiste dans le renforcement de la Méga-machine, c’est-à-dire le suréquiment de la forme-marchandise. Ainsi, « avec la crise du pétrole on peut penser que l’énergie solaire deviendra une réalité. Mais dans le cadre du Développement elle ne remplacera pas le nucléaire, elle si ajoutera » [9].

Et il en est de même avec la fameuse « agriculture biologique » [10], les « parcs naturels » ou encore les « énergies éoliennes » industrielles que soutiennent par exemple un des innombrables magazines de l’écologie marchande comme la revue Silence [11] : « La campagne n’est campagne et le paysan, paysan, écrit Charbonneau que s’il existe une agriculture qui ne soit pas le simple prête-nom de l’industrie agrochimique. Une agriculture tout court ; nul besoin de lui ajouter le qualificatif de « biologique », c’est une tautologie puisque, lorsqu’elle mérite son nom, elle est pour l’essentiel une technique du vivant. (…) Le mythe du bio ne produit pas seulement des aliments “ naturels ” , depuis qu’il est devenu à la mode, il alimente aussi en rêves la nostalgie de nature des sociétés industrielles. Toute frustration [provoquée par le système industriel agro-chimique] entraîne deux sortes de réactions : la volonté active d’y mettre fin ou l’évasion dans l’imaginaire, bien plus facile et à effet immédiat. C’est pourquoi au totalitarisme industriel répliquent une mythologie et une idéologie naturistes qui, elle aussi, nourrissent le public d’ersatz en lui vendant de la nature trop chimiquement pure pour être naturelle » [12].

Selon Charbonneau il n’y a donc pas de critère plus sûr de la civilisation industrielle que le « sentiment de la nature » si cher aux écologistes de caserne comme aux politiciens de la décroissance.

« D’instinct poursuit-il, la société industrielle se défend de cette puissance qui la menace, elle prend les devants pour la contrôler, et dans cette entreprise d’intégration trouve la complicité de individus. Les passionnés de la nature sont en général à l’avant-garde de sa destruction ». Ainsi la société de croissance ne paie pas ses serviteurs pour rien. La politique, quand elle est réduite à de la technique de gestion comme le faisait remarquer Ellul, ou encore quand elle n’a fait que s’économiciser un peu plus, n’est qu’une formidable illusion quand elle n’est pas une véritable machine de guerre contre ce qu’il reste de la vie sur Terre. La politique n’est donc pas la solution pour la décroissance et les écologistes. Bien au contraire. Car les risques d’un totalitarisme écologiste sont certains, la politique fait donc partie intégrante du problème écologique et humain que posent les sociétés de croissance. Lorsque les scientifiques, les ingénieurs et les politiques font bloc, ça ne présage en général rien de bon… pour les humains. Voir les précédents historiques : nazisme, communisme, Inquisition (les docteurs sont des théologiens). Cela Charbonneau l’aura vu avant tout les politiciens de l’écologie. Marqué par son expérience de l’économie de guerre lors du Premier conflit mondial, il rejoint la question fondamentale que pose la philosophe Hanna Arendt au lendemain de la Seconde guerre mondiale : après l’ère de la « politisation totale », « la politique a-t-elle finalement encore un sens ? » [13]. Dans « l’expérience des formes des régimes totalitaires dans lesquelles c’est l’existence tout entière des hommes qui a été complètement politisée, ne laissant en conséquence subsister absolument aucune liberté », « le doute concernant la compatibilité de la politique et de la liberté, la question de savoir si la liberté en général ne commence pas précisément là où cesse la politique, en sorte qu’il n’y a précisément plus de liberté là où le politique ne trouve nulle part sa fin et ses limites » s’imposent désormais [14].

Et cette impérieuse nécessité de ne pas éliminer la liberté en politisant l’écologie, aura été tout le combat de Charbonneau. A contre-pied de l’ensemble des politiciens de l’écologie (y compris et surtout René Dumont), l’alliance de l’écologie et de la liberté aura été le leitmotiv de toute sa vie. Il commença alors la critique préalable du totalitarisme, et en creux de l’écologie politique étatique, dans son magnifique ouvrage intitulé L’Etat. Il rejoint encore une fois la pertinence de l’analyse d’Arendt qui écrivait que la question qu’elle posait – la politique a-t-elle encore un sens ? -, « rend toute politique suspecte, elle fait apparaître comme douteuse la comptabilité de la politique et du maintien de la vie dans les conditions modernes, et elle espère secrètement que les hommes se rendront à la raison et se débarrasseront d’une manière ou d’une autre de la politique avant qu’elle ne les fasse tous périr. Mais l’on pourrait objecter que l’espoir que tous les Etats dépérissent, à moins que ce ne soit la politique qui disparaisse d’une manière ou d’une autre, est utopique, et il est probable que la plupart des gens seraient d’accord avec cette objection. Cela ne modifie pourtant en rien poursuit Arendt, cet espoir et cette question » [15]. Plaçant son projet en dehors de toutes propositions politiques et étatiques qui ne font toujours que renforcer l’organisation de la nature et rationaliser totalitairement l’organisation écologiste et sociale de la société, Charbonneau aura été ainsi le premier et l’unique penseur écologiste anti-totalitaire.

Post-politique de décroissance : sortir de l’écologisme politique comme de l’économie [16].

Ainsi donc comme le remarquait déjà l’Encyclopédie des nuisances dans un texte qui a déjà aujourd’hui, dix-sept ans, et intitulé « A ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer », « la censure de la critique sociale latente dans la lutte contre les nuisances a pour principal agent l’écologisme : l’illusion selon laquelle on pourrait efficacement réfuter les résultats du travail aliéné sans s’en prendre au travail lui-même et à toute la société fondée sur l’exploitation du travail. Quand tous les hommes d’Etat deviennent écologistes, les écologistes se déclarent sans hésitation étatistes. Ils n’ont pas vraiment changé, depuis leurs velléités  » alternatives  » des années soixante-dix. Mais maintenant on leur offre partout des postes, des fonctions, des crédits, et ils ne voient aucune raison de les refuser, tant il est vrai qu’ils n’ont jamais réellement rompu avec la déraison dominante. Les écologistes sont sur le terrain de la lutte contre les nuisances ce qu’étaient, sur celui des luttes ouvrières, les syndicalistes : des intermédiaires intéressés à conserver les contradictions dont ils assurent la régulation, des négociateurs voués au marchandage (la révision des normes et des taux de nocivité remplaçant les pourcentages des hausses de salaire), des défenseurs du quantitatif au moment où le calcul économique s’étend à de nouveaux domaines (l’air, l’eau, les embryons humains ou la sociabilité de synthèse) ; bref, les nouveaux courtiers d’un assujettissement a l’économie dont le prix doit maintenant intégrer le coût d’un  » environnement de qualité « . On voit déjà se mettre en place, cogérée par les experts  » verts « , une redistribution du territoire entre zones sacrifiées et zones protégées, une division spatiale qui réglera l’accès hiérarchisé à la marchandise-nature. Quant a la radioactivité, il y en aura pour tout le monde. Dire de la pratique des écologistes qu’elle est réformiste serait encore lui faire trop d’honneur, car elle s’inscrit directement et délibérément dans la logique de la domination capitaliste, qui étend sans cesse, par ses destructions mêmes, le terrain de son exercice. Dans cette production cyclique des maux et de leurs remèdes aggravants, l’écologisme n’aura été que l’armée de réserve d’une époque de bureaucratisation, ou la rationalité est toujours définie loin des individus concernés et de toute connaissance réaliste, avec les catastrophes renouvelées que cela implique » [17].

Dans les pas de Charbonneau, la décroissance ne peut alors qu’être à l’opposé de l’actuelle régression de l’écologisme politique.

Il s’agit ainsi de sortir des faux choix immanents au système de la société de croissance et d’abord remettre en question la domination et l’aliénation politique. Faire en sorte que l’on ne puisse « programmer l’espérance » et le sauvetage de la Planète, comme l’on organiserait un défilé des Jeunesses Ecologistes marchant au pas. Seule une position résolument hors système, à la fois contre le mythe occidental de la croissance comme métaphore biologique du « développement », et contre la politique comme sphère autonome surplombant et logicialisant la société, sera à même de faire dérailler la société de la croissance de la valeur. Sans remettre en cause l’ontologie politique de la modernité, la mouvance pour la décroissance risque en effet de ne proposer que le renforcement du processus moderne de rationalisation des rapports sociaux marchands (toujours plus cohérents et efficients car toujours plus spectaculaires) en tenant compte des capacités d’auto-limitation des individus.

La politique des valeurs, de l’auto-limitation et la nécessaire responsabilisation de chacun doit-elle être posée en terme de politique instrumentale séparée d’avec notre propre vie, demandaient Charbonneau et J. Ellul ? Quelles que soient les bonnes intentions de ceux qui croient encore incarner une pseudo « écologie politique antitotalitaire » avec des instruments comme l’Etat (social), la Loi et le Droit, la pente réactionnaire ouvrant sur « l’éco-fascisme » nous attend ici au coin de la rue si nous ne posons pas de nouvelles questions, et si nous préférons par facilité et par paresse, nous replier sur le catalogue du vieux monde des idées toutes faites. Car comme le faisait encore remarquer Charbonneau, à l’Etat libéral, « l’Etat totalitaire n’est qu’une conclusion » [18]. Et il en serait de même – et surtout – pour un Etat prônant la décroissance « équitable » et « humaniste ». Cela, Catherine Tarral en a déjà fait longuement la remarque à certains des politiciens de la décroissance, en leurs disant que « l’essentiel de leurs propositions était des propositions réglementaires qui supposaient un Etat et même un Etat fort.

A aucun moment ces auteurs [Helena Norbert-Hodge, François Schneider, Vincent Cheynet, Mario Buonatti, Paul Ariès, Bruno Clémentin, etc] ne semblent se poser la question de la nature de l’Etat, de l’appareil coercitif indispensable à l’application des mesures parfois rudes qu’ils préconisent, ils n’imaginent pas non plus apparemment que l’Etat pourrait ne pas être l’instrument adéquat d’une entreprise de libération de l’humanité » [19].

Charbonneau en juillet 1974 dans La Gueule Ouverte, faisait les mêmes remarques mais à propos de nos écologistes de l’époque (René Dumont) : « Bien des mouvements d’opposition et même des révolutions sont ambigus. Autant ils détruisent une société, autant ils regénèrent le gouvernement, l’économie, la morale, l’armée et la police. L’histoire de l’U.R.S.S. en est un bon exemple. Elle a réussi un renforcement de l’Etat et de la société russes que le régime tsariste était impuissant à réaliser. Le ‘‘ mouvement écologiste ’’ n’échappe pas à cette ambiguïté, surtout en France » [20].

La décroissance ne servira-t-elle finalement qu’à repeindre en vert les guérites de l’ « économie inventée » [21] ? Sera-t-elle le nouveau gadget idéologique du système dominant pour en gérer toujours mieux les contradictions, un énième cache-misère dont la fausse rapidité spectaculaire est marquée au fer de l’effroyable lenteur de ce qui inlassablement essaie péniblement de se faire passer pour un renouvellement [22] ? L’écologisme a toujours donné l’impression depuis les années 70 qu’il était en train de nous envoyer la marchandise ultime. Et là encore dans le renouvellement des mots que le Spectacle diffuse et renouvelle par stocks trimestriels, le « mot-obus » a trop souvent été présenté par nos actuels écologistes comme la revente à l’étalage de l’antiproductivisme économiciste de leurs aînés, argutie sur ce qui continue à flotter à la surface gélatineuse du Spectacle, c’est-à-dire qui ne met jamais en cause les « catégories de base de l’économie » (A. Jappe). Pour les écologistes en effet, cette vieille énormité crevée qu’est l’économie, « reste très importante » comme écrit l’écologiste traditionnel Vincent Cheynet. Il est donc temps de liquider l’écologie quand la myopie économiciste reprend du poil de la bête. L’artificialisation et la méga-machinisation de nos vies en une sphère d’interdépendances générale et de plus en plus planétaire, où nous sommes toujours plus irresponsables à mesure que nous devenons impuissants, voilà l’ennemi à abattre ! L’autonomie du monde de la production comme les écologistes ne connaîtront plus de répits. Car le politique dans son stade moderne d’économicisation achevée, n’est que l’autre visage de la marchandise à renverser. Le dégonflement des rôles entretenus par la Séparation de la vie avec sa représentation (et la victoire de cette dernière sur la première), précipite dès lors le temps spectaculaire au profit de l’espace d’un éternel présent vivant. Le rôle (économique, politiste, social, syndical… c’est-à-dire machinal et machinique) laisse sa place à une « forme-de-vie » décroissante.

La décroissance de l’empreinte écologique de nos sociétés par une « sortie de l’économie » (S. Latouche), c’est-à-dire la sortie des conditions de possibilité de l’échange marchand, ne peut ainsi qu’impliquer derechef la sortie de l’ontologie politique de la modernité qui n’est que le suréquipement de la marchandise. A moins de verser dans un éco-totalitarisme de décroissance qui n’aura même plus le bénéfice d’avoir le « visage humain » de l’écologisation de l’économie chère au cybernétique Georgescu-Roegen.

Avec Charbonneau et pour la décroissance, la politique est ainsi très loin d’être la solution, elle est au contraire la partie intégrante du problème que posent les sociétés de croissance [23].

L’après-développement ne peut ainsi qu’ouvrir selon les termes de Robert Kurz, que sur l’horizon « post-politique » de la décroissance comme sur celui de « l’après-développement ». Car la modernité politique fait partie intégrante de la « Grande mue », parce que l’autonomie du politique et l’autonomie de l’économique sont l’avers et le revers d’une même monnaie, la mise en branle de la mégamachinisation de nos vies. Si la question politique se pose pour la décroissance, elle se pose en de tout autres termes que ceux des politiciens de la décroissance et de l’écologie politique. C’est de notre capacité pratique et intellectuelle à penser le mouvement de sortie de la croissance économique en dehors des termes de l’autonomie du politique, qu’il découlera que la décroissance renforcera ou non l’actuelle poursuite du processus totalisant. Plus que la question de la politique, dé-penser et ré-inventer le politique est ainsi bien au cœur de la décroissance [24].

Clément Homs.


[1] On se reportera à l’ouvrage désormais de référence sur Charbonneau, Daniel Cérézuelle, Bernard Charbonneau. Ecologie et Liberté, Parangon, Coll. L’après-développement, 2006.
[2] Présentation par l’Encyclopédie des Nuisances de l’ouvrage de Charbonneau, Le Jardin de Babylone, in Catalogue 2005 des éditions.
[3] B. Charbonneau, « Le mouvement écologiste mise en question ou raison sociale », in La Gueule ouverte n°21, juillet, 1974, p. 24.
[4] Jacques Ellul, L’illusion politique, La Table ronde, 2004.
[5] B. Charbonneau, Le Jardin de Babylone, Encyclopédie des nuisances, 2002, p. 18.
[6] B. Charbonneau, Le Feu vert. Auto-critique du mouvement écologiste, p. 131.
[7] Dans l’éditorial du journal Le Monde du 5 février 2007, qui depuis 5-6 mois s’est lui aussi converti à prôner aux milieux des machinistes et « propriétaires de la société » (Max Weber) comme l’ont toujours fait nos écologistes politiciens comme « alternatifs », le nouveau paradigme écologiste de la gouvernance mondiale au sein de la Méga-machine techno-économique : l’écologisme économiciste, c’est-à-dire le nouvel âge de la forme-marchandise dans son suréquipement écologique. La planète devient un nouveau objet de gestion, car il s’agit maintenant de rentabiliser le changement climatique.
[8] Wolfgang Sachs, Des ruines du développement, Ecosociété, 1996, p. 76. p73-74 pour la citation suivante.
[9] B. Charbonneau, Le Feu vert, op. cit., p. 129
[10] Bernard Charbonneau condamne fortement l’agriculture biologique, il écrit ainsi qu’elle « s’efforce de commercialiser des produits aussi naturels que possible, comme Nature et Progrès, trop soucieuse d’orthodoxie, elle ne peut fournir qu’une faible part du marché alimentaire ; et elle n’évitera pas d’être plus ou moins victime d’une pollution généralisée. Par ailleurs, ayant un complexe d’infériorité vis-à-vis de l’agronomie et de l’agrochimie officielles – quelle a le tort de qualifier de « classiques » alors qu’elles sont exactement le contraire – et se voulant crédible, elle leur emprunte, outre leur langage, leurs critères de productivité et de rentabilité. Demandant plus de travail pour des rendements ordinairement plus faibles, l’agriculture bio est obligée de vendre ses produits nettement plus cher que les autres. Elle s’enferme ainsi dans un ghetto qui écoule sa marchandise dans la bourgoisie. Cette production marginale ne concurrence donc en rien celle de l’agrochimie qui est prête à l’intégrer dans son système en lui accordant un label de « produit naturel » décerné par le service dit « des fraudes » parce qu’il sert les fraudeurs industriels du faux poulet ou du faux pain. Et un beau jour, déjà proche, les trusts-de-la-bouffe-lourde complèteront la gamme de leur production en réservant un banc à l’agriculture biologique dans leurs supermarchés. Celle-ci jouera ainsi dans l’alimentation le même rôle que le parc national dans le tourisme : la réserve alimentaire justifiera l’abandon de tout le reste à l’industrie. Comme c’est déjà le cas pour certains produits, comme le vin, elle contribuera à faire éclater le marché entre le secteur de la qualité d’appellation contrôlée pour les riches et de la quantité non-contrôlée pour les pauvres. Ce qui signifie la distinction radicale de la société en classes, la fin de la fête populaire quotidienne, réduite en pilule de survie. » in Bernard Charbonneau, Sauver nos régions. Ecologie, régionalisme et sociétés locales, Sang de la Terre, 1991, chapitre 10 « Les pieds sur Terre », p.179.
[11] On verra par exemple l’article de Bertrand Louart, « Silence, on tourne ! Lettre Ouverte à la revue écologiste Silence ! et aux admirateurs des éoliennes industrielles récement construites en France », in revue Notes et Morceaux choisis, Bulletin n°5, février 2002. Que l’on peut lire en pdf ici.
[12] Bernard Charbonneau, Sauver nos régions. Ecologie, régionalisme et sociétés locales, Sang de la Terre, 1991, chapitre 10 « Les pieds sur Terre », p.178.
[13] Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique ?, Seuil, 1995.
[14] H. Arendt, ibid., p. 65
[15] H. Arendt, ibid, p. 66.
[16] Pour un plus ample développement de la perspective post-politique, voir mon texte (à paraître), « Que la vie l’emporte sur sa représentation. Brèves remarques sur les illusions politiques et des moyens impolitiques de s’en débarrasser », revue Entropia, mars 2007.
[17] Encyclopédie des nuisances, « A ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer », in Revue de L’EDN, janvier 1990. Article que l’on retrouve sous forme de brochure sur le site infokiosque.net et le site decroissance.info.
[18] B. Charbonneau, L’Etat, Economica, Paris, 1987, p. 235.
[19] Catherine Tarral, « La décroissance, l’économie, l’Etat », in revue Notes et morceaux choisis, Editions de La Lenteur, décembre 2006. Une version initiale est également parue dans le Bulletin de La Ligne d’Horizon et sur le site internet decroissance.info.
[20] B. Charbonneau, « Le ‘‘ mouvement écologiste ’’ mise en question ou raison sociale », in La Gueule Ouverte, juillet 1974, n°21.
[21] Voir S. Latouche, L’invention de l’économie, Albin Michel, 2005.
[22] On peut voir par exemple l’article de Bertrand Louart, « La Décroissance, le journal de l’Ordre », paru dans la revue Notes et Morceaux choisis, n°7, op. cit.
[23] On peut voir aussi le chapitre « La politique n’est pas la solution » in Anselm Jappe, Les aventures de la marchandise. Pour une nouvelle critique de la valeur, Denoël, 2003.
[24] Cf. par exemple S. Latouche dans son livre, Le pari de la décroissance, Fayard, 2006, qui aborde ainsi la question de la relocalisation du et de la politique.

le vendredi 6 avril 2007
par Clément Homs ; Décroissance.info

Pour approfondir : La décroissance: naissance d’une pensée anti-systémique , Timothée Duverger

12 avril 2013 Posted by | DECROISSANCE, Notre démocratie | , , , , , , | 7 commentaires

Mobilité, Technique et Développement


Un séminaire d’histoire de la mobilité s’est tenu le 5 avril 2012 à Paris sur le  thème « mobilité et démocratie »,

Timothée Duverger de l’Université Bordeaux III et Bruno Clémentin du journal La Décroissance sont intervenus sur le sujet « Mobilité, technique et développement ».

Voici la vidéo de la conférence, en deux parties.

Première Partie: Histoire du développement des sociétés et de leur mobilité

Conférence Mobilité, Technique et Développement… par Master_HCEAI

Deuxième partie: Déconstruire la critique écologique de l’automobilisme.

7 avril 2013 Posted by | DECROISSANCE, TRANSPORTS | , , , | 2 commentaires

Enric Duran (le Robin des Banques) doit rester libre!


Enric Duran est le créateur du concept de Coopérative Intégrale.

Il a exproprié 492 000€ aux banques, qu’il a reversé dans les mouvements sociaux et l’édition des publications de Crisi? et Podem!, deux journaux gratuits distribués respectivement à 200 000 et 350 000 exemplaires. Dans le premier le collectif Crisi faisait l’état des lieux de cette crise systémique qui deux jours plus tard commençait (avec l’épisode Lehman Brother). Le second, se voulait être le journal des possibles.

Pour signer la pétition en soutien à Enric Duran : ICI

Juste après sa sortie, alors que la conférence de presse se terminait à l’université de Barcelone, Enric fut arrêté et emprisonné un peu plus de deux mois.
Le dispositif policier auquel il a eu droit était digne de ceux qu’on réserve au grand banditisme…
L’opinion publique n’a pour autant pas mordu à l’hameçon: cet homme présenté comme un escroc par la presse dominante, n’en était pas un, loin s’en faut. En 2 mois, on a collecté 50 000€ pour payer sa remise en liberté et depuis, vous connaissez la suite, la Coopérative Intégrale Catalane est née, les projets sont de plus en plus ambitieux et répondent de plus en plus aux nécessités des unEs et des autres. L’alternative grandit jusqu’à se faire connaître outre Pyrénées.
L’EcoRéseau du Roannais fut la première tentative (nous ignorons si elle a repris ou périclité), puis le lien entre nos régions s’est crée, et en Bretagne deux EcoRéseaux existent dans le Pays Nantais et le Pays de Questembert.

Aujourd’hui, Enric est menacé par la justice espagnole : La fiscalité et 14 des banques qu’il a exproprié réclament à son encontre 8 ans de prison. Enric résiste et désobéit car ses droits fondamentaux ne sont en rien respectés.

Fort de liens avec d’autres groupes révolutionnaires, l’activiste Catalan a entrepris de faire de ce temps fort de la lutte anticapitaliste, une tribune pour la Révolution Intégrale . Il fait écho à l’appel du Sous Commandant Insurgé Marcos « El tiempo del Si » (« le temps du oui ») et s’adresse aux camarades de la ZAD pour internationaliser le mouvement.

L’EcoRéseau est un outil pour la Révolution Intégrale. Nous voulons un changement que nous opérons depuis la base et sur un mode autogéré. En unissant nos forces, partageant nos expériences, et nous concentrant sur ce qui nous unis les unEs aux autres, plutôt que sur ce qui nous sépare, nous sommes en capacité de l’opérer ici et maintenant.

Nous devons user de nos propres moyens pour faire circuler ces informations. Nous comptons sur vous touTEs!

Source: EcoRéseau Pays nantais Par ouestecorezo Février 2013

30 mars 2013 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , , , | 4 commentaires

Le Manuel des jardiniers sans moyens


Le Manuel des jardiniers sans moyens part de la conviction que tout le monde peut jardiner, malgré l’absence d’expérience, de terrain ou de moyens financiers.

Cet ouvrage est complet : Absolument tout du strict nécessaire pour se lancer dans la production de ses propres légumes, sans argent, sans expérience et sans complexe.

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source: http://terredopale.fr

18 mars 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ebook, ECONOMIE LOCALE | , , , , , | 10 commentaires

Camarades de la Zone À Défendre (ZAD)


la zad de Notre Dame des Landes

Communiqué de Enric Duran aux Camarades de la Zone À Défendre ( #ZAD )

Je vous écris à titre personnel, en tant que membre de la Coopérative Intégrale Catalane et du groupe instigateur de l’appel pour la Révolution Intégrale.

Comme vous le savez, à la suite de la diffusion publique de mon action de désobéissance face à la justice et du récent appel à la Révolution Intégrale (http://www.integrarevolucio.net) nous avons repris contact avec des personnes actives sur la ZAD.

“Nous suivons avec beaucoup de respect et d’intérêt la lutte pour la défense et la préservation du bocage nantais, face à ce monumental aéroport que ceux-d’en-haut veulent imposer coûte que coûte.”

De notre côté, nous avons débuté et renforcé un processus accéléré de construction d’une autre société au travers de notre démarche de Coopérative Intégrale; une structure dans laquelle il est possible de vivre dans le respect du bien commun. Vous pouvez découvrir plus en détail l’évolution du projet des Coopératives Intégrales en suivant ce lien :

http://enricduran.cat/es/el-tiempo-del-si/

Depuis l’été dernier, nous travaillons à générer une proposition d’espace politique et idéologique international avec des camarades issus d’autres collectifs. Il s’agirait aussi d’un espace de soutien mutuel et de solidarité entre les mouvements d’auto-organisation provenant de la base. Nous croyons que le concept de Révolution Intégrale pourrait convenir à cette tâche, même si le plus important est d’avoir en commun ces fondements que nous partageons.

Quand nous avons appris la date de mon procès – c’est à dire très récemment – il nous a paru important de créer la connexion entre ma réponse face à l’autoritarisme judiciaire, et cet appel. Cette dernière semaine, nous avons donc fait coïncider ces deux informations; elles représentent toutes deux l’amorce d’un tournant important dans notre action.

Mardi dernier, je ne me suis pas présenté à la farce judiciaire orchestrée en mon honneur.

On requiert contre moi huit ans de prison pour m’être rapproprié une petite partie du patrimoine collectif que la banque a volé au peuple. Plus d’information sur ce sujet : http://7seizh.info/2013/02/13/catalogne-desobeissance-civile-pour-enric-duran-le-robin-des-banques-catalan/

Étant donné que nous n’accordons aucun crédit au système judiciaire de l’État – comme au reste des institutions représentant le pouvoir – nous persisterons sur cette voie [de désobéissance] jusqu’à ce qu’on laisse nos camarades en paix, tout en continuant à construire une autre société, à partir de la rébellion.

Je crois comprendre que nous sommes en phase: Vous avez généré une importante expérience d’auto-organisation et d’autonomie et, comme la nôtre, votre réalité est en train de se transformer grâce au temps de création collective que vous vivez au quotidien.

Résistance et autonomie ; désobéissance et autogestion, sont deux dimensions d’un même chemin vers le monde que nous voulons.

Les zapatistes, dont notre action s’inspire beaucoup, ont récemment formulé un appel à cet objectif constructif que de plus en plus de mouvements à travers le monde considèrent comme une manière de faire la révolution ; ils l’ont appellé “El Tiempo del Si”, “Le Temps du Oui”. Votre lutte fait aussi partie des éléments importants de cet appel à la Révolution Intégrale; elle force le respect.

Nous pensons que votre participation sera importante pour impulser ce processus de rencontre pour la Révolution Intégrale, tant à l’échelle la plus locale que dans l’ensemble de l’Europe et du monde.

Votre lutte est notre lutte : notre autonomie est la vôtre.

Enric Duran

15/ 02/2013

http://enricduran.cat/es/carta-de-enric-duran-a-la-zone-a-defendre-zad-2/

Català, Castellano

24 février 2013 Posted by | Agriculture vivrière, Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , , | 2 commentaires

Collectifs girondins contre tous les grands projets inutiles et imposés.


grands projets inutiles

CRÉATION D’UN COMITÉ DE SOUTIEN
BASSIN D’ARCACHON – VAL DE L’EYRE – NORD DES LANDES
À LA MOBILISATION CONTRE LE PROJET D’AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES
ET CONTRE TOUS LES GRANDS PROJETS INUTILES ET IMPOSES

A l’attention de l’ensemble des citoyens,

Trois collectifs girondins sont en cours de création :

  • Bordeaux,
  • Libourne
  • Bazas-Langon.

L’idée de relocaliser les manifestations nationales ou régionales chez nous, d’organiser des rassemblements en « circuit court », prend tout son sens.

Un appel à rassemblement citoyen avait été lancé et qu’une cinquantaine de personnes se sont réunies de manière conviviale mais convaincues sur la place de la mairie de Belin-Béliet le 17 novembre 2012 (ici).
C’est pourquoi, nous lançons un appel à création d’un comité de soutien sur le Bassin d’Arcachon-Val de l’Eyre et Nord des Landes.

Les quatre comités seront en lien pour coordonner les collectes et soutiens matériels éventuels à acheminer sur la ZAD tout au long de l’hiver.

  • Pour soutenir les initiatives des occupants de la Zone À Défendre, en opposition aux expulsions de Notre Dame Des Landes
  • Pour demander une consultation systématique et démocratique des citoyens face à tous ces Grands Projets Inutiles Imposés, dont l’Ayraultport de Notre Dame Des Landes est devenu le symbole…
  • Pour réclamer des politiques responsables écologiquement et socialement, sur l’ensemble de nos territoires.

Alors que la situation économique, sociale et environnementale se dégrade chaque jour en France, la mobilisation contre Notre Dame des Landes est devenue le symbole de la lutte contre les grands projets inutiles qui :

  • Dilapident l’argent public au seul profit des multinationales
  • Détruisent des terres agricoles et des zones humides
  • Participent au saccage du modèle social issu de la résistance
  • Nie les conséquences du pic du pétrole et la déplétion des ressources en générale
  • Contribuent à la production de CO² et aux changements climatiques

Nous proposons à l’ensemble des citoyens qui se sentent concernés de se manifester afin de créer un comité de soutien et d’organiser des actions communes, et s’inscrire par mail à : soutien.nddl-bassinvaldeleyre@riseup.net

Prochain rassemblement de soutien à Belin-Béliet le samedi 15 décembre, à 11h, place de la Mairie. Venez avec votre pique-nique !

Merci de faire circuler l’information dans vos réseaux.

Plus d’infos : Notre Dame des Landes – Zone à défendre https://zad.nadir.org/?lang=fr

Pour la création du collectif,
Sophie et Cynthia
de Belin-Béliet

1 décembre 2012 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE | , , , | 3 commentaires

La crise symptome d’un manque de démocratie directe.



Préoccupé de ce qu’il estime être des dérives de nos sociétés, Jacques Testart s’affirme le défenseur têtu d’une science contenue dans les limites de la dignité humaine et de la démocratie réelle1.

Jacques Testart est chroniqueur du journal La Décroissance2 ainsi que du journal Le Sarkophage. Il a soutenu José Bové lors de l’élection présidentielle de 2007.

Il est le fondateur et le président d’honneur de la Fédération des biologistes de la fécondation et de la conservation de l’œuf (BLEFCO). Il est également fondateur ancien administrateur du Groupe d’étude de la FIV en France (GEFF) et du dossier national informatisé (FIVNAT). Il est membre de la Commission nationale de médecine et biologie de la reproduction (CNMBR) 1988-2000 et membre du Conseil pour les droits des générations futures 1993-1995. Il devient président de la Commission française du développement durable (CFDD) entre 1999 et 2003 et membre du Conseil d’évaluation et de prospective de la Commission des affaires étrangères et du plan du Sénat (depuis 2003).

Jacques Testart est aussi administrateur de Inf’OGM et président de l’association Fondation Sciences Citoyennes3, et est membre du Conseil scientifique d’Attac. Il est également très critique envers les OGM.

Jacques Testart se pose en ennemi du libéralisme économique4. Il soutient que l’eugénisme est au service du libéralisme5 et que le scientisme est l’allié naturel de ce dernier. Jacques Testart appelle à une « science citoyenne », indiquant qu’il faut « refonder notre système de recherche autour d’un nouveau contrat entre science et société, de nouvelles missions et orientations de la recherche et d’une alliance forte entre les acteurs de la recherche publique et la société civile, porteuse d’intérêts non marchands »6.

Jacques Testart a écrit plusieurs ouvrages de vulgarisation et de réflexion (voir « Ouvrages » ci-dessous) où les propositions techniques de la biomédecine sont analysées et critiquées, ainsi que de très nombreux articles dans la presse où il expose ses prises de positions scientifiques et éthiques. Il se définit lui-même comme un critique de science, expliquant que « comme le critique d’art ou le critique littéraire, le critique de science, qui n’est absolument pas un ennemi des sciences, s’autorise à porter des jugements plutôt qu’applaudir religieusement toutes les productions de laboratoire »7.

29 novembre 2012 Posted by | DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

Notre Dame Des Landes en images.


Photos et reportage vidéo sur la manif du 17 à diffuser !

Un montage photo, sur la bande son de la Rue Kétanou :

Un superbe montage photo avec une bande son bien choisi :

Un reportage vidéo qui vaut vraiment le coup d’oeil :

Et pour finir une vidéo de BastaMAG :

Notre-Dame-des-Landes from Bastamag on Vimeo.

Un autre beau montage photo ici :

http://wp.me/p1hwU8-16r
Un reportage vidéo à voir absolument :

http://wp.me/p1hwU8-15K

Un reportage de Rennes TV qui vaut aussi le coup d’oeil :

http://wp.me/p1hwU8-15G

Des vidéos en vrac de la manif du 17 :

http://wp.me/p1hwU8-15J

Et enfin, de nombreuses vidéos des semaines d’occupation militaire de la ZAD et de la résistance à cette dernière ici :

https://zad.nadir.org/spip.php?article510

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source:lutteaeroportnddl.com

24 novembre 2012 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , | Laisser un commentaire

Megajoule: laboratoire de crimes nucléaires


RASSEMBLEMENT pour la JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX
le 21 septembre 2012 – Le Barp, Gironde

La violence exercée contre notre planète pour en tirer ses dernières ressources, la guerre économique qui met en compétition tous contre tous, les menaces terribles des changements climatiques, les manipulations du génome et le nucléaire sont porteurs de graves menaces pour la survie même de l’humanité. Notre monde est de plus en plus violent et nous en sommes indignés.

L’association Négajoule dénonce la préparation de futurs crimes contre l’humanité en préparation au laser Mégajoule.
La mise au point de nouvelles générations d’armes nucléaires et radioactives est intolérable,d’autant plus dans le contexte de Fukushima qui menace l’humanité d’une catastrophe encore pire que Tchernobyl. Nous serons donc de nouveau devant le Mégajoule pour exiger sa fermeture.

Dans la même commune, le Barp (Gironde) a été érigée une stèle en mémoire de Jean Cassin, prix Nobel de la paix 1968, co-rédacteur de la déclaration universelle de droits de l’homme et contributeur de la création de l’Unesco. C’est donc naturellement que nous y rappellerons les principes généraux de ce qui fait notre humanité et ce qui motive notre colère contre les guerres.

Jean-Marc Louvet / Négajoule

Rassemblement pacifiste devant le Mégajoule (entre Le Barp et Marcheprime) ce 21 septembre 2012 , Le Barp, Gironde à 10h30.

La finalité du Laser Mégajoule -simuler les essais nucléaires pour la mise au point de

bombes atomiques- est moralement intolérable.

En ne visant que les populations civiles, la bombe atomique bafoue la Déclaration
Universelle des droits de l’Homme.
En violant les traités internationaux de non prolifération et d’interdiction complète des
essais, la France persiste à rester hors la loi internationale et se rend responsable de la
dissémination des armes nucléaires.A midi, nous partagerons le déjeuner sur place (auberge espagnole).
 
14h00- Rassemblement à l’espace René Cassin (Le Barp centre, route d’Hostens)
(René Cassin a été co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, prix Nobel
de la Paix 1968, et contributeur de la création de l’Unesco.)
Présence d’un stand « Food not Bombs »
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19 septembre 2012 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , , | 1 commentaire

Produire ses propres semences


Il existe plusieurs méthodes pour produire ses propres semences. La plus simple, ou quand on connaît un jardinier, est de garder les graines des légumes qu’on récolte soi-même – quand on jardine – ou qu’on a achetés ou que quelqu’un nous a donnés.

On peut ainsi récolter :

  • en laissant monter en graines : des radis, des navets…
  • à la condition de les laisser bien mûrir : des graines de tomate, de concombre, de courge, courgette, choux, melon, pastèque, phacélie, moutarde blanche ou jaune (ces trois derniers sont très bons pour comme engrais vert)… Bref, tous les fruits et légumes contenant des graines.
  • en sélectionnant des plants : des pommes de terre. On gardera des petites pommes de terre d’environ 3 cm de diamètre, au frais et à l’abri de la lumière.

Récolter des graines

Toutes les plantes ne produisent pas de graines (ou en produisent peu et/ou très peu fertiles). Les graines ne donnent pas toutes des sujets similaires à leurs parents. Ce sont les hasards de la génétique mais lorsque la génétique a été forcée comme dans le cas des hybrides (F1), les semences donneront des plantes très éloignées de la plante-mère, rarement intéressantes qui plus est… D’autres plantes ont une tendance compulsive à l’hybridation naturelle et le résultat n’est pas toujours bienvenu non plus. C’est particulièrement le cas des cucurbitacées. Moyennant quelques précautions, il est possible d’empêcher cette hybridation.

Qui dit récolte dit contenant. Les enveloppes sont une bonne solution. Il vaut mieux éviter les contenants étanches car les graines sont rarement complètement sèches et le peu d’humidité qu’elles contiennent suffira à faire moisir la récolte. Ne surtout pas ranger les enveloppes de graines dans un meuble en aggloméré, celui-ci dégage du formol pouvant inhiber le pouvoir germinatif de la graine.Enfin, il vaut mieux noter quelques indications bien utiles plus tard : la date et le lieu de la récolte, si possible le nom de la fleur (ou à défaut, une description détaillée, et si possible en prendre une photo) ainsi que certaines indications pour sa future culture (lieux très humides, très secs, etc.) Un paquet de graines sans indications ne sera jamais ressemé, inutile de récolter dans ces conditions…

Les plantes potagères

Avant toute chose, pour récolter des semences potagères, il faut cultiver des variétés non-hybrides. Les semences des hybrides F1 sont désespérantes .

Ensuite, il faut distinguer les annuelles des bisanuelles. Beaucoup de légumes sont récoltés dans leur première année et ne fleuriront que la deuxième année. Cela implique d’isoler dans un coin de potager les « porteurs de semence ».

a. légumes à floraison dans l’année

Toutes les salades, les chou-fleurs et brocolis, la claytone de Cuba, le pourpier, la ficoïde, l’arroche, l’épinard, le tétragone, etc., « montent en graines » pour peu qu’on les laisse faire… Tous les légumes-fruits donnent également une semence dans l’année : tomates, potirons, piments, aubergines, poivrons, pois, haricots, fèves, cornichons, concombres, courgettes, potirons,…

Pour les premiers, soyez vigilants car si vous laissez passer la récolte, les semis spontanés envahiront les planches et les alentours (l’arroche est une grande spécialiste de la colonisation). Pour les seconds, prenons d’abord les fruits qu’on consomment mûrs : tomates, poivrons, potirons… Pour ceux-là, il suffit de récolter les graines à l’épluchage. Un petit truc pour la tomate (valable aussi pour les poivrons et piments) : rincer les graines dans une passoire puis les étaler sur un papier essuie-tout en les espaçant bien. Laisser sécher à l’air libre, puis détacher le premier feuillet, le plier et le ranger soigneusement pour les semis de printemps. Vous venez de fabriquer un tapis de graines ;) Une autre technique consiste à enterrer une tomate mûre dans un pot de terreau bien sec, de stocker le tout à la cave et de le ressortir au printemps pour commencer à l’arroser. Le taux de germination est excellent mais il faut s’attendre à devoir énormément éclaircir (une tomate produit énormément de graines!)

Les tomates s’hybrident rarement naturellement. Le fait de récolter ses propres graines permet de sélectionner des plantes bien adaptées au terrain et au climat. La résistance des plants est déjà bien améliorée après 3 ans de culture.

Pour les fruits récoltés avant maturité, il faut sélectionner les porte-semences et les laisser mûrir. Concombres, cornichons et courgettes deviennent énormes, jaunes avec une peau coriace (et l’automne est largement arrivé). Si les premiers gels menacent, les fruits seront rentrés à l’abri et achèveront de mûrir sur l’appui de fenêtre.

Ces plantes ont en plus la désagréable habitude de s’hybrider entre elles (ainsi que les potirons, potimarrons, citrouilles, pâtissons, coloquintes). Pour pouvoir récolter des graines non-hybridées, cela demande un peu de soin et de technique. Tout d’abord, repérer une fleur femelle prête à s’ouvrir (au petit matin, c’est un sport pour lève-tôt). Les fleurs femelles ont un renflement sphérique sous la corolle, contrairement aux fleurs mâles. Dès qu’elle commence à s’entrouvrir, se munir d’un pinceau, prendre le pollen d’une fleur mâle voisine et venir en badigeonner le pistil. Ligaturer immédiatement la fleur avec un élastique. Pour plus de sûreté, on peut ajouter un cornet de papier soigneusement lié à la base de la fleur. Le but est d’éviter au moindre butineur de s’égarer par là… Marquer de manière durable la fleur car la récolte n’aura lieu qu’en automne!

Viennent enfin les légumineuses, pois, fèves et haricots. Ceux-ci sont souvent récoltés en vert, c’est-à-dire avant la maturité des graines. Pour avoir de bonnes semences, attendre que les cosses soient devenues parcheminées. L’été touchera alors à sa fin…

b. légumes à floraison bisannuelle

Radis, navets, choux, oignons, ails, poireaux, scorsonères, carottes, panais… Pour ceux-là, il sera nécessaire de leur trouver un coin de planche où ils pourront produire tranquillement leurs graines.

Les fruitiers

Peu de fruitiers peuvent se reproduire par semis. D’abord parce que la plupart sont des hybrides et ne donnent pas de rejetons fidèles mais en plus, ils sont aussi généralement greffés. Et souvent, c’est le porte-greffe qui apporte la vigueur, la résistance aux maladies, l’adaptation au climat ou au terrain…

Il y a heureusement quelques exceptions à cette limitation frustrante. Parmi les fruits à noyaux, les mirabelles et certaines prunes, les pêches et les brugnons donnent souvent des arbres fruitiers corrects. Plus la variété est de type sauvage ou ancienne, plus les chances de succès augmentent. Essayez donc la mirabelle de Nancy, la reine-claude crottée, le myrobolan… Pour les pêches, brugnons et même abricots, le mieux est de planter plusieurs noyaux et de ne conserver que les sujets qui fructifient bien. Et si vous ne savez que faire des « mauvais » sujets, pourquoi ne pas les utiliser comme porte-greffe? C’est ainsi que faisait les anciens jardiniers…

Les fruits à pépins ne donnent généralement pas de bons résultats, à l’exception du néflier (arbre proche du type sauvage), du cognassier et de la mandarine chinoise ou japonaise (de toutes petites mandarines à saveur douce).

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les petits fruitiers tels que groseilles, cassis, myrtilles, framboises ou fraises ne donnent que très rarement un bon résultat. En réalité, ils sont issus d’une très longue sélection et le type sauvage (celui qui risque de ressortir) portent des fruits plus petits, moins juteux, moins goûteux… Quand aux fraises, elles sont par essence des hybrides.

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source: wikibooks.org/wiki/Jardinage/Produire_ses_semences

Voir également:

Le Manuel des jardiniers sans moyens

Semeur (wiki) pour échanger ses graines et une jeune pousse : grainesdetroc  

26 juillet 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE | , , , , , | 9 commentaires

L’agenda des alternatives de l’été


– 22 au 24 juin 2012 : cyclo-tour à Fessenheim http://stopfessen.celeonet.fr/content/view/279/147/
– 23 et 24 juin 2012 : http://www.foire-autogestion.org/
– 6 juillet au 19 septembre 2012 : ecotopia Biketour entre Barcelone et Venise autour du thème de « vers la Décroissance » http://www.ecotopiabiketour.net/fr/
– 5 au 8 juillet 2012 : rassemblement RAGA à Istanbul http://www.alternatifs.org/spip/le-rassemblement-c-est-maintenant
– 6 au 14 juillet 2012 : festival de films Résistances à Foix en Ariège http://festival-resistances.fr/
– 7 au 11 juillet 2012 : 2ème forum européen contre les grands projets inutiles imposés à Notre-Dame-Des-Landes http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/
– 9 au 22 juillet 2012 : rencontres des Ami-e-s de Silence à Loubières (Ariège) où seront fêtés les 30 ans de la Revue.
– du 11 juillet au 19 août 2012 : L’Alter Tour entre Foix et Bedous. Pour plus de renseignements : http://www.altertour.net
– 13-14 et juillet 2012 : vélorution universelle à Concarneau http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/
– 13 au 22 juillet 2012 : No Border Camp 2012 à Cologne/Düsseldorf pour s’engager ensemble sous différentes formes contre les expulsions de masse, Frontex, l’antiziganisme, le racisme ordinaire et les discours d’extrême droite http://noborder.antira.info/fr/
– 22 au 26 juillet 2012 : Altervillage 2012 organisé par Attac-France à Saint-Jean de Ollières (63) http://www.france.attac.org/articles/altervillage-2012-programme
– 17 au 19 août 2012 : rencontres d’été anti-nucléaires à la Féclaz (Savoie). Pour plus de renseignements : SDN73@no-log.org
– 18 au 25 août 2012 : une Marche pour la Vie, au coeur du triangle de la mort dans le Vaucluse, le Gard et la Drôme pour demander l’arrêt immédiat des nucléaires et dire oui à la vie. Pour plus de renseignements : collectifantinucleaire84@hotmail.fr
– 24 au 26 août 2012 : les (f)estives de de l’objection de croissance à Rossignol en Belgique http://www.objecteursdecroissance.be/spip.php?article314

source:http://www.partipourladecroissance.net/

19 juin 2012 Posted by | DECROISSANCE | , , , , , , | 2 commentaires

Album jeunesse sur la surconsommation


Papa contre Trucman

Franck Prévot, Laurianne Chevalier

Éditionsl’Edune

 » Papa n’aime pas les grands magasins. Il dit que la consommation tuera les gens. Parfois, nous avons pourtant des courses à faire. Et là, c’était la rentrée.

Alors nous avions beaucoup de courses à faire.  » Une partie serrée se joue entre Papa et Trucman. Qui remportera la victoire ?

Papa contre Trucman dont le but est d’initier les enfants à d’autres modes de consommation est édité par
une petite maison d’édition indépendante installée à Andernos les bains, spécialisée en littérature jeunesse, soucieuse de traiter  de sujets peu abordés en jeunesse.

Les Éditions l’Édune ont choisi d’éditer des livres qui favorisent les échanges et le questionnement et développent chez l’enfant la vivacité d’esprit, la compréhension et l’esprit critique.
Cet album est proposé à nos lecteurs  à un prix soldé de 3€50.
Éditions l’Édune
09 77 95 18 11
06 89 53 08 82

14 juin 2012 Posted by | DECROISSANCE | , , | 2 commentaires

Contre Eurosatory


Événement contre Eurosatory. Pyramide du Louvre.
12/06. 16h


Mobilisation contre Eurosatory – salon des ventes d’armes
A 16h30, avant le dîner de Gala, Pyramide du Louvre
http://www.demosphere.eu/node/30331
Le Collectif Francilien pour la Décroissance, le Parti pour la Décroissance (PPLD), le
Mouvement des Objecteurs de croissance (MOC), les OC (franciliens rattachés au MOC) et
le parti EPOC (Ecologie Pacifisme Objection de croissance), ainsi que d’autres mouvements
pacifistes appellent à une mobilisation collective contre ce commerce inique qu’est le
commerce des armes.
Alors que le monde s’enfonce chroniquement dans une crise globale, les dépenses militaires
mondiales sont en augmentation pour atteindre aujourd’hui le record de 1630 milliards de
dollars ! Alors que des coupes sombres sont pratiquées dans les dépenses publiques (santé,
éducation, logement) les énergies (humaines, financières, matières premières) mises dans
l’armement sont de toute évidence scandaleuses : la France seule a dépensé 67 milliards d’euro
dans ce poste budgétaire en 2011. Dans ce « capitalisme du désastre », selon l’expression de
Naomi Klein, que la marchandise produite soit utile, nuisible, toxique ou criminelle n’a qu’une
importance secondaire, le but est de produire des profits. Car le commerce des armes,
atrocement criminel, est l’un des plus rentables pour les maîtres du monde.
La démilitarisation permettrait d’arrêter un gigantesque gaspillage de ressources financières et
physiques, tout en éliminant une des premières causes de destruction écologique et de
souffrance du monde moderne. La production, les essais, l’entretien et le déploiement (et
l’utilisation) des armes conventionnelles, chimiques, biologiques et nucléaires engendrent
d’énormes quantités de déchets toxiques et radioactifs. Les forces armées mondiales, dont
l’armada étatsunienne, de loin la plus écrasante, coûteuse et dominante, sont les plus grands
pollueurs et les plus grands assassins des temps modernes. Le transfert massif des dépenses
militaires vers des activités civiles permettrait tout de suite de faire face à de vrais besoins.
Par exemple, ici et maintenant, en France, rémunérer 20000 enseignants pendant 5 ans au lieu
d’entretenir un sous marin nucléaire. Ou payer 85000 enseignants ou lieu d’un laser
mégajoule.
Le Collectif Francilien pour la Décroissance, les OC, le Parti pour la Décroissance (PPLD),
le MOC ( Mouvement des Objecteurs de Croissance) et l’EPOC (Ecologie Pacifisme
Objection de Croissance) donnent donc rendez vous à touTEs les militantEs écologistes,
antimilitaristes, pacifistes et à toutTEs les personnes fort justement indignéEs par ce
commerce des armes, le mardi 12 juin à 16h30 à la Pyramide du Louvre, jour du dîner de
Gala de l’ouverture de ce salon des marchands de canons (salon qui se tient du 10 au 15 juin).
paris-decroissance@laposte.net
http://ocparis.canalblog.com/

4 juin 2012 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE | , , , , , , | Laisser un commentaire

Conférence à Bordeaux de Yves Bonnardel sur la question animale


Lundi 4 Juin, Yves Bonnardel sera présent sur Bordeaux et tiendra une conférence à cette occasion sur la question animale.

La conférence aura lieu au Samovar, 18 rue Camille Sauvageau, à 18h30. Possibilité de se restaurer, assiettes de tapas végétale.

La question animale, une question politique cruciale : Les êtres sensibles non humains sont de loin les premières victimes de notre société, de par leur nombre et l’intensité de l’exploitation qu’ils subissent. Nous sommes peu solidaires à leur égard, nous les dominons et considérons que leur exploitation n’est pas un problème social, ni un problème éthique, ni un problème politique. C’est une vision du monde, une idéologie, qui nous permet de mettre la « question animale » de côté : les animaux ne sont pas « comme nous » ; ce sont des êtres de « nature », d’instinct, etc. Cette idéologie, depuis qu’elle a commencé à être dénoncée, a reçu un nom : spécisme. Quelles perspectives ouvre la critique du spécisme ? Quels basculements de notre vision du monde, quelle révolution des rapports sociaux, du rapport aux identités, et finalement de la politique ?

Voir le ste d’Acta -Gironde

31 mai 2012 Posted by | Alimentation, ANTI SPECISME, DECROISSANCE | , , , , , | Laisser un commentaire

La décroissance est-elle à vendre?


La décroissance : une nouvelle forme de citoyenneté encore à inventer.

Contradiction dans la participation au jeu de la démocratie représentative capitaliste et les objectifs du mouvement décroissant

Il n’est pas suffisant de répéter comme un mantra « il faut décoloniser l’imaginaire » et d’un autre coté de participer et donc valider un système de contrôle vertical . Il ne suffit pas de croire en la démocratie, en l’auto gestion et en l’horizontalité , car il s’agit là d’une pratique et non d’une idée. Nous croyons en la force de la volonté d’auto-organisation. On ne peut pas construire de société égalitaire à partir de l’ambition de quelques petits chefs.

« Plus profondément, à la suite de L’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) , notre critique se porte sur la stratégie de la « prise du pouvoir » qui a inspiré depuis près d’un siècle la plupart des projets révolutionnaires. Au nom de cette finalité, il fallait faire silence sur les pratiques collectives présentes. Or ce point de vue a permis toutes les saloperies possibles, jusqu’à la création d’alliances avec les pires dictatures, au nom encore une fois d’un éventuel pouvoir futur. Comme le dit le dicton, « la fin justifie les moyens » i.

Mais cette contradiction apparente (le fait de présenter des candidats aux élections présidentielles ou législative) est-elle vraiment une contradiction ou une stratégie ?

On a pu observer , lors des dernières élections , le « putsch » mené par le Frère Ariès, qui en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, a réuni les deux mouvements, le MOC et le PPLD, avant de déclarer unilatéralement notre soutien à Mélenchon, lequel utilise la même stratégie de conquête du pouvoir (et des dissidences) au profit du parti capitaliste PS.

Nous n’omettrons pas, outre les égotismes, la question de l’argent qui se trouve (bien trop souvent) au centre des batailles politiques institutionnalisées. En effet, désormais, la loi de financement public des partis supplée aux dépenses des partis ayant obtenu au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions ii. Voir également le fonctionnement des associations de financement ici

On voit bien que face à cela, l’argument officiel « rendre visible le mouvement » est bien court ( les AMAP par exemple, n’ont pas eu besoin de candidats aux élections pour avoir une audience) …

La décroissance, ce n’est pas uniquement consommer moins !

Il n’est pas dans notre propos de nous poser en spécialistes du comment vivre avec moins, ou comment négocier avec des maires PS de la gratuité de l’eau; la question est bien la relocalisation de la production, la prise en main des décisions politiques, économiques, écologiques, par les citoyens ; en un mot, la mise en place de décisions réellement démocratique. Or, l’horizontalité ne se décrète pas, elle se travaille chaque jour et le véritable combat de la décroissance est bien là. La participation au jeu politique capitaliste ne peut que dévoyer le mouvement et le transformer en succursale (au mieux en think tank) pour les partis dominants.

Nous ne voulons pas être un mouvement de gestion de leur crise, apprendre aux pauvres à se contenter de ce que le système moribond voudra bien leur laisser.

Face aux crises multidimensionnelles le changement doit être structurel.

« Comme l’ont souligné Starhawk et Isabelle Stengers, nous ne devons jamais oublier que les sociétés capitalistes se sont constituées sur la destruction des communautés villageoises et ont voué les sorcières au bûcher. Ce faisant, elles nous ont privées des savoirs et des manières de faire qui rendaient possible cette « vie commune ». Et ce geste de destruction, elles n’ont cessé de le répéter et le répètent encore et toujours, quand se tente ou s’expérimente un mode de vie basé sur d’autres histoires, d’autres fabulations, d’autres coordonnées, d’autres relations. »

Ce n’est pas cet avenir que nous voulons pour la décroissance .

Et nous lutterons pour que le mouvement ne se transforme pas en simples idées monnayables sur le grand marché des voix des électeurs. Nous ne voulons pas devenir un autre Parti des verts…

Bien entendu, le mouvement a besoin de liens, de se fédérer, de partager ses expériences et ses espoirs mais il nous appartient de trouver pour cela d’autres formes que celles que l’on nous proposent.

Wajeb/Aquitaine décroissance

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i L’EZLN s’est fait connaître le 1er janvier 1994 dans le sud-est Mexicain en occupant sept villes du Chiapas. Leurs revendications portent sur les droits et le maintien des cultures des peuples indigènes, et l’une de leurs pratiques est celle de l’auto-gouvernement. Voir G. Munoz Ramirez « 20 et 10, le feu et la parole », éd. Nautilus, 2004
ii La nouveauté, apportée par les lois sur le financement des partis, est le financement public des partis. Si, depuis longtemps, les dépenses électorales sont remboursées aux candidats ayant atteint un certain seuil (5 %), il n’en allait pas de même des dépenses permanentes des partis. Désormais, la loi prévoit un financement public accordé aux différents partis, en fonction de deux critères cumulatifs : les résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1% dans au moins 50 circonscriptions, et le nombre de parlementaires. voir sur le site vie-publique.fr
iv www.cst.collectifs.net
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Articles liés:

28 mai 2012 Posted by | DECROISSANCE, Notre démocratie | , , , , | 6 commentaires

Un AlterTour de France pour une planète sans dopage


La 5ème édition de l’AlterTour se déroulera du 11 juillet au 19 août 2012 dans le grand Sud-Ouest. Il s’élancera de Foix et reliera Castres, Rodez, Périgueux, Bordeaux, Toulouse, Auch et Pau.

L’AlterTour est ouvert aux personnes qui aiment le vélo, sans exigence de performance. En relais solidaire, les altercyclistes voyagent ensemble à la rencontre d’Alternatives. C’est un tour « à la carte », en autogestion pour celles et ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective dans la simplicité volontaire, découvrir des terroirs préservés, avoir une activité physique source de santé, et dire ensemble : « Nous voulons un monde sans dopages, plus équitable et plus juste ».

L’AlterTour résiste à l’esprit de compétition qui conduit aux dopages sous toutes ses formes :
dans le sport où la santé passe après les bénéfice$ de la société du spectacle.
dans l’agriculture industrielle, où agrotoxiques et OGM portent atteinte aux paysans et à la biodiversité aux bénéfices d’une poignée de multinationales.
dans l’économie de marché, où sub-primes et autres paradis fiscaux amplifient les inégalités.
dans la société de consommation, du greenwashing et de l’obsolescence programmée où l’offre conditionne la demande à grand renfort de publicité.

Oui, une autre FAIM du monde est possible, car “le monde est assez grand pour satisfaire les besoins de tous, mais il sera toujours trop petit pour satisfaire l’avidité de quelques uns” ; nous devons “Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre” (Gandhi).

Les inscriptions sont ouvertes sur notre site internet jusqu’au 15 juin 2012.

Mathieu Fromont

http://www.altertour.net

Reportage de la Télé Libre sur l’AlterTour 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=FH1rIWTPptU&amp;list=UUlu3x-HNbVLYta5eyHQfwWQ&amp;index=5&amp;feature=plcp

Chaine de l’AlterTour : http://www.youtube.com/watch?v=NC-yp1ti5x4&amp;list=PL306FB4A2164C5919&amp;feature=plpp_play_all

25 mai 2012 Posted by | DECROISSANCE, TRANSPORTS | , , | Laisser un commentaire

 » La démocratie de la terre  » Vandana Shiva


« Aujourd’hui, la démocratie est moribonde »

Vandana Shiva est docteur en philosophie de l’Université de Western Ontario en 1978. Elle est l’une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la défense de l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion des multinationales agro-alimentaires et aux effets pervers du génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, c’est-à-dire l’appropriation par les firmes agro-chimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences.

Vandana Shiva est à l’origine de la démocratie de la terre. Elle dirige la Fondation de recherches pour les sciences, la technologie et l’écologie. Parmi ses nombreux livres, mentionnons, traduits en français, La guerre de l’eau (Parangon), Le terrorisme alimentaire (Fayard) et La biopiraterie ou le pillage de la nature et de la connaissance (Alias etc.). Elle est également rédactrice en chef adjointe de la revue The Ecologist. Vandana Shiva a dit lors d’un interview :

« Aujourd’hui, la démocratie est moribonde. La démocratie est censée être le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Pourtant, des millions de gens ont beau manifester contre la guerre, tous les gouvernements des pays riches envoient des troupes en Irak et en Afghanistan. À travers le monde, les gens disent : « Empêchez les grandes banques de continuer à voler notre argent », mais les gouvernements se bornent à renflouer les banques, et les gens se retrouvent plus vulnérables encore. Quand des entreprises influencent chaque décision gouvernementale, quand des lobbyistes se substituent au peuple, on obtient un gouvernement des entreprises par les entreprises et pour les entreprises, et le peuple est réduit au rang de quantité négligeable. C’est cette menace qui pèse sur la démocratie. Voilà pourquoi nous devons réinventer la démocratie, et promouvoir ce que j’ai appelé la « démocratie de la Terre ».

La globalisation a changé la donne. L’agriculture s’est retrouvée exposée à l’avidité mondiale, à l’avidité de l’industrie agroalimentaire mondiale. Des multinationales comme Monsanto ont eu toute liberté de vendre des semences OGM brevetées aux agriculteurs indiens, et parallèlement des multinationales comme Cargill ont pu faire du dumping sur le marché indien, et réduire le prix du pétrole, du coton, entre autres.

La main mise de Monsanto sur les semences a de nombreuses conséquences. Les semences, qui étaient autrefois gratuites, ou que les fermiers payaient 5 ou 6 roupies le kilo (env. 0,12 €), leur coûtent maintenant 1 800 roupies les 450 grammes, ce qui revient à environ 3 600 roupies le kilo (env. 58€). Sur ces 1 800 roupies, Monsanto récupère 1 200 roupies de royalties (1). Le coton transgénique, appelé « coton BT », est censé résister aux parasites, mais comme cette technologie est violente et peu fiable, elle perturbe les mécanismes de défense propres à la plante, qui se retrouve menacée par d’autres parasites. Quant au parasite ciblé, le ver de la capsule, il a maintenant développé une résistance. En fait, les attaques parasitaires augmentent. D’après notre étude, on utilise 13 fois plus de pesticides dans les plantations de coton OGM. Le coût élevé des semences et l’emploi accru de pesticides ont provoqué l’endettement des fermiers. Ils ne se sont pas endettés auprès du gouvernement ou des banques, mais auprès des agents des multinationales. Quand ces agents viennent prendre procession de leurs terres, les fermiers boivent du pesticide pour mettre fin à leurs jours, parce que pour eux, la terre est une mère. Aucun fermier ne peut imaginer vivre sans la terre. Le jour où on vient leur confisquer leur terre à cause des dettes qu’ils sont incapables de payer, les fermiers se suppriment. Voilà l’histoire du suicide des fermiers indiens. 200 000 fermiers indiens se sont suicidés. Si l’on établit la carte des États et régions où se produisent les suicides, et la carte des régions où Monsanto vend son coton BT, on obtient la même carte. Même si Monsanto refuse d’admettre ce lien, les faits sont là, sur le terrain.

En 1984, les événements m’ont poussée à m’intéresser à l’agriculture. Dans l’État du Punjab, la Révolution verte était censée avoir été vecteur de prospérité et de paix. C’est sur ces valeurs que Norman Borlaug, son investigateur, avait reçu le prix Nobel de la paix [en 1970]. Au lieu de ça, le Punjab était déchiré par la violence. En 1984, il y a eu 30 000 morts et notre Premier ministre, Indira Gandhi, a été assassinée. Je me suis donc demandé pourquoi ce déchaînement de violence avait remplacé la paix attendue. Cette année-là, au mois de décembre, 3 000 innocents qui dormaient dans les bidonvilles de Bhopal, ont été tué par une fuite de gaz dans une usine de pesticides, propriété de Union Carbide, et maintenant de Dow Chemical. Il y a eu des milliers d’estropiés et des enfants sont nés infirmes. Je me suis alors interrogée sur l’agriculture : pourquoi ressemblait-elle à une guerre ? J’ai écrit mon livre La violence de la Révolution verte après une étude complète sur le sujet, ce qui m’a valu d’être invitée à des conférences bien que n’étant pas agronome.

En 1987, une conférence a réuni les grands noms de l’industrie : BASF, Bayer, Ciba et Sandoz [en 1996, la société Sandoz a fusionné avec Ciba-Geigy pour former Novartis]. Ils ont exposé leurs projets d’avenir : cinq multinationales contrôleraient l’alimentation et la santé, la moindre semence serait brevetée et génétiquement modifiée. Je me suis dit : « Ce contrôle de la vie sur Terre est une dictature. Que puis-je faire ? »

Navdanya est un mouvement que j’ai initié en 1987. Ça veut dire « 9 semences », c’est symbole de diversité, mais ça signifie aussi « le nouveau don ». Les semences sont au cœur même du travail de Navdanya, parce que c’est ce qui manquait aux fermiers. S’ils ont leurs propres semences, les fermiers ne s’endettent pas, parce qu’ils n’ont ni semences, ni pesticides à acheter. Nous avons donc créé des banques de semences, et nous avons aidé les fermiers à renouer avec l’agriculture biologique, et à trouver des débouchés équitables pour leur coton. La combinaison de ces trois éléments : les semences, l’agriculture biologique et le commerce équitable, permettent aux fermiers de gagner dix fois plus que ceux qui cultivent du coton BT. Notre action a porté ses fruits.
Les grandes fermes à soja et à maïs des États-Unis passent pour les formes d’agriculture les plus productives que l’humanité ait jamais inventées. Mais il n’est pas très intelligent d’insuffler dix unités d’énergie dans un système pour produire une seule unité de nourriture, ce n’est pas viable. En revanche, si on mise sur la biodiversité et ses effets induits, on peut produire quatre à dix fois plus que ces exploitations industrielles américaines qui sont exportées à travers le monde comme un modèle d’agriculture de pointe. On ne peut pas raisonner en terme de rendements. Bien sûr la monoculture qui se concentre sur une seule donnée aura une production supérieure, et la biodiversité produira moins de cette denrée donnée. Mais la biodiversité produit plus de nourriture à l’hectare que la monoculture. Nous avons des centaines de données chiffrées qui prouvent que les polycultures biologiques ont une productivité beaucoup plus élevée en terme de production de nourriture par hectare.

La société actuelle a été construite sur l’idée que la nature est morte (sans vie, inerte), d’où cette profonde crise de survie. Mais la nature n’est pas morte, elle est bien vivante dans toute sa diversité. Prenez une poignée de terre : elle contient des millions et des milliards d’organismes qui travaillent à rendre le sol fertile. Un sol vivant, voilà ce qui nous donne de la nourriture, et non pas les toxiques produits par des usines explosives [en France, l’usine chimique de fertilisants AZF a explosé à Toulouse le 21 septembre 2011, tuant 30 personnes] , pas le phosphate dont nos réserves ne sauraient excéder vingt ans, pas les combustibles fossiles déjà utilisés en quantité excessive ! Les turricules (ou excréments) de vers de terre apportent sept fois plus d’azote que les sols classiques, onze fois plus de potassium, cinq fois plus de phosphate. Un ver de terre qui, selon Darwin, est l’espèce la plus miraculeuse dont l’humanité ait jamais dépendu, est plus efficace que toutes les usines d’engrais du monde. Tâchons d’en prendre conscience. C’est formidable. Les pollinisateurs reviennent, les oiseaux aussi. Nous produisons davantage de nourriture sans utiliser de pesticides, et nous utilisons 70% moins d’eau qu’à nos débuts, parce que le sol fertilisé par les vers de terre agit comme un réservoir dans lequel l’eau est retenue.

Les réserves de semences peuvent être réduites à néant en une seule saison. Dans les régions où les fermiers se suicident, il ne reste plus de semence, ni de semence de coton, ni d’aucune culture vivrière, parce que Monsanto a lancé un programme de remplacement : on encourage les fermiers à livrer leurs stocks, Monsanto leur distribue même de l’argent contre leurs semences. Alors, les fermiers se disent : « Je leur vends les miennes, et je récupère les leurs. » Tous les fermiers, les uns après les autres, et au bout du compte, plus personne n’en a. En une saison, il y a pénurie de semences. En vingt ans, les réserves mondiales seront réduites à néant. Chacun aura beau être libre de faire ce qu’il veut, il n’y aura plus de semences. C’est pour ça qu’il faut interdire le brevetage des semences. L’humanité, dans sa grande majorité, n’a aucune envie de poursuivre sur cette voie de destruction de notre avenir. On force les gens à s’engager dans ce projet d’anéantissement pour servir la cupidité à court terme d’une toute petite minorité.

En premier lieu, l’humanité doit reconquérir sa capacité à concevoir la liberté, sa capacité à exercer une démocratie véritable et profonde. Ensuite, l’humanité doit aussi prendre conscience que l’être humain ne peut sûrement pas être sur Terre pour s’enrichir et faire des profits. Préserver la vie, la vie de notre espèce, la vie de la planète, l’écosystème qui permet toute vie sur Terre, voilà l’objectif suprême qui doit guider notre action. »

Vandana Shiva

1) Le salaire minimum indien est de 2€/jour, mais les agriculteurs gagnent moins.

Source :
http://www.maicha.free.fr/wordpress/?p=138

21 mai 2012 Posted by | Agriculture vivrière, Alimentation, DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE, Notre démocratie | , , , , , , , , , | 1 commentaire

ciné débat à Béliet « Tous au Larzac » !


De : Courant Alternatif Association <courant-alternatif@orange.fr>

Bonjour à tous,

Le Courant Alternatif de Belin-Béliet et l’AMAP des jardins de Sillac de Salles vous convient à la projection du film Tous au Larzac le vendredi 25 mai à 21h à la salle des fêtes de Béliet.

L’entrée est libre et la projection du film sera suivie d’une discussion animée par des acteurs de la lutte du Larzac présents dans la salle.

Les échanges, les évocations passées ou perspectives futures pourront se prolonger autour d’un verre (ou deux) offert par les associations en toute convivialité et où vous pourrez apporter quelque chose à grignoter !

Vous ne connaissez pas l’histoire ? ne manquez ce film sous aucun prétexte….

Vous connaissez l’histoire : faites-vous du bien en (ré)écoutant les détails de cette lutte collective !!

A propos du film :

Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’Etat, affrontement du faible contre le fort, qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux. Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une traînée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne céderont leurs terres. Dans le face à face quotidien avec l’armée et les forces de l’ordre, ils déploieront des trésors d’imagination pour faire entendre leur voix. Bientôt des centaines de comités Larzac naitront dans toute la France… Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire.

Documentaire sorti le 23 novembre 2011 – Durée 1h 58min – Réalisé par Christian Rouaud


Au plaisir de vous retrouver à l’occasion de cette soirée,
affichetteLARZACweb.jpg affichetteLARZACweb.jpg
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20 mai 2012 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE | , | Laisser un commentaire

Il vient de sortir : LE GUIDE LOCAL des pratiques décroissantes


 

Les Jardins de Sillac, le Courant Alternatif et les Faire Ailleurs se
sont associés pour proposer un petit guide bien concret ! Nous avons
souhaité faire connaître quelques initiatives spécifiques à notre
canton (Val de l’Eyre – Gironde 33) ;
Dans quel domaine ? Consommer moins mais mieux, cultiver le lien
social local et privilégier l’être, plus que l’avoir !

Voici donc un petit travail collectif qui pourra en inspirer bien
d’autres au niveau local… des guides altern’actifs de ce style
existent déjà dans de nombreuses villes, mais offrir ce genre de
support est véritablement intéressant pour tous ceux qui sont en
transition vers une vie plus respectueuse de l’humain et de la
planète… Voici donc notre petite contribution à faire évoluer au fur
et à mesure des initiatives !

Pour en savoir plus
:http://www.courant-alternatif.fr/index.php/actualites/389-viens-de-sortir-guide-des-pratiques-decroissantes

13 avril 2012 Posted by | DECROISSANCE, ECONOMIE LOCALE | , , , , | 1 commentaire

Rencontre des OC à Saint-Jean les 9-10 et 11 mars


Bonjour à touTEs,

Depuis 2009, les objecteurs de croissance se rencontrent en hiver et en été (les (F)Estives) : « Economie alternative au capitalisme » en février 2009, « Habiter, une critique de l’urbanisme » en mars 2010, « Territoires en transition » en mars 2011. Cet année :

–> 9-10 et 11 mars 2012, toujours à (10 km de) Saint-Jean du Gard : Sortir de l’industrialisme et du productivisme.

Même si vous n’y venez qu’une journée, ce sera déjà une bonne occasion de se rencontrer, de se connaître… D’autant que le programme est vraiment très riche :

Lutte contre le TGV Lyon-Turin, réappropriation des usages, syndicat du bien-vivre, luttes contre l’extractivisme, Fab Lab, atelier de bricologie, démantèlement du nucléaire, c’est du vent, reconversion par l’autogestion, revenir à une agriculture paysanne, scientisme et démocratie, le cas des grands chantiers navals, mesures de la Transition (Energie, CO2, déchets et décroissance)…

Merci d’avoir lu. En espérant vous voir lors d’une de nos rencontres cet hiver ou cet été…

Michel Lepesant et Christian Sunt.

24 février 2012 Posted by | DECROISSANCE | , , , , | Laisser un commentaire

La légende des mille grues


La légende des mille grues (senbazuru ou zenbazuru) est une légende originaire du Japon, où l’origami est très pratiqué, qui raconte que si l’on plie mille grues en papier, on peut voir son vœu de santé, longévité, d’amour ou de bonheur exaucé.

Cette légende a inspiré l’histoire de Sadako Sasaki, une fillette japonaise atteinte de leucémie à la suite de l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima, qui avait entrepris de réaliser mille grues en origami. Comme elle est morte avant d’avoir pu achever sa tâche, les élèves de sa classe ont terminé ce qu’elle avait commencé et son histoire a fait de la grue en papier un symbole de la paix.

20 février 2012 Posted by | DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , | 2 commentaires

le transport des déchets nucléaires (les trains CASTOR)


Fukushima, c’était il y a huit mois. Il n’y a pas de « retour à la normale » après une catastrophe nucléaire.

Il y a un nouvel état du monde, une nouvelle géographie du ravage dont l’information régnante voudrait que l’on s’accommode, par la force des choses. Le spectacle des explosions de Fukushima offert en live streaming à la planète entière, les dépêches sans queue ni tête livrées d’heure en heure à l’avidité des peuples obéissent à la même logique qui commande aujourd’hui le plus complet silence sur les conséquences de la catastrophe. Qui sait que le Japon a mis à l’arrêt à ce jour 44 de ses réacteurs, que seuls dix fonctionnent encore et qu’à Tokyo on préfère désormais les coupures d’électricité aux merveilles de l’atome ? Qui se soucie que 90 % des enfants naissant actuellement dans la zone contaminée autour de Tchernobyl soient frappés de tares génétiques ? La vie est assez dure comme ça pour s’épargner d’avoir, de surcroît, conscience de son horreur. Les pays les plus nucléarisés sont ceux où l’on se rebelle le moins contre le nucléaire. Les prisonniers finissent généralement par aimer leur geôlier, pour peu qu’on les résigne assez à leur sort.

le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique

Dans l’ambiance de fin du monde, d’apocalypse symbolique, d’effondrement généralisé où nous baignons présentement, le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique. C’est un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle sur toute idée de bouleversement. Ce qui est en jeu là, ce n’est évidemment pas la révolution, tout juste sa possibilité. D’autant plus cette société épuise le peu de crédit qu’il lui reste, d’autant plus le réseau de centrales qui enserre le territoire nous fait l’effet d’un corset, d’une camisole. Comment un régime qui ne s’aventure plus à faire de promesse pour l’année suivante ose-t-il produire des déchets radioactifs pour encore cent mille ans ? Comment ignorer que la dépendance énergétique où l’on nous tient, et la sorte de chantage qui l’accompagne, réduisent à l’insignifiant toutes nos prétentions à la liberté ? Il y a quelque chose de morbide dans l’investissement libidinal dont l’Etat français a couvert ses centrales et ses bombes à neutrons. A mesure que gouvernements étrangers et capitalistes éclairés font savoir l’un après l’autre leur intention de renoncer au nucléaire, la France préfère se dire que si elle est de plus en plus seule dans son impasse, c’est simplement qu’elle est la meilleure. Alors que l’EPR est en bonne voie pour égaler Superphénix dans la catégorie des folies furieuses, EDF dévoile à présent son intention de relancer la surgénération. C’est un spectacle atterrant qu’un tel déni du réel, une telle imperméabilité à l’expérience, une telle façon d’exposer au monde entier ses verrues comme un titre de gloire.

L’opération Tarnac

Trois ans se sont écoulés depuis ce 11 novembre où la Sous-Direction Antiterroriste a trouvé bon d’investir le village de Tarnac et quelques autres domiciles en France, afin d’y arrêter une dizaine de personnes. Renseignements pris, nous avons fini par acquérir une idée assez précise de l’étonnante convergence d’intérêts qui a amené à ces arrestations : l’affaire de Tarnac fut d’abord une tentative forcenée, et à ce jour réussie, pour contenir aux frontières l’extension du mouvement anti-nucléaire allemand. Toute l’opération aura consisté à travestir une action de blocage de trains revendiquée par un groupe anti-nucléaire allemand et exécutée par une méthode assez usuelle et assez sûre ­ les fameux « crochets » – pour avoir été employée jusqu’à une centaine de fois en une seule année de l’autre côté du Rhin sans jamais blesser quiconque, en un « acte terroriste » immotivé visant à faire dérailler des trains. Il aura suffi pour cela, d’un côté, d’occulter la revendication allemande transmise dès le 9 novembre 2008 par Interpol, et de l’autre de faire le plus de bruit possible autour de l’arrestation d’un groupe que l’on avait depuis longtemps dans le viseur. Comme l’assassinat de Vital Michalon lors de la manifestation de Malville en 1977, comme les tendons tranchés volontairement, l’année dernière, aux militants du Groupe d’Action Non-Violent Antinucléaire (GANVA) qui s’étaient enchaînés sur la route du train de transport de déchets ultra-radioactifs CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material), l’affaire de Tarnac témoigne de la nervosité pathologique qui atteint l’Etat français dès que l’on touche à la question nucléaire. Il est vrai qu’il a sur ce point des décennies de mensonge et des milliers de morts à faire oublier.

Cette année que se prépare, pour la première fois peut-être, une action de masse pour bloquer à son point de départ, le 24 novembre prochain à Valognes (Manche), le train CASTOR, nous ne pouvons décemment manquer le rendez-vous. Nous devons bien cela à l’Etat français, et à ses nucléocrates. Et il serait malséant, après Fukushima, qu’il y ait 50 000 Allemands pour le bloquer à son arrivée à Gorleben, et personne pour l’entraver en France. Alors que huit nouveaux trains de déchets provenant de Hollande doivent bientôt traverser les gares de RER franciliennes pour rallier La Hague, nous devons donner raison au collectif Valognes Stop Castor (http://valognesstopcastor.noblogs.org/ *) : « La question des déchets constitue le maillon faible de l’industrie nucléaire, et l’illustration la plus frappante du scandale qu’elle est dans son ensemble ». C’est donc là qu’il faut l’attaquer. C’est là qu’il faut, à quelques milliers, lui porter un coup décisif. Polluer, c’est toujours s’approprier. En polluant pour les cent mille ans qui viennent, l’Etat nucléaire s’approprie tout futur pensable et toute vie possible. Nous sommes le futur. Nous sommes la vie. Nous arrêterons les centrales.

Tous à Valognes ! Comité anti-CASTOR de Tarnac =====

bonjour,
Extraits du communiqué  « Nous aussi, nous irons à Valognes » du comité anti-CASTOR de Tarnac, qui constitue un appel à rejoindre la lutte contre le transport des déchets nucléaires (les trains CASTOR) aux environs de Cherbourg, du 22 au 24 nov
yves

Tous renseignements utiles sur : http://valognesstopcastor.noblogs.org/

* Le texte d’appel au camp : http://valognesstopcastor.noblogs.org/files/2011/10/CampValognes_folioA3_rectoverso.pdf

20 novembre 2011 Posted by | Désobéissance civile, DECROISSANCE, ENERGIE | , , , , , , , | Laisser un commentaire

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